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Sérieux, pourquoi il m’arrive toujours des plans merdiques au MacDo Cordelier ? Vendredi dernier j’étais bien avec Alex, mon namoureuse casée. Elle n’est pas super bavarde, alors après avoir écouté les lycéens de la table d’à côté raconter comment un de leur pote s’était fait sucer sur une plage après avoir mis deux capotes pour tenir longtemps, j’ai fini par enchaîner sur mes propres anecdotes. J’ai notamment fait l’historique de ma plus longue et sadique vengeance envers une représentante du sexe féminin. Pas une histoire pour les âmes sensibles, mais que je connais tellement par cœur que je peux la narrer comme un roman lu à voix haute, langage fleuri et rebondissements inclus. Nous n’avions pas manqué de remarquer les deux nanas venues replacer la bande de garçons d’à côté. Elles étaient genre vingt ans max à en juger par l’acné, plutôt moches, grassouillettes, chacune avec une poussette (rose fluo). Au bout de quelques minutes l’une d’elle a fini par lâcher, ton sec, sans me regarder, que y’avait des enfants dans le coin.

En ce qui me concerne, rien à foutre, c’est le DoMac, pas le Ritz. Si je veux raconter la fois où j’ai été pris en flag à une soirée du lycée de me faire lécher le dos par une fille casée qui avait du relever sa jupe stricte pour s’asseoir sur mes fesses, bah je vais pas me gêner. Bon, pour leur défense, ça c’était la partie soft de l’iceberg. Toujours est-il qu’Alex et moi n’avons pas manqué de remarquer les deux trois remarques sifflées dans ma direction. A croire que je perturbais leur repas équilibré de mère au minimum chômeuses (plus de deux heures de l’aprem’ en semaine), au mieux étudiantes. Je n’ai donc pas fait cas de leur perfidie, préférant me concentrer sur mon n’amoureuse que je vois beaucoup trop peu à mon goût, et mon Big Tasty, introuvable sur Paris. Mon histoire terminée, nos frites consommées, je suis parti vider le plateau pendant qu’Alex rassemblait ses affaires magiques de fille. Une fois de retour à l’air libre, j’ironisais sur le traumatisme infligé à nos voisines. C’est là qu’Alex me confia qu’elles l’avaient prise à part en mon absence, pour lui dire texto que « C’est pas comme ça qu’il va te serrer ! ».


Sur le moment j’ai failli remonter leur défoncer la tronche, leur écraser leur bigmac sur leurs faces de calculettes de mères moches et irresponsables. Parce qu’Alex est une des filles les plus douce, adorable et innocente que je connaisse (en plus d’être casée). La seule configuration grammaticale dans laquelle je peux tolérer la cohabitation de son prénom et du verbe « serrer » comprend en plus « Dans mes bras » ou « Contre moi ». Me considérer comme un gros connard est une chose, présumer de mes intentions en est une autre. Puis, soyons honnêtes, comment des nanas plus jeunes que moi, déjà mères et qui trainent leurs nourrissons au macdo peuvent posséder la moindre once de crédibilité ? Leur simple existence prouve leur manque total de jugement en ce qui concerne la vraie vie. Mais ce qui m’a le plus mis en rogne, c’est de sous entendre que mon namoureuse est le genre de fille qu’on « serre », que j’aie eu envie de la voir dans un simple objectif carnassier.

Ce n’est pas la première fois que je passe pour un gros con, un macho de première, une raclure qui méprise le sexe opposé. Etonnamment ce sont uniquement les jeunes filles qui ne me plaisent pas, que je n’envisage ni comme amie ni comme petit amie, qui se retrouvent froissées (à creuser comme théorie ça). La copine de mon meilleur ami à mis plusieurs années avant d’être totalement sûr de quel genre de type je pouvais bien être. Mon pimp me dit comprendre pourquoi pas mal de gens peuvent être très irrités dès que j’ouvre la bouche. A mon petit niveau, j’ai juste l’impression de pouvoir parler de mes expérience passées et de mes ressentis sans retenue, sans le filtre de la bienséance. Et même si je sais ce que je vaux, où j’estime me situer sur la grande échelle des connards, je n’ai pas pu m’empêcher de flipper que cette remarque vide de sens n’atteigne mon namoureuse.

Alors sur le quai du métro, lorsqu’il aura fallu se dire adieu jusqu’à décembre au moins, je l’ai serrée dans mes bras, la retenant dans mon étreinte peut-être quelques secondes de plus que d’ordinaire, comme pour lui dire que je l’aime en tant qu’amie, qu’elle me touche et que j’apprécie chaque moment qu’on peut passer tous les deux. Parce que c’est ce que je suis, à des années lumières de tous les pauvres types que ces deux connasses ont pu rencontrer.

Sinon, pour demain, j’ai juste aucune foutue idée de quoi je vais bien pouvoir parler.

Y’a un tas de trucs bien pathétiques dans ma vie. Par exemple ma propension à acheter n’importe quoi sur internet. Ou bien l’historique de mes aventures à l’étranger. Ah, le grand frisson de faire du Zodiac sur le lac Léman, s’approcher à quelques mètres des côtes suisses. Ou ce fameux été, lorsque mon père à dit « Fuck it ! » à la frontière italienne et qu’on s’est retrouvée plusieurs dizaines de kilomètres en pays inconnu. C’était le bon vieux temps, le frisson de l’extrême, l’éxotisme. La putain de sa mère comment que je suis une baltringue des voyages. Tout ça c’est la faute de l’école, où j’étais jamais dans les bonnes classes pendant que mon mofo’ de frangin s’est déjà payé l’Irlande et la Russie. Perso j’ai fait deux fois la visite du pont du guard (classe de latin et classe de grec). Alors, forcément, quand la semaine dernière j’ai eu entre mes mains moites mon premier passeport, j’ai presque versé une larme.

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Nan, je déconne, en vrai j’ai pensé au générique de MacGyver. Les vrais savent pourquoi. Les deux premières semaines de décembre j’irai squatter à New-York, comme la moitié de mes potes qui du coup me font me sentir d’une banalité affligeante. Sauf que non, parce que j’y vais pas en touriste, j’y vais pas en amoureux, j’y vais en bad motherfucker chez un pote ! Je tiens d’ailleurs à dédier ce voyage au Celsa. Merci de m’avoir permis trouver un stage puis de m’occasionner une semi dépression afin que je ne dépense pas mes sous. Merci pour le redoublement qui me permet d’aller squatter hors vacances à des tarifs abordables. Et enfin merci d’avoir envoyé le Requin Dandy à New-York pour son année de césure, puisque c’est sur son glorieux canapé que je vais pioncer. Au moins on ne pourra plus dire que je n’aime pas mon école ! N’empêche, j’ai l’air hyper content là mais en vrai je meurs de trouille.

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Fun fact, je n’ai jamais pris l’avion de ma vie (logique, confère premier paragraphe). Heureusement pour ma tranquillité d’esprit j’ai Pollux, spécialiste mondial en trucs qui s’envolent et qui aura été jusqu’à me conseiller sur quel modèle de Boeing choisir pour kiffer le plus mieux. En vrai la trouille vient du fait que tout dans cette entreprise va à l’encontre de mes principes. Je ne prends pas mes billets en avance, je ne voyage jamais seul, je ne vais pas dans des endroits d’où je ne peux pas repartir quand je veux, je ne pars pas quand j’ai un manuscrit à vendre ou que j’ai peur de passer à côté d’une opportunité ici même. Toutes ces névroses et bien d’autres sont ancrées dans mon ADN au point que certains de mes potes et exs étaient persuadés que je n’irai pas, que je craquerai avant le départ (note pour plus tard, parler de Ma vie en l’air).

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J’ai fermé les yeux et serré les dents, refusé de me renseigner sur les ambassades, les restrictions, les taxes, tous ces trucs. Comme un putain de saut dans le vide j’ai réservé et payé mes billets mardi. Le compte est débité, impossible de faire marche arrière. Et le plus ridicule, c’est que j’en suis d’autant mort de trouille, avec tout de même cette petite voix, au fond, qui me souffle que je vais kiffer comme jamais.

Demain on parlera de l’incident du MacDo. Une fois de plus, les vrais savent (et les autres ne suivent pas mon Twitter/FB).

Oops, I dit it again. J’ai acheté le nouveau Anna Gavalda. Bon, c’était pas grâce à la couverture, avec sa photo à la résolution et aux couleurs dégueulasses de cornets de riz (aucun rapport avec le bouquin, mais genre rien du tout), sa typo vieillotte sur un design qui a fait frémir une amie étudiante en design produit : fond turquoise transparent. Je l’ai pas acheté pour soutenir la création non plus, parce qu’avec 300 000 exemplaires imprimés, je doute que Gavalda manque de thune. Sachant qu’il s’agit de toute façon d’une nouvelle auparavant exclusive à France Loisir réhabilité, retravaillée (bah ué a un moment y’a marqué « Feu Michael Jackson », plein d’actualité donc) et packagée dans un petit format vertical pour faire style c’est presque un roman. Non en fait je sais très bien ce qui m’a pris. Je m’étais dit qu’au minimum je saurais ce que kiffent les vrais gens de la vraie vie, dans le meilleur des cas je me marrerai un bon coup. Oui mais non en fait. Ce petit bouquin m’a terrifié. Hyperspoilers ON !

Donc c’est l’histoire de Garance (wtf ?) qui squatte dans la bagnole de son frère Simon et sa femme Carine pour aller a un mariage qui la gonfle déjà. Comme Garance se fout complètement d’être un poids pour sa belle sœur, elle passe le voyage à se plaindre, a exiger des arrêts, des détours et à taxer des trucs à Carine. De toute façon Carine elle a fait médecine, mais elle est que pharmacienne, ce qui est pathétique. Puis sa manière d’être accro à la propreté, control freak, quelle sale conne, à se demander pourquoi Simon s’est marié avec elle. En plus, le père de Carine vote FN, il est raciste. Même que Garance se demande pourquoi elle s’est pas imposée contre l’autre facho ? Preuve que ça la travaille, elle a discuté au pizza hut avec ses amis. Mais bon, c’est pas grave d’être lâche hein, parce qu’elle, elle a fait des études, connait les poètes et la culture, et que du coup, bah voilà, ça excuse d’avoir rien dit. C’est juste qu’elle est au dessus de ça.


La voiture récupère Lola, la seconde sœur de Simon. Les deux connasses continuent donc à conspuer la simple et méprisable Carine, qui en réalité est jalouse de la super vie et du physique de ses belles sœur. Son aigreur s’explique. Gonflés d’avance par le mariage, Simon Garance et Lola s’éclipsent rejoindre leur frère Vincent, qui squatte un château abandonné avec Nono (l’onaniste), qui étant un fils de la campagne, est pervers et légèrement débile. Nono les invite au mariage d’on sait plus qui. D’un mariage de droite les voilà partis à un mariage de demeurés campagnards, qui forcément ne connaissent rien à la culture, d’ailleurs Paris manque à Garance. Si au moins les gens arrêtaient de se moquer de son sari. Rha la la le racisme ordinaire alors qu’elle, bobo au grand cœur aime juste s’habiller en indienne à un mariage pour, heu… on sait pas trop. Mais bon, les gens, tous des intolérants. Heureusement elle a sa fratrie. Et les voilà tous les quatre à batifoler dans les champs. Alors Garance verse une larme, parce que c’est trop beau de retrouver un peu d’enfance entre frères et sœur. Finalement ils repartent en voiture en écoutant plein plein de musique pointue parce que, bien sûr, eux ils ont de la culture.


Je suis ressorti de L’échappée Belle consterné et un peu effrayé aussi. Je pensais qu’un Gavalda c’était juste un shoot de néant, une piqure de vide pour le lecteur de supermarché qui aura l’impression d’avoir lu un livre pour de vrai sans faire un grand effort. Jusque là, check, tout va bien, on ne bouscule personne, la morale est gentillette, le style est vraiment triste (cf Bonus Stage). Mais ce qui m’a réellement dérangé, c’est ce dégoulinement de pensée unique gauchisante popo parisianniste. Si t’es raciste tu es forcément inculte. Si tu trouves étrange que je me pointe en sari à un mariage chrétien, c’est toi qui est stupide et pas moi. Les gens de la campagne, ils sont quand même un peu cons. Puis Paris, c’est pas si mal. Le pire c’est que tout et plus encore est distillé comme si c’était d’une évidence sans borne. Alors que tout le long du micro roman je rêvais de flinguer Garance, sale connasse prétentieuse de merde, gauche caviar de mes deux.


Au final ce qui aurait été couillu, ça aurait été de faire le bouquin du point de vue de Carine, à la vie pénible et répétitive de pharmacienne, qui lutte pour s’affirmer face à sa raclure de belle sœur insouciante et pleine de préjugés sur tout et tout le monde. Ca j’aurais banqué en caisse. Direct. Mais dans le monde réel, je m’inquiète des lecteurs de ce truc. Je pensais les écrits d’Anna Gavalda indolores, je les trouve à présent nauséabonds, à la limite du dangereux dans la manière dont non seulement il caresse son lectorat dans le sens du poil, mais il le conforte dans une vision gerbante de la vie.

Putain, vivement la semaine prochaine qu’on parle d’autre chose.

BACK TO SKOOL STAGE !!!

Toi aussi, élève le niveau d’Anna Gavalda !

« J’avais du mal à ouvrir les yeux et mes cheveux me paraissaient étonnamment lourds. D’ailleurs je les ai tâté pour voir si c’était vraiment mes cheveux. »

Si l’on ne peut rien faire pour la pauvreté du style et de l’idée, y’a moyen de passer ça un cran au dessus en virant la répétition et en élevant le langage. Zou !

« Je peinais à ouvrir les yeux et mes cheveux me paraissaient étonnamment pesants. D’ailleurs je les ai tâté pour m’assurer qu’il s’agissait bien de ma tignasse. »

De rien.

Sinon, chers lecteurs, d’autres propositions pour sauver cette phrase made in kikooland ?

Je ne suis pas un gros addict de twitter en vrai. La preuve, entre le moment où je me suis ouvert un compte et mes premiers tweets réguliers, il aura fallu plusieurs mois d’inactivité. En définitive je crois que je m’y suis mis parce qu’il fallait que je m’y mette. Bien sûr, je trouve un max d’intérêt à suivre des people et kiffer la vibe en suivant les liens du bassiste de Blink 182 au petit matin, un mug de chocapics à la main. Mais pour les vrais gens de la vraie vie. Je sais pas, y’a un truc qui passe moyen. D’ailleurs je ne fais pas d’effort particulier. Si vous me suivez mais que j’ignore qui vous êtes (et que vous n’avez pas de photo sexy ou de lien vers votre blog à succès), je ne vais pas vous suivre en retour. Mon feed est déjà assez bordélique.

D’où les quelques mails reçus, de personne se plaignant que je ne réponde pas à leur tweets à mon encontre. Moi en théorie je veux bien répondre, mais si je ne suis pas, je ne vois pas quand on me parle (une donnée souvent négligée par ceux qui ne maitrisent pas l’outil jusqu’au bout). Puis Twitter c’est de plus en plus chiant à en crever. Je déteste devoir cliquer sur des adresses web raccourcies, sans savoir où je fous les pieds. Merci la petite description et la photo sur Facebook. Je me fous qu’on retwitte son pote, d’ailleurs je ne le fais jamais, de la même façon que je ne fais pas tourner des liens, que je n’annonce pas chaque article de mon blog. En fait toute cette perversion de Twitter pour en faire un concours de bite géant, très peu pour moi. Une personne avertie comprendra assez vite que mon activité sociale sur le web est une sorte de prolongement du blog, des tranches de vie, des citations du réel, un mini journal pas trop intime. C’est quand j’ai vu un mec éditer un livre de ses tweets que j’ai réalisé que j’avais vraiment de construire une histoire parallèle, un fil de souvenirs que je pourrais remonter et partager à l’envie.

De toute façon mes mises à jour Twitter ne sont que des copies de mes statuts Facebook, copiés collés automatiquement sur toutes les plateformes d’un coup. Ma vraie vie 2.0 est plutôt sur Facebook. Le système de commentaires est beaucoup plus simple à gérer, tout comme la gestion de qui voit quoi. Et puis j’aime savoir à qui j’ai affaire, pouvoir échanger le cas échéant autrement que par tweets interposés. Déjà que je suis quelqu’un de surmené, je préfère me concentrer sur un seul réseau social plutôt que de m’éparpiller à gérer des comptes de partout. Je peux comprendre que des gens ne veulent pas partager leur profil Facebook avec moi, ou qu’ils soient timides, et du coup se contentent de mon Twitter. Il est là pour ça, pour ces personnes là. Le zozio demeurera une succursale de mon univers FB, une sorte de version démo accessible à tous.

Avant de retourner à mes occupations de la vraie vie, je me dois de rappeler un petit coup aux gens qui m’ajoutent sur Facebook qu’un petit message de présentation, ça mange pas de pain. Sérieux, Virginie P, who are you ? Voilà. Stoo. Bon, qu’est-ce que je vais statufier pour aujourd’hui ?

Demain, double note, mille mots, une seule critique : le nouveau Gavalda.

Fuck it ! J’avais prévu d’avoir bouclé la relecture de mon manuscrit le week-end dernier. Mon plan partait du principe que ce lundi, je devrais être en train de faire chauffer les photocopieuses des chinois à Belleville et repartir avec une dizaine de pavés tout chauds. Sauf qu’en fait non. Saleté de moral qui n’en fait qu’à sa guise. C’était un peu le yoyo ces derniers temps, où je compensais comme je pouvais en claquant un tas de thune de partout. Yay DJ Hero ! Me voilà à ma deadline avec encore quelques pages à relire (reuzment je peux les compter sur les doigts d’une main, ce qui est bien mais quand même pas top). Et putain je réalise que je n’ai même pas commencé à bosser sur ma note d’intention. Sans oublier cette foutue mise en page, avec police, taille, marges et interlignes imposés par les éditeurs. Je manque de temps.

591---rabbit-Lettré

Parce que concrètement, j’ai trois semaines pour jouer mes cartes. Pour des raisons dont je reparlerai dans quelques jours, ne comptez pas sur moi pour être disponible en décembre. De toute façon, en période de fêtes/vacances, plus personne ne lit rien, ce qui repousse en janvier. Oui mais janvier c’est la seconde rentrée littéraire ! Oh Noes ! Tout le monde est de nouveau occupé. Comme si c’était déjà pas suffisamment la misère pour placer un manuscrit en temps normal. La semaine dernière en plus j’ai joué avec Dahlia à « Non mais, en vrai, si tu pouvais choisir, tu publierais chez qui ? ». Etablir un ordre de préférence, des pours et des contres, c’est super sympa sur le papier. Bonjour la frustration une fois de retour dans le monde réel. Un an de lobbying depuis ma première tentative sur mon premier manuscrit et le réseau à beau avoir progressé, c’est pas encore tout à fait ça.

591---Chase-Lettré

Enfin, chaque chose en son temps. Déjà il faut que je survive à ma propre prose. C’est juste insupportable de relire encore et encore un texte qu’on connait par cœur. Je trouve sans cesse de quoi améliorer, procède à des allers-retours, effectue des petites modifs mais aussi quelques compromis. Prenez par exemple tous les personnages uniquement identifiés par un prénom, parce que je déteste inventer des noms. Je me dis que j’aurais toujours le temps de bidouiller ça entre une signature et l’impression. Au moins je remporte quelques victoires. La barre des 400 000 caractères aura été franchie avec un peu de marge (pas trop quand même). Comparé au précédent, ce manuscrit pèse son poids, fait vrai livre qui n’en veut, qui n’est pas là pour déconner. De toute façon c’est dit dans le titre, qui émoustille tous ceux à qui j’en parle.

591---Sean-Lettré

Tout ce que j’espère c’est boucler le plus vite possible et tomber sur un miracle. Bien meilleur que le précédent, moins bon (ou pas remarque) que le prochain, ce manuscrit j’y crois. L’heure arrive de nouveau d’aller frapper aux portes, enchainer les punchs dans le plafond de verre, le mur de brique. Let’s do this ! Mais vite, parce que chaque seconde qui passe est perdue. Trois semaines.

Demain, j’expliciterai mon usage de Twitter.

“Death is a disease, it’s like any other. And there is a cure. A cure. And I will find it.”

Dans ma collection de films maudits, The Fountain occupe une place très speciale. Peu de films ont autant exploré les thèmes de l’amour et de la mort. D’abord mis en chantier en 2002, avec Brad Pitt en tête d’affiche, The Fountain devra repartir à zéro lorsque sa star du honorer d’autres engagements. Darren Aronofsky, déjà le génial auteur de Pi ainsi que de Requiem for a dream, ne pu se résoudre à en rester là. Quatre ans plus tard, il convainc Hugh Jackman et sa propre femme, Rachel Weisz de participer à l’aventure. La seule condition des studios sera que le film devra être tourné pour deux fois moins de budget, Jackman n’était pas aussi bankable que Pitt. Du script original, Aronovsky en tirera un graphic novel. C’est donc une autre version de The Fountain qui se retrouva dans les salles en 2006.

De nos jours, Tommy lutte de toutes ses forces pour trouver un remède au cancer qui ronge Izzy, sa femme. Scientifique, il passe de plus en plus de temps dans son labo, à expérimenter, qu’aux côtés de sa compagne qui s’éteint. Car plus Izzy arrive à faire la paix avec l’idée de mourir, plus la colère et l’obstination emporte son mari. Du temps des conquistadors, Thomas se voit confié par la reine Isabelle la mission d’aller débusquer l’arbre de la vie, qui confère la vie éternelle. Ce, peu importe les mutins et autres indigènes qui se dresseront sur son chemin. A une époque inconnue, Tom voyage dans l’espace avec un arbre dans une bulle d’oxygène. L’homme qui occupe son voyage par la méditation, hanté par des visions de son amour défunt, espère atteindre une nébuleuse pour revitaliser le végétal dont il tire sa longévité en mangeant son écorce.

Et là déjà je suis sympa de vous expliquer le pitch. Car The Fountain est très déconcertant. Les trois fils narratifs se croisent tout au long du film sans que l’on sache vraiment quel est le lien, qui est qui. Le long métrage apporte quelques éléments de réponse, le graphic novel offre d’autres pistes. Reste l’expérience sensorielle, à commencer par la beauté des images (qui ne sont pas en scope, mais putain de sa race quel choix artistique de connard !), magnifiques car comme toujours, un petit budget force à de grandes expérimentations. Jackman trouve là son meilleur rôle tandis qu’il est impossible de ne pas tomber amoureux de Rachel. Pour quiconque se laisse porter par The Fountain, les thèmes et enjeux d’une histoire alambiquées survivront au fond du crane pendant des jours, des semaines, des années. La preuve, je vous en parle.

Œuvre d’art, film d’auteur aux interprétations multiples, Aronovsky à accouché d’un monstre de beauté et de sensibilité, bien plus poignant et puissant que le gadget masturbatoire pour bobo qu’est The Wrestler.

TRAILER STAGE !!!

Autant j’ai fan de Final Fantasy 7, autant j’ai de plus en plus de mal avec les RPG japonais au fur et à mesure des années. Le design et le scénario s’adaptant au public féminin, je peine a prendre mon pied quand des blondinets torse nus se morfondent tout en se demandant avec qui sortir. Y’a une époque où on avait des putains de grosses épées et où on allait défoncer le méchant, qui était le seul androgyne de l’histoire, pour sauver la planète. Alors je joue à Mass Erect Effect, où on a des maouss flingues, on peut baiser qui on veut et où on doit sauver l’univers bordel de merde ! L’année dernière je me demandais si Square-Enix, les papes du RPG Japonais pouvaient encore me surprendre, me balancer un grand titre sur le coin de ma face, un jeu qui me marquerait à nouveau. C’est à ce moment qu’est sorti sur DS The World Ends With You.

Le jeu se déroule dans le quartier commercial de Shibuya, à Tokyo, reproduit dans un style très street tout en conservant des immeubles et lieux reconnaissables. Neku et Shiki sont des adolescents enfermés entre deux mondes, incapables de communiquer avec les passants et sans cesse poursuivis par d’étranges créatures hostiles. Il s’avère que tous deux sont morts, et qu’ils participent à un jeu qui pourrait leur permettre de rejoindre le monde des vivants, ou d’être définitivement effacé. Voilà, pour le pitch, qui va rapidement s’épaissir jusqu’à frôler l’incompréhensible. Mais TWEWY est le genre de jeu qui pousse à aller lire des interviews, éplucher wikipédia, de par ses twists et surtout ses thèmatiques très sombres sur la mort, l’amitié, la jalousie, le sacrifice. Certaines idées soulevées vers la fin sont très dark et m’auront hanté plusieurs jours. Bon, mais à part ça, en tant que jeu, faut aussi que ce soit bien.

En fait TWEWY est surtout méga bordélique, dans le bon sens. Lors des combats on contrôle Neku au stylet sur l’écran du bas et Shiki avec les boutons sur l’écran du haut, en simultané ! Deux gameplays différents à gérer en même temps. Un bordel monstre qui aura beaucoup rebuté. Heureusement on peut laisser l’ordi en mode auto au prix d’un malus d’XP. Le truc cool, c’est l’intégration de l’univers street dans le gameplay. Les pouvoirs s’obtiennent en récupérant des badges, il est possible d’obtenir des bonus de vie en digérant de la fast bouffe et suivant le coin de Shibuya, certaines marques de fringues procurent des bonus et des malus en fonction de la mode du quartier (sachant que plus tu combats dans la même zone, plus tu peux changer la mode du coin). Les possibilités de customisation sont infinies, au point que je finisse par lâcher l’affaire, laissant un tel étalage de profondeur et de subtilité à d’autres, plus patients que moi. J’étais bien trop occupé à kiffer la réalisation.

A l’heure où l’on se doit de faire de la 3D sur la DS pour paraître chic, TWEWY est entièrement en 2D, dessinée à l’ancienne, que ce soit dans les séquences vidéos, les décors ou les adorables sprites des persos. On note bien quelques androgynes par ci par là mais ils sont accompagnés de dudes tatoués et de biatches en mini jupe vinyle. L’univers ne m’avait pas autant parlé que depuis Jet Set Radio Future, dont je reparlerai sûrement à l’occase. Enfin la bande originale est juste une tuerie sans nom, mélangeant japonais et anglais sur des rythmes rock, techno et dance. C’est bien simple, l’album tourne encore dans mon téléphone plus d’un an après. Un excellent boulot.

Malgré des ventes honnêtes et d’excellents critiques, TWEWY se sera avéré trop complexe, différent et mature sous l’emballage street éloigné des standards pour justifier une suite. Quelque part, c’est tant mieux. Petite perle qui m’aura réconcilié à la fois avec Square et ma DS, malheureusement indisponible en VF, The World Ends With You restera sur ma shortlist des jeux réellement marquants de cette génération.

Demain, retour au ciné.

TRAILER STAGE !!!

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