002 – Coitus Interromptus

Quand j’étais petit je dessinais bien ; c’est pas moi qui le dit c’est mon institutrice. M’enfin pas assez bien pour pouvoir retranscrire en images les batailles spatiales que j’avais dans la tête, les duels à coup de boules de feu dans ta gueule et tout et tout. Alors en primaire j’écrivais des nouvelles avec mon zouli stylo plume, pleines de fautes d’orthographes, mal construites et très naïves (Oh My Fucking God !!! Des aliens attaquent un camping de la drôme en se cachant dans un volcan !!!). Pendant des années mes professeurs, amis et parents encourageaient le créatif petit garçon que j’étais. Quel charmant bambin ! Seulement plus les années passaient, plus je devais avouer que, quand même, ces nouvelles c’était bien de la merde.

Comme j’étais déjà capable d’additionner deux plus deux (rappelons le j’étais en primaire), je devais me rendre à l’évidence : si mes histoires étaient pourries, c’est parce que je ne savais pas dessiner (il existe une dimension parallèle où cette logique fait sens, juré !).

L’étape suivante logique aurait voulu que je prenne des cours de dessin dans une école hors de prix sans aucun égard pour le plan épargne logement de mes parents. Ce que j’ai fait. Malheureusement je consacrais la moitié du temps dévolu au dessin à tenter de sympathiser (Sympathiser, v. 1er groupe = choper ) avec mes camarades du sexe opposé. En regardant les œuvres des autres j’ai eu une révélation : pourquoi me casser le cul à apprendre à dessiner quand d’autres peuvent le faire pour moi ?! La vérité me transperçait tel Jésus transpercé par une lance romaine (j’achète mes métaphores chez Lidl) ; j’allais être scénariste !!!

Rappel des règles du jeu. Pour publier une BD, il faut confectionner un dossier qui comporte une poignée de pages durement réalisées à l’aide d’un camarade dessinateur (celui là même qui dessine mieux que vous). Ce qu’on ne vous dit pas quand vous avez une épiphanie, c’est que si tous les éditeurs se branlent royalement de votre œuvre à vous, elle ne dépassera jamais la page 4 ou 5. Et alors me direz vous ? Et alors je suis de ceux qui ne peuvent écrire la page 1 d’un album sans savoir très précisément la tête qu’aura la page 48 (merci aux deux du fond qui suivent). D’où le traumatisme originel ! Chacune de mes histoires que j’aurais planifié avec amour à 100% dans ma tête, et ce au prix de quelques saignements de nez (effet dramatique typique d’une réflexion intense), ne sera jugée que sur ses 10 premiers pour cent. En cas d’échec, le reste finira dans la poubelle de mon esprit, à embourber un peu plus un cerveau qui rame déjà pas mal au quotidien.

Voilà pourquoi le simple fait d’écrire ne suffit pas à faire passer la gueule de bois scénaristique ! (et le public applaudit en cœur l’équilibriste bloggeur qui retombe sur ses pattes)

Pour le dernier arrêt de ma justification bloggesque, c’est après une pause pipi.

6 réflexions sur “002 – Coitus Interromptus

  1. Pause pipi donc. N’en mets pas partout en cherchant à reproduire une bataille interstellaire dans la cuvette de tes toilettes.

  2. Comment dire…
    Tu te disperces chez ami. Beaucoup trop.
    Pense: plan, trame, squelette.
    On ne sait où tu veux en venir. C’est bien dommage, vu que j’aime beaucoup ton style d’écriture.
    Il faudrait que tu reprennes chaque sujet à demi-développé (enfance, dessin, scolarité, école sup, les filles, la vie de scénariste…)
    On reste sur sa faim, on en veux plus.
    Tu comprends ?
    D’ailleurs, tu aurais dû rebondir sur ta 1ère note: la douche. (nan, je ne suis pas perverse, voyons ! héhé…)
    Mais t’inquiète, le jour où j’arrêterai de dire “j’aime beaucoup ce que vous faites” (t’as vu, je te vouvoie quand je te dis un compliment ;) ) c’est pas demain la veille. ^^
    Maintenant, pause pipi bien méritée.

  3. Essaie peut-être d’écrire sans visualiser graphiquement la chose, en ne faisant qu’écrire et pas dessiner.

    Tu es une plume, non un crayon.

  4. Jul –> T’inquiètes, des années de training. ^^

    K –> Tu vas payer.

    EMel –> Toi aussi. Mais c’est pas pour ça que je ne tiens pas compte des remarques.

    Kim –> J’en reparlerais. ;)

  5. Tout ce que j’ai retenu c’est que tu commençais déjà a choper les filles des le plus jeune age. Et il me semble que tu m’ai dit que tu étais timide. C’est venu avec le temps ?

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s