061 – The First Place

Parmentier. Ca c’est un pur nom débile de station de métro. Sur le quai une fresque nous explique la grande et passionnante histoire de la pomme de terre. Une statue de Parmentier brandissant une patate Hamlet Style nous accueille. Tout ce que je retiens c’est qu’il y a un escalator et un MacDo ouvert 22 heures sur 24. Je sens que je vais me plaire ici. La seule lose vient du fait que c’est quelqu’un d’autre qui m’a trouvé l’annonce et appelé le proprio tellement je suis un autiste téléphonique. Mais c’est pas le moment de faire un sursaut de fierté. Je suis venu signer un bail et récupérer des clefs. Durant les deux cents mètres qui me séparent de l’appart’ je me demande quel est le pourcentage de chances que le proprio m’empale sur un tuyau de la salle de bain avant de s’enfuir avec mes chèques.

Faut dire que le gars est un peu flippant. Un quinqua technophobe qui voulait trouver quelqu’un limite trop vite pour être honnête. Il répète tout ce qu’il dit au moins deux fois, pour moi ou pour lui je ne sais pas trop. Contre toute attente il est là, les papiers pré-remplis. Le temps de s’accorder sur l’état des lieux et me voilà en train de griffonner une signature approximative. Il rentre tous les fusibles un à un, allume le compteur et ouvre les vannes de la plomberie. Le ballon d’eau chaude produit un bruit un peu flippant en se mettant en branle. Nous y voilà, finie la recherche. Cette fois c’est bel et bien décidé, je n’aurais ni mieux ni moins bien. Ces quatres murs seront mon chez moi pendant au moins un an. C’était mardi, c’est mon appartement.

Toujours pas vu Joe’s Apartment ?

Hier j’ai du prendre les mesures et les reporter sur un plan approximatif. On m’annonçait un 22 mètres carrés, c’est à peu près ça.. Une pièce avec micro kitchenette semi équipée en combo avec une micro salle de bain qui fait accessoirement office de toilettes. Deux fenêtres doublement vitrées donnent sur une rue qui fait dos au soleil. Au moins je ne risque pas de perdre mon teint pâle si durement acquis à force d’ordinateur. Pieds nus, je me dis qu’une moquette ça à tous les défauts du monde, mais c’est quand même vachement la trique niveau pieds ! Plus qu’à remplir tout ça avec la collection complète des premiers prix d’Ikea et attendre le raccordement à Internet.

Dans deux semaines je devrais être paré pour un emménagement et la pendaison de crémière qui va avec. L’appréhension monte. Je sais pertinemment que ce ne sera pas mon Best Place, mais en tout cas c’est mon First Place. Et normalement aujourd’hui si je suis à la bourre pour répondre aux éventuels commentaires, c’est que je serais en train de me battre dans un camion Ikea ! Ca méritera bien une note la semaine prochaine.

D’ici là demain dimanche j’expliquerais pourquoi depuis une semaine je fredonne du Tokio Hotel (indice : gardez vos vannes en commentaire pour demain y’aura de quoi faire…).

BONUS STAGE !!!

Je vais être cool. Plutôt que de vous gonfler avec les photos de la chose, je vous lâche quelques petits collectors de Best Place, la vieille BD de moi. Le premier qui se moque de mes skills de dessin de quand j’étais au lycée je lui kick la gueule !

060 – ZOMG ! Fugly !

Cet été j’étais livré à moi-même dans la maison familiale. Motivé j’avais enfilé mes shoes de rando, sac sur le dos, pour aller récupérer des victuailles au Monoprix. Perdu au rayon croquettes pour labrador, j’appercevais au loin une connaissance scolaire. Pas n’importe laquelle non, plutôt l’über cutie dont on se demande comment elle a fait, avec sa frimousse, pour ne pas finir dans un penthouse a Manhattan. A sa suite son mec du moment, grand, beau et blond, habillé à la pointe de la faschionitude. Alors que je me torturais pour choisir quel coca je prenais, j’ai senti le lourd voile de la déception planer au dessus de mon abondance capilaire. Pas de la voir casée, c’est pas la question, mais plutôt de la voir avec un mec à sa hauteur. Quelque part le pokemon en moi aurait préféré la trouver avec un gars tout banal.

Bon, okay, je vais pas commencer à en vouloir aux belles filles de sortir avec des beaux mecs. C’est juste qu’à grandir en bouffant visuellement la belle et la bête, on croit un peu aux contes de fées. D’ailleurs je pense de mon côté avoir plutôt bien géré de ce côté-là. Je suis sorti avec des filles nettement plus jolies que moi, mais aussi d’autres quelques crans en dessous. Après je me suis retrouvé forcément dans des situations un peu reloues avec des potes, à essuyer des remarques débiles genre : Nurg ! Mais qu’est-ce que tu lui trouves à celle là, elle est moche tain ! Ou dans l’autre sens : Ouais enfin que tu te fasses larguer fallait pas te faire d’illusions, elle était trop bien pour toi. Dans tous les cas la conversation se terminait régulièrement avec un retourne-kick dans la gueule (ou ailleurs).

Jeu ! Un Straight Edge s’est caché sur ce JPG, sauras-tu le trouver, habile lecteur ?

Avec les années j’ai fini par traîner une réputation de coureur de moches, voire de mec qui pourrait se taper n’importe quoi pourvu que ce soit organique (végétal compris). La vérité c’est qu’une fois la peau et la graisse enlevées (au sens figuré bande de tarés), les filles sont toutes pareilles. Et puis immanquablement, il y a toujours un point de détail super joli et unique qui fait que chaque fille à son charme (les exceptions sont là pour confirmer la règle). Shit, je me relis et je réalise que je suis soit idéaliste, soit désespéré. Mieux vaut pas trop creuser la question. Pendant ce temps là, d’autres ont analysé la problématique jusqu’au bout. Vu sur le net, un site de rencontre où les membres se notent entre eux et ne peuvent communiquer qu’au sein d’une mince fourchette de notes. Paraît que ce serait plus équitable comme ça.

De mon côté je préfère me rendre compte qu’une fille à priori banale a tout un tas de petits trucs extras en plus que les aigris ne verront jamais. Sans parler du rush d’adrénaline procuré par un baiser d’über cutie qui laisse un goût de miracle sur les papilles pendant des années. D’ailleurs j’y retourne !

Zarrive ma Zessica Chérie !!!

Hein quoi ? Vous voulez le programme de demain ? Mais je parlerai de mon appartement voyons ! What a Twist !

BONUS STAGE !!!

Sans déconner les mecs (et les nanas), vous avez échappé à un MALUS STAGE de folie ! Mais comme dieu ne vous hait pas autant que moi il m’a empêché de trouver la moindre bande annonce du film uber culte “Elle est trop bien”.
Prenant ça comme un signe j’ai pensé à une vidéo plus positive, extraîte du meilleur film romantique du monde, que si tu le mattes avec une fille et que tu choppes pas faut lâcher l’affaire et se faire moine.

Encore une fois désolé pour les anglophobes, mais que ça ne leur empêche pas de se rincer les yeux avec joie et félicité.

059 – Rainbow Six Versus Voldemort

Enfin, pense Ding Chavez en enfilant le reste de sa combinaison de commando d’élite. Tout ce que lui et son équipe savent, c’est que le Big Bad est de retour. L’information provient d’une taupe du MI 6 au sein du ministère de la magie. Le premier ministre est bien décidé à intervenir pour ne pas laisser dégénérer une situation déjà incontrôlable sur le sol Anglais. Une tape virile sur le dos de Covington et voilà l’équipe fin prête. Leur supérieur les mène à une pièce souterraine. Au milieu trône une botte dans laquelle sont plantés une myriade de fils connectés à des ordinateurs. Chavez reconnaît un portoloin, le téléporteur low-tech des sorciers. Chaque membre de l’escadron se saisit d’une partie du cuir. Le scientifique en chef active les générateurs qui surchargent la botte qui disparaît dans un éclair, emportant les soldats avec elle.

Désorienté, Chavez se tient la tête tout en titubant pour assurer son équilibre. Aucun briefing ne l’avait préparé à ça. Reprenant peu à peu ses esprits, il remarque alors le combat dantesque qui se joue sous ses yeux. Deux mages qu’il identifie comme Voldemort et Dumbledore se font face dans un duel d’éclairs colorés. Un membre du commando, remis plus rapidement, ouvre le feu sur Voldemort. Les balles traversent le seigneur des ténèbres sans le perturber le moins du monde. Covington met alors la main à la ceinture pour en saisir un objet ovale high-tech. Chavez lui saisit le bras pour l’arrêter : ils ne peuvent pas utiliser le disrupteur et risquer de tuer Dumbledore. La dernière chose dont le premier ministre à besoin, c’est d’un incident diplomatique de plus ! Le leader n’a pas le choix, il doit y aller au corps à corps.

Voldemort remarque le soldat qui s’avance vers lui en vidant le chargeur de son MP4. Profitant d’un léger temps mort dans son duel de sorcier il retourne sa baguette contre Chavez et hurle : avada kedavra ! Un crépitement verdâtre claque dans l’air et fond à toute vitesse vers Chavez qui ne doit la vie qu’à l’intervention de son second. Dans un bruit sourd, Covington, qui s’était interposé, s’effondre sur le sol. Des frissons électriques parcourent le corps sans vie du second du commando. Chavez se met à genoux et saisit le pantin désarticulé qui à pris la place de son ami. Ivre de rage il se saisit du disrupteur, l’active et le jette au milieu des duellistes.

Le visage du seigneur noir est déformé par la douleur tandis que Dumbledore à perdu conscience. Forcément c’est compliqué de réciter une formule quand des sons à hautes fréquences vous pulvérisent les tympans. Pas de chance que Voldemort ne soit pas équipé des protections auditives de Chavez. Le commando écrase sa chaussure contre le visage de son ennemi et le plaque au sol. Dégainant son arme de poing pour la braquer sur le monstre, Chavez à un dernier mot avant d’appuyer sur la détente :
- Evite celle là.

Sans commentaire, intestable.

C’est ainsi qu’harry potter aurait pu finir. Non pas dans un soupir, mais une explosion de poudre. Je pourrais disserter à l’infini sur pourquoi je trouve cette saga mal écrite et mal pensée mais je préfère réserver ça pour une prochaine fois (gardez vos pierres du coup).

A la place demain ce sera métaphysique des fluides (métaphore sexuelle pour ceux qui ne suivent pas) puisqu’il sera question des couples physiquement déséquilibrés.

BONUS STAGE !!!

Parce qu’avoir la classe sa compte. La meilleure scène avec les meilleurs cadrages/montage/mouvements de caméra, un extrait du plus grand film de tous les temps.