091 – My Life + A Tee + Getting Paid = My Job

Je commence le taf’ à neuf heure trente pétantes du matin. Comme tous les jours, je débarque sur le coup des dix heures moins dix. J’ai beau remonter le réveil, je me retrouve toujours coincé sur une critique de ciné ou un quelconque article pendant que je mâche mes Spécial K, ce qui fait invariablement que je pars à la bourre. Le temps que l’ordi du taf’ s’allume, j’échange quelques banalités en buvant un gobelet d’eau de fontaine. Mise en route, dans l’ordre, d’MSN, de Gmail et d’Outlook. Il me faudra facilement une demi-heure d’intendance pour m’occuper des mails à la bourre et autres joyeusetés genre ouverture de ma petite playlist custom sur Deezer. Tiens, dix heure trente, il est temps de bosser. Arrive l’aspect totalement paranormal de mon stage. Je dois passer plusieurs heures chaque jour à traîner comme une grosse loque sur tous les gros sites/forums de cinéma/séries/comics.

Ouais, je fatigue des fois...

Pendant plus de trois mois, on m’a demandé ce que c’était qu’ « analyste de tendance junior spécialisé dans l’entertainment ». Bien sûr je peux justifier le truc en disant que j’aiguille la stratégie globale d’entreprise en alimentant mes collaborateurs d’informations et d’analyses pertinentes sur le milieu du divertissement actuel. Bla. Bla. Bla. Mon cul ouais. Non, la vérité, c’est que mon job consiste à faire exactement ce que je fais depuis des années chez moi, mais avec l’obligation de porter un t-shirt en échange d’une somme d’argent mensuelle. Bon des fois faut un peu faire des rapports powerpoints et tout ça, mais grosso modo c’est une bonne planque (reuzment que je pars today sinon je vais me faire allumer sévère). Où est le problème me direz vous ? Bah le problème c’est que je m’en vais, et que du coup je vais plus être payé.

Yummyyy !!!

J’explique mal. Je veux dire que je vais continuer à faire ce que je fais, mais sans être payé. Chez moi tous les lundis, j’irais checker les scores au box office des sorties US de la semaine, je rafraichirais plusieurs fois par jour les fils d’actus d’une demi douzaine d’autres sites. En définitive la seule chose qui va réellement changer c’est qu’au lieu de faire des rapports à ma boss je les ferais à mes potes :

- Hey dude ! Regarde Hulk a perdu 61% d’audience en deuxième semaine. Eu égards aux investissements de la prod, un second opus est loin d’être assuré.
- M’en branle.
- Mééé.

Y’a aussi le fait que je pourrais squatter l’ordi torse nu, ce qui je l’avoue est une donnée non négligeable. Au final même si je retrouve mon train train quotidien, j’aurais appris un truc. Même en ayant une activité super cheloue et à la limite de la contre-productivité, on peut trouver un vrai travail pour ça !

p

Sur ce s’achève mon post ainsi que mon stage. Maintenant vous avez une vague idée de ce que c’était, enfin au travers de mon filtre qui BenReillyse la réalité. Je suis officiellement triste, parce que même si je leur en ai fait voir de toutes les couleurs, bah je m’étais autant plus quelque part depuis longtemps. Allez allez, te laisse pas aller, tout le monde te regarde…

Bon, et je fais quoi maintenant ? Maintenant que je suis libre. Je révise. Putain. Fais chier. Du coup j’en parle demain, que ça serve au moins à quelque chose.

BONUS STAGE !!!

J’y ai repensé au milieu de l’écriture de ce post, mais pour ceux qui sont passés à côté de ce petit spot ont raté quelque chose d’assez funky.

090 – Da BenReilly’s Cine Club #2

Okay. Donc. Comment expliquer ? C’est l’histoire d’une star de ciné amnésique recueilli par une ex star du porno. Non attends. En fait ça raconte la décadence des Etats-Unis refermés sur eux même après une attaque nucléaire terroriste sur leur sol. Y’a aussi ce flic qui cherche son jumeau dans les rues de Los Angeles. Mais ce serait oublier le côté science fiction du truc avec une nouvelle source d’énergie qui rend les gens agressifs. J’ai parlé du survivant de la guerre en Irak qui raconte le film pour s’occuper en planque derrière son fusil sniper ? Non ? Putain c’est coton de décrire le scénario du dernier film de Richard Kelly, le réalisateur de Donnie Darko. La raison est sûrement que Southland Tales est un monstre boursouflé complètement indigeste. Yes, aujourd’hui je viens vous parler d’un film qui me fascine mais que je ne vous conseille pas de regarder.

Trop belle pour se faire buller.

Donnie Darko est un film qui ne m’a pas touché. Attention, ça veut pas dire que je ne comprends pas la hype qui l’entoure ou le fanatisme de ses fans. Mais voilà, l’image dégueu, le lapin géant, tout ça ne m’a pas aspiré derrière l’écran. Pourtant je m’étais retrouvé complètement attiré par le dernier projet de Richard Kelly, avant tout pour une raison de casting. Je suis fan de ces acteurs qui ont un quelque chose de touchant dans leur carrière en dent de scie et leur réputation de losers voire de has been. Southland Tales réunit quasiment ma dream team, Justin Timberlake en narrateur dépressif, Sean William Scott en flic paumé, The Rock en acteur névrosé timide, Sarah Michelle Gellar en clone de Paris Hilton et Mandy Moore en starlette. Ce film offre à chacun d’eux la chance de briller enfin à l’écran, de prouver qu’ils ont une vraie âme d’acteurs. Sûrement la meilleure performance de leur carrière pour chacun d’entre eux. Quand lors de la scène finale, The Rock en smoking et Sarah Michelle Gellar teinte en brune en longue robe noire se mettent à danser sur fond d’apocalypse. Il y a quelque chose de magique qui se passe.

Yummy !

Car oui, tel un monstrueux Frankenstein échappé de son labo’, Southland Tales a du cœur. Le scénario est incompréhensible, l’enchaînement des séquences est hasardeux, bref c’est une cata narrative. Lors de sa première projection à Cannes l’audience à hué le long métrage au terme de la séance. Conséquence de ce drame filmique, Southland Tales n’est sorti que dans une douzaine de salles aux Etats-Unis l’année dernière et sortira directement en DVD en France, si jamais il sort un jour. En ce qui me concerne, je suis vraiment heureux d’avoir expérimenté cette chose au milieu de la nuit, un casque vissé sur les oreilles dans l’obscurité la plus totale. Soyons clair, c’est un mauvais film, cependant la fascination qu’il exerce sur moi, les performances d’acteurs, tout ça restera gravé un bon moment dans le fond de mon crâne. Et il y a de grandes chances que lors d’une prochaine nuit d’insomnie, je me plonge à nouveau dans l’univers de Richard Kelly, rien que pour revoir cette étincelle de sincérité qui fait tellement défaut à des films autrement plus réussis.

Ouais, ce film est creux, c\'est triste.

Je pourrais facilement développer et analyser sur le sujet pendant une semaine mais le Word tourne. Tout ça pour dire que je ne conseille pas Southland Tales, pas pour passer une bonne soirée, pas pour mater avec sa copine. Ce film est une expérience ratée, un train rempli de produits chimiques qui a déraillé pour aller s’exploser dans une centrale nucléaire. Fuck, j’ai besoin de le revoir.

« I’m a pimp… And pimps don’t commit suicide. »

Demain, c’est lundi, et c’est surtout mon dernier jour de stage (oui, encore), la dernière chance d’expliquer le quoi que c’est, un mec tendancieux, enfin qui bosse aux tendances.

BONUS STAGE !!!

Le trailer, qui essaie de faire passer Southland Tales pour un film normal avec un scenario.

Un clip du film, petite séquence partage en sucette total avec notre Justin international face caméra pendant pas loin de trois minutes. Psychédélique.

089 – Taunted By The Dark Side

Rappelez-vous, mardi je vous racontais comment mon ordinateur portable DELL avait rendu l’âme. J’avais volontairement occulté la partie où j’expliquais a un Roumain que non, ses tests étaient débiles et que je savais très bien où était le problème. Ce pour la bonne raison que se moquer des call centers délocalisés, c’est grosso modo comme tirer au lance roquette sur une ambulance qui roule à contresens sur l’autoroute avec le pneu avant droit crevé. Mais ce n’est pas la seule chose que j’ai omise, non je gardais un détail en réserve pour créer une nouvelle note (faites un geste pour la planète les kids : recyclez !). Car avant de partir, le réparateur rebeu à la cool a tenté de m’attirer vers le côté obscur, pas le genre gay, mais le côté empereur du mal, destruction des valeurs morales de la société ! Je m’explique.

Image tirée d\'un vrai Skyblog...

Le type était en train de revisser mon écran flambant neuf quand la conversation à pris un tour vraiment bizarre. En gros voilà ce que ça a donné :

- Vous z’avez la garantie CompleteCare Premium de sale bourgeois blanc ?
- Heu… Ouais.
- Elle dure jusqu’à quand encore ?
- Trois mois.
- Bah je serais vous j’attendrais encore quelques semaines puis je jetterais mon ordinateur par la fenêtre.
- WTF ?!?
- Avec la CompleteCare Premium y’a DELL qui vous le remplace avec un neuf récent. Y’a plein de gens qui font ça vous savez.
- Vous vous foutez de moi, personne oserais, c’est… c’est mal !
- Bof, DELL pour ce que ça leur coûte, puis voilà hein c’est le système. Après vous faites comme vous voulez, moi je vous conseille juste. 

Ouille la tête !

Un fois le réparateur reparti, je considérais mon appareil, tiraillé entre le bien et le mal. Comment je pourrais sciemment détruire un truc qui fonctionne encore pour le remplacer ? En même temps, c’est un tas de boue qui rame, chauffe trop et fait autant de bruit qu’une turbine d’A380. Pi DELL c’est une corporation capitalistico-maléfique en même temps. Grisé par ma rebelle attitude, je vérifiais sur le net si la combine était effectivement possible. Force était de constater que jeter son ordi par la fenêtre, ou dans une piscine, permettait d’obtenir gratuitement un nouveau modèle plus balaize. Le dark side avait presque eu raison de moi, et je m’imaginais déjà frimer sur un banc public avec un nouveau portable de pur beau gosse pour pas un sou. C’était décidé, j’allais être bad, j’allais frauder le système, j’allais mettre un pied dans le grand banditisme !

Dire que j\'ai jamais vu ce film.

C’était sans compter sur mon cœur de fiotte. Après seulement dix minutes sur Youtube à voir des ordinateurs se faire maltraiter pour abuser le constructeur, j’ai eu des hauts le cœur. J’ai déjà statué que s’attacher aux objets c’était très con, mais voilà, y’a une différence entre garder du matos mort et l’achever soit même. Je suis pour l’euthanasie, mais mon ordi a encore toute sa tête.

Demain du coup vous aurez une nouvelle note rédigée sur mon fidèle paraplégique dont je suis incapable de me séparer. On reparlera ciné avec film récent que personne n’a vu. Intrigués ? Good.

MALUS STAGE !!!

Sans déconner ça vous fend pas le cœur ? Okay vous êtes pas des gros geeks comme moi, mais quand même ?!!