088 – To Be Continued

Pour une fois que je suis à l’heure, sans déconner. Saleté de jolie blonde à la bourre. Du coup, tant qu’à poireauter autant le faire dans une librairie BD. J’aime pas l’Album de Lyon. En fait j’aime pas les librairies Album, principalement à cause des couleurs infâmes bleues et jaunes de la déco. Cette fois pourtant je tombe sur une BD à laquelle je ne m’attendais pas. La suite d’une série culte. Shit j’étais pas au courant que c’était prévu. Il aurait trop kiffé ça. C’est trop cher pour le jeune que je suis un album neuf, mais j’ai envie de le prendre. En temps normal je l’aurais acheté et lui aurait offert comme cadeau sans hésiter. Et aujourd’hui même s’il ne pourra jamais le lire, je me dis que je dois me le prendre.

Le deuil se manifeste différemment dans mes gènes de scénariste que chez la plupart des autres personnes. En ce qui me concerne, je suis devenu sensible aux œuvres pas encore achevées, les chantiers artistiques. Chaque fois que je regarde une des séries TV qu’il suivait et qu’un rebondissement éclate, je me peux pas m’empêcher de me dire qu’il aura raté ça. Neuf ans passés devant Stargate SG-1 pour ne plus être là pour le final. Quelle merde tiens. J’en viens à flipper. J’ai toujours eu peur de canner avant de savoir la fin d’un certain nombre d’histoires que je suis avec curiosité. Dans mon esprit malade, je me disais que si je me savais condamné, j’écrirais une lettre à chacun des scénaristes détenteurs d’une vérité dont j’aurais besoin avant de rendre mon dernier souffle.

Si ça se trouve, ça explique pourquoi je suis rapide. Je peux mettre un temps fou à me lancer à écrire quoi que ce soit, voire ne jamais démarrer. Seulement si mes doigts se mettent en marche sur un clavier je n’en décollerais pas avant d’en avoir fini. Parce que c’est important. Dans mes pérégrinations éditoriales j’ai rencontré plein de feignasses ou d’auteurs qui s’éparpillent sur plusieurs projets et qui mettent un temps fou à finir ce qu’ils ont commencé. Etre rapide, finir les choses à temps, aller au bout des histoires et des révélations, c’est important. Cette année j’en ai été persuadé. Sûrement que cela ne compte que pour une poignée d’ultra geeks comme moi. Mais c’est tout ce à quoi j’ai pensé en lisant ma BD dans le TGV retour vers Paris il y a quelques semaines.

Aujourd’hui, ça fait un an. J’aimerais bien rester là à pleurer sur internet mais aujourd’hui j’ai un stage à finir. Demain j’aurais un bouquin à finir. Et tout ça, c’est putain d’important.

TO BE CONTINUED !!!

Demain le blog reprend sa programmation habituelle. En attendant les commentaires sont désactivés sur cette note parce que je crois que je n’ai pas envie d’en dire plus que ce que j’en ai dit aujourd’hui.