122 – Show Me The Money

On connaissait déjà le produit intérieur brut et toute la ribambelles d’autres indicateurs sensés mesurer la santé économique d’un pays. Bah y’a une bande de types vachement pas cons (The Economist en 1986, best year ever) qui ont eu l’idée du siècle. Partant du principe que chaque McDonald au monde se doit de proposer le BigMac, et sachant que la recette est invariable quel que soit le pays, combien coûte un BigMac à travers le monde ? Ne riez pas, cet indice est très officiel et sérieusement étudié par un certain nombre de chercheurs. Chaque année les prix sont remis à jour et l’on peut ainsi suivre l’évolution d’une partie de l’économie mondiale. En ce qui me concerne c’est un peu pareil, mais avec le coca. Tout comme un représentant fais gaffe à combien coûte l’essence qu’il met dans sa bagnole, je fais gaffe à combien coûte mon carburant. Et en arrivant au Cap D’Agde la semaine dernière, force était de constater qu’il était fortement possible que je venais de trouver la source de la mort du pouvoir d’achat en France.

Hop petites statistiques sorties de nulle part. En moyenne sur Lyon en grande surface je trouve la bouteille de coca zéro (ouais j’ai des kilos en trop, pas ma faute, j’en reparlerais) pour environ un euro trente. En supérette parisienne (Shopi mon amour !) le litre cinquante de coca zéro s’échange autour d’un euro cinquante, soixante si on est au Monop’ de Bastille dans l’espoir de croiser une star. Aussi quelle ne fut pas mon profond traumatisme lors que je me suis retrouvé face à l’étiquette sudiste. Deux putain d’euros pour une bouteille de coca zéro ?!? Mais c’est quoi ce monde de merde ?! Si j’avais eu un bateau je me serais jeté par-dessus bord en maudissant les cieux, tel Georges Abitbol. Autant dire que dès lors plus rien ne m’étonnait, même pas les quatre yaourts pour trois euros ou, accrochez vous les kids ça va décoiffer : la boîte de chocapics régulars à sept euros cinquante !

Une semaine d’un tel régime et je me retrouvais à avoir claqué autant en bouffe qu’en location d’appart’. Mon pouvoir d’achat s’était fait attraper dans une ruelle sombre, roué de coups de batte cloutée puis jetée à la mer afin que son cadavre difforme s’écrase encore deux ou trois cent fois contre les rochers. Est-ce que les centrales d’achats se gavent autant que les revendeurs ? Mon marketing sens était en éveil. Sans parler de mon sens logique. Un pauvre qui à juste une bagnole et une tente décathlon premier prix va se faire défoncer la tronche au Spar de la côte, quand au même moment un riche qui peut se payer l’avion jusqu’à Hawaï va se faire plaiz pour pas cher vu la côte du dollar. Note perso, essayer d’être riche. De toute façon on a vite chopé le coup : ça revenait moins cher d’aller au restaurant que de tenter de combotter un menu home-made cohérent. M’enfin je suis quand même rentré sous le choc et encore je n’ai pas parlé des vendeurs de piercings/bracelets/fringues qui pullulaient eux aussi, parce que là je finirais par mordre dans le câble d’alimentation de mon portable pour en finir.

Tout ça pour dire que l’économie du littoral est à l’image des vendeurs de jeux vidéos de République à Paris (les connaisseurs apprécieront) : un état dans l’état, une principauté avec sa propre échelle de valeur marchande. Brr, j’en ai froid dans le dos. Mieux vaut se réchauffer en rédigeant l’article de demain qui parlera des nudistes et des filles à la plage.

121 – Trust No One

Duane Barry est un malade mental, persuadé de s’être fait kidnappé par des aliens qui lui auraient collé une puce électronique dans le corps pour suivre ses moindres faits et gestes. Pas de chance car le voilà échappé de l’asile, bien décidé à faire valoir ce qu’il croit être la vérité. Et c’est la pauvre agent Scully qui va en faire les frais, enlevée à son tour par Duane en fin d’épisode dans un cliffhanger d’anthologie. Nous sommes en 1995 chez ma grand mère et je suis sommé par mes parents d’aller me pieuter vu l’heure tardive. Ce couple d’andouilles finies me laisse pris à la gorge par le suspense pendant qu’eux vont gentiment aller enfin zapper sur autre chose. Sauf que voilà, je me vengerais en hurlant pendant des heures que des extraterrestres sont là dehors dans les fourrés à attendre que je m’endorme pour m’emmener dans leur soucoupe volante. Une des pires nuits de ma vie. Y’a pas à dire, les X-Files, c’était pas fait pour les fils de Pokemons !

Alors oui je fais une pause dans mes considérations estivales pour me pencher sur le cas des frontières du réel. Vous vous dites que je vais parler du film à sortir aujourd’hui en salle. Que nenni, ce film est à priori franchement mauvais. Les posters, la bande annonce, tout laissait penser à un truc cheap. Les premières critiques ont l’air d’aller dans ce sens, sans parler des résultats minables au box office. Pas de bol, ce ne sera pas cette fois que j’arriverais à convaincre mon meilleur ami Yannick qu’X-Files, c’est la série la plus awesome du monde. Okay j’entends les fanboys de Six Feet, les Sopranos et The Wire gueuler à dire que leur série est meilleure que ma série. Fermez vos gueules ! X-Files a en son temps, avec Buffy, posé les bases des séries télévisées modernes que ce soit dans leur structure narrative tout comme dans leur ambition. Sans ces deux piliers de l’histoire, personne ne pourrait se palucher sur les productions actuelles. Comme on dit de par chez nous, un peu de respect pour les anciens.

Attention je ne suis pas là pour débattre des échecs et des mérites d’X-Files, ce n’est ni le lieu ni l’endroit. Il me faudrait au moins deux ou trois cocas cherry avant que je n’expose mes théories comme quoi la mythologie du show retombe sur ses pattes dans la saison sept et à quel point les deux suivantes sont à considérer à part et non comme un tout. Ca y est on dirait un alcoolique repartit dans ces vieilles rengaines. Ce qu’on veut dire, moi et mon intégrale DVD (à 6 saisons près vu que j’ai que de la 1 à la 3, question de budget), c’est que sans les aventures de Mulder et Scully, y’a peu de chances que j’aurais pu développer un tel imaginaire. Car au-delà de la conspiration, il y a plein d’épisodes indépendants, les fameux loners, qui sont purement et simplement des joyaux de moyen métrage. J’ai coutume de dire que tout est dans X-Files. Une vision complète de la série arme n’importe quel aspirant écrivaillon avec toutes l’inspiration pour construire un bon récit, des centaines d’idées sur le fantastique et la SF, et surtout des tonnes de skills sur les rapports humains et le suspense.

Chris Carter et leurs potes ont raté une seconde fois le passage au grand écran, après un premier film très bon mais inaccessible aux noobs. Third time’s the charm comme on dit, peut être en 2012 comme l’insinuait l’épisode final.
Demain, rien à voir, il sera question d’économie et de pouvoir d’achat (hum ça kiffe derrière l’écran je sens).

BONUS STAGE !!!

Hop hop, l’opening de Duane Barry, l’épisode de la saison 2 qui a foutu en l’air mon sommeil pendant des semaines. Faut dire que c’était putain de bien foutu !

120 – Meanwhile, In Vera Cruz

Benjamin se devait de l’admettre, il avait fait une jolie connerie. C’est facile d’oublier que la mer c’est grand quand on nage à en perdre haleine pour tenter d’épater les jeunes filles en fleur. Quand il pris la peine d’arrêter son crawl, il s’aperçu que la côté avait disparue derrière l’horizon. Il était perdu en pleine mer, seul. Enfin pas tout à fait, vu qu’une ombre fondait vers lui à toute vitesse sous l’eau. Holy shit ! Un requin blanc, c’est grave la merde tout d’un coup ! BenReilly dû réfléchir vite, faire appel au pénible souvenir de Tomb Raider 2 le film. Tel Angelina Jolie en son temps, Benjamin mit un bon gros punch des familles dans la gueule du requin qui rebroussa chemin en pleurant sa mère. Le danger écarté, se posait tout de même la question du retour, non parce que c’est quand même super loin la plage là ! C’est alors qu’Ecco le dauphin, ayant repéré notre héros d’un peu plus loin, débarqua et se proposa de se faire chevaucher jusqu’au rivage. Ah, y’a pas à dire c’est sympa les dauphins quand même !

Of course, rien de tout ceci n’est réel, à part le fait qu’il faille puncher un requin pour s’en débarrasser. Ca c’est véridique, tout comme mon amour irraisonné envers Ecco The Dolphin. Non, force est de constater que rien d’aussi palpitant ne s’est produit durant ma semaine feignasse style à Agde. Faut dire qu’une station balnéaire c’est typiquement pas l’endroit le plus hardcore ever. Je crois que l’effort suprême auquel j’ai dû consentir fut de bouger mes grosses fesses jusqu’à l’épicerie la plus proche pour choper du coca (j’en reparlerais jeudi). A part ça ce fut globalement des aller-retours entre l’hôtel et la plage ponctués de restaurants cheaps et autres glaces au goût plus que douteux. Rude découverte aussi des granitas, ces boissons du démon qui filent la nausée tellement c’est made in chimie 2000. Le tout agrémenté de pathétiques tentatives de faire bronzer mon teint de geek. Il va sans dire que ce fut un échec, et pourtant c’était réellement pas faute d’essayer.

Est-ce à croire que j’ai rien branlé de la semaine ? Que nenni mes amis je vous rassure ! Déjà je suis resté au taquet de vos commentaires funkys qui font chaud au cœur grâce au link de mon téléphone avec mon ordi. J’ai d’ailleurs fumé en trois pauvres jours la limite de 500Mo imposé par Orange dans son forfait « Illimité ». Du coup big up à tous les crétins qui trouvent malin de mettre du flash et des pubs vidéos sur tous leurs sites. A cause de vous j’ai été bridé en bas débit pendant les quatres jours restants. J’en ai profité pour mitonner quelques notes de blog et avancer ma relecture de roman (qui décidément aura fait le tour de France). Dernier point, et non des moindres j’ai engloutis deux vrais livres de gens qui sont vraiment publiés, ce en anglais dans le texte, histoire de justifier mes deux ans en fac d’anglais. Même que c’était pas si mal et que si je suis vraiment chaud je me fendrais d’une ou deux critiques constructives dans le courant de la semaine prochaine.

Pendant que je réfléchis à la question, autant annoncer le topic de demain. Je parlerais de X-Files, pas le film du pauvre qui sort dans les salles, non la série qui fait du bien dans le corps et qui rend les gens scénaristes. De mon côté je vais aller mettre toute la biafine que j’avais acheté en vain sur Ebay.