153 – Da BenReilly’s Cine Club #10

Dix neuvième siècle. Jesse James est le dernier grand malfrat de l’histoire. Après une ultime bravade, consistant en un détournement de train, il décide de mettre un terme à sa carrière et d’enfin goûter au repos. Torturé par des soupçons et la nostalgie Jesse ne peut s’empêcher de rendre visite à ses anciens camarades, que ce soit pour passer du bon temps ou leur mettre une balle entre les deux yeux. Dans son ombre, le jeune James Ford jalouse celui dont il a tant rêvé les aventures. Les mois qui vont suivre vont entraîner ces deux hommes dans une spirale au bout de laquelle aucun d’entre eux n’en ressortira indemne.
Ouille, pas si facile de raconter l’histoire du meilleur film de 2007, au titre le plus awesome depuis trop longtemps : L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford.

Vous connaissez ma passion pour les accouchements difficiles. En voilà un beau. Jesse James était bouclé deux ans avant sa sortie ciné. Et quand il est enfin apparu sur les écrans américains c’était dans cinq salles uniquement. Quatre misérables millions de dollars, voilà ce qu’il aura rapport dans toute sa carrière. Jolie mise à mort de la part de Warner Bros. What the fuck happened ? Il faut déjà prendre en compte que Jesse James ne s’est fait quasiment que grâce à l’aura de Brad Pitt, défendant le projet au point d’imposer par contrat que le titre du roman d’où est tiré le film ne serait jamais altéré. Il a eu raison, le titre est awesome. Le principal souci était la nature même du métrage. Le premier montage du réalisateur (illustre inconnu au bataillon) dépassait allègrement les trois heures. Le studio qui espérait un truc badass s’est retrouvé avec une histoire contemplative à en faire crever de jalousie Terrence Malick. C’est après deux ans de batailles dans la salle de montage qu’une version finale sera sortie dans l’indifférence la plus totale aux US. Quelques mois plus tard deux nominations aux Oscars feront comprendre aux dirigeants de la Warner qu’ils avaient fait une énorme connerie.

L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford est magistral, de bout en bout. La photographie du film est magnifique, sublimant les traits d’un Brad Pitt fatigué et buriné qui trouve là son meilleur rôle de tous les temps. Il le savait et c’est pour ça qu’il s’est battu. Jesse James est un film sur la gloire, sur l’héroïsme, sur la fascination qu’exercent les étoiles. Fuck, c’est plus de deux heures de vrai cinéma, à consommer dans le noir en haute définition. Le soucis c’est que c’est clairement pas le genre de trips qui plait à tout le monde. Le rythme est lent, peut paraitre répétitif. C’est un des pires souvenirs ciné de mon buddy Pollux qui passa l’intégralité de la séance à me demander toutes les deux minutes quand il se passerait quelque chose. En même temps, lui c’est une cause perdue. Pendant qu’il gémissait de douleur, moi j’étais captivé, rivé à cet écran qui déroulant devant mes yeux des paysages plein de poésie et des acteurs au sommet de leur art. La dernière demi heure du film, au rythme beaucoup plus rapide et haché vient comme un contrepoids justifier toute la lenteur relative du début. Impeccable de bout en bout, Jesse James est un de ces films qui justifient l’existence du cinéma.

Tellement hanté par cette première vision, je n’ai pas encore déballé le HD DVD que j’ai payé plein tarif. J’ai besoin de le revoir sans interruption, dans les meilleures conditions. J’attends le bon moment.

Demain ce sera le début d’un two-parter sur le premier de mes trois dream projects.

BONUS STAGE !!!

Rien que la bande annonce donne tout plein de frissons le long du dos.

152 – Hurt Me Plenty

J’ai une confession à faire. Je suis un Segasexuel. Quand j’avais six ans mes parents m’ont offert une Game Gear, en gros une gameboy en énorme avec un écran couleur, un son stéréo et un logo SEGA. (N95 Vs iPhone avant l’heure). Le premier jeu vidéo que j’ai jamais possédé avec mon âme de social-traitre, c’était donc un épisode de Sonic le hérisson. Depuis j’ai aveuglément fait confiance à la firme japonaise. Sauf que quand la qualité des jeux s’est mise à baisser de manière dramatique et que tous les joueurs quittaient le navire, je continuais à acheter. Depuis quelques années SEGA produit des merdes à la pelle et je suis encore là. Être un Segasexuel c’est ça, jouer au dernier Sonic en affirmant qu’on a bien aimé malgré le consensus comme quoi on aurait dû faire sauter les stocks à coup de tête nucléaire. L’autre jour je regardais une émission web sur le jeu-vidéo quand une pub m’a attiré l’œil. La marque au hérisson avait changé son slogan. De « SEGA c’est plus fort que toi » on était passé à « SEGA c’est plus hardcore que toi ».

Je ne pense pas apprendre à grand monde ce qu’est la casualisation des jeux-vidéos. Un casual c’est soit quelqu’un avec un vagin, soit quelqu’un de mois de douze ans, soit un vieux qui joue à la console. De manière générale, à quelques exceptions près, le casual kiffe les mini-games, les trucs chous et/ou instructifs. Pas étonnant de voir Entrainement Cérébral, Léa Vétérinaire et les Sims squatter le haut des charts. Au fond j’ai rien contre les casuals, ils sont un moteur de l’industrie, responsables d’un bon pourcentage de la croissance des éditeurs. Chaque fois qu’un dude achète Wii Fit ça crée de la thune pour faire un jeu plus ambitieux. Là où ça devient pernicieux c’est la casualisation rampante des jeux que l’on dit hardcores. Depuis Halo, il est quasi impossible de trouver un jeu d’action où le héros ne récupère pas ses points de vie tout seul en se planquant derrière un caillou. Peut être que c’est la condition pour élargir le médium à un nouveau public. Moi j’aimais bien gérer mes médikits comme je pouvais.

C’est dans ce contexte que le nouveau slogan de SEGA prend tout son sens. Il était une époque où un jeu c’était plus fort que toi, plus dur. Parce que c’était le temps où tous les gamers étaient des hardcores et où la principale variable était la difficulté. Maintenant, vendre des jeux hardcores peut devenir une identité de marque, un argument de vente. Et ça mes amis c’est le genre de logique marketing qui éveille mon côté Segasexuel. J’ai lu que depuis l’invention du cinéma on vit trois fois plus. Depuis l’invention du jeu vidéo j’ai vécu au moins six fois plus. Pendant que les casuals vont s’exciter sur des lapins crétins ou faire les andouilles sur une balance, moi je retournerais vivre une expérience hardcore. Ceux qui ont eu la chance de boucler Final Fantasy VII ou Shenmue savent de quoi je parle. Une fois de plus mon empathie à fleur de peau fait des miracles et je ne peux que plaindre ceux qui en sont incapables.

Si vous navez pas ri cest soit que vous ne parlez pas anglais, soit que vous navez jamais joué à Shenmue. Dans les deux cas vous avez du boulot.

Si vous n'avez pas ri c'est soit que vous ne parlez pas anglais, soit que vous n'avez jamais joué à Shenmue. Dans les deux cas vous avez du boulot.

Tout ça pour dire que je tire mon chapeau à SEGA pour leur tentative de passer pour les beaux gosses du jeu vidéo. Maintenant s’ils sortent autre chose que de la merde histoire de réaliser leurs belles promesses, je serais le premier à déboucher le Champomy !
C’était très geek today mais c’est samedi, alors c’est comme ça. Demain c’est ciné et la semaine best of 2007 continue avec le meilleur film de l’année écoulée.

BONUS STAGE !!!

Okay, ça me fait un touuut petit mal de l’admettre mais avant d’êtres des gros connards prétentieux, les petits gars de chez Sony ont juste pondu la meilleure pub TV pour une console de tous les temps.

Pour tous les ptits dudes qui pannent que dalle à l’accent merdique des anglais : le transcript.

For years, I’ve lived a double life.
In the day, I do my job
I ride the bus, roll up my sleeves with the hoi polloi.
But at night, I live a life of exhilaration,
of missed heartbeats and adrenalin.
And, if the truth be known, a life of dubious virtue.
I won’€™t deny it I’ve been engaged in violence, even indulged in it.
I’ve maimed and killed adversaries€“ and not merely in self-defence.
I’ve exhibited disregard for life, limb and property,
and savoured every moment.
You may not think it, to look at me,
but I have commanded armies and conquered worlds.
And though in achieving these things I’ve set morality aside,
I have no regrets.
For though I’ve led a double life, at least I can say:
I’ve lived.

151 – Too Good For You

J’ai déjà brièvement évoqué Sabrina. Probablement une des seules filles au physique plutôt typé qui m’aura fait tomber sous son charme. Je la connais depuis ma seconde première (aide à la compréhension : j’ai redoublé). Sabrina, ou Sabro pour les intimes, est juste une des filles les plus adorables de la planète toute entière. La puissance de son sourire n’a d’égal que la sincérité de ses câlins. Une perle je vous dis ! En plus elle se permet d’arborer quelques formes pile où il faut. Dieu que je la kiffe. Le seule problème c’est que voilà, elle est trop cute, mais trop. J’ai beau ne pas me considérer comme un être fondamentalement malfaisant, je ne peux pas sortir avec Sabro à moins d’être prêt à l’épouser sur le champ et ne jamais la quitter. Car oui, Sabro je l’adore trop et je crois que je m’ouvrirais les veines si jamais je la rendais triste une seule seconde. Du coup depuis toutes ces années on se voit par intermittence et c’est super bien. J’ai beau fantasmer sur ses jolis yeux, je n’ai jamais rien tenté.

Dernièrement Sabro à passé un an en Chine. Une fois revenue la voilà qui s’installe avec son copain qu’elle avait dégotté juste avant de partir. Je crois que le sort de son célibat est bel et bien scellé. Les dernières news que j’avais eues faisaient état de leur recherche d’un plus grand appartement. A ce point précis de nos existences communes, j’ai réalisé quelque chose. Maintenant qu’elle est casée jusqu’à la moelle, je peux peut être vraiment fantasmer sur elle vu que le champ des possibles s’est considérablement réduit. Aussi je ne fus pas super surpris de faire l’expérience de mon premier rêve érotique avec Sabrina en vedette. Cinq après de frustration, croyez moi, ça donne quelque chose d’assez intense et même plutôt glamour dans le décorum. Sauf que là, un truc chelou s’est passé. Pour une raison indépendante de ma volonté, nous n’avons pas pu aller jusqu’au bout de nos ébats brûlants et elle s’est évanouie dans les tréfonds de mon inconscient. Holy shit !!! Même mon surmoi se refuse à souiller la trop angélique Sabrina !

Dépité, j’ai raconté l’anecdote le lendemain à Pollux. Il s’est foutu de ma gueule, obviously. Enfin jusqu’au lendemain matin, où il m’appela en panique.

- Dude ! J’ai rêvé que je me tapais Sabrina !
- What ?!
- Enfin un mannequin qui s’appelait Sabrina. Mais on est pas allé jusqu’au bout y’a un truc qui avait merdé dans mon rêve ! C’est ta faute connard !

Double holy shit ! Je refusais d’y croire et pourtant c’était si évident. Sabro est tellement adorable que même mes potes, qui ne l’ont jamais vu, sont incapables de la choper dans leurs rêves ! Moi je dis c’est super louche, doit y avoir une histoire d’élue mystique là dedans. Dans tous les cas, force est de constater que Sabrina est fantasme-proof. Si ça ne vous donne pas une petite idée d’à quel point je suis trop fan d’elle, je ne peux rien pour vous. En vrai je lui souhaite un super départ avec son chéri et j’espère qu’elle sera toujours là pour me faire un bear hug de temps à autre.

Bon, en ce moment je suis tout seul sur Lyon donc je me fais un bear hug tout seul mais l’intention y est. Demain on causera jeux vidéos, SEGA et Hardcore gaming.