135 – Everyone’s A Critic #2

Sam à seize ans et sa principale occupation dans la vie c’est de skater avec ses potes en banlieue de Londres. Tellement omnubilé par sa planche à roulette, son confident est un poster de Tony Hawk qui lui parle à coup de citations de la vie de la star. A croire que lire plusieurs fois le même livre rend schyzo. Bref tout est relax pour Sam jusqu’à ce qu’il rencontre la bonasse Alicia qui finit par le dépuceler. C’est l’amour fou jusqu’à ce que la petite copine demande à Sam de ne pas mettre de capote pour « mieux le sentir ». Idée de stupide de demander à a un quasi puceau qui du coup aura un bon gros problème de timing. Reproduisant le schéma familial, sa mère l’ayant eu à seize ans, Sam doit faire face à une montagne de responsabilités.

En anglais Slam ça veut dire se vautrer la gueule, particulièrement en skateboarding. C’est aussi et surtout le titre du dernier roman de Nick Hornby publié l’année dernière. Hornby est fondamentalement un type a la cool car il est à l’origine de Pour Un Garçon et de Haute Fidélité, deux bouquins adaptés au ciné dont je reparlerais à l’occase. Le gars est un gros vendeur de livres et a tenté cette fois-ci d’écrire sur autre chose que les adulescents et la musique. Son style d’écriture est décontracté et bourré de références à la culture pop et au rock. Étrangement j’ai une poignée de potes qui m’auront avoué avoir trouvé un peu de Hornby dans la lecture de mes quelques feuilles, et croyez moi comment que ça m’a trop fait plaisir (Grammaire 1 – BenReilly 0). Revenons à nos moutons. Slam est finalement d’un petit risque de la part d’un auteur qui avait visiblement envie de faire fonctionner d’autres muscles littéraires. Verdict ?

Force est de constater que le style est sans faille. Grâce à, on l’imagine sans peine, un colossal travail préliminaire, Hornby se met sans peine dans la peau de cet adolescent tandis que le lecteur n’y voit que du feu. Les phrases sont fluides, les références culturelles sont pour la plupart adéquates. L’ajout omniprésent de Tony Hawk aura rebuté certains critiques mais c’est qu’ils n’ont pas le feu sacré en eux les pauvres. Niveau dialogues, on a ici affaire à de véritables bijoux de vérité. Il s’agit clairement du point qui m’a le plus plu. Mon seul et principal souci vient de l’histoire. Dans En Cloque (je compare à ce que je peux) qui reprend grosso merdo la même trame, l’humour était l’atout du scénario. Ici rien ne décolle réellement durant les 350 pages et tout arrive tel que l’on pourrait s’y attendre. Il y a bien ce twist prometteur en terme de possibilités en fin de volume (« Ah ah en fait c’est pas ton gosse elle t’a roulé. ») mais il se retrouve désamorcé quelques pages plus (« Oui mais non en fait. »). Ayant achevé ma lecture, force était de constater que je ne m’étais pas fait spécialement chié, mais je n’étais pas capable non plus de dire pourquoi ce bouquin était bien.

Avec l’énergie du désespoir, je me suis bouffé quelques critiques de gens plus compétents que moi pour voir ce qu’ils en disent. Ah tiens ouais il y a de la satire sociale et de la réflexion sur la guerre des sexes. Effectivement ça capture bien la vie des jeunes de notre époque. C’est alors que j’ai compris. En fait Slam ne s’adresse pas à moi le jeune qui n’en veut. C’est un livre pour les parents ou les trentenaires et ce serait pour cela que l’intrigue ne m’a pas passionné outre mesure : je suis en plein dedans (enfin pas moi personnellement, mais en tant que jeune).
Il m’est difficile de recommander Slam. D’un point de vue formel c’est irréprochable et éprit d’une certaine virtuosité dans le langage parlé. Niveau narratif j’ai espéré plus de trois cents pages qu’il se passe un truc qui m’étonne ou me captive mais le moment n’est jamais arrivé.

Mildiou mais j’ai fait une note giant-sized ! Les gens vont finir par croire que je prends mon taf’ de chroniqueur au sérieux et je risque de finir chez Ruquier ! Omagad ! Vite annonçons le sujet de demain : BATMAN !!! Sans rire on causera ciné et marketing, mais surtout marketing. Pour parler ciné y’a les forums d’Allociné (Cri d’épouvante).

14 réflexions sur “135 – Everyone’s A Critic #2

  1. whaoO un livre sur les jeunes…avec du skateboard dedans…

    En Bon real skater avec la street credibility qui va avec j’ai une tendance à (en plus de haïr le roller bmx longboard surfeur etc…) fuir comme la peste tout ce qui parle du skate sans connaitre prétexte ou non a une bonne histoire .Hé ouais chui un vrais rebel pas un poseur et j’ai eu des millier de poster dans ma chambre (avec qui je converse assez rarement d’ailleurs) mais alors tony n’a jamais dépassé le forma boite de jeux playstaion.

    Passons sur mes caprices …De toute façon on se voie demain au ciné?…hein?Je n’habite même pas lyon?Et je suis même pas ton pote?mince je passe trop de temps a lire tes états d’âme on dirait…Pas grave tu me racontera comment c’était ;o)…

  2. Hellooooow c’est moi le blogueur de la nuit ! Bwah ah ah !

    Cido –> Ouais mais j’ai peur de devoir passer sous la table…

    Mindan –> Ah bah tu peux toujours venir voir dark knight avec nous hein ça gène pas.
    Par contre ta street cred’ permet moi et mes quatre paires de roller de te dire lol. :p

  3. très bonne critique de petit con prétentieux (elle m’a plié en deux celle la, le chauve a vraiment l’air désespéré lol))

    ah et petite anecdote from my life; j’ai eu peur ce matin, en voulant aller sur ton site, un peu plus tot, il y avait, au lieu de mon bestplace préféré, une page blanche avec écrit ‘not server available chai pas koa.’ bref, j’ai flippé, j’ai pensé à ce que t’avais dit de ralentir le rythme tout ça, et je me suis dit, en me tapant la tete sur mon clavier, et en me flagellant avec le jack de mon ampli; merde!!!on l’a perdu….

    …bref tout ça pour dire que je me suis rendu compte, (comme souvent dans les moments tragique et à forte intensité émotionelle) que je préférerais que tu ralentisse le rythme si il le fallait, plutot que tu arrete du jour au lendemain tes petites chroniques so tasty pour cause d’écoeurement bloguesque

    enfin comme dirait l’autre dans son refrain; http://www.youtube.com/watch?v=R4uXMeUgt3g

    OOH YEAH BABE!! u know it’s true!!

    (ps; je t’envoie des ptits liens musicaux par ci par la becoz j’espere secretement, qu’un jour, tu lachera sum41, blink192 et autre groupe californien calibré pour faire de la monnaie, parceque tes oreilles méritent mieux!..ne me remercie pas…je sent que tu va me pourrir lol)

  4. Alors mon Cher Ben Reilly, j’annonce ce que je vais écrire n’a rien a voir avec ton billet de ce matin mais avec cees plus vieux.

    Tu as la propagande [la publicité devrait on dire] de 3 films que je n’avais pas vu et que la lecture de ton blog m’a encouragé a regardé [tu peux etre fier de ton travail meme les cerveaux les plus vaillants cedent] et j’ai adoré

    kiss kiss bang bang excellent, le vertige grandiose et welcome to jungle un bon délire alors pour ces bon moments passer devant ma télé Monsieur ben reilly je vous salue bien bas..

    En gros de la boulette de la mort tes films !!!!

  5. T’a critique m’as fait penser à Paranoïd Park, qui dans le genre skate + ado déchire bien sa maman.
    Enfin c’est surtout un film sur un fait diver (un meutre en l’occurence) mais everyone’s a critic here …

  6. Polo –> Va demander a Orangina rouge.

    Road Jack –> Faut pas paniquer pour si peu voyons.
    Et le chauve c’est le véritable Nick Hornby, priceless !

    Gui –> Aaaah ça fait zizir de savoir que mes billets sur le ciné ne sont pas inutiles !!! Merci beaucoup à toi sur le retour.

    Alain –> Faut que je le vois celui là. Loupé au ciné…

  7. BenReilly -> Ah oui mais non, tu casses tout là. C’était au joker qu’il fallait demander. Ou à Jack Napier, je ne sais pas comment il est introduit dans le film pour la bonne raison que je ne l’ai pas encore vu.

    Pour une fois que je sors une citation à-propos… vil frustrateur.

  8. Ahah le semi spoil.

    En tout cas j’admire le fait que tu critiques des livres qui t’ont plu (enfin je présume) mais dont tu descends toujours un trait. Ici le scénario linéaire.
    Sans doute parce qu’un bouquin qui rend top accroc n’est pas critiquable à nos yeux, ou alors que tu n’as pas encore rencontré ce genre de bouquin.

    PS: Si demain tu spoils Batman, j’organise un boycott.

  9. Même pas un semi-spoil (si toutefois c’est bien de moi que tu parles)

    Il est de notoriété publique que le nom civil de Mr J. est Jack Napier, tout comme Bruce Wayne est Batman (hahiiiin, tu l’as pas vu venir ce spoil-là ! ).

    Et la phrase “Why so serious ?” est LA réplique du Joker qu’on nous sort sur les affiches et dans les bandes annonces. Difficile de passer à côté.

  10. Nan mais polo faut pas me prendre pour une buse hein c’est pas à moi que tu vas expliquer batman (nonmého).
    Je faisais une blagounette.

    Pranskter –> Tu remarqueras que ce que j’aime pas dans les deux bouquins dont j’ai parlé relève du goût perso et pas d’une erreur quelconque de la part de l’auteur.

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