Dix neuvième siècle. Jesse James est le dernier grand malfrat de l’histoire. Après une ultime bravade, consistant en un détournement de train, il décide de mettre un terme à sa carrière et d’enfin goûter au repos. Torturé par des soupçons et la nostalgie Jesse ne peut s’empêcher de rendre visite à ses anciens camarades, que ce soit pour passer du bon temps ou leur mettre une balle entre les deux yeux. Dans son ombre, le jeune James Ford jalouse celui dont il a tant rêvé les aventures. Les mois qui vont suivre vont entraîner ces deux hommes dans une spirale au bout de laquelle aucun d’entre eux n’en ressortira indemne.
Ouille, pas si facile de raconter l’histoire du meilleur film de 2007, au titre le plus awesome depuis trop longtemps : L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford.

Vous connaissez ma passion pour les accouchements difficiles. En voilà un beau. Jesse James était bouclé deux ans avant sa sortie ciné. Et quand il est enfin apparu sur les écrans américains c’était dans cinq salles uniquement. Quatre misérables millions de dollars, voilà ce qu’il aura rapport dans toute sa carrière. Jolie mise à mort de la part de Warner Bros. What the fuck happened ? Il faut déjà prendre en compte que Jesse James ne s’est fait quasiment que grâce à l’aura de Brad Pitt, défendant le projet au point d’imposer par contrat que le titre du roman d’où est tiré le film ne serait jamais altéré. Il a eu raison, le titre est awesome. Le principal souci était la nature même du métrage. Le premier montage du réalisateur (illustre inconnu au bataillon) dépassait allègrement les trois heures. Le studio qui espérait un truc badass s’est retrouvé avec une histoire contemplative à en faire crever de jalousie Terrence Malick. C’est après deux ans de batailles dans la salle de montage qu’une version finale sera sortie dans l’indifférence la plus totale aux US. Quelques mois plus tard deux nominations aux Oscars feront comprendre aux dirigeants de la Warner qu’ils avaient fait une énorme connerie.

L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford est magistral, de bout en bout. La photographie du film est magnifique, sublimant les traits d’un Brad Pitt fatigué et buriné qui trouve là son meilleur rôle de tous les temps. Il le savait et c’est pour ça qu’il s’est battu. Jesse James est un film sur la gloire, sur l’héroïsme, sur la fascination qu’exercent les étoiles. Fuck, c’est plus de deux heures de vrai cinéma, à consommer dans le noir en haute définition. Le soucis c’est que c’est clairement pas le genre de trips qui plait à tout le monde. Le rythme est lent, peut paraitre répétitif. C’est un des pires souvenirs ciné de mon buddy Pollux qui passa l’intégralité de la séance à me demander toutes les deux minutes quand il se passerait quelque chose. En même temps, lui c’est une cause perdue. Pendant qu’il gémissait de douleur, moi j’étais captivé, rivé à cet écran qui déroulant devant mes yeux des paysages plein de poésie et des acteurs au sommet de leur art. La dernière demi heure du film, au rythme beaucoup plus rapide et haché vient comme un contrepoids justifier toute la lenteur relative du début. Impeccable de bout en bout, Jesse James est un de ces films qui justifient l’existence du cinéma.

Tellement hanté par cette première vision, je n’ai pas encore déballé le HD DVD que j’ai payé plein tarif. J’ai besoin de le revoir sans interruption, dans les meilleures conditions. J’attends le bon moment.
Demain ce sera le début d’un two-parter sur le premier de mes trois dream projects.
BONUS STAGE !!!
Rien que la bande annonce donne tout plein de frissons le long du dos.
Intéressant.
J’avais vu plein de gens le conseiller, j’ai pas cru au fait qu’il avait fait un bide.
Dommage.
C’est con pour Pollux aussi.
Ah non, moi ça me plait bien le fait qu’il est fait un bide.
A part Ben, y’aura personne pour me gonfler avec ce somnif… ce film pour les 70 prochaines années!!
Non mais sérieusement, le film est très beau, toussa toussa, les acteurs sont magistraux, toussa toussa, je dis pas le contraire.
Mais on s’emmerde!!! Profondément!!
Il ne se passe rien de tout le film, à part le fait que Jesse James fini par se faire buter d’une balle dans le dos par Robert Ford (quoi? Je spoile pas, c’est le TITRE du film!!)
Au moins, Terence Malick ou Zhang Yimou arrivent à mêler poésie, action (un peu) et une réflexion qui dépasse le cadre nombriliste de l’auto-introspection Bradpitienne sur sa badassitude!! (ouais, on dirait que ça veut rien dire, mais faut avoir vue et détesté ce film pour comprendre!)
Ce film, c’est du National Geographic avec des cow-boys (hétéros cette fois-ci, a priori), rien de plus. C’est tellement beau et chiant en même temps qu’on a l’impression en le voyant que le film a été fait pour les Oscars uniquement et pour rien (ni surtout personne) d’autres.
La preuve, il est 6h du mat et y’a que 2 commentaires (dont un scandaleusement outrageux et obséquieux, limite agressif envers ton film. Je m’étonne que tu laisse de tels propos cassant sur ton blog Dude!)
Donc voilà, si vous aimez la poésie creuse, In The Mood For Love, Etienne Daho, le yoga et la Nouvelle-Zélande, ce film est fait pour vous!!
Sinon, passez votre chemin, ça vous évitera de perdre trois précieuse heures de votre vie!!
Ouais, je sais, c’est de l’anti-poste, mais j’ai la flemme de faire mon propre blog, je préfère pourrir celui de Matthias, ça me détend!
Allez! Bon Transformers à tous!!
Perso j’ai du réussir à supporter 45minutes de ce film. il est vrai qu’elles étaient belles mais chiantes…
Mais je pense qu’il fait parti des films qu’il FAUT avoir vu pour sa culture personnel.
Donc je prendrais le temps de le revoir, et en plus je pourrai dire que ce film est vraiment chiant en mon âme et conscience…
Je déteste Brad Pitt, je le trouve même pas bon acteur avec son regard de chien battu qu’il traîne partout. Ya que dans Snatch qu’il trouve grâce à mes yeux… Mais bon, si un jour j’ai vraiment plus rien à regarder, ou si j’arrive pas à dormir (à en croire Pollux), je me souviendrai de toi et de ton ciné club n°10…
Haaaaan, la grosse lose du ciné club quoi !
Non mais moi j’ai vraiment bien aimé ce film, pas adoré jusqu’à dire que c’est le meilleur film 2007, La vie des autres ou I am Legend (sans sa fin en carton) trouvent plus de grâces à mes yeux, mais quand même, ce film est vraiment bon.
Pollux > Tu sais ce que j’en pense !
Lily > C’est pas bien de dire du mal de Bradou, revoit Fight Club et on en reparle !
Aaaahh!! J’aime bien foutre ma merde dans le ciné club moi! lol!
Bon, vous l’aurez compris, moi j’ai trouvé que c’était un film chiant, mais c’est tout de même objectivement un bon film.
C’est juste que j’ai jamais trop accroché ce genre de film fleuves sur le grand ouest américain. Après, si vous avez surkiffé Jeremiah Johnson, l’Homme qui Murmurait à l’Oreil des Chevaux, Danse avec les Loups version longue ou encore Brokeback Mountain, bah ça devrait vous plaire.
C’est pas mon truc, cétou!
Lily-> Je te respecte et t’admire énormément (surtout si tu te fie à mon avis
) mais faut quand même respecter Bradounet, que diable!
Bon, j’avoue que je suis resté vachement hermétique pendant des années, le considérant au mieux comme un DiCaprio haut de gamme. Mais après avoir vu Snatch, Fight Club et l’Armée des 12 Singes, le monsieur a su obtenir grâce à mes yeux
Par contre, j’avoue, Jesse James, c’est 2h30 de regard vide et triste, y’a pas photo! Mais bon, si on aime les cockers!
Merci BenReilly, je vais voir ça dès que j’ai une soirée sans aucune ombre de vie autour de moi
Il a pas fallu grand chose pour que tu réussisses à me convaincre, juste un titre !
Et Brad est un grand acteur quand même ! Fight Club, L’Armée des 12, Snatch ?! Et il a pas vraiment des yeux de cocker, c’est juste sa mâchoire qui sent pas bon !
Pas vu mais le post donne envie de le voir.
Le meilleur rôle de Brad Pitt?
Meilleur que dans Seven et surtout Fight club? :/
Alors, au risque de me faire lyncher, et après une petite séance Fight Club, je suis au regret de vous annoncer que je campe sur mes positions. Brad Pitt, il a des rôles excellents dans des films excellents, mais c’est pas un acteur excellent, je suis désolée, il casse pas des briques. Ses personnages oui, mais pas lui. Autant Léonardo di Caprio (je pensais la même chose de lui et je dois être la seule fille de l’univers à ne pas avoir vu Titanic) est un très bon acteur (regardez Rimbaud-Verlaine merde !) autant Brad Pitt me fait ni chaud ni froid. Il a rien dans l’oeil.
Je vous entends déjà dire que mais si, c’est un bon acteur, la preuve, on l’oublie lui au profit du personnage et ça c’est être un bon acteur. Mais là vous êtes vraiment vicieux…
Tu ne te feras pas lyncher, mais quand même… il est capable de beaucoup de rôles (entre l’Armée des 12 et la Rivière qui coule au milieu), toujours drôle, toujours différent (la scène du gant de vaisselle de Fight Club…)
Et Leo est un excellent acteur ! Juste dépassé par Titanic, mais le regard change depuis quelques années…
Lily-> Mais attends, Brad Pitt, c’est un très bon acteur! La preuve, on l’oublie lui au profit de ses personnages! Et ça, si c’est pas être un bon acteur, je sais pas ce que c’est!
Comment ça vicieux??
Non, plus sérieusement, je le trouve excellent dans beaucoup de ses films. Snatch, l’Armée des 12 Singes etc… il est très bon. Idem pour Jesse James d’ailleurs.
Dans Fight Club bah… il joue bien son personnage, sans fausse note.
Il est peut-être pas sidérant, mais il est pas mauvais non plus.
Quant à Léo, il m’avait bluffé dans Gilbert Grape (c’est ça le titre?), mais il était simplement correcte dans Titanic ou dans les Scorcese. Pas sa faute, juste que les rôles étaient pas transcendants non plus (et qu’il à pas la gueule d’Howard Hugues, mais j’dois être un des seuls que ça a dérangé! lol)
Bon après, je pense qu’aucun acteur ne sera jamais tout le temps génialissime, c’est impossible. Ils auront au mieux quelques grands films qui les auront sublimer, mais sans plus.
Parce qu’au rayon des “grands acteurs-mauvais acteurs”, y’en a un sacré paquet qui attendent leur sublimation hein!! (Tiens, et si on parlait de Nicolas Cage? Comme ça, au hasard?)
Pollux : AHAHAHAH Nicholas Cage ! HAHAHA ! Ghost Rider !!!
Bien vu pour Cage Pollux… ou presque. L’Oscar pour Leaving Las Vegas (1995) est totalement mérité. Cage l’a eu son film où il est sublimé. Bon, un seul par contre (car non, Lord Of War n’est pas un chef d’œuvre comme beaucoup disent).
Je trouve le contre-blogging dans les commentaires parce qu’on a la flemme de tenir son propre blog une saine pratique, je m’inscris en vrai* !
Bon, sinon, pour une fois, j’ai aperçu la lumière au-delà des nuages de BenReillysme. Je veux dire par là que tu m’as convaincu, et Pollux a achevé à coups de batte dans les micro-couilles les micro-doutes qui me restaient, parce que bon, quand même, c’est toi, Matthias… “Mikeulbébadboysdeutoussatoussa”…
Mais, puisqu’au fond, c’est lui qui semble réellement faire débat, Brad Pitt est quand même un acteur totalement jacko** ! Déjà, il est pote avec l’homme le plus classe du monde à plein d’égards, George Clooney. Une sorte de preuve… Mais surtout, il faut bien voir que ce mec-là, le seul truc qui l’empêche d’être le nouveau DeNiro, c’est sa bogossitude absolue. C’est vrai que la plupart des rôles qu’il incarne doivent prendre ce paramètre en compte, à un point qui, j’en suis sûr en devient gênant pour lui et sa carrière. Et, malgré ça, il arrive à nous caler un “Snatch” ou “L’armée des 12 singes” de temps en temps. Sans oublier ses fabuleux featurings dans “Spy Game” (oui, je sais, il a l’autre rôle-titre aux côtés de Redford, mais se faire éclater la gueule sans piper mot, même pendant 1/2 heure, j’appelle toujours ça un featuring) et “Confessions d’un homme dangereux” (de et avec l’homme le plus classe du monde, je vous le conseille !) où, en duo avec Matt Damon, il m’a offert un authentique éclat de rire.
Bref, on est en droit d’espérer un nouveau Redford que son apparence injustement sublime – pauvre homme ! – ne condamnerait pas à un crépuscule fait d’oreilles de chevaux et autres Bagger Vance.
Tout ça pour dire que je vais m’empresser de me trouver un exemplaire de “L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford”. Mais p’tet d’abord du livre, parce qu’en fait c’est le thème qui m’attire…
* C’est là que vous comprenez que je n’ai jamais trop saisi l’étymologie de “s’inscrire en faux”… CQFD.
** “Jacko, adj : Dérivé de “Jacques”, en référence à un ancien ministre de la culture et actuel maire du XIIIe” – “Ex : C’est du jacques !”. Un juste hommage pour cet homme qui s’est acharné à défendre notre belle langue avec une pertinence peu commune, allant même jusqu’à tenter d’interdire aux commentateurs sportifs de dire “corner”, remplacé par “coup de pied de coin”.
Lily-> Mouhahahaha!! Ghost Rider!! Next!! bangkok Dangerous! Mouhahah en effet!
Dit Lily, tu veux bien être mon âme soeur de commentaires??
Spha-> Bien vu en effet pour Leaving Las Vegas. A force de faire des merdes, il arrive à en faire oublier ses bons côtés, ce qui est bien dommage en soit.
Tonio -> Ah bah moi c’est le thème qui m’attirait mais alors pas du tout! J’suis un peu allé voir le film à reculons (comme pour Eternal Sunshine) ce qui ne doit pas arranger l’objectivité de mon appréciation (comme pour Eternal Sunshine).
Après, comme je l’ai dis, le film s’inscrit dans un genre bien précis qu’on aime ou qu’on aime pas.
Moi, les films sublimant les grands espaces américains, ça me lourde très vite, donc forcément…
Le thème ensuite, c’était pas non plus ma tasse de thé.
Tout à fait d’accord avec notre critique cinéma, un “must-have” ce film.
Autant de longs films peuvent paraître longs (phrase du jour), autant celui là, même au rythme posé, m’a captivé de bout en bout !
Héhé Pollux t’as achevé de me convaincre de regarder le film en le mettant sur le même pallier qu’Eternal Sunshine, un bijou divin
Rôôôh!!
Aucune originalité les mecs!
Détestez ce genre de film, c’est pas donné à tout le monde vous savez! Faut se forger un esprit critique très personnel, ranger son coeur à l’entrée du cinéma toussa toussa!
C’est pas si facile!
Non mais sérieusement, les films faits pour qu’on les aime, ça a souvent plus tendance à me gaver qu’autre chose (sauf Little Miss Sunshine, mais y’avait Steve Carell, forcément…).
J’ai toujours l’impression qu’on me prend pour un con dès qu’on arrive pas à me surprendre au ciné. (un jour je parlerais de Dark Knight, histoire de finir d’achever le peu de crédibilité qu’il me reste)