150 – Small Potatoes

Holy shit, nous y voilà. C’est bel et bien la note 150 ! Quand je pense qu’il y a pas si longtemps je caressais l’idée de me calmer en terme d’updates. Finalement j’ai tenu bon et bravé la moyenne des trois mois après laquelle la plupart des kids abandonnent leur blog aux froides ténèbres du web. Je suis donc quoi maintenant ? Un real blogger from the hood ? Attends je regarde mes stats… Ouais. Bon. Un petit nigga alors. Même si je dois avouer que ça fait plaisir dans mon cœur meurtri d’avoir trouvé plein de compagnons de commentaires et parfois des compagnons de blogging. Prenez Navie par exemple. Pas plus tard que lundi elle m’a envoyé une patate chaude, alias le pendant blog des chaînes à la con. Cette fois le but du jeu, c’est de me trouver cinq paradoxes. Ah ah comment ça sent trop le piège pour que je dise plein de choses sur moi sans m’en rendre compte ! Go !

- Pour le plus grand fanboy de Spiderman de toute la France, j’ai quand même une putain de trouille des araignées. Avec le temps j’arrive à gérer un minimum. Sauf que ça m’angoisse dès que ça bouge, entre la rapidité et l’impossibilité de prévoir leur trajectoire. Paradoxalement (ouais j’ai compris la règle t’as vu !), j’associe les araignées aux signes. Comme l’anecdote qui va avec cette affirmation est uber sexy, je la garde pour plus tard.

- J’adore squatter des fêtes chez les gens, mais j’en ai jamais organisé chez moi. Les raisons sont multiples. D’abord il y a ces voisins psychos qui craignent le bruit. Ensuite l’angoisse du dude qui a peur qu’on lui trashe son living. Le tout en combo avec le fait que j’ai peu de place, et c’est encore pire dans mon new appart’ panaméen (=à Paris). Moralité : invitez-moi bordel !!!

- Je pense sincèrement être une des personnes les plus empathiques que je connaisse tout en étant un des plus gros connards d’égoïsme ever. Le twist c’est que ma satisfaction personnelle passe par la vision de la reconnaissance dans les yeux d’autruis. Moralité, je kiffe compatir, changer les idées, divertir et toucher les âmes. Mais fondamentalement je pense qu’à ma gueule.

- Je passe mon temps à me plaindre, sauf qu’en vrai je suis un indécrottable optimiste. A Lyon il y a un dicton « Matthias s’en sort toujours ». Malgré la pluie de merdes qui me tombe sur la tronche depuis 18 mois, j’arrive à voir le positif et à rebondir. Histoire que ça se voit pas trop je suis obligé de faire mon Caliméro, parfois au point d’ouvrir un blog pour dire que la vie me persécute (dixit Timon le philosophe : “Quand le monde te persécutes, tu te dois de persécuter le monde !”)

- J’ai des tonnes de projets d’écriture et je passe la majeure partie de mon temps à blogguer comme un con. Parce que le blog c’est un retour humain immédiat, une démarche régulière et donc stimulante. Mais surtout un blog c’est pas risqué et ça ne génère pas des lettres de refus.

Arf, en fait c’était plus dur que prévu cet exercice. Du coup je préfère pas l’infliger à quelqu’un d’autre (en vrai j’ose pas déranger, chui un mini nigga j’ai dit !). A la place je vais tenter de faire cinquante notes de plus, malgré la rentrée et tout en avançant mes projets. Ouais c’est ça.

Demain c’est girl appreciation day. On parlera de ma copine Sabrina et ça sera peut être mignon. Question de point de vue.

149 – Everyone’s A Critic #4

Un homme et son garçon poussent un caddie le long d’une route couverte de cendres. Le monde n’est plus. Ce qui reste d’humanité s’est tourné vers la barbarie la plus primale afin de survivre. C’est pourquoi l’homme garde toujours près de lui son arme. Quoi qu’il arrive il doit conserver une balle. Il doit être prêt à sauver son fils de ce monde afin qu’il ne le dévore. Mais tant que ce jour ne vient pas, alors ils avanceront, sans faillir, sans renoncer.

Quand Cormac McCarthy à publié The Road l’année dernière, même moi, d’ordinaire sourd aux soubresauts du milieu littéraire en ais entendu parler. Diantre ! Du post-apo qui passe mainstream ? Mais qu’est-ce à dire ?! En effet The Road s’est payé le luxe de scorer le Pullitzer de 2007 (prestige inside) et la sélection d’Oprah la même année (thune inside). A ce jour The Road s’est écoulé à plus de deux millions d’exemplaires. Oui, c’est monstrueux. Forcément, quand je me suis lancé mon petit défi de retourner dans les livres, j’ai passé commande de l’édition US (8€ au lieu de 21€ en FR… sans commentaire, même si la traduction est d’excellente facture). Entre temps j’avais vu No Country For Old Men, adaptation brillante du précédent bouquin de l’auteur. C’était quand même avec appréhension que je me lançais dans la lecture de ces petites 300 pages. Après tout, le magazine Entertainment Weekly avait nommé The Road « Meilleur roman depuis vingt-cinq ans ». Sacrée pression.

La forme tout d’abord. Tout du long les deux héros n’auront pas de prénom, tout comme les rares personnages secondaires. Mais ce qui frappe en premier c’est la syntaxe. Aucune trace de virgule, les phrases sont sèches et rapides. Pas non plus de guillemets ou autres tirets. L’absence de chapitrage confirme que le post-apocalypse s’invite jusque dans l’écriture, renforçant cette idée de désolation. Le vocabulaire est extrêmement précis, tellement que je pense le relire quand j’aurais plus de skills en anglais. Niveau fluidité, l’action est lente et faite de scénettes du quotidien. Les paragraphes courts insufflent le rythme qui pourrait faire défaut à la narration. A un moment il faut arrêter de tourner autour du pot : le style est parfait, sans failles, épuré et riche à la fois. Ce qui peut diviser à du coup d’avantage trait au fond. Malgré les dialogues touchants et un quotidien terrifiant de réalisme, force est de constater que l’ambiance triste et aride ne plaira pas à tout le monde. Pour un pote c’est un bouquin écrit en pilotage automatique, creux, conçu pour faire pleurer dans les chaumières. Un braquage littéraire. Il n’est pas le seul à penser de la sorte.

En ce qui me concerne je suis resté captivé du début à la fin, trouvant le moindre prétexte pour continuer ma lecture. Le monde de The Road est rude, quasiment dépourvu d’espoir et offre un certain nombre d’actions bien hardcores. Les thématiques tournent autour de la mort, ombre omniprésente. Paradoxalement ce livre est une célébration de la vie, de l’obstination. Il est aussi question du passage de la flamme, de l’héritage que l’on transmet à ses enfants. Une fois fini, la dédicace au fils de cet auteur vieillissant (74 ans) prend tout son sens. Étrangement je ne me suis jamais senti aussi vivant que depuis la lecture de ce roman.
Je sais avec certitude que je le relirais, plus tard, quand j’aurais digéré cette première vision. Je me suis ouvert complètement à cet univers et ais l’impression d’en avoir été récompensé. Aujourd’hui je ne regrette pas de m’être remis à lire. La seule question qui me taraude à présent c’est de savoir si l’adaptation ciné en cours (avec un casting parfait) saura retranscrire toutes les émotions du roman.

Attention un changement de conversation à 180 degrés ! Vlan ! Rien à voir mais demain c’est la note 150, l’occasion de participer à un petit jeu entre bloggueurs ! Yey !

148 – Eat Shit And Die

Vous devez l’avoir compris, j’aime le cinéma. Aussi laissez moi vous raconter l’histoire d’un film que j’avais vu à l’époque où mon sens critique était encore jeune et innocent. C’est l’histoire d’un type joué par Jim Carrey. Il a réussi dans la vie en étant un gros con qui méprise ses semblables. Seulement un jour son fils souhaite que plus jamais son dad ne puisse mentir. Forcément Carrey se retrouve dans la merde assez rapidement. Mais en étant honnête il découvre que la vie à beaucoup à lui offrir maintenant qu’il sait où regarder, et trouve enfin le bonheur qui lui avait toujours manqué.
J’imagine que la plupart d’entre vous ont reconnu le scénario de Menteur Menteur, sorti il y a maintenant onze ans (shit j’avais que onze ans quand je suis allé le voir aux Huit Nefs de Lyon !!!). Pourquoi je vous parle de ça me demandez vous ? Vous z’aller voir !

En décembre sort la nouvelle comédie de Jim Carrey. Ca s’appelle Yes Man et je vais vous le pitcher. C’est l’histoire d’un type qui a réussi dans la vie en étant un gros con qui méprise ses semblables. Seulement un jour on le met au défi de dire oui à tout. Forcément Carrey se retrouve dans la merde assez rapidement. Mais en s’ouvrant aux autres il découvre que la vie à beaucoup à lui offrir maintenant qu’il sait où regarder, et trouve enfin le bonheur qui lui avait toujours manqué.
Je sais pas vous, mais moi j’ai légèrement l’impression qu’on se fout un tout petit peu légèrement de notre gueule… Encore c’était sans avoir vu la bande annonce durant laquelle Jim Carrez découvre le Red Bull et trouve ça tellement énorme qu’il faut qu’il aille en parler avec un autre perso. Rien que dans la bande annonce, on entend au moins dix fois le nom de la marque. Sans déconner putain !

Au niveau de la prod’ on se défend d’être en train de remaker un film avec le même acteur principal, ce à quoi j’aurais envie de dire lawl si ça ne me faisait pas autant de peine pour Carrey. La caution c’est que l’histoire est adaptée d’un bouquin autobiographique. C’est clair que y’avait grave besoin de payer des milliers de dollars de droits pour un pitch aussi puissant. Je préfère rien dire sur le placement de produit éhonté. Au moins dans Seul Au Monde ça avait un tout petit, petit rapport avec l’histoire. Cast Away, alias la pub la plus longue et au plus gros budget de tous les temps. En fait, ce qui me casse le plus les couilles, c’est que Yes Man va couter un tas de milions de dollars qui auraient pu servir à faire des trucs inédits et osés. Pour moi ce genres de prods c’est encore pire que les suites ou adaptations à répétitions. Le côté positif, c’est que ça rassure quand au fait que le talent à rien à voir avec la signature de contrats.

Voilà, j’avais juste envie de faire ressortir l’artiste sous la carapace du marketeux. Maintenant je respire à nouveau. Le pire c’est qu’avec ma carte illimitée j’irais surement voir ce truc. Je suis maudit.
Reuzment demain je remonte le niveau je chronique le meilleur bouquin (à priori) de l’année dernière (et non c’est pas un truc français avec des Harkis ou des survivants de 39-45).

BONUS STAGE !!!

Prêts à saigner des yeux ? Here is da trailer !