Attention à tout l’équipage du Best Place. Afin de négocier cette note le commandant va devoir déployer le mode hyperspoiler. A ce niveau de spoil l’invisiotext est inutile. Initions des moteurs hyperspoilers dans trois, deux, un…
Hell est une pétasse du seizième. Sa vie se résume aux boites, au cul et la coke. A force de rien branler fatalement elle aime rien. Enfin ça c’était avant de rencontrer Andréa, son équivalent masculins. Trop cons pour exprimer leurs sentiments, ils se perdent de vue avant de changer d’avis. Sauf que là c’est trop tard vu qu’Andréa s’est fait emboutir en grillant un feu rouge. Désespérée Hell va se faire enculer par le premier connard venu.
Voilà voilà… C’était la version short de Hell.

Hell c’est le premier bouquin de Lolita Pille, la cutie girl qui fait bander le monde de l’édition hexagonal. Enfin c’était jusqu’il y a quelques semaines, quand la critique à descendu en flamme son troisième roman, un trip d’anticipation. Moi je voulais juste checker un premier roman ayant cartonné, pour voir de quoi c’est fait. Ce qui m’a fait sourire au fil des petites cent cinquante pages de Hell, c’est le multitude d’expression que j’ai moi-même utilisées plus tard. Ce qui m’a moins fait sourire c’est le niveau de vocabulaire, à des années lumières de mon dico du pauvre. Pille masterize les mots qui comptent triple. Sauf que ça dessert le propos, mais j’y reviendrais. Avant je me dois de mentionner l’existence de Hell, le film. Filmé avec une caméra vidéo pourrie et starant Sara Forestier (qui est la raison pourquoi je me trimballe toujours avec un desert eagle chargé d’une balle avec son nom dessus) en combo avec un mannequin Calvin Klein. Le côté positif c’est que le casting a le mérite de coller aux persos. Le côté négatif c’est que le film a été unanimement vomi, par la critique et les spectateurs. Dommage qu’avec un titre pareil c’est impossible de trouver un rip sur les réseaux tipiaks pour se faire un avis (c’est fou le nombre de films avec Hell dans le titre).

Sur le fond j’ai un tout léger soucis avec le propos, mais c’est ma faute. Je m’explique. Tout le long du bouquin Hell (ou Pille, vu que c’est admis que c’est lourdement autobio) interpelle le lecteur en lui disant qu’il est une merde et qu’il crèverait d’être à sa place. L’idée c’est de ressortir le concept du « Omagad on envie les riches mais en fait sont tristes comme nous ! ». Pas de bol mais être rentier et rien branler de la journée c’est un rêve de prolo. Ce qui coince, c’est que la vie de Hell, je l’envie pas du tout. Le perso me fait pitié du début à la fin, toutes ses emmerdes sont sa faute et j’ai du mal à pleurer quand elle est en bad de se faire avorter. Même tarif pour la sodomie finale, pour « se salir ». J’ai une copine qui réagit comme ça en vrai, bah je la méprise (toujours à l’heure actuelle). Bref Hell est une grosse conne qui pourrait crever dans le caniveau que j’en aurais rien à foutre vu que tout est de sa faute. Ouiii, mais enfin Benny, s’pas sa faute à la gamine. Tout ça c’est la société et les parents de merde ! Oui mais non. Le roman est narrationné à la première personne et là Hell est ultra cultivée et possède des raisonnements construits et matures. Avec son intellect je maintiens que c’est son problème si elle se fout en l’air.

Car Pille ne s’est pas foutue en l’air. Pille a écrit un putain de bouquin sur la jeunesse dorée (ouais fallait que je la place cette expression à la con). Dans un souci de dramaturgie elle met en échec son alter égo littéraire tout en lui conférant sa sagesse. J’appelle ça se prendre les pieds dans sa logique. Hell aurait été un tout petit peu plus conne, j’aurais marché à fond. Au-delà de ça, y’a quand même pas mal de trucs à sauver. Les descriptions de la night du début des années 2000 sont funky (bwah ah ah la moitié du bouquin se passe dans une boîte dans laquelle j’ai squatté pour une soirée Celsa). Ce qui m’a surtout plu c’est que sous le vernis du beau vocabulaire et l’intrigue timbre-poste-sized, y’a de belles phrases sur le mal être adolescent, la vie, la mort et le cul. J’en ressors persuadé que Pille est loin d’être conne et je me dis que pour 4€50 j’aurais pu lire nettement pire.
Holy shit ! Mais ces critiques prennent de plus en plus de place ! Alors que c’est pourtant les notes qui déclenchent le moins les passions ! Que je suis contradictoire, bwah ah ah !
Demain ça fera deux jours que je serais rentré sur Paris, l’occasion de faire un petit point personnel sur ma relation avec la capitale.
BONUS STAGE !!!
Plutôt que de mettre la bande annonce d’un mauvais film que vous verrez jamais, je préfère balancer un peu de zique qui va bien.






J’ai vu le film.
Un bel étron cinématographique creux.
J’adore » De pauvres riches »… en même temps j’adore TTC.
Et oui Hell le film était à vomir.
Sinon en passant, j’ai fini Elite Beat Agent, le dernier morceau est intestable ! J’ai mal aux doigts !
Je vis la même chose que toi BenReilly, quand je parle d’artistes, de films, de groupes qui me tiennent à cœur, les commentaires sont inexistants. Dommage, la culture et les goûts, ça se partage, ça se transmet
Et c’est ce que j’apprécie avec toi BenReilly, je découvre dans ton blog des choses qui n’auraient jamais éveillé mon intérêt en temps normal.
Du coup je me tate à le lire. Au moins je le rajoute dans mon to-read-list.
Etioun => Jumpin Jack Flash est vraiment énorme comme chanson. Et j’avoue que j’ai bien lutté pour arriver jusqu’au bout de ce morceau dans EBA
Si ma fierté est aux nues, mon écran tactile tire la gueule -_-
Au fait, j’ai toujours pas vu ce qu’elle avait racconté aux Césars l’autre cruche là; Y’a une vidéo qui traine sur le net, quelque chose?
T’es quand même un sacré tordu. Perso j’avais pas besoin de le lire pour savoir que ça valait pas le coup (en + y’a le résumé [en moins transgressif] sur wikipedia). Mais j’ai une amie qu’est fan du livre, je te la présenterais bien mais elle est en Chine et de droite.
Ils l’ont vraiment descendu en flamme, Crepuscule ville ? J’ai lu des trucs qui disaient que c’était pas mal mais juste un peu trop confus à cause d’un trop plein d’idées etc.
Rougenoirblanc > Si j’en crois ce qui s’est passé avant-hier, pour faire réagir, il faut commencer chaque article par : [un truc populaire], c’est de la merde.
(Sinon, ça n’a rien à voir mais hier j’ai acheté Comment écrire de la Fantasy et de la Science-fiction, d’Orson Scott Card.)
Euh… moi, je n’ai pas lu le bouquin mais j’ai bien aimé le film ! C’est peut-être aussi parce qu’étant moi-même rentier, j’ai des acquointances avec le milieu…
Quoi qu’il en soit, vous avez entendu parler de The Mojave Experiment, l’expérience marketing la plus bidon de tous les temps ?
Si oui c’est cool, si non c’est par ici : http://alexandrerizos.blogspot.com/2008/09/mojave-experiment-arnaque-ou-gnie.html
Je ne sais pas quoi pensé de Lolita Pille. Je l’ai vu à la TV, j’avoue qu’elle m’a bien plu (ce n’est pas le genre de personnes que l’on voit habituellement à la TV), son discours même s’il n’était pas toujours clair (certainement dû à son état alcoolisé) ne ressemblait pas aux discours traditionnels de promo de bouquins.
Le « personnage » Lolita Pille m’a donné envie de lire ses bouquins même si la critique ne la suit pas toujours.
Pas lu, pas vu, pas envie. Et pas envie² après t’avoir lu tellement je me sens détaché du pitch. Mais bon, il en faut pour tout les goûts.
Sinon, tu sais, pour 2€, tu as un librio, mais bon, c’est surement des textes un peu moins glam… :p
AR > File-moi du blé.
> Last Equinoxx :
Ce n’est pas aussi simple… Il faut que je débloque le cash que j’ai aux Iles Caïmans… Ca prend du temps…
Alors moi je n’ai ni lu le bouquin, ni vu le film (j’ai flairé le navet).
Les « Gossip Girl » à la française sont ridicules. Les filles ne sont pas assez belles et pas assez riches, donc l’hybris est moindre.
Sinon, je suis en train de finir le tome 1 de Fascination… bof bof… c’est très mal traduit (du genre « elle m’introduisit auprès de ses amies »). Mais surtout, c’est gnan-gnan. Je m’attendais à un truc plus sessouel (puisqu’on parle de vampires tout de même!). Mais je pense que j’aurais lu ce bouquin à 12 ans, j’aurais bien aimé (Puisque c’est quand même de la littérature pour ado) : la teen un peu grunge et perdue qui ne s’est jamais sentie comme un être sexuel, le bogosse mystérieux et surnaturel, l’environnement pluvieux…
Enfin ça vaut pas Judy Blume… ou Francesca Lia Bloch dans le genre. Et pour la love story de vampires, ça vaut pas Buffy (bcp plus drôle, sexy, et elle en plus, elle s’en tape plusieurs des vampires)
Tu veux de la réaction enflammée ?
Tu vas en avoir !!!
D’abord quand on parle d’une « cutie écriveuse », on met un lien pour pas que le lecteur lambda doivent chercher sur google image !
Ensuite quand on fait référence à une actrice qui à dit des « counasseries » aux Césars, on met aussi un lien parce que moi les césar je m’en secoue le zizi.
Sinon, t’es critiques elle tourne fort autour de l’enfer… Après Hellphone !
Comme musique de fond, je te conseille donc AC/DC et leurs mytique: Highway to hell et Hell’s bells.
Et sinon il a l’air chiant ton bouquin.
ça va comme ça ? Sinon je peux écrire que je suis fan de Sarkozi et tu l’auras ta polémique (niark niark niark)
Plus sérieusement, outre le fait que le propos du livre ne m’intéresse absolument pas, j’admire une fois de plus ta concision. On comprend clairement de quoi ça parle, on voit où sont les forces et la faiblesses. Ce type de critique est à mon sens le seul qui vaille la peine.
Le film était une grosse merde infâme et ça ne me pousse pas à lire le bouquin !
Quelle drôle d’idée, t’aimes te faire du mal Ben…
Quant à l’autre cruche de Sara, j’ai le même flingue que toi sur moi.
Ah ben non, c’était pas l’Etranger… Perdu…
Mais j’ai pas des masses envie de lire ce bouquin… Je peux avoir la suite d’hier à la place (en mode ultrachieuse) ?
ON connait la fin, ça sert a rien de lire !
Brainaparte –> Je te crois sur parole.
etioun –> Bienvenue au club des gens qui ont bouclé EBA !
RedWhiteBlack –> Pas cher mon fils ! Pas cher !
Pollux –> Je suis pas chez moi, je peux pas chercher là, be patient mofo !
Last Equinoxx –> Ah tiens tu lis des bouquins par l’auteur homophobe le plus connu au monde ?
Et crépuscule ville j’ai cru lire que c’était bancal et que ça avait clashé a mort avec l’éditeur qui avait demandé a Pille d’en re-écrire la moitié.
AR –> Heuuu… c’est quoi ce vieux backlink que tu nous fait là ?
Toysan –> Effectivement le personnage est sympathique. J’aurais aimé voir comment elle était à 18 piges.
fenrhyr –> Bah faut que j’assure mes stats sinon c’est la merde.
roxane –> Tu voulais dire « L’hubris » ?
Et ouais j’avais prévenu que dans Twilight ça manquait graaave de cul. C’est parce qu’ils veulent le vendre aux gamines prépubères !
Mais tu verras à la fin t’auras une métaphore orgasmique avec un suçon vampirique, usual quoi.
Pitming –> Je te merde pour les liens je suis pas chez moi et je me suis fait 500 kms hier.
Mais je te love pour tes compliments quand à mes zoulies critiques qui tout doucement intéressent d’autres gens que moi.
O’Brian –> Ca me rassure quand à mon éventuel décès : tu seras là pour prendre la relève.
Lily –> Tu peux lire la critique de Max dans les coms d’hier, c’est trop un ouf il a deviné toute l’intrigue ! (second degrés, on rigole, on s’aime)
Cidovul11 –> Et comme ça t’économise 4€50 ! L’est pas belle la vie ?!!
Matthias > Je l’ai pas encore lu
et ce sera la première fois que je lirai un de ses bouquins, je crois.
« Le héros aux mille et un visages » et « Comment écrire des histoires – Guide de l’explorateur » n’étant plus trouvables et/ou trop chers (le plus bas prix : 100€ mesdames messieurs…), j’ai choisi celui-ci, qui est apparemment une des références du genre (avec une très bonne traduction/adaptation d’après ce qu’on m’en a dit). Et tant pis si l’auteur est homophobe, parce que grâce à son livre je vais faire un roman sur des chevaliers qui, pendant une quête, tombent amoureux l’un de l’autre mais rentrent tout de même chez eux pour épouser leur promise respective ; quand l’un des deux meurt quelques années plus tard, celui qui a survécu se souvient… Ça lui fera les pieds.
Quoi ? Ça vous rappelle qqchose ?
Ce que j’aime c’est passer de Hellphone à McCarthy puis à Hell.
Demain Mc do’, après demain, caviar. A moins que ce soit l’inverse.
Bref, j’ai pas lu le livre, j’ai vu le film. C’était assez navrant. Pas que l’histoire était chiante à mourrir, mais de me rendre compte que je reconnaissais parfaitement là un milieu que j’ai (bcp trop) côtoyé à une époque de ma vie. (T’excite pas Ben, je te paierai pas de verre, je suis pauvre)
Tu veux dire que la critique était second degré, ou tu veux dire que la remarque à mon encontre (et un peu à son encontre aussi était second degré) ? Parce que là je me réveille et je comprends pas tout.
Et puis je suis pas d’accord en plus. Pour comparer deux choses, il faut qu’elles soient comparables, donc qu’elles aient des points de comparaison. Donc faut que des gens créent des histoires différentes mais un peu pareilles quand même, histoire qu’on puisse dire truc mieux, truc moins bien. Parce que tu peux pas comparer du chocolat et une chaussure, par exemple.
Je veux dire qu’il a pas deviné toute l’intrigue. Moi aussi je suis pas réveillé.
Lily > Les chaussures ont généralement moins bon goût.
Last Equinoxx > Ah, c’était donc ça !
Hum, BenReilly. Je ne crois pas que des critiques culturelles nuisent à ton bon compteur. Par contre, que tu accordes du « cutie » à quelqu’un qui nous fait du « ralala j’suis minet j’suis décadent », ça me siffle le baba.
Alors, je demanderais à ma soeur (celle qui est fascinée par les jeunes minets décadents qui vont aux Planches – PS : j’espère que c’est pas ça la boîte en question, ça ne peut pas être ça !) de me prêter le bouquin pour que je lise un peu le vocabulaire, mais si c’est pour retomber sur un énième roman où la pauvre riche malheureuse et méprisante finit par se faire sodomiser, non.
PS : je comprends qu’on kiffe Roxane avec un commentaire comme ça !! Même s’il y a bien 2-3 décadents rentiers sur Paris qui valent les New-Yorkais, mais c’est sûrement parce qu’ils ne viennent pas du 16ème mais plutôt du 5th, ce qui les rend plus sympathiques.
fais pas le malin, hybris est totalement acceptable.
J’ai une licence de lettres môssieur
Salut ! J’ai découvert ton blog il y a de cela quelques jours, et je suis revenue, et je me suis dit que tant qu’à faire, je pourrais peut-être me manifester, hein, pourquoi pas.
Alors Lolita Pille, j’ai pas lu Hell, mais j’ai lu le 2e, Bubble gum. Je me souviens que c’était rapide à lire, pas joyeux, et de toute la fin un peu WTF sur les bords. J’ai trouvé ça pas mal, malgré le fait que le bouquin ne compte absolument aucun personnage un tant soit peu sympathique. Impossible d’éprouver de la compassion pour l’héroïne, Manon (le prénom fait moins sophistiqué tout d’un coup, mais c’est normal, elle vient pas du 16e mais de la campaaagne), apparemment comme Hell, quoi. Et le héros est un connard, donc bon, heureusement que c’est pas long.
En retrouvant mon livre j’ai découvert dedans un début de lettre manuscrite débutant par « Mon amour » et tout… je vais pouvoir gentiment charrier la copine à qui j’ai prêté le bouquin, oh, merciiii
Je suis trop une gamine, argh.
Voilà. J’aime beaucoup lire tes posts, et aussi le minuscule smiley en bas de page.
[...] si j’ai pas eu à essuyer des salves de caillasses. Pourtant moi j’étais ressorti de Hell pas trop deg’. J’ai pas kiffé à mort mais y’avait des bonnes fulgurances lyriques, et des ébauches de [...]