Tally vit à Uglyville, comme tous les enfants de moins de seize ans. Dans trois mois elle déménagera à Prettytown, de l’autre côté du fleuve. Ce qui aura changé c’est son corps. A grand renforts de chirurgie esthétique futuriste on aura gommé toutes ses imperfections physiques. Equipé d’un nouveau visage d’une perfection symétrique elle à hâte de retrouver Peris, son meilleur ami, qui lui a déjà franchi le pas. Durant les trois mois qu’il lui reste, Tally va rencontrer Shay, une fan d’overboard qui l’aidera à tenir le coup. Ce que Tally n’avait pas prévu c’est que Shay décide de s’enfuir pour vivre toute sa vie dans son corps d’Ugly. Le jour de ses seize ans, Tally se voit refuser l’opération. Son seul moyen de devenir Pretty : servir d’agent double et trahir sa nouvelle meilleure amie en dévoilant la localisation de son refuge.
Et nous voilà reparti pour quatre cent pages d’un des best seller 2006 de l’édition à destination des adolescentes.

Scott Westerfeld est un écrivain Texan d’une quarantaine d’année. Ultra prolifique, il s’est fait remarquer en gagnant des pris aussi prestigieux que le Philip K.Dick Award en 2000. Je suis tombé sur Uglies en lisant un article à propos de la SF pour Young Adults. Les YA sont un nouveau segment marketing de l’édition. On sous-entend par là principalement des jeunes filles (les dudes lisant moins), entre douze et seize ans. Ce public est particulièrement réceptif au fantastique ou à la SF dite « soft ». C’est exactement les mêmes lectrices que celles de Stephenie Meyer et sa série Twilight. Comme des fois je me demande si j’ai pas un vagin, j’ai donc commandé le premier volume de la trilogie en quatre volumes (cherchez pas) Uglies (les autres tomes étaient respectivement Pretties, Specials et Extras). Et là il s’est passé un truc super chelou. J’ai ouvert Uglies à deux heure trente du matin pour me plomber afin de trouver le sommeil. Je l’ai reposé quatre heures et quatre cent cinquante pages plus tard. Imaginez la gueule en mode WTF de mon bro quand il m’a croisé allant me coucher alors que lui se levait. Mais qu’est-ce à dire ?!

Non parce qu’il faut être honnête cinq minutes. Uglies c’est un peu de la merde. Juste un peu. Le style est simple et plutôt quelconque, pas un frein à la lecture. Le rythme tout mou de l’intrigue est donc compensé par une écriture fluide. Niveau scénar’ on sent bien l’histoire écrite avec le Script-o-matic 2000. A aucun moment dans l’intrigue l’on est surpris. Passé le pitch de base tout se déroule comme on est en droit de se l’attendre. Aux deux tiers quand arrivent les révélations j’ai été étonné : j’étais persuadé qu’on était sensé avoir pigé de manière implicite mais non. Of course comme c’est ricain avec les Young Adults comme target ça manque sérieusement de sexe. Omagad un bizou sur la bouche !!! Trahuc de ouf !!! Tout ça c’est sans compter sur la fin pute. C’est-à-dire que le type te lâche sur un cliffhanger cinquante pages avant la résolution logique de l’intrigue. Et c’est pile là que je suis intrigué, dans le sens où si le mec à réussi à tirer 1200 en rab’ doit bien y avoir des rebondissements quelque part ! Aussi sec, j’ai commandé le tome 2.

Aucun doute quand au potentiel niveau best seller du truc. Les thématiques sur l’adolescence, le rejet par le physique, le rêve d’avoir un corps parfait et la soif d’indépendance, tout ça fait kiffer la vibe aux midinettes ricaines qui n’en veulent. Ajoutez deux trois métaphores sur l’écologie, les dérives de la science et un zeste de post apo et mélangez. Comme la plus pucelle des pétasses je me suis laissé prendre au truc. J’avais beau être sur des rails niveau intrigue j’ai pas posé le truc avant de l’avoir fini. C’est foutrement bien foutu et je me suis laissé piéger comme un bleu. Voilà t’y pas qu’en plus la Fox possède les droits depuis deux ans. Mettez moi un film avec que des clones maléfiques de Megan Fox et je précobande ma place de ciné direct !
Demain on parlera (peut-être) de mes résultats de partiels…
BONUS STAGE !!!
Quelqu’un connaîtrait une boîte qui me ferait des photocopies à un tarif dégraissif (genre moins de 8 centimes la page, chez Office Depot). Sur Paris of course. Je dis ça rapport aux 1000 exemplaires dont j’ai besoin…
” précobande ” coquille ou jeu de mot subtil ?
1000 exemplaire de combien de page ?
Google is your friend :
http://www.ccbcreation.fr/site/imprimer/photocopies/
Non ce n’est pas une coquille.
Sympa tes liens, merci.
Et je pensais genre 8 fois 120pages.
Hopla ça c’est un piège dont je vais me méfier, quand on sait que je peux être hypnotisé par n’importe quel téléfilm comédie romantique allemand, un truc comme ça qui se li sans s’en rendre comte je vais encore passer des nuits blanches que je n’ai pas le loisire de pouvoire m’offire.Et puis je doit déjà lire “how to lose friends & alienate people”
“la trilogie en quatre volumes”+”Script-o-matic 2000″->c’est moi ou il y a de la référence à H2G2 ?
Ha ouais mais là on comprend toujours pas ce qui t’as poussé à tout lire d’un coup. Si le style est plat, l’intrigue faible…
Le masochisme, sans doute.
Nan, sérieux ? Uglyville et Prettytown ? Sérieusement ? Nan j’y crois pas. On peut pas écrire un truc pareil… On peut pas…
La corep fait ca (les photocopies) à Jussieu et rue de Tolbiac…
Quant à la suite de cette méga série, mon seul pote qui ait aimé le premier a regretté ses sous… Enfin on verra bien…
Mindan –> zaim bien H2G2
Nerval –> Mais moi non plus j’ai pas compris !!!
Last Equi –> ^^
Lily –> It’s for reaaaaaaal !!!
galadriève –> M’en fous j’assume !
Comme galadrieve, va à Tolbiac ou à Jussieu (mais y’a plus de place à Tolbiac), les photocopies sont évidemment à moins de 8 centimes (comment on peut faire pour payer plus de 5 ?) et voila.
Pour la critique, hum comment dire. J’ai pas lu la fin, la photo m’a scotché dans mon élan
Ton école, elle est pas assez bien pour proposer des photocopies à 2cts ?
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