Pour Speed, la course, c’est toute sa vie. Initié par son grand frère depuis sa plus tendre enfance, c’est le pilote le plus prometteur du circuit mondial. Mais il doit aussi ses victoires à sa famille, laquelle à construit la Mach 5, son bolide. C’est surtout leurs encouragements qui portent Speed toujours plus loin. Hanté par la disparition tragique de Rex, son frère, et mis à mal par les grands sponsors bien décidés à l’écraser, Speed va devoir redoubler de courage et se trouver de nouveaux alliés s’il veut remporter le Grand Prix, et changer le monde de la course automobile à tout jamais.
Oui, vous ne rêvez pas. Le numéro 13 aurait dû vous mettre la puce à l’oreille niveau malédiction, tout ça. Aujourd’hui je sors de l’ombre pour défendre Speed Racer.

La première fois que j’ai vu des images de Speed Racer j’ai poussé un OMGWTF devant mon écran d’ordinateur. Ces couleurs acidulées, ces designs d’un autre âge, ce n’était pas possible ! Faut dire que je connaissais pas du tout la licence adaptée d’un vieil anime. Les premiers trailers sont tombés et là je ne savais clairement plus quoi penser. Soit c’était du génie, soit du vomi visuel. Dans tous les cas il était impossible de juger sur deux minutes trente de film. Puis les premiers chiffres du box office sont tombés. Speed Racer fut le flop ultime de cet été. International compris, le film n’aura pas rentabilisé son budget (90 millions de recettes, 120 de coûts de production plus 80 de marketing). Malgré deux trois étranges critiques qui clamaient que Speed Racer était un coup de génie de la part des frères Wachowskis, le reste du monde aura enterré le long métrage le plus vite possible. Le producteur Joel Silver a vu la plupart de ses autres projets mis en pause, le temps que la Warner comprenne ce qui s’était passé. Poussé par une curiosité malsaine j’avais envie de voir le film en IMAX, histoire de m’en prendre plein la gueule, même full of mauvais goût.

Mais durant les quatre semaines qu’aura mis le film à traverser l’Atlantique, les distributeurs auront flippé leur race. Pour cause de flop il n’y aura pas eu de copie IMAX ni de copie numérique HD disponible en France. Du coup j’ai dit « Fuck this shit ! » et je ne suis pas allé le voir. Seulement dans les jours qui ont suivi quelque chose à changé. La Warner, traumatisée à rendu disponible les cinq premières minutes en HD pour convaincre la populace. Une fois de plus j’étais intrigué, incapable de me forger un avis devant ces minutes de barbe à papa en 3D. Un peu plus tard, Monsieur BonGoût de chez Ubisoft Montreal me demandera si j’ai vu Speed Racer. Non, et toi ? En IMAX, deux fois. Holy shit je suis doublement intrigué ! Trois semaines après la sortie du film ici bas je me suis décidé à le voir, même si je devais sacrifier mes yeux sur une pellicule 35mm. Pas de bol, déprogrammé du réseau UGC et MK2. Fuck ! J’ai encore plus envie de le voir du coup ! Flash forward à lundi dernier dernier (non ce n’est pas une faute de frappe). Après 8Go de téléchargement, je m’apprêtais à lancer le Blu-Ray pirate de Speed Racer sur un écran 20 pouces dernier cri. Torse nu, en bas de pyjama au milieu de la nuit et le casque vissé sur les oreilles, j’étais dans des conditions optimales pour me forger un avis. Go go Speed Racer !!!

Quatre heure du matin. Holy fucking shit. Je crois que mon cerveau n’est pas prêt à processer ce film. Speed Racer est un monstre, une erreur, un Frankenstein échappé du laboratoire du pire des savants fou. C’est une tuerie sans nom au point que je ne sais pas par où commencer. Les frangins ont réussi à créer un anime japonais live. Dans le même temps les mecs réinventent comment filmer des scènes de poursuite tout en restant ultra lisible et comment mêler différentes storylines temporelles pour créer une narration nouvelle. Le seul véritable problème du film c’est qu’il n’est quasiment pour personne. Un style graphique ultra acidulé et naïf sensé plaire aux kids est neutralisé par une licence qui ne parle qu’aux adultes. Ceux-ci seront traumatisés à vie par l’intrigue simple et la déluge d’effets spéciaux. Au final, Speed Racer ne s’adresse qu’aux enfants qui oseront le regarder, aux fans de cinéma expérimental et aux furieux comme moi qui savent se mettre dans la peau du public type. Forcément je ne sais pas si je peux réellement le conseiller. Mais je sais juste une chose, quand un gamin de moins de huit ans meurt dans le monde, le paradis que Jésus lui aura créé rien que pour lui aura le goût de Speed Racer.

Voilà qui est sûrement l’article le plus long que j’aurais jamais écrit pour ce blog. Et encore j’ai passé sous silence la ribambelle d’acteurs de prestige qui squattent la pellicule, j’ai omis de faire une vanne sur le fait qu’une pop star coréenne se travestisse au milieu du film, je n’ai pas disserté sur le fait que les frangins ont sûrement foutu en l’air leur carrière en faisant un joujou à 120 millions de dollars. Speed Racer est un film qui n’aurait jamais dû voir le jour. Jamais. Mais en 2006, l’univers s’est grippé et a permis la naissance d’une monstruosité magnifique. Profitez en bien parce qu’Hollywood aura retenu la leçon et vous n’êtes pas prêt de revoir un truc comme ça. Et je peux vous dire qu’à l’heure où j’écris ces lignes je n’ai qu’une envie c’est de rematter ce film sur le plus gros écran possible.
Demain on reste un peu à Hollywood vu qu’on parlera des Agents.
BONUS STAGE !!!
Speed Racer ne sortira pas chez nous en DVD avant Noël. Vu l’ampleur du flop peu importent les ventes, le mal est déjà fait. C’est pourquoi je ne saurais vous conseiller de ne pas attendre si vous avez envie de le voir. Je vous conjure de le choper en Haute Définition ou à défaut en basse def’ même si ça risque de piquer les yeux.
Pour faire une idée j’ai déterré le lien des 7 premières minutes (On clique ici) et au pire rien ne vaut un trailer !






Speedracer serait-il le fruit d’une faille spatio-temporelle ouverte vers une autre dimension par les expériences du LHC ?
Je dois avouer que tu as réussi à m’intriguer…
Je viens juste de rentrer chez moi… j’ai cru que j’arriverais jamais ! j’ai pas encore lu mais bon comme je viens d’avoir un avant goût de tous les posts de la semaine…
allé, bonne nuit mon gros lapin!
La bande annonce m’avait intriguée et les différentes critiques aussi (j’aime bien les canards boiteux Oo)… a mettre sur ma liste de film a voir *vindiou je suis à la bourre dans mes séances ciné Oo…*
au fait j’ai vu the ruins … pas mal … j’ai bien ri la plante assassine ça change dans le genre bon il n’égale pas la Presseuse diabolique réalisé par Tobe Hooper (Massacre(s) à la tronçonneuse et Poltergeist) mais j’ai bien aimé ^^
On m’avait trainé pour aller le voir (une ultra-fan de matrix qui m’a entièrement vendu le film sur le fait que à 1€50, tu fais pas chier et tu viens avec moi).
C’était génial ! A deux de la crise d’épilepsie et de la crise de foi devant le déluge d’effets visuels psykédélik !
Je le recommande tout court. Au pire vous trouverez ça nul, au mieux vous crierez « GO RACER GO ! » pendant le film !
J’ai vu un pote, il m’a dit qu’il avait adoré le film.
Deux personnes en si peu de temps qui me disent ça, ça me laisse perplexe.
Les couleurs sont sympas, mais pour le film je vais passer mon tour, les courses de « voitures » je les aime que dans Mario Kart…
Moi j’ai toujours eu envie de le voir mais c’est surtout à cause des deux papas de Néo. Intriguant et attirant tout de même après avoir lu ce que tu en penses.
Lily -> Dis c’est toi sur Bashfr?
Vais-je repartir dans des analyses christiano-philosophique après l’avoir vu comme ce que j’ai fait avec la trilogie Matrix… mmmh. Wait & See. M’enfin j’espère pas.
Tu m’intrigues ! Faire une critique aussi longue, c’est forcément un signe… Je télécharge, notamment parce que malgré leurs mauvais côtés, les deux brothers ont un vrai talent pour s’inspirer des cultures pop japonaises (pas comme un Tarantino vieux, quoi !)
Ophé -> Ah non c’est pas moi ! Je traîne mes guêtres un peu partout sur le Ouèb mais pas sur Bash.fr… Sorry !
j’ai vu le film, j’ai vraiment trouvé énorme!
Je suis naze donc je vais pas disserté 12 heure sur le pourquoi du comment mais Il déchire!
ok jsuis convaincu je dl de suite
Go Speed go!!!
Le film en soit est un véritable OVNI. En le regardant, on sait pertinemment que c’est moche, ringard et visuellement pikatézyeux, mais on arrive absolument pas à se décrocher du film!!
Et finalement, quelques heures/jours plus tard, on ne rêve que de le revoir à nouveau!!
Lily-> Justement, c’est le film le plus « mario kart » que j’ai jamais vu!! Le film passe tout seul au final, comme un jeu vidéo. C’est très loin des films chiants et « mécaniques » comme Fast and Furious, etc…
Perso, si j’ai eu du mal à accrocher l’esthétique de Speed Racer, c’est justement parce qu’elle me rappelait trop celle des jeux Nintendo. Mais si on aime Mario Kart à la base…
Ophé-> Oui enfin bon, les deux papas… Ce serait plutôt le papa et la maman maintenant!! L’un des deux étant devenu l’UNE des deux…
Bwahaha tu ne m’auras pas, je suis en sevrage. Je ne me laisserai plus influencer par tes (dé)goûts cinématographiques…
Ah mais c’est une pilule bleue ce film ! Les Wachowski ont encore craqué dans un autre style que leurs 010110…
Le bouclier anti-crevaison qui ne se contente pas de protéger, mais de parer quoi ! DE PARER ! Ma-gni-fique.
Pis les sauts de puces dans tous les sens, les trips de gosses entre un mario kart et un destruction derby et les courses à la pod (qu’il était bien ce jeu) / Wipe Out.
Y a juste quelques dialogues dont on se passerait aisément, le viking afro américain pas très crédible ou l’ersatz de Gunter. Mais c’est rattrapé par Christina Ricci… So cute <3
Bon la pause étant terminé, j’vais regarder les 30 dernières minutes.
J’ai regardé ce film sur mon ordi après avoir lu ton article.
Je n’ai pas trop le temps de me lancer dans une critique argumentée mais pour aller vite, je suis OK avec toi sur plein de points, notamment la lisibilité des scènes d’actions, l’originalité du projet et le fait que ce film soit une erreur.
Le gros problème pour moi est qu’il a le cul entre deux chaises. Il faut couper à mort ! Le chimpanzé et le petit frère sont horribles et inutiles narrativement. Faire un film plus adulte aurait été bien mieux.
Quand à la narration, elle est « trop en avance » pour fonctionner. A l’heure actuelle, elle est gravement fouillis. On a envie de se prendre une grosse scène d’action et hop, on a droit à un flash-back explicatif. Ok, parfois c’est bien vu et ça permet d’éviter un gros pack d’exposition… mais c’est tout de même chiant à la longue.
PS : du coup, je suis grave à la bourre dans tes notes