Enfer et damnation. Il suffit que je me réveille trop tard pour que j’arrive en cours qu’une fois les groupes de travail de la nouvelle matière distribués. Un autre retardataire, tendance winner, demande à la délégué qui reste sans groupe.
- Bah, y’a Matthias je crois.
- Ah nan mais plus jamais de ma vie je bosse avec ce mec ! Tout sauf ça ! Non mais tu te rappelles la merde qu’il a foutu l’année dernière ?!
- Ouais ouais je me rappelle… Qui ne s’en rappelle pas ?
Quelques jours plus tard, alias jeudi dernier. Nouveau exposé prévu en Ethonologie. Visiblement les gens n’ont rien à foutre de mon sujet concernant l’abandon des boutiques culturelles au profit d’internet. J’ai bien quelques théories à ce propos mais passons. Dépité, je demande à une camarade si je peux rejoindre leur groupe, vu que je connais pas mal leur sujet.
- Ah nan mais tu nous fait pas comme t’as fait aux autres l’année dernière !!!
- Heu…
- Attention hein. T’as été odieux à tout faire foirer. Je veux pas de ça avec nous. Démerde toi avec l’autre (du groupe).

GTFO = Get The Fuck Out (je précise hein...)
Forcément, ce genre d’explosions de sincérité ça te fait fermer ta gueule. Venant de la nana qui quelques mois plus tôt, complètement imbibée, m’aura hurlé « Matthias ! Je pourrais trop te chopper ce soir !« , ça fait drôle. La prof, inquiète de me voir seul et abandonné, demande au groupe de la fille s’ils pouvaient m’acceuillir.
- On est très bien tous les deux en fait ! Enfin, on fonctionne mieux en binôme !
J’avais pas prévu d’évoquer le sujet de ma pariah attitude sur ce blog, parce que c’est crasseux comme histoire. Mais quand je tombe sur des citations aussi golden que ça dans la vraie vie, comment ne pas en faire écho ? Par contre, spoiler alert, la morale de cet article prouvera que je suis un gros fils de pute prétentieux. Je sens que ça fera plaisir à quelques uns d’entre vous. C’est cadeau.
Flashback d’environ un an. Constitution d’un groupe pour un sujet de mémoire collectif. Je me mets avec des gens à la cool, parce que je suis comme ça moi, je m’intègre. Mauvaise pioche dès le choix du thème. A une voix contre trois je dois dire à adieu à la gratuité pour me pencher sur les peoples. Mauvaise pioche repetita pour le choix du sujet. Traumatisés à l’idée d’un sujet typé littéraire ils foncent sur « La peoplisation de la presse Tv ». Indice quand à mon taux d’enthousiasme : je suis abonné à Télérama et je ne couche (quasi) qu’avec des filles abonnées à Télérama. Mais la vie c’est aussi des déceptions. Genre quand tu découvres que l’autre thème c’était « La peoplisation de la littérature française ». C’est sûr qu’aller interviewer des auteurs célèbres, échanger autour de l’art et de la nécéssité de la publicité dans le marché du livre, ça aurait été super relou… Fuck putain !

Si seulement ça s’était arrêté là. Non, y’a fallu que je tombe dans un groupe où il fallait qu’on décide tout, tous ensemble, et qu’on écrive rien tant qu’on était pas tous sûr. C’est avec des logiques comme ça que le peuple finit par choisir le fascisme, ou voter non à la constitution et foutre en l’air l’économie du pays. Et pour gagner du temps avant d’être sûr de la moindre chose, autant compter le nombre de fois qu’on voit la tête de Brad Pitt dans 10 magazines différents, sur un an. Le truc, c’est que j’ai une vie. Genre une vraie vie avec (pas encore à l’époque) un blog de hypeur, des amis à la cool, une libido bouillonante, des projets d’avenirs à préciser et d’écriture à finaliser. Des espoirs et des rêves quoi ! Dans mon univers de mec sain et équilibré, un exposé reste une corvée. Et le principe d’une corvée c’est de la faire vite et bien histoire de pouvoir passer à autre chose.
En dessin on t’apprend qu’avant de faire une illustration tu fais un brouillon, puis un croquis, puis tu structure au crayon, puis tu encres, puis tu colories. Enfin tu fais ça par étapes ! Alors oui, j’ai mis la pire volonté du monde dans mon travail de groupe. J’ai tenté de prendre les choses en main, de speeder le mouvement. Mais non, c’était trop risqué d’adopter un plan sans avoir fait 60 pages d’analyses avant. Vous comprenez, on aurait risqué de rédiger et d’être dans les temps. Alors j’ai fermé ma gueule, j’ai esquivé les deux tiers de leurs grilles d’analyse à la con et j’ai attendu qu’on me demande de faire un truc cohérent. Forcément, ça aurait fini par arriver. Après quatre mois de néant, dix jours avant le passage oral, on s’est enfermé 6 putain d’heures dans une pièce pour enfin rédiger une minable page A4 de plan. J’ai cru que j’allais faire mon Columbine style.

Les examinateurs de l’oral d’entrée au Celsa avaient raison. Je dois leur reconnaître leur perspicaité.
- Vous savez que vous aurez du travail de groupe à faire, et que tout le monde n’ira pas forcément à la même vitesse que vous, ni ne sera capable de travailler au milieu de la nuit comme vous ? Que vous devrez vous adapter ?
- Vous savez que vous aurez beaucoup de travail, et que vous allez être forcé de devoir prioritiser vos activés extrascolaires en conséquences ? Que vous aurez à faire des choix ?
Gagné. Rien à dire, ils sont balaises les examinateurs. Autant que la puissance de ma mauvaise fois dont j’ai fait usage pour rassurer leurs craintes.
TO BE CONTINUED STAGE !!!
La suite et fin de cette palpitante épopée jeudi. Parce que demain, j’apprendrais son boulot à un écrivain français. Ca laissera une journée de plus aux Ninjas UMP pour m’exploser les rotules à la barre à mine.
FUN FACT STAGE !!!
Hier matin, lendemain du weekend d’intégration, j’étais tranquilement en train de répondre à l’appel de la nature aux WC scolaires, quand tout à coup ! Là, dans la poubelle, un test de grossesse fraîchement utilisé. De quoi faire bouillir mon imaginaire pendant les 8 heures de cours que j’allais me farcir.






Les travaux de groupe c’est toujours la merde. Ça tire tout le monde vers le bas à défaut de vers le haut. (Dans la grande majorité des cas.)
Fuck les travaux de groupe.
Ceci était un communiqué de FELS (Front des Ermites Libre et Solitaires.)
Un test de grossesse ? Miam… Tu peux balancer des rumeurs si tu veux. Ca sera du bluff Martoni, mais on sait jamais.
Dans un groupe c’est comme partout si il n’y en a pas un qui se dévoue pour jouer les leader charismatique rien n’avance, c’est comme quand tu marche depuis 1h dans la rue avec des gens et quand tu leurs demande ou ils vont ils te répondent qu’il te suivent…marrant tu les suivais aussi…peu de gens aiment prendre de décisions, surement parce qu’on trouve toujours a redire a celui qui les prends plus qu’a ceux qui les suivent.Sinon cette semaine a thème self-satisfied s’annonce funky a souhait.
Le plus chiant dans les travaux de groupe, c’est que les gens ont toujours du mal à suivre mon rythme de travail sain et équilibré! (Entre 22h et 6h du mat, 3 à 4 jours avant le rendu dans le meilleurs des cas)
Pfff!! C’est pas en travaillant la JOURNÉE (sic! quelle horreur!) que je vais assurer des mentions bien et très bien, non mais! Un peu de sérieux que diable!
Mise à part ça, tu devrais potiner un peu plus sur le « Fun Fact Stage »! c’était ou? Positif ou négatif le test?
Et puis globalement, tu devrais faire plus de « Fun Fact Stage », et c’est pas n’importe qui qui le dit!
« Gros connard prétentieux » peut-être (c’est bien pour te faire plaisir) mais pas vraiment l’esprit du leader. C’est pourtant tellement facile d’imposer sa volonté à des gens intellectuellement inférieurs à soi…
RedBlackWHite –> Ouais je me disais que si une fille était suffisamment conne pour baiser sans capote elle l’était tout autant pour utiliser un test de grossesse le lendemain et que du coup si ça se trouve c’était à la suite du weekend d’intégration.
Mais ce serait aller loin dans l’hypothétique.
Mindan –> Bon, si ça plaît à quelqu’un c’est le principal.
Pollux –> Nan mais je valide ta método !
Et pour le fun fact c’était lundi matin dans les chiottes du premier étage du Celsa. Tu m’excuseras de pas avoir voulu chercher dans les tampons usagés si en plus de la boîte Clearblue il y avait le bâtonnet.
Lily –> Aaaattention j’avais pas avoir à des gogols non plus. Des gens suffisamment malins pour exercer une force d’inertie à toute épreuve.
J’ai écris que j’avais tenté de faire mon Bertrand de Koh Lanta en mode « écoutez les gars, jme dévoue pour leader » mais c’était trooop risqué.
Enfin bref.
D’un côté, faire 25 pages d’études, ça sert à que dalle souvent.
J’avais un cours comme ça en première année.
J’ai fait mon dossier sur l’art chinois assez rapidos ( fallait faire 10 pages ), mais la prof voulait 5 pages de mots-Clés, 5 pages de définitions, des photocopies etc…
Autant dire que j’ai cherché des mots presque hors sujets ( tout ce qui se rapporte à la chine…. et y’en a plein ).
Elle était contente.
Se faire pariatiser par des binomes, c’est fort. J’en ai connu pas mal, de formes de pariatisation, mais celle-là, je l’ai pas eu !
Bravo !
(c’est moi où t’as rajouté une stats feedburner ?)
M’sieur Jambon-P >
« Ouais je me disais que si une fille était suffisamment conne pour baiser sans capote elle l’était tout autant pour utiliser un test de grossesse le lendemain »
Et dans quelques semaine, en l’absence de ses règles, elle prendra la pilule du lendemain pour évacuer tout ça (love) !
[Edit admin pour spoiler]
Sinon need grave la suite!
Le travail de groupe c’est toujours la merde. Surtout lorsqu’il n’y a pas de hiérarchie.
Pour peu que tu foutes deux fortes têtes à l’intérieur et ça tourne vite au Battle Royal.
Puisque vous deviez toujours être ensemble, c’est le meilleur moyen de justifier que tu ne pouvais pas travailler tout seul, donc que tu ne pouvais pas travailler, donc tu glandes, donc t’as autant le droit à la note que eux…
Et là c’est le drame, le test de grossesse était en réalité tombé de ta poche, c’était un message caché de ta copine…
Y en a qui sont morts pour moins que ça.
Nan, écoutez pas ce qu’il dit. C’est un gros connard prétentieux ! (Ca, c’est fait…)
Les travaux de groupe au Celsa, c’est de la balle. Ca m’a d’ailleurs permis de finir en tête* de ma promo de maîtrise marketing (MCM, on disait à l’époque) en n’assistant qu’à 30% des cours. Le truc, évidemment, c’est qu’il faut un groupe adapté. Nous, on était 3 branleurs malins et une meuf (maligne aussi, sans doute même plus) qui allait tout le temps en cours. On a vite compris que les 40 pages d’analyse, c’était de la merde, que des costards, des boards et des phrases-choc, ça marchait vachement mieux. Notre devise : « Cyniques et efficaces » ! Là où ça devient merveilleux c’est quand, en cours d’année, lesdites demoiselles que tu décris viennent te supplier de bosser avec elles, même à tes conditions (j’ai refusé, probablement parce qu’elles ne m’avaient jamais promis de me pécho entre deux vodkas-pomme…)** Preuve que la porn star attitude appliquée aux études paye toujours.
* Un élan d’honnêteté me pousse à vous avouer que ce n’était vrai qu’à l’issue des partiels. Je n’ai pas été vérifier à l’issue des mémoires (qui comptaient quand même pour 40%), mais vu que, celui-là, pas moyen de le faire en groupe, il est possible que des gens consciencieux aient ramené un minimum de logique dans tout ça par la suite…
** En revanche, une demoiselle dont la décence m’empêche de révéler le nom nous a déjà avoué, à mes petits camarades et moi, avoir – je cite – « frissonné en sueur » en nous regardant faire un de ces fameux exposés que le monde (du Celsa) nous enviait. C’est vous dire si les études mènent à tout…
BluuG –> Amen.
fenrhyr –> Je me suis fait pariaïser à l’échelle d’une classe entière. Ne me sous-estime pas non plus hein !
Et ouais j’ai mis feedburner mais ça marche pas. Dla merde je dis.
RougeNoirBlanc –> UBER LOL !
etioun –> Toutafé.
Nerval –> Si seulement. Au moins je me serais pas fait trop chier…
Prankster –> Aucune fille ne laisse de choses dans les poches du Reilly. Sache le !
Tonio –> Je trouve que tu te la pètes un touuut petit peu.
Je déteste au plus haut point les travaux de groupes.
Je suis dans une section où le collectif est le mode de travail…fuck…
Enfin je suis la chef de groupe, je vais pouvoir les faire bouger à mon rythme…c’est à dire se voir le moins possible et s’envoyer tout par le net. Juste un petit ajustement final pour l’oral.
et hop hop
J’ai moi aussi la réputation d’être un imbuvable fumier et j’aurai trop aimé bosser sur ton sujet concernant la disparition des disquaires et autres libraires.
Separated at birth? (mouairf, pour note je suis né sous giscard, quand même)
« pariaïser à l’échelle d’une classe entière »…Alors je ne fais plus partie de la classe monsieur GCP?
Ce que j’aime encore moins que les travaux de groupe, c’est de se retrouver seul quand il faut les faire…On a tous connu le coup de l’équipe de foot à composer par deux camarades de classe…Et la phrase finale de la mort qui tue « Nan, elle jte la laisse, elle sait même pas tirer dans la balle » (pour ta gouverne mecton de CM1 de mes souvenirs, jte n*** ta r*** au basket!)
Anyway, n’oublie pas que moi j’ai confiance en toi, spécialement sur les travaux de groupe (j’ai plutôt interêt, sinon, cette année jsuis dans la merde pour l’anglais, la psycho, l’éthno etc…)
Peace please.
Ouais enfin Bertrand il s’est fait botter les fesses au conseil…
Je remarque surtout que les cours et les méthodes sont aussi pourries au Celsa qu’à la fac, c’est juste qu’il sont plus chers !
Ah, et pour ce genre de phrase : « des projets d’avenirs à préciser », tu roxxes Alou Badi et Mouloud avec.