181 – Da BenReilly’s Cine Club #14

C’est l’histoire d’un prince avare et égoïste qui s’ennuie. Du coup un jour ça lui prend d’échanger sa place avec un pauvre qui lui ressemble comme deux goutes d’eau. Pas de chance, ça tombe le même jour où Yzma, sa conseillère maléfique (en existe-t-il d’autres ?) décide de capturer le soleil pour conserver sa jeunesse (logique). Au courant de l’échange, elle en profite pour transformer le vrai prince en Lama. Elle n’a dès lors plus qu’à faire chanter le pauvre qui a pris sa place afin de profiter des ressources de l’empire pour accomplir son plan maléfique. Le prince/lama va alors devoir faire un team-up avec une bergère canon qui chante pour sauver le monde.

Y’a pas à dire, Le Royaume du Soleil ça reste un super bon Disney ! Ah, je crois comprendre que ça ne vous dit rien. En fait c’est normal, ce film n’existe pas. Enfin pas vraiment. Mais vous avez sûrement entendu parler de…

Yes. Today on va causer du nouveau groove de l’empereur, alias “Kuzco, l’empereur mégalo” ! Sorti durant l’été 2000, il fait partie des Disney dit “mineurs”. Mais ne vous y fiez pas. C’est juste le numéro 2 dans la liste des meilleurs films de la firme aux grandes oreilles (je ne compte pas Le Roi Lion, Aladdin et Blanche-Neige parce que sinon ce ne serait pas marrant). Bon, un peu d’histoire pour expliquer l’embrouille du Royaume du Soleil. A l’origine le long métrage devait être réalisé par le dude qui avait fait Le Roi Lion. Autant dire que c’était sensé être de l’instant win question box office. Seulement, les pontes de la boîte trouvaient que le scénario était un peu moisi, vu et revu en plus d’être pompé sur un bouquin de Mark Twain. La production prenait du retard, le réal étant en bad trip grosse tête. Sommé de boucler le film dans les temps, le mec s’est tiré, laissant tout le monde en plan. Maintenant, essayez d’imaginer une équipe complète décapitée, qui se retrouve avec un semi film moyen, et qui doit le boucler en dix huit mois. C’est bon ? Okay.

En revoyant Kuzco, j’ai été forcé de constater que la qualité de l’animation est minimale : des décors épurés au maximum, peu d’ombres, peu de plans couillus. Mais qui peut le plus peu le moins ! Ce qu’ils auront perdu en bling, ils l’auront compensé avec du style ! Le réalisateur intérimaire est un ancien de la Warner. Et l’avantage quand tu dois sauver un bateau qui coule, c’est qu’on te laisse faire tout ce que tu veux. Here is the twist. Kuzco n’est pas un film Disney, c’est un long métrage Warner, blindé avec l’âme de Tex Avery. Adieu les chansons de Sting prévues et déjà enregistrées, bonjour la cartoon attitude ! Les vannes sont absurdes, l’action repose beaucoup sur le slapstick (Attention devant toi un râteau par terre !!!) et le scénario se permet régulièrement de briser le quatrième mur en s’adressant au téléspectateur.  Ses courtes 78 minutes (budget again) permettent un rythme complètement hystérique inédit. Forcément, le goût étant louche, Kuzco se vautrera allègrement au box office US. Ce n’est qu’en DVD qu’il retrouvera une seconde jeunesse grâce à un bouche à oreille extrêmement positif. Pour l’anecdote, il existe un documentaire consacré à la prod de L’empire du Soleil, mais il n’aura été diffusé qu’une seule fois lors d’un festival. Disney possède les droits exclusifs et l’ampleur de la cata du projet, nulle doute qu’il sera impossible de le visionner.

En espérant vous avoir motivé, parce que ce truc, ça reste de la méga bombe !

Rendez-vous à minuit, (oui, horaire spécial) pour un mini article prélude de la semaine à venir. :)

BANDE ANNONCE STAGE !!!

Bon, elle pue un peu (enfoirés de marketeux), mais y’a une des meilleures vannes du film dans les dix dernières secondes.

180 – Mach Speed

Fraîchement réveillé, torsu nu dans son nouvel appart’, Benjamin Le Reilly semble s’adonner à une sorte de Tai Chi. En réalité il rassemble autant de force de volonté que possible. Faisant le vide en son âme, il se met à appréhender des choses autrement invisibles. D’un froncement de sourcils, il sépare les ondes qui traversent la pièce. Il cherche quelque chose. Ses yeux s’ouvrent brusquement. Ca y est ! Dans un mouvement de rotation du bassin, il accompagne son bras qui projette alors le flux magnétique désiré de l’autre côté de la pièce, en direction de son ordi. Satisfait, il pousse un soupir de soulagement et détend ses muscles. Chaque matin, il se demande s’il pourra encore réaliser un tel exploit mystique. Vous l’avez compris. Je n’ai toujours pas internet et je suis obligé de cannibaliser le wifi du voisin. Enfin, jusqu’à ce qu’il finisse en taule, vu tous les trucs que je télécharge je veux dire.

Avec le recul je viens de réaliser qu'on dirait que Michael est perturbé par un vagin. Mais non, c'est une cocotte en papier en combo avec un photographe douteux.

Donc voilà, depuis que j’ai repris les cours, j’ai pas encore le téléphone, pas la télé et encore moins de deathmatchs sur le Xbox Live. Faut que j’explique le pourquoi du comment. Pour m’abonner à l’ADSL, me faut le numéro de téléphone France Télécom de l’ancien occupant, en priant ma race qu’il en avait un, ou qu’il n’a pas résilié depuis plus de six mois. Sinon c’est plusieurs mois d’attente ou des frais supplémentaires. Pas le choix, faut appeler le proprio. Sauf que cet homme un peu rustre, qui vit avec son frangin passé la quarantaine, me fait flipper ma race ! Sachant qu’en plus, j’ai peur du téléphone de manière générale, voilà comment je me suis piégé. Il y a bien eu à un moment une jolie vingtenaire et des poussières pour me proposer de l’appeler à ma place. M’enfin j’attendais plus ce genre de service de la part de ma mère, et pan dans l’Œdipe ! Paye ta dépression ! Heureusement, en bon fils de pub, le marketing est venu à moi, sous la forme d’un prospectus numéricable dans ma boîte aux lettres.

Parce que c’est là qu’ils sont pas cons chez Numéricable. Eux ils ont pas besoin de ligne télécom pour s’installer. Quelle bande de petits fourbes. Ni une ni deux, me voilà à l’agence la plus proche dans l’espoir de me faire fibrer, et améliorer mon transit intestinalo-bittorent. J’avais juste pas calculé que la moitié de Paris avait eu la même idée, et je me suis retrouvé à attendre pendant une plombe. Même combat pour le rendez-vous avec le dude qui va percer mon mur (prends ça, sale proprio ! bwah ah ah !), qui aura attendu dix jours, jusqu’à aujourd’hui. Pour les plus lève-tôt, sachez que mon réveil va sonner today à 8h afin que je suis frais et dispo pour attendre le messie, dans l’espoir que tout se passe bien. C’est donc sur ce suspense insoutenable que je vais arrêter cette note. Rendez-vous vers midi avec une update qui vous dira si, enfin, je suis connecté au web 2.0 qui brille et chatoie dans l’obscurité.

A part ça, demain ce sera surtout le retour du dessin animé dans le ciné club.

“EST-CE QUE BENREILLY A ENFIN SA PROPRE CONNECTION” STAGE ?

Fuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuck !!!

Putaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaain !!!

Update 9h30 du matin. Le mec de Numéricable est passé.

- Vous avez une prise cable ?

- Non.

- Vous avez une prise antenne pour y raccorder le cable ?

- Non.

- Va falloir percer un trou alors. Mais, heu… vous êtes le propriétaire ?

- Non.

- Bon. Il nous faut une autorisation de votre propriétaire alors. Pour percer, vous voyez ?

- Si je l’appelle là de suite et qu’il dit oui, vous me l’installez le cable ?

- Non. Il nous faut une autorisation écrite, on préfère. Pour être couvert vous voyez. Qu’on n’aie pas d’emmerdes après.

- Vous voulez dire qu’après avoir entendu 10 jours d’avoir un rendez-vous, non seulement j’ai toujours pas le net mais en plus je dois appeller mon proprio ET le faire m’envoyer une autorisation écrite, puis vous rappeller, puis attendre que vous vous repointiez ?!!

- En gros ? Ouais. 

179 – All Of This Happened Before

Je me rappelle ma soirée d’intégration, il y a un an, quasi jour pour jour. Les Master nous avaient conviés au Palais de Tokyo pour un truc un tant soit peu classe. Après un mini game un peu foireux, j’avais écopé d’un parrain chevelu qui n’avait pas l’air d’en avoir grand-chose à foutre. Alors j’étais parti fureter. Il y avait cette grand blonde toute mince, au visage fermé. A gauche à l’intérieur de son décolleté, une petite cicatrice épousait le contour de son sein. Je lui ai demandé si elle faisait la gueule parce qu’elle était amputée du cœur, en pointant la marque du doigt. Elle m’a pris pour un psycho, avant de sourire et de me parler. C’était vraiment cool. Il faisait encore chaud passé minuit, quand je suis rentré dans la nuit parisienne, moi l’étudiant fraîchement débarqué, encore sans appart’. Sur le moment je me suis senti bien, j’avais trouvé les gens super frais et je me disais que clairement, y’avait grave moyen que je passe une bonne année.

Indépendamment du carnage affectif que furent les mois qui suivirent, j’étais impatient de participer à la soirée d’intégration de la cuvée 2008. Faut dire que la veille, j’avais déjeuné avec une demi douzaine de (très) jolies filles. J’allais pas cracher sur une occase de remettre ça. Cette année, le jeu était de faire piocher des objets personnels aux Licences pour déterminer les parrains. Quelqu’un fera remarquer que ça faisait très « soirée échangiste ». Big up à l’initiateur de l’idée, que je regarderais (encore plus) de travers à présent. Maouss coup de bol, mon HD DVD du meilleur film de 2007 m’aura fait hériter de deux filleules que je connaissais pas encore. Pas de chance pour Lou, mais Indiana (comme le chien) s’est révélée être une uber geek à me demander mon Gamertag Xbox et si j’étais plutôt Spartan ou Elite. Accessoirement elle est super cute, voire bordeline sexy quand elle m’a proposé un coop sur Halo 3 en difficulté légendaire sur un rétroprojecteur. Au final j’aurais eu une seule filleule, mais elle roxxait pas mal (et j’ai son number, bwah ah ah).

Le véritable intérêt de cette soirée n’était pas dans les maigres conseils que nous pouvions dispenser à la jeune génération. Il s’agissait de prendre le poul d’une promo. Force est de constater que cette année ils sont on fire, les new kids on zeu block. Quasiment tout le monde va aller se faire intégrer à la campagne. Et devant les yeux de biche d’une ou deux jeunes filles en fleur, mes lèvres ont regretté de leur avouer que je n’irais pas. L’année dernière j’étais malade comme un chien, passant le weekend au fond du lit à me faire caresser les cheveux par une fille canon. Cette année je suis toujours malade (une constante), mais pas seulement. Le moment est passé, il n’y a plus rien à intégrer dans ma classer. Si tant est qu’il y eu moyen de faire grand-chose du départ. Au fond, ma timidité continue à générer une certaine gène à l’idée de gratter l’amitié avec les Licences. Peut-être que ça finira par passer. Ajoutez à ça le fait que je ne boive pas, que je ne fume pas, et que niveau mentalité de l’école ça ne baise absolument pas, et vous aurez le reste des raisons qui font que ce week je serais toujours sur Paris (le fait que je sois à découvert joue, j’avoue).

Seulement, l’espace d’une soirée, des yeux bleus, des sourires et des voix fluettes m’auront presque fait flancher. A l’heure où j’écris ces lignes, à savoir pas loin de deux heures du matin, je me pose l’éternelle question. Est-ce que les filles me sauveront malgré moi ou me damneront à jamais ? Ce qui est sûr c’est qu’elles m’auront fait passer une bonne soirée de plus et ça, c’est clairement déjà pas mal.

Demain, y’aura un deux tiers de note sur ma connexion internet. C’est compliqué mais je vous expliquerai.

ANNONCE STAGE !!!

Ca va, ça va, je le sais que y’a une nouvelle bannière, c’est moi qui l’ai mise. Sauf que je dirais rien jusqu’à dimanche soir. Considérez ça comme du teasing de marketeux !