C’est l’histoire d’un prince avare et égoïste qui s’ennuie. Du coup un jour ça lui prend d’échanger sa place avec un pauvre qui lui ressemble comme deux goutes d’eau. Pas de chance, ça tombe le même jour où Yzma, sa conseillère maléfique (en existe-t-il d’autres ?) décide de capturer le soleil pour conserver sa jeunesse (logique). Au courant de l’échange, elle en profite pour transformer le vrai prince en Lama. Elle n’a dès lors plus qu’à faire chanter le pauvre qui a pris sa place afin de profiter des ressources de l’empire pour accomplir son plan maléfique. Le prince/lama va alors devoir faire un team-up avec une bergère canon qui chante pour sauver le monde.
Y’a pas à dire, Le Royaume du Soleil ça reste un super bon Disney ! Ah, je crois comprendre que ça ne vous dit rien. En fait c’est normal, ce film n’existe pas. Enfin pas vraiment. Mais vous avez sûrement entendu parler de…

Yes. Today on va causer du nouveau groove de l’empereur, alias “Kuzco, l’empereur mégalo” ! Sorti durant l’été 2000, il fait partie des Disney dit “mineurs”. Mais ne vous y fiez pas. C’est juste le numéro 2 dans la liste des meilleurs films de la firme aux grandes oreilles (je ne compte pas Le Roi Lion, Aladdin et Blanche-Neige parce que sinon ce ne serait pas marrant). Bon, un peu d’histoire pour expliquer l’embrouille du Royaume du Soleil. A l’origine le long métrage devait être réalisé par le dude qui avait fait Le Roi Lion. Autant dire que c’était sensé être de l’instant win question box office. Seulement, les pontes de la boîte trouvaient que le scénario était un peu moisi, vu et revu en plus d’être pompé sur un bouquin de Mark Twain. La production prenait du retard, le réal étant en bad trip grosse tête. Sommé de boucler le film dans les temps, le mec s’est tiré, laissant tout le monde en plan. Maintenant, essayez d’imaginer une équipe complète décapitée, qui se retrouve avec un semi film moyen, et qui doit le boucler en dix huit mois. C’est bon ? Okay.

En revoyant Kuzco, j’ai été forcé de constater que la qualité de l’animation est minimale : des décors épurés au maximum, peu d’ombres, peu de plans couillus. Mais qui peut le plus peu le moins ! Ce qu’ils auront perdu en bling, ils l’auront compensé avec du style ! Le réalisateur intérimaire est un ancien de la Warner. Et l’avantage quand tu dois sauver un bateau qui coule, c’est qu’on te laisse faire tout ce que tu veux. Here is the twist. Kuzco n’est pas un film Disney, c’est un long métrage Warner, blindé avec l’âme de Tex Avery. Adieu les chansons de Sting prévues et déjà enregistrées, bonjour la cartoon attitude ! Les vannes sont absurdes, l’action repose beaucoup sur le slapstick (Attention devant toi un râteau par terre !!!) et le scénario se permet régulièrement de briser le quatrième mur en s’adressant au téléspectateur. Ses courtes 78 minutes (budget again) permettent un rythme complètement hystérique inédit. Forcément, le goût étant louche, Kuzco se vautrera allègrement au box office US. Ce n’est qu’en DVD qu’il retrouvera une seconde jeunesse grâce à un bouche à oreille extrêmement positif. Pour l’anecdote, il existe un documentaire consacré à la prod de L’empire du Soleil, mais il n’aura été diffusé qu’une seule fois lors d’un festival. Disney possède les droits exclusifs et l’ampleur de la cata du projet, nulle doute qu’il sera impossible de le visionner.

En espérant vous avoir motivé, parce que ce truc, ça reste de la méga bombe !
Rendez-vous à minuit, (oui, horaire spécial) pour un mini article prélude de la semaine à venir.
BANDE ANNONCE STAGE !!!
Bon, elle pue un peu (enfoirés de marketeux), mais y’a une des meilleures vannes du film dans les dix dernières secondes.




