212 – Everyone’s A Critic # 15 & 16

- Dit Le Reilly, maintenant que t’es mis à la littérature, je peux te passer un bouquin ?
- Heu… ouais pourquoi ?
- Parce qu’en fait j’y ai rien compris et tout le monde dit que c’est trop bien je voudrais ton avis. Ca s’appelle « Chroniques de l’oiseau à ressort », de Haruki Murakami.
- Hey mais ça fait 850 pages ton truc !!!
- Fuck ! Tu l’as découvert… Bon, bah, tant pis.

Quelques semaines plus tard.

- Hey Le Reilly, faut trop que tu lises Haruki Murakami, ça défonce sa maman !
- Tain ! T’es le deuxième à me dire ça.
- Mais c’est parce que c’est trop vrai. Tu sais quoi, le truc c’est que Murakami, il t’a déjà lu, dans ton âme, avant même que tu l’ais lu lui !
- Oookay.

Fatalement, l’autre jour en librairie, j’ai cédé, j’ai craqué pour mon premier Murakami, un des grands auteurs Japonais contemporains, plusieurs fois préssenti pour le nobel.

J’ai acheté « Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil », parce que c’était le plus petit, le moins cher et celui qui avait l’air le plus terre à terre. L’histoire croisée d’un quadra japonais et de son amour d’enfance qui va et vient dans sa vie. Le sujet me parle, en plus la couverture est très belle. Force était de constater qu’Anne et Tonio avaient raison, c’est brutal tellement c’est bien écrit. Rien de révolutionnaire dans la forme, ni de trop compliqué. Les mots et leurs enchaînements sont simples, mais ils sont si bien choisis. Toutes les émotions distillées au fil des pages sonnent incroyablement vraies, plus réelles que dans la plupart des autres romans que j’ai pu me farcir ces derniers temps. Murakami est quelqu’un de lucide capable de nomme précisément les petits instants de la vie, et leur ressenti. Après un départ narratif un peu lent je me suis laissé porter jusqu’au bout du bouquin. Tous les mystères ne sont pas éclaircis, et pour une fois, cela ne m’a pas gêné le moins du monde. Immédiatement je l’ai prêté à une connaissance.

Histoire d’être sûr de mon avis, je suis retourné le lendemain chez le même libraire, où j’ai jeté mon dévolu sur « Le passager de la nuit », le dernier roman de l’auteur sorti en poche. Il y décrit la demi douzaine d’heures qui suivent minuit, à travers deux sœurs qui vont croiser une pittoresque galerie de personnages. Il y a dans celui-ci un peu de fantastique. Et comme je le craignais, ce n’est pas l’aspect que j’ai le plus apprécié. J’ai surtout vibré pour les dialogues encore une fois très justes, et des intrigues aussi simples en apparences que profondes. Du coup, même si j’ai apprécié ce dernier opus, j’ai un peu peur de me confronter aux autres romans de Murakami. En tout cas pas tout de suite. Ce sera pour plus tard. Ce qui est sûr, c’est que mon entourage est truffé de gens de goûts, et que j’ai un auteur de plus sur ma watch list.

Lire deux livres du même auteur d’affilé est un exercice auquel je me livrais pour la seconde fois, et je crois que j’aime bien cette idée. J’arrive à cerner des prémices de thématiques, de techniques d’écriture, d’univers.
Sur ce, je cesse mes considérations d’intello wannabe, et j’annonce que demain on parlera de ma propension à arriver toujours en retard.

211 Bis – The Passenger Of The Night

Fuck ! C’est quoi cette ville où on peut même pas escalader les barrières des parcs publics ?! Il est pas loin d’une heure du matin, et je suis planté comme un con à Belleville. Sur le chemin aller, j’ai pensé à elle, à elles. A celle dont je ne peux pas me permettre d’envoyer un texto, à celle qui dort trop profondément pour lire le sien, à celle qui ne recevra pas celui que j’ai envoyé car elle est au Canada avec un téléphone de prolétaire et enfin à celle dont je n’ai pas le numéro. Rien d’étonnant à ce que je me sente à l’étroit dans ma tête, dans mon appart’. J’avais besoin de sortir, de respirer un air frais, à l’odeur de pluie. Une heure planté devant Word, le bout des doigts sec. Tout ça pour écrire une pauvre phrase, alors que j’ai toute l’histoire dans ma tête.

Je redescends par la rue Oberkampf, histoire de faire le détour nécessaire pour que j’écoute entièrement l’album d’Interpol que je me suis callé dans les oreilles. Je croise des gens pressés, des gens qui ont faim, des gens qui tapent la discute avec des clodos, des amoureux pompettes et un jeune recroquevillé contre la devanture d’un calé avec son ordi portable. Yes, ça me fait du bien. I love the night. Je reste planté comme un con quelques minutes sur le trottoir pour laisser à l’album le temps de finir sa course. Finalement je rentre chez moi, avec l’envie d’écrire. Un article de blog, un chapitre de roman. Une heure trente ? Shit, j’ai carrément le temps !

211 – To Serve And Protect

Le soleil fait pleuvoir ses rayons sur les plaines d’Albion. Accompagné de mon chien, que j’ai très justement prénommé Pollux (véridique), je cours le long du chemin de terre en direction de la ville de Bowerstone. Pas plus pressé d’arriver que cela, je me permets quelques détours, au grand bonheur de mon chien qui s’en donne à cœur joie. C’est alors que mon fidèle canidé se met à aboyer, il a trouvé quelque chose ! Je le suis jusque derrière un buisson, à l’endroit où il gratte le sol de toutes ses forces. L’écartant d’une main aimante, je dégaine ma pelle et me met à creuser. Au bout de quelques coups, un bruit métallique me confirme la trouvaille. Un petit coffre en bois, de la taille d’un poing. Le cœur battant à tout rompre devant les possibilités. C’est alors que son contenu s’avère être… Une capote en boyau ?!?

Vendredi c’était la sortie de Fable II. Pour ceux qui l’ignorent, Fable est une série qui se veut une retranscription des légendes anciennes. Un jeune garçon bientôt orphelin, lancé dans la quête d’une vie pour sauver un royaume au bord des ténèbres. Le méga plus du jeu c’est qu’on se voit vieillir. On prend de l’âge, des cicatrices, et notre corps change sans que cela ne soit sale. A ce propos il est d’ailleurs possible de se caser (avec un homme ou une femme), se marier et profiter de quelques minutes de sexytime ! Je dis quelques minutes car dans le premier opus, quand j’ai tenté de sauter ma femme, j’ai eu droit a un « c’était court, mais si bon ». Naturellement, j’ai lâché l’affaire et me suis concentré sur le sauvetage de l’univers. C’était plus sûr. Mais nous voilà quelques années plus tard, dans Fable II. Et vu ma situation actuelle, soyons clair, j’ai envie de baiser ! Mais what the fuck cette histoire de capotes ?!?

Fébrile, je regarde la notice. Oh putain ils ont osé. Si on ne baise pas sans capote dans Fable II, on s’expose à faire des gosses. Et comme on vit dans un monde médiéval sans pilule, ça veut dire qu’on peut se retrouver avec un petit bâtard, ou à mettre en cloque une prostituée. Sans parler de si on joue avec un personnage féminin. On peut se retrouver sois-même enceinte, et là ça fout en l’air ta quête de sauvetage du monde pour te marier ou te trouver une nounou que tu vas payer à plein temps ! My god les problématiques de ouf quoi. Me voilà à à peine vingt berges, à me dire que j’aimerais bien taquiner de la jouvencelle. Mais j’ai qu’une capote, dont je suis même pas sûr de savoir comment me servir (appuie en rythme sur A B B Y B A X !!!). Sérieux, dans la vraie vie j’ai rien contre les capotes, mais dans un monde virtuel ça va devenir super relou. Si c’est ça moi et mon chien on va dire merde au sexe et aller tuer des trolls des montagnes !

En même temps je dis ça, je sais très bien que j’aurai envie de voir comment sont mes performances sexuelles dans ce second opus. Geek post pubère inside !
Demain on repart dans des problématiques intellectualisantes, avec la double review de bouquins d’Asie.

BANDE ANNONCE STAGE !!!

Préparez vous pour Fable III – Sida Edition ! Un jeu dans lequel vous devez vous payer la trithérapie pour espérer voir la fin ! Entraînez-vous à augmenter votre pouvoir d’achat dans Les Sims – ANPE Edition !