272 – Pauper Paper

Mes amis l’heure est grave, c’est la crise économique ! Mode Apathie ON : on va tous crevay !!! Rassurez-vous-même si on va parler pauvreté et tiers-monde, on va parler d’écriture. En fait la semaine dernière quelques chiffres sur l’industrie US du livre sont tombés. Pour rien vous cacher, c’est la merde. Les ventes de bouquins ont chutés de 20% (o_O) sur l’année et de 6% sur le mois de décembre par rapport à la même période l’année dernière. Vous me direz c’est qu’aux US of A. Mais si j’avais les chiffres Français à dispo je pense que ce serait pas bien plus glorieux. Vous vous attendez à ce que je dise que tout ça c’est la faute de la loi Lang et des éditeurs qui se gavent genre Grasset qui aura vendu le dernier Pille tout pourri de 200 pages pour 20 reuros. Je prends cet exemple parce que je le veux, mais je sais qu’il est pas bien, donc je peux pas mettre un billet bleu dedans.

Non en fait je vais plutôt dire du mal d’Universal (facile, je sais), qui est une des boîtes chelous ayant rachetés la plupart des gros éditeurs ricains sans rien connaître au bizness du papier. Dans un scénario on ne peut plus prévisible, les fonds de placement et autres entités maléfiques ont exigés des éditions des bénefs surréalistes. Au final les résultats ne sont pas au rendez-vous, les investisseurs sont frustrés, ça licencie pour garder du pognon et on coupe dans les jeunes auteurs ou ceux qui ne vendent pas leur quota d’exemplaires. La crise engendre donc une baisse des ventes qui engendre une baisse de la diversité et de la qualité de la production littéraire qui entraîne elle-même une baisse des ventes. Pendant ce temps là, dans notre beau pays, on avance tout doucement vers ce scénario, mais on y va quand même ! C’est d’une tristesse à pleurer (et aussi mon nouvel alibi pour tous les refus de mon magnifique et flamboyant manuscrit).

Quand je discute avec mes potes auteurs de BD, passé minuit, à l’heure où ils sont bien chargés, ils me disent que de toute façon on va changer d’ère ! Entre la lecture épisodique chapitre par chapitre sur les terminaux mobiles genre iPhone et les versions numériques sur E-Paper, on va pouvoir sauver le monde ! En vendant directement à ceux qui n’en veulent, on baisse le prix de vente tout en augmentant la marge de l’auteur ! Pi comme ça tout le monde il pourra exister avec son manuscrit trop bieng parce que c’est aussi ça l’interweb ! Enfin sauf qu’entre temps de grosses maisons d’édition numériques avec une maouss force de frappe médiatique auront apparus pour recréer des best-sellers. Ouais, en gros ça sera pareil que maintenant. J’ai du mal à partager l’enthousiasme de mes amis sous éthanol. Ceci étant dit je ne demande que ça, qu’ils aient raison. Que les négligés des grosses maisons apathiques (rien à voir avec Jean-Michel cité plus haut) se soulèvent et niquent leurs mères aux gros.

Enfin, pendant que je me plains, je ne bosse pas. Comme d’hab’ me direz vous, et vous auriez raison. Mais ce blog n’est-il pas mon alibi ultime ?

Demain je parlerai bien ciné, mais je sais pas trop pour quoi dire…

271 – Da BenReilly’s Cine Club # 26

Donc en fait y’a un père veuf qui essaie de régler les histoires de cœur de son gosse. Pendant ce temps là un témoin de mariage flashe sur la mariée. Pi t’as ce teen persuadé qu’il choperait carrément mieux aux US of A. Y’a aussi le patron coincé dans son couple qui se fait chauffer par une bonasse au bureau et qui doute. Le premier ministre, de son côté, aimerait bien se faire sa nouvelle secrétaire Clinton Style. Sans parler des doubleurs d’acteurs pornos trop timides pour se rencarder. Pendant ce temps là, à la campagne, un écrivain bougon comment à remarquer son aide ménagère. Tout ça sous l’œil dépressif d’un chanteur ringard en pleine tentative de come back avec un tube minable.
Je me doute que vous n’aviez pas besoin de l’inventaire des histoires contenues dans les 140 minutes de Love Actually (d’ailleurs j’en ai oubliée une exprès, un ChocoBN à gagner). Mais moi ça me fait toujours halluciner de compter tout ce que les fous furieux de scénaristes ont pondu.

Oui, y’a écrit ULTIMATE sur l’affiche. Trop de win moi je dis…

Enfin quand j’ai fini de virer sur le scénario plus chorale tu meurs, je vire aussi devant le cast de malade mental. Tout le gratin du cinéma Anglais à décidé de faire coucou. Y’a même une Keira Knightley pas encore tout à fait anorexique, c’est dire ! Enfin le souci quand je vois Bill Nighty, c’est que je peux pas m’empêcher de le voir se prendre un coup de batte de criquet en pleine poire avec Shaun qui débite son culte « Désolé Philippe ». Les spécialistes comprendront. Je vais pas non plus refaire la filmo de chacun, il faudrait dix posts. Encore j’oublie les guest stars qui font leur kikoo moi aussi je suis là hey ho ! Si Love Actually était une boîte de chocolat, on serait pas loin de la nausée. La faute à Richard Curtis, déjà réalisateur de Quatre Mariages Et Un Enterrement, alias le film qui lui aura donné carte blanche à Londres, et de Coup De Foudre A Notting Hill, alias le film qui lui aura donné carte blanche à Hollywood. Pas loin de cinquante millions de dollars de budget plus tard et tadaaa !!!

A sa sortie le film a plutôt bien été accueilli par la critique. Plutôt bien foutu dans le genre comédie romantique, qui se la pète épique de part sa durée et son cast. Puis vint le contrecoup ! Genre à trop mettre d’histoires, de stars, on perd en subtilité, en substance et en émotion qu’elle est vraie pour la ressentir. Voilà comment Love Actually a fini malgré lui traîné dans la boue. Ouisaufquemaisnon ! Ces raisons sont justement ce pourquoi ce film est déjà culte ! Un long-métrage jusqu’au boutiste à ce point, ça ne court pas les rues. Je doute qu’une comédie romantique ose la surenchère à ce point durant un paquet d’années. Si les mecs qui avaient fait Love Actually avaient été chasseurs, ils auraient flingué le gibier à coup de lance-roquette. C’est tout à fait inutile mais ça sonne pendant un bon moment. Tant de débauche de budget, d’acteurs, de storylines, de tout, c’est l’uber plaisir coupable, le film romantique qui enterre tous les films romantiques. C’est bien simple, chez moi le DVD est sous verre avec une hache brise glace sur laquelle il y a inscrit « dernier recours pré-suicide en cas de détresse affective ». (bon, si on retourne la hache, de l’autre côté y’a marqué « Pur film pour pécho »)

Je me disais qu’un film un peu kawaï avec de la neige et des bizoox, c’était peut être le meilleur moyen de boucler le ciné club en 2008. Les rares qui ne l’ont pas vu, découvrez-le, et les autres redécouvrez-le. Oh et pas de trailer, parce qu’il est merdique. Pas d’extrait avec les pancartes non plus, c’est pas l’armée du salut ici !!!
See you lundi on parlera de la crisé économique (bah ouais faut bien compenser).

270 – Top Threee Saturdays # 8

J’aurais pu faire un post sur mes trois meilleurs cadeaux ever, ou une connerie de ce goût là. Sauf que je ressors d’un double combo repas familial de l’enfer. Du coup histoire de prolonger le supplice je me suis dit que faire le top des meilleurs trucs à manger au réveillon, ça pouvait être une bonne idée. Et oui, ce post est complètement débile !!!

Number Three : Les Crevettes

On commence par une bande de saloperies roses qui ont failli se faire fumer leur place par les huitres. Parce que quand on y pense c’est le même genre de crasses venues de la mer, qu’on met plus de temps à ouvrir qu’à manger. Sauf que les huitres à chaque fois j’ai peur de m’entailler la main avec le couteau, et c’est typique le genre de trucs qui ne plait pas à tout le monde. Puis surtout, niveau crevettes j’ai le skill ultime pour les dépiauter plus vite que la lumière. Mais attention ! Je vois plein de noobs qui les décortiquent toutes avant de les engloutir. Technique de faible putain ! Non faut savourer chaque crevette dans l’effort, c’est comme ça qu’elles ont le meilleur goût.

Number Two : Le Saumon Fumé

Si vous voulez un indice quand à mon état de dépression, le saumon fumé est un bon baromètre. Quand ça va vraiment mal je fais péter le livret A pour me choper deux maouss tranches au Monop. Combo tagliatelles fraîches, crème et jus de citron ! Rien de tel pour survivre à un partiel, un râteau ou un incendie d’immeuble. Quel rapport avec Nowel me direz-vous ? Bah a Nowel c’est pareil mais en grave mieux ! Parce que la famille qui paye et qu’on passe direct au saumon haut de gamme de sa race. Celui qui fait pleurer des yeux tellement c’est bon dans le fond de ta bouche. Dans ces moments là j’essaie de mémoriser le goût ultime pour le reproduire mentalement avec les tranches du Monop pour tout le reste de l’année.

Number One : Le Foie Gras

Bon, on évacue l’éléphant dans la pièce. Je me contrebranle du gavage des oies, des implications philosophiques et des argumentaires scientifiques à la con. Les oies c’est des putes qui vous poursuivent étant gosse et qui veulent vous crever la gueule (véridique). Pas de pitié. Oh, et accessoirement le foie gras c’est giga bon de sa race. Surtout si c’est préparé par le cousin taciturne apprenti cuisinier, par opposition au bocal de merde de supermarchay. C’est bien simple, mais les deux tranches que je me suis enfournées sur du pain aux figues grillé auront constituées les meilleures minutes de tout ce Nowel (enfin à part les trois heures de Rock Band II d’affilée avec mon bro le soir venu). Bordel de merde mais pourquoi on bouffe pas du foie gras toute l’année ?!?

Oui, ce top 3 est entièrement constitué d’entrées. Parce qu’en plats principaux de fêtes, je vois rien qui te reste pas sur l’estomac pendant une semaine et que t’iras pas rendre dans les WC de la soirée du nouvel an.
Et là, parce que vous êtes malins, vous vous dites qu’effectivement, ce post est débile. Mais j’avais envie de lancer des débats, créer de la controverse. Je veux savoir, c’est quoi votre bouffe de Nowel préférée ?!
Demain : ciné !

A PART CA STAGE !!!

A part ça j’ai beau aimer Technikart, placer l’ultra bancal Hellboy II dans le top 10 des films de 2008 en ométtant Tropic Thunder, c’est presque aussi con que de dire que Délire Express n’est pas drôle. Ah tiens, ça aussi ils l’ont fait. Bande d’abrutis !