Mes amis l’heure est grave, c’est la crise économique ! Mode Apathie ON : on va tous crevay !!! Rassurez-vous-même si on va parler pauvreté et tiers-monde, on va parler d’écriture. En fait la semaine dernière quelques chiffres sur l’industrie US du livre sont tombés. Pour rien vous cacher, c’est la merde. Les ventes de bouquins ont chutés de 20% (o_O) sur l’année et de 6% sur le mois de décembre par rapport à la même période l’année dernière. Vous me direz c’est qu’aux US of A. Mais si j’avais les chiffres Français à dispo je pense que ce serait pas bien plus glorieux. Vous vous attendez à ce que je dise que tout ça c’est la faute de la loi Lang et des éditeurs qui se gavent genre Grasset qui aura vendu le dernier Pille tout pourri de 200 pages pour 20 reuros. Je prends cet exemple parce que je le veux, mais je sais qu’il est pas bien, donc je peux pas mettre un billet bleu dedans.

Non en fait je vais plutôt dire du mal d’Universal (facile, je sais), qui est une des boîtes chelous ayant rachetés la plupart des gros éditeurs ricains sans rien connaître au bizness du papier. Dans un scénario on ne peut plus prévisible, les fonds de placement et autres entités maléfiques ont exigés des éditions des bénefs surréalistes. Au final les résultats ne sont pas au rendez-vous, les investisseurs sont frustrés, ça licencie pour garder du pognon et on coupe dans les jeunes auteurs ou ceux qui ne vendent pas leur quota d’exemplaires. La crise engendre donc une baisse des ventes qui engendre une baisse de la diversité et de la qualité de la production littéraire qui entraîne elle-même une baisse des ventes. Pendant ce temps là, dans notre beau pays, on avance tout doucement vers ce scénario, mais on y va quand même ! C’est d’une tristesse à pleurer (et aussi mon nouvel alibi pour tous les refus de mon magnifique et flamboyant manuscrit).

Quand je discute avec mes potes auteurs de BD, passé minuit, à l’heure où ils sont bien chargés, ils me disent que de toute façon on va changer d’ère ! Entre la lecture épisodique chapitre par chapitre sur les terminaux mobiles genre iPhone et les versions numériques sur E-Paper, on va pouvoir sauver le monde ! En vendant directement à ceux qui n’en veulent, on baisse le prix de vente tout en augmentant la marge de l’auteur ! Pi comme ça tout le monde il pourra exister avec son manuscrit trop bieng parce que c’est aussi ça l’interweb ! Enfin sauf qu’entre temps de grosses maisons d’édition numériques avec une maouss force de frappe médiatique auront apparus pour recréer des best-sellers. Ouais, en gros ça sera pareil que maintenant. J’ai du mal à partager l’enthousiasme de mes amis sous éthanol. Ceci étant dit je ne demande que ça, qu’ils aient raison. Que les négligés des grosses maisons apathiques (rien à voir avec Jean-Michel cité plus haut) se soulèvent et niquent leurs mères aux gros.

Enfin, pendant que je me plains, je ne bosse pas. Comme d’hab’ me direz vous, et vous auriez raison. Mais ce blog n’est-il pas mon alibi ultime ?
Demain je parlerai bien ciné, mais je sais pas trop pour quoi dire…





