292 – Da BenReilly’S Cine Club # 34

Y’a des films qui comptent pour moi plus que d’autres indépendamment de leur qualité filmique. Ca peut être la période de ma vie où je l’ai vu (allez voir Jumper un lendemain de rupture et vous le trouverez presque bien) ou avec qui je l’ai vu. 50 First Dates, ou Amour et Amnésie dans sa VF est de ceux là. Et pour ne rien gâcher, c’est un bon film.
Henry est vétérinaire à Hawaï. Il emploie tout son temps libre à draguer les touristes et les sauter en ayant l’assurance qu’elles finiront par repartir. Le plan parfait. Jusqu’à ce qu’il rencontre Lucy, une jolie blonde pour qui il a le coup de foudre. Coup de chance ils se plaisent et passent une super journée ensemble. Coup de malchance, Lucy est amnésique chronique depuis un accident il y a deux ans et revit le même jour encore et encore. Henry refuse cependant de renoncer à elle et va devoir la séduire encore et encore, chaque jour !

Adam Sandler n’a pas beaucoup de chance dans la vie. A part à cause de son physique ingrat je veux dire. C’est l’acteur type qui ne fonctionne absolument pas en dehors de chez lui. Alors qu’aux US of A ses films sont rentables et sa popularité relativement stable depuis dix ans, ici peu savent qui il est. Forcément ses derniers long-métrages ne sortent que timidement, voire pas du tout. C’est pour ça que j’ai du tipiaker You Don’t Mess With The Zohan pour pouvoir le visionner en anglais, vu qu’il ne passait qu’en VF sur Lyon. Misère. 50 First Dates est à mon sens son film le plus réussi. Sinon y’a aussi Drew Barrymore, et ça c’est la lose. Visuellement déjà, comment dire, c’est pas exactement ça. Ensuite sa filmo, c’est quand même pas glorieux non plus. Voilà pourquoi on se réfère à elle comme étant « la gamine dans ET » depuis le début de sa carrière. Mais bon, le film est cool donc on lui pardonne.

Or donc, une comédie romantique, une de plus. On peut au moins lui reconnaître son pitch capilotracté, très bon prétexte pour enchaîner une série de sketchs sur la même base. Pourtant, à un moment, là où la répétition se devait poindre le bout de son nez, il se passe quelque chose. C’est comme s’il y avait une double dose de sincérité dans cette amourette tropicale. On s’intéresse à ce gros bordel en ce demandant quelle pirouette les scénaristes vont pouvoir inventer pour négocier un happy end. Et c’est sur ce point à mon sens, et sans spoiler, que le film achève de gagner en noblesse. 50 First Dates est rafraîchissant, drôle sans tomber dans le graveleux ni le scato et surtout terriblement sympa à regarder, seul ou en couple. Avec en bonus, ce paysage hawaïen qui fait toujours des merveilles. Ca nous change de Manhattan.

Bon, maintenant vous m’excusez je vais aller dormir ma race, pour rattraper cette semaine un peu trop charge. Demain on tâtonnera le post-mortem de mon bouquin, on parlera d’auto édition.

TRAILER STAGE !!!

A  pas trouvé la bande annonce en VF…

14 réflexions sur “292 – Da BenReilly’S Cine Club # 34

  1. En fait, ça doit être super frustrant pour un scénariste d’avoir une idée de pitch dans le style, parce qu’à moins d’être vraiment bon, la fin est forcément un peu casse-gueule.

    Et donc sinon, ça me donne envie de le voir (je plébiscite la catégorie “décérébrant” en ce moment).

  2. Je l’ai en DVD.

    Benreilly influence :cool:

    Par contre, les films de Sandler sont toujours niais à la fin.
    Comme le film où il a sa zapette là.
    Ou l’autre film, “les femmes de sa vie”.

  3. Bonnuit.

    Et je dirais aussi: Kuuipo et Me ke aloha.

    Parce que c’est les deux seuls trucs que je sais dire en Hawaien (a part une autre phrase que j’ai oublié entre temps). Cherchez pas la traduction, c’est des trucs niais.

  4. C’est vrai qu’il est super sympa ce film. J’aime bien cette acteur, même si j’ai aucune véritable idée du nom de ces films, je sais juste que mes préférés sont où il fait du football américain ; joue au golf ou encore se transforme en petit diable dans Little Nicky.
    Bref.
    En tout cas t’as bien fait de faire ce post un dimanche, je savais pas quoi faire :)

  5. Je l’avais bien aimé ce film quand je l’avais vu! C’est divertissant, on ne s’emmerde pas mais bon voilà quoi… Je ne pense pas à le citer quand on me demande de parler de mes films favoris.

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