Or donc, j’écris ce post assis à côté des cendres fumantes de ma première tentative de faire publier mon roman. J’essaie de ne pas penser au fait que l’impression/reliure m’aura coûté une semaine de budget bouffe. Au fil du décompte des neufs refus que j’ai essuyé, pas mal de monde dans les commentaires ont proposés de viser de plus petits éditeurs ou bien de faire mon méga rebelle en m’auto publiant avec des plateformes de ouf genre Hulu ou The Book Edition. Aussi avant d’expliquer ce que je compte faire de mon manuscrit la semaine prochaine, je me suis dit que ce serait pas mal que je développe ce que je ne compte pas faire. Du coup ça va me permettre d’expliciter pourquoi je voulais publier au départ (ce qui est différent de pourquoi je veux écrire attention). Enfin, à part pour les filles faciles et la piscine pleine billets sur la terrasse d’un penthouse je veux dire.

Je connais le chiffre d’auteurs qui gagnent leur vie en écrivant des bouquins en France. C’est tellement bas (150) que rien que d’y penser, ça fait chialer. Quand à la popularité, c’est toujours plus efficace de se faire pécho en train de sniffer de la coke dans la rue que d’écrire un bon livre. Si je voulais/veux publier, c’est pour pouvoir publier. Je m’explique. On vit dans un pays fasciste qui se remplit petit à petit de financiers qui s’improvisent éditeurs et qui veulent pas prendre de risque. Or, même si je kiffe et que ça vend bien, j’ai pas envie d’écrire uniquement des histoires de trentenaires qui agissent comme des ados. Quand Régis Jauffert écrit un recueil de nouvelles ou un roman épistolaire, quand Lolita Pille fait du polar futuriste, quand Tristan Garcia écrit un roman d’aventure, il n’y a qu’une raison qui fait que leur éditeur de leur claque pas la porte à la gueule. Ils vendent sur leur nom. Et mon but à long terme, mon plan de carrière (ça fait con de dire ça, je sais), c’est que si l’envie de prend d’écrire un pavé post-apocalyptique à la narration éclatée, mon éditeur me dira « Okay ». Etre payé pour écrire, c’est bien. Etre payé pour écrire ce qu’on veut, c’est mieux.

Si l’on considère que mon premier bouquin qui sort est le premier pas d’un plan machiavélique, une publication chez un micro éditeur serait contre productif. Je veux bien croire qu’il existe de petites boîtes qui se battent pour leurs auteurs et qui peuvent être une véritable opportunité. Seulement je ne m’y connais pas assez pour séparer les gars sérieux des plans suicide. Peut être que ça viendra avec l’expérience ou les conseils. La problématique de l’auto-édition est différente. Okay j’aurais un objet dans mes mimines et j’en vendrais quelques dizaines sans trop de soucis. Peut être même que ça me paiera un kinder bueno. Seulement pour le coup c’est clairement du sacrifice. Ce serait satisfaire l’égo au détriment « Du plan ». Parce que pour le coup aucune crédibilité sur mon Cv d’auteur, aucune visibilité en librairie ou médiatique. Il y a tellement de merdes sur ce genre de sites qu’il faudrait être inconscient pour faire la démarche de voir si y’a pas de bons trucs dedans. Sans parler du fait que se faire connaître avec une vidéo ou de la zik sur le net comme c’est la mode (l’argument qui revient), ça ne force personne à lire un putain de texte !

Après y’a la logique marketing. Si je sors mon bouquin en auto-édition, je vais le vendre à mes lecteurs dit hardcores (j’ai déjà l’avantage d’en avoir plus que la moyenne grâce au blog). Tous ces acheteurs potentiels sur lesquels un éditeur aurait pu compter pour le rééditer plus tard, perdus. C’est pour toutes ces raisons que mon manuscrit est très bien là où il est. J’ai suffisamment de force mentale pour ne pas céder aux sirènes de mon égo et prendre mon mal en patience sur ce coup là. Ca aurait bien réussi à Palanhiuk (dont je recause mercredi) qui aura fourgué son premier roman à son éditeur après le succès de son second, première parution. Sans parler du fait que je ne suis carrément pas à l’abri du fait que mon bouquin ne soit pas assez bon.
Mais ça j’en causerai lundi prochain. J’ai déjà largement dépassé mon quota de mots today. Puis de toute façon demain y’aura deux véritables notes, une rare double dose pour parler du gala du Celsa et de costumes de soirée.






Keep on dude, keep on…
Je pense que 9 maisons éditions c’est peu et que ce sont celles qui jouent à gagner de l’argent.
Pour les plus petits éditeurs, suffit de regarder où des écrivains qui sont actuellement dans des grandes maisons d’éditions ont commencé.
Ce qui pourrait être intéressant, c’est de faire un blog pour tout roman où tu le publies peu à peu. Ca fidélise dans l’absolu le lecteur, et le bouche à bouche reste quelque chose d’efficace.
Après tout c’est toi qui étudie le marketing, fais un plan marketing pour ton roman pour le vendre.
Chouette deux post demain!!
Déesse –> Fais pas semblant de pas comprendre. Lacher mon roman gratos dans l’espoir que quelqu’un en ait quelque chose à foutre, c’est une autre forme de sacrifice.
Plan marketing ou pas, ce qui compte c’est d’être bien diffusé (et pour ça faut un éditeur compétent) et d’avoir des retombées médiatiques (même chose)
c’est quoi le mieux, faire un sacrifice ou enterrer ton roman?
Je cherche pas à te faire la morale, hein, j’aimerai seulement que tu parviens à réaliser ton rêve
Ha, ben voilà. J’ai jamais réussi à expliquer pourquoi je voulais absolument me faire éditer, mais la prochaine fois je fais un lien vers ici.
Et l’auto-édition gratos sur un site ou blog, c’est la mort. Parce que les lecteurs viennent pas forcément lire (c’est trop looooong de lire sur le net alors que les portes de tutube sont à ta portée !) et une grosse partie des lecteurs de toute façon déteste lire sur un écran. Alors si c’est juste pour psychoter parce que tu n’as aucune retombée (enfin pas plus d’une ou dix, une misère quoi) dessus, autant prendre ta solution : l’usb et le classeur, et on se met à autre chose en attendant.
Et tu a Un Plan, c’est bien ça aussi. Tu vises une grande blonde en robe rouge aussi ? ^^
Moi j’arrive à comprendre Le Reilly u_u.
Etre publié dans une maison d’édition, c’est une crédibilité 100 fois plus awesome que s’auto-publier, car s’auto-publier, n’implique pas forcement une qualité. ( suffit de voir les fanzines BD, où ya plein de merde, pourtant ils sont publiés ).
Signer chez un éditeur ça implique que tu rentres dans la cours des grands, que tu peux être fier d’avoir ton bouquin dans les librairies. Ca implique une qualitée ( sauf chez Soleil ).
Faut viser haut, au pire ça fait un roman de perdu, mais toujours refaisable. Manu Larcenet a pu publier ses premières BDs depuis qu’il est hype ( et il a sa boite d’édition aussi ).
J’aime bien quand tu mets des mots sur des trucs qui me parlent, qui me touchent ou que je vis. En plus tu les mets dans le bon ordre et ça fait des phrases que les gens ils peuvent les lire et les comprendre bien comme il faut qu’ils comprennent…… les mots.
Complètement trop d’accord grave avec ta note.
L’explication ego/plan m’a conquis. Je vais enfin pouvoir répondre à mes parents pourquoi j’ai pas envie d’être auto édité ou de faire de la bande dessinée pour le journal de l’association des amateurs de maquette des petits vieux qui sentent pas bon de la maison de retraite de St Pierre-les-Pneus en Moselle.
Le genre de plan de carrière trop biain tu vois. Ou ton avenir jusqu’au Penthouse est tout tracé.
Bon je sais la comparaison est un peu violente. Mais pour avoir été dans ce genre de discussion « pourquoi tu t’auto édite pas », je plussois ton avis.
« Not failure, but low aim, is crime. »
James Russell Lowell
Oui en lisant ce post ou comprend les tenants et les aboutissants. Et je dois dire que c’est rudement bien penser et effectivement logique dans ton plan de carrière. Maintenant, le truc vachement bien c’est d’avoir un vrai retour de ses dites maisons d’éditions pour savoir ce qu’elle cherche [commercialement parlant]
sinon le plan B c’est les concours d’écritures qui fleurissent a droite et a gauche, mais vu ton esprit machiavélique tu y as peut etre déja pensé.
Dis moi le clone, réduire la portée des éditeurs tiers est quelques peu paradoxale à l’époque de l’industrie des niches.
Justement cette redistribution de la carte du lectorat français devrait t’enjailler plutôt que de te faire maugréer, elle va permettre surtout un remise en cause du système des droits d’auteurs et donc de la fortune que ta femme récupéra à l’heure du divorce.
Premier roman ou pas la problématique est surtout la recrudescence de l’homogénéisation de la production et des auteurs, entre l’anthologie des incestes ruraux, l’onanisme existentialiste germanopratin, le chevaleresque banlieusard et le blog pour adulte, il n’y guère de place pour autre chose.
Peu importe, le lectorat, les éditeurs, c’est la nouvelle consanguinité des genres culturelle, qui annihile les fondamentaux de chacun en les casant dans un grand tout.
Ce qui est en jeu c’est l’identité même de livre et le rôle de l’auteur.
La mise à disposition publique d’une première production est un acte fondateur, cela atteste plus de l’avenir que la prospection ou l’anticipation.
Donc les chiffres de vente et visibilité sont de faux problèmes.
Ton point de vue est intéressant, mais j’attends de voir ce que tu comptes faire de ton manuscrit. Ensuite on pourra juger
Ecrire?
Au commencement est le désir. Se demander pourquoi on a envie d’écrire. Si c’est pour faire une psychanalyse par écrit (et donc économiser 25 ans et 100 000 euros) mieux vaut renoncer. Si c’est pour gagner de l’argent ou avoir de la gloire, ou passer à la télévision ou épater sa maman, renoncer. La seule motivation honorable me semble être: parce que l’acte d’écrire, de fabriquer un monde, de faire vivre des personnages est déjà une nécessité et un plaisir en soi
Je te suggère l’article intégral:
http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/conseils_ecrivains.html
Un autre extrait :
« renvoyer, il y a quand même une part de chance en renvoyant au même éditeur vous pouvez finir par tomber sur quelqu’un qui vous comprenne et vous défende dans les comités de lecture (personnellement j’ai renvoyé mon manuscrit pendant 6 ans à tous les éditeurs et j’ai reçu trois lettres de refus de mon éditeur actuel). Le découragement fait partie du mode de sélection. »
Si t’as la force de caractère qui te permet de te dire que ce premier échec n’est que temporisation quant à la réussite de ce que tu appelles Le Plan, et de ne pas céder à la facilité en voyant plus loin, je t’admire. T’as du culot et ça peut donner quelque chose.
@ Déesse : non mais ho, on me pique pas MON plan pour le soumettre à la concurrence, c’est pas cool ça ! (Private joke)
La première image fait super peur. Je voulais dire un truc plus constructif que ça a la base mais je suis restée bloquée sur cette chose immonde. Je repasse peut être si ça me revient.
Ouf dieu merci. Tu ne songe pas à l’auto-publication ! C’est un peu du suicide littéraire. Auto-publié sonne tellement comme « Personne n’a voulu de mon bouquin… »
Le seul problème dans ton PLAN, c’est qu’aujourd’hui, du peu de ce que je connais du monde de l’édition. Ca marche plus trop le coup du j’envoie mon manuscrit et je croise les doigts… Ca marche tellement en réseau, que tout est vérouillé pour qui n’a pas dans son entourage, une personne pouvant te coopter.
Je pense qu’il faudrait miser sur du marketing personnel, te créer un réseau dans le cercle médiatico-litteraire et bien faire comprendre à la terre entière que tu cherches à te faire éditer.
L’idée de Déesse me semble pas con du tout et t’es pas obligé non plus de tout divulger. Il y a peut etre quelque chose à faire avec Facebook, crée un groupe ou une page ou les gens peuvent devenir fans. Tu y laches au compte goutte quelques extraits, des présentations des personnages, de annectodes sur l’écriture, comment tu as eu telle idée etc… et tu prends comme titre « Si ce groupe atteind 10 000 personnes je serais publié »
Bon c’est juste une idée comme ça, mais te faire connaître me semble plus important que faire connaître ton manuscrit dans le monde actuel…
Bonne chance, t’a pas choisis le chemin le plus facile et sa je pense que tu le sais donc a part bonne chance je pense pas que t’ai besoin de conseils de ma part
.
Don’t fight hard, fight smart…. or something like this ^^.
C’est un peu comme se faire pistonner et/ou trouver un boulot par soi même. Le mérite est le même mais pas la satisfaction. (où j’ai rien compris ?) le tout c’est de pas se décourager et d’y croire. (tiens j’ai vu ça sinon je sais pas ce que ça vaut http://www.coachinglitteraire.com/
déesse –> J’ai 20 ans, j’ai le temps.
elicad –> Mais grave fait des liens sur cet article ! Qu’il devienne un manifeste pour les générations futures !
Accessoirement sache que No6 et moi on est très lié.
BluuG –> Amen
Bis –> Nan mais c’est pas un si grand écart intellectuel que ça. J’accepte à l’édition les réflexes que j’ai chopés en bossant dans la BD.
Hélène –> J’aime.
Gui –> Dès que c’est cadré concours, ça me bloque un peu. Ensuite ce que veulent les maisons… Personne ne te dira la même chose c’est un des soucis.
souklaye –> Répondu en privé. Aspirine NOW !
Nate –> RDV lundi prochaine !
Nico –> Nan mais on est d’accord. Même si ça fait toujours mal de citer Werber…
Lily –> :believe:
Jenny –> Heu… c’est qu’un embryon hein, c’est pas sale.
qyrool –> Me faire connaître… Genre tu veux dire faire comme par exemple un blog quotidien avec plein de texte ? ^^
Sinon ajoute toi aux groupes de fan sur facebook !!!
Dify –> De bon conseil.
Oopsy –> Des mecs qui te font PAYER avant d’être signé, c’est juste de l’arnaque, profiter des rêves des gens. Un agent dont c’est le travail ne serait payé que s’il arrive a faire signer le livre !
Le MAL absolu.
Je crois que c’est pas mal comme ça. Sauf que je lacherais plus qu’un ou deux chapites sur mon blog. Juste histoire de. Si ça fait le buzz.
Mais l’autoédition, c’est à bannir.
Bref, je crois surtout qu’un premier roman on l’écrit pour soi-même, et tant mieux si ça plait aux autres. Mais les coups d’essais sont rarement des coups de maitre.
Entre autre chose, c’est rigolo de voir ta vision des choses puis celle, à l’opposé, d’Andoryss.
la coke dans la rue? y’a un chevelu à lunettes quelque part qui a les oreilles (ou le nez) qui sifflent.
« déesse –> J’ai 20 ans, j’ai le temps » : très belle référence à Alizée, ça m’enchante de voir qu’on a les mêmes valeurs !
La je ne suis vraiment pas d’accord.
1/ Je ne vois pas en quoi c’est du « suicide littéraire » ou encore « la grosse honte » de publier un son roman sur le net avec des gens qui se sont crevé le cul à faire des trucs pratiques (et ou tu peux toi même fixer tes marges sur les ventes) exprès pour ça.
2/ Tu t’inquiète que tes lecteurs « hardcore » ne puissent plus l’acheter une fois qu’il sera réédité. Euh, pour ça faudrait qu’il soit déjà édité une fois non ?
3/ Tu devrais voir ça plutôt comme ça : Mon lecteur hardcore, bienqu’il ait acheté (wooh la honte) mon bouquin sur le net, il a un truc relié qui existe entre ses mains, qu’il va pouvoir lire, et peut-être le passer à d’autre potes si il aime, qui eux même vont peut-être venir lire et découvrir mon blog, etc,etc (réaction en chaine).
Après avoir peur que son truc ne soit pas assez bon c’est une autre affaire.
Mais quand tu dis « Il y a tellement de merdes sur ce genre de sites qu’il faudrait être inconscient pour faire la démarche de voir si y’a pas de bons trucs dedans. »… c’est un peu… tu vois ?
L’édition à compte d’auteur, c’est surtout pour les niches : poésie, sujet ultra-spécifique, recueil de nouvelles sur les mouches japonaises, ce genre de choses qui ne dépassera jamais les 500 exemplaires. Si tu as plus d’ambition, évite. Et l’auto-édition sur Internet, c’est se passer de relecteurs, de correcteurs et de service marketing, donc à éviter totalement. Après, comme tu le dis, tu as 20 ans, toutes tes dents et le temps de t’aguerrir.
Ils ne t’ont pas signés et malgré ce que dit l’énergumène qui cite la crotte Werber, tu peux leur renvoyer 6 fois, ils ne le feront pas. Pour un premier roman, c’est beaucoup trop personnel. Après, effectivement si tu commences à être connu avec d’autres bouquins, le premier malgré son côté très marqué pourra être apprécié pour le nom sur la couv’.
Quant à choisir ton éditeur, il est vrai qu’il vaut mieux te tourner vers un « petit » éditeur plutôt qu’aux grosses machines à la Hachette qui vont totalement te broyer, tu ne seras plus qu’un auteur parmi d’autres.
Comme on dit en football, vaut mieux être titulaire dans une équipe moyenne que remplaçant dans une plus grande. Tu saisis mon propos.
Je vais rester sur mon opinion, tu as du talent mais prends ton temps.
PS : t’as jamais été tenté par une collaboration avec quelqu’un d’autre?
Seul conseil valable que je puisse te donner: essaye de vendre ce qui te tient vraiment à coeur. Même si c’est un pavé post-apo à la narration éclatée – voire d’autant plus.
Ne vends jamais rien d’autre que tes tripes.
Que ça marche ou pas, tu en tireras toujours une satisfaction autrement plus intense et constructive que de tenter de faire comme Untel ou Unetelle, « parce que c’est dans le trend ».
Tout le reste n’a strictement aucune importance.
ubuesque –> Je m’exprimerais sur la collaboration un autre jour.
Sinon, si je prends la peine de t’envoyer un mail pour te dire que je n’apprécie que moyennement tes jugements tranchés, c’est pas pour que t’insistes derrière. On peut en parler par mail mais considère toi averti.
Par « te faire connaître » je voulais dire passer autant de temps à faire de la pub pour ton blog que d’écrire sur ton blog… -> efficacité redoutable !
[...] Il y a donc beaucoup de choses que je ne comprends pas dans le métier d’écrivain. Peut-être est-ce parce que je voulais le devenir moi même, il y a bien dix ans, et que je me suis vite rendue compte que je n’avais pas ce petit plus qui fait un bon écrivain. Je suis persuadée qu’on ne nait pas écrivain et qu’on le devient mais, tout comme pour un artiste, il est nécessaire de posséder ce que j’appelle « la flamme ». Je ne pense pas l’avoir (ou si je l’ai, je ne l’ai pas trouvée) et j’en ai rapidement fait mon deuil. J’écris maintenant uniquement pour mon plaisir et me suis tournée vers la bibliothèque parce que j’ai toujours été meilleure médiatrice qu’écrivaine. La question de la publication revient cependant me triturer les pensées de manière régulière. J’en parle forcément beaucoup avec Célia (nous sommes d’accord sur le fait que nous ne sommes pas d’accord) et le sujet m’a re-titillé lorsque j’ai lu ce post dernièrement. [...]