Flashback. La fin de la sixième, lorsque l’on doit choisir une langue vivante No2. Les candidats au titre : Allemand, Italien, Russe et Espagnol. L’Allemand, faut pas déconner, je suis un patriote. Si j’apprends l’Italien je risque de ne plus être excité par une ritale qui me chuchote des trucs au lit. En cours de Russe faudra que je boive de la vodka, obligé, or je suis sXe. Reste l’espagnol, dont le mec nous jure sur la race de l’hymen de sa grand-mère que c’est super cool. Il avait peut être raison. Sauf qu’à ce stade des études, il reste pas mal de tâcherons. Ces types pas encore rejetés par le système et qui foutent la merde dans les cours dont ils n’ont rien à branler. Et parce qu’à l’époque j’étais jeune et con, je me suis laissé entraîner, à traiter le jeune et fringant Mr. Ruiz de manière complètement honteuse.

Car là est la constante. Dans toute ma vie je n’ai jamais eu autant de peine que pour les profs d’espagnols. J’ai rarement vu des êtres humains être autant systématiquement traités comme de la merde, sans aucun respect de la part des étudiants. Au début je participais aux lols généralisés, jusqu’à ce que je prenne conscience de l’atrocité de la situation. Les cours qui étaient une souffrance à cause des mes lacunes sont devenues abominables à cause de la cruauté estudiantine. Et ce jusqu’à cette année au Celsa où des surnoms se moquant des tics de mon prof circulent, et au dernier cours nous n’étions que quatre à nous être déplacés. Le pauvre gesticulait comme il pouvait pour meubler les quatre heures. Il n’y aura eu qu’une seule prof qui aura presque réussi à me redonner goût à la langue en première. Sa principale qualité était d’être canon, en plus de faire des heures sup’ pour tenter de me remettre à niveau. Son principal défaut, c’est que c’était une remplaçante pour quelques mois seulement.

Bien sûr, il faut lire « fière », saleté de semaine de partiels…
Dans tout ça j’ai oublié de développer sur le fait que je suis une brêle internationale en parlage d’espagnol. Pas capable de me concentrer dans des cours chahutés et sans intérêt particulier pour la langue et la culture qui allait avec, mes notes se sont effondrées rapidement. Plus le temps passait, et plus mes lacunes s’accumulaient. Pendant que mon vocabulaire restait désert, que ma connaissance des conjugaisons demeurait honteusement mauvaise, j’avançais. Ou plutôt je m’enfonçais chaque année un peu plus. L’espagnol est devenu le cours de l’enfer, la huitième plaie d’Egypte, ma kryptonite. A la fac je devais en avoir fini mais j’ai obtenu le Celsa, et pas de bol mais la LV2 était de nouveau obligatoire. Si je vous dis tout ça, c’est parce qu’hier j’avais mon dernier partiel d’espagnol de ma vie. Aucune idée de quelle conjugaison mettre dans les trous du texte, a pas compris le texte débile et commenté à la va vite la 1000ème page de BD de Quino. Ranabranler !

Aujourd’hui je suis libéré, au grand dam de mes copines et potes qui auraient bien voulu que j’apprenne la langue. Mais c’était foutu depuis le départ, il y avait un blocage qui n’aura fait que se solidifier. Quand je pense qu’en un mois j’étais devenu presque meilleur en Japonais qu’en Espagnol. Mais c’est une histoire pour un autre jour. Demain on causera prix de flore again, avec un bon bouquin.






« C’est bien Matthias, je suis FIER de toi »….
Coming out dissimulé ?
Moi c’est avec l’allemand et le latin.
En seconde j’allais aux DS d’allemand les mains dans les poches et j’avais des meilleurs notes qu’en anglais alors que je ne savais pas aligner plus de deux mots d’allemand.
Le latin j’ai eu 10 à mon écrit de bac, je sais même pas comment. Un miracle.
Je pense qu’en France la méthode d’apprentissage des langues est quand même bien merdique. Si j’ai fait des super progrès en Anglais c’est parce que je suis une série addict qui matte ses séries en vost.
Si tu quieres puedo presentarte algunas amigas ^^
Vez que sirve conocer a un chileno
(demerde toi, et demande pas a notre ami madrileño :p )
JC –> Je me suis fendu d’un petit erratum… Trop crevé pour repasser par la case illustrator m’en veut pas.
déesse –> Moi ma théorie c’est les connards qui foutent le bordel. Et ouais les séries ça m’aura beaucoup aidé.
RNB –> Je te merde, j’ai tout compris, sale blanc !
C’est pourtant bien l’espagnole. C’est plutot les profs de francais qui ont pris chere durant ma scolarité.
La 8ème plaie d’Egypte ? Les sauterelles ?
Un point commun…
Madame Garcia classe de 4 ème, un cauchemar, j’avais une profonde envie de lui faire revivre le Franquisme, mais mon amour de l’Europe unie était plus fort…
Le meilleur moyen d’apprendre une langue, c’est sur l’oreiller. Mon papa m’a dit ça une fois quand j’était petit. (OMG -_- )
Mais après relecture de ton post « i’m proud being straightedge », c’est pas gagné pour toi :s
C’est bien plus facile à apprendre avec une prof sexy, je confirme largement !! C’est en anglais que j’ai fait une réelle avancée lors du remplacement de ma prof hideuse par un super canon … puis l’autre prof est revenue, j’ai donc dû me mettre à regarder des séries en VO pour parfaire mon apprentissage
Toi aussi tu traduisais Quino ?
Tu traduisais Mafalda aussi ?
Enfin c’est marrant, moi la deuxième langue ça n’était qu’en 4ème. Et en 6ème on choisissait notre LV1 !
J’ai pris Anglais pour faire le rebelle, car les parents soucieux de leur enfants les mettaient en Allemand.
Moins de classe, des bons élèves, ils éviteraient la racailles de la banlieu ( et c’est bien vrai ).
Moi j’ai eu la racaille, mais elle était cool.
Mais je plaignais les profs.
Je compatis, j’ai ressentis la même joie quand j’ai enfin arrêté l’allemand après le bac.
Déesse> tu viens de résumer mon mémoire de M2, qui raconte en gros pourquoi les profs de langues et les directeurs en milieu scolaire sont des grosses brèles ^^
Oh, l’espagnol…
En première année de fac de sciences j’ai eu une chargée de TD en chimie qui était une bombe espagnole. Non seulement elle était super canon, mais elle avait une skill de mort.
Elle avait des chemisiers qui, plus le cours avançait, plus les boutons s’ouvraient (ouais, c’est pas français et je m’en fous, là!). Comme ça, par magie, et le chemisier restait là, bien en place malgré les boutons défaits, un truc de dingue.
Au bout de deux heures, on étaient tous totalement figés sur nos chaises, retenant notre souffle et les yeux exorbités sur ce décolleté inaccessible…
Sauf les deux ou trois connards qui maitrisaient un peu l’espagnol et qui lui balançaient quelques phrases ici et la pour la faire rire.
Et quand elle riait, le chemisier tremblait…
J’ai appris plus d’espagnol que de chimie ce semestre-là et je garde de cette langue un souvenir ému.
Moi aussi j’ai toujours été totalement hermétique à l’espagnol !!
Pourtant l’anglais c’est venu tout seul, l’italien aussi, et en prépa j’ai même choisi latin pour pas faire d’espagnol !!!!!!!!!
Mon vocabulaire se limite à sangria, paella, mojito, tequila, corona, « donde esta el punto G ? », et « deberias ser azafata »…
Bon et je connais par coeur les chansons de Shakira aussi.
J’ai connu cette joie fabuleuse d’abandonner une langue au cours de ma scolarité. j’imagien ta joie, la joie profonde de plus jamais reviser, ou tenter de répondre a des questions ou tu ne comprends rien…. le bonheur s’est simple des fois
En fait le mieux c’est quand t’as finit tes études point barre, et que plus personne ne vient tester tes connaissances théoriques…
Pourtant, l’espagnol scolaire, c’est pas très compliqué (bon, y’a tjrs ces fichus verbes irréguliers mais bon, y’en a dans toutes les langues…). Enfin bon, contre les blocages psychologiques…
Rougenoirblanc > Pourquoi t’as mis « Si tu quieres » ?… Dsl.
je kiffais l’espagnol jusqu’en première, grâce à deux profs (copines de fac, toutes les deux) aux méthodes tyranniques mais super efficaces (je leur dois tout ce qu’il me reste d’espagnol après 15 ans d’abstinence).
Et puis patatras, une pouf qui nous a fait faire un an de Mafalda (je hais cette bd depuis, déjà que j’aimais pas des masses) et qui, à chaque réponse d’un élève, relançait le schmilblik par un « y porque » ressassé hasta la muerte siempre.
Ma prof de terminale était bien mais trop tard, les dégâts étaient faits.
Fais chier, Mafalda.
Ouais évidemment y a toujours le fait que les collégiens/lycéens sont souvent absolument horribles en cours de langues (j’avais vraiment pitié de mes profs parfois… étudiante en langues, j’étais teeellement contente après le bac, enfin je me retrouvais avec des gens intéressés eux aussi, bonheur), MAIS. Déesse a raison, l’apprentissage des langues à l’école en France, y a clairement un truc qui va pas. Parce que voilà, par rapport à beaucoup d’autres pays européens, on est des brêles. Et puis franchement, en terminale (voire en première), qu’est-ce qu’on faisait toute l’année ? On nous apprenait pas à parler, on essayait de nous faire avoir une note correct à l’examen débile du bac.
Oooh, abandonner une langue, ça me brise el corazòn. ;_;
Deux choses :
- J’ai adoré ton post hier, à tel point que j’ai pas pu le commenter
- L’espagnol est une langue de merde parce que l’Espagne est un pays pas très très super, que les espagnoles parlent fort (=crient) et qu’ils n’ont jamais compris le sens du mot « dessert ». Donc je te soutiens ! Même si l’allemand est la langue la plus sexy du monde : « Bist du aber « zuss »"
Céline > Le français est la langue de la diplomatie, c’est aux autres pays d’apprendre notre langue
(Ce que je serais curieux de savoir, c’est le niveau en langues étrangères des pays anglo-saxon, vu qu’ils ont pas besoin de faire d’efforts puisque tout le monde apprend l’anglais dans le reste du monde.)
Queen > L’espagnol, c’est aussi l’essentiel de l’Amérique Latine… Et on ne doit pas connaître les mêmes espagnols ; j’en ai vu qui parlaient (trop) vite mais pas fort.