[Suite de la note 294]
Cafouillage au niveau du BDE, la grande salle louée pour l’occasion à décommandé. Repli dans un espèce de bar à St Germain. Le nombre de place devient franchement limité et j’attends dans le froid comme un con qu’une copine essaie de pécho des places inutilisées pour ses amies. Pendant ce temps, le videur nous rappelle régulièrement que la qualité principale pour avoir le job est d’être un gros con. Finalement, sur le coup des onze heures mi, on rentre. Là on pige qu’on est tombé dans un putain de piège. C’est mal éclairé, bas de plafond, mal ventilé et surtout complètement trop petit ! On savait déjà que ce que l’école appelle « Gala » signifie en réalité « Soirée boîte trop habillée », mais d’un coup on le sent encore plus mal.C’est en frémissant à l’idée de la soirée à venir que l’on se calle dans des fauteuils, grillant un de nos deux tickets pour des consos gratuites.

Il est une heure du matin et la plupart des gens se demandent ce qu’ils font là. La musique n’est pas assez forte mais cela n’empêche pas les plus courageux d’aller se frotter au dancefloor. La surface disponible faisant cruellement défaut, la piste est impraticable. Je peste intérieurement contre le manque de lumière qui m’empêche de détailler les quelques robes vraiment magnifiques. Alors je tourne dans la salle à la recherche d’un quelconque décolleté pour me remonter le moral. J’en profite pour rire des dizaines de types habillés blanc sur noir, ou inversement. Les plus courageux ont une cravate bleue marine. La folie je vous dit ! C’est l’heure de la soirée où les esprits se détendent, aidés par l’alcool. Mon moment préféré, celui où les gens vous disent les trucs qu’ils n’ont pas les couilles de vous dire en face. Et la plupart du temps il s’agit de trucs sympa, voire adorables. Ces quelques mots qui vous font vous dire que vous n’êtes pas venu pour rien.

Deux heure trente et me voilà déjà à l’arrêt de bus. Je bouffe quelques pages du livre de poche que j’avais enfourné dans ma veste (et dont on parle vendredi). Mes amis encore à peu près sobres ont filés de la soirée, déçus. J’aurais pu rester avec les quelques jeunes filles éméchées, leur soutirer quelques mots doux de plus, un baiser qui colle contre la joue. C’était risque de les voir une fois le seuil critique d’alcool dans le sang dépassé. Non. Je préfère me tirer en avance et partir sur un bon feeling. Une fois chez moi je ne vais pas me coucher, ce serait trop simple. Je me mets torse nu, comme pour aller dormir, sauf que j’enfile à nouveau ma cravate. Déjà parce que dans mon esprit malade et fatigué, c’est la classe. Ensuite parce que c’est la première fois de ma vie que je porte une putain de cravate et que je veux que ça dure ! Imaginez-moi galérer comme un gros geek devant des tutos Youtube pour apprendre à faire un nœud et vous saurez par quoi je suis passé.

On s’approche dangereusement des quatre heures du matin, et je ne crois pas pouvoir dire que j’ai passé une bonne soirée. J’ai claqué trop de thunes, fait des concessions vestimentaires et eu quelques conversations pas désagréables. Comme l’école en elle-même, ce gala aura eu un goût doux-amer.
Demain, on parlera d’un bon bouquin hardcore des familles. Rien à voir donc.
KOH-LANTA STAGE !!!
Sinon pour les gens de facebook, comme la semaine dernière, rendez-vous sur mon status pour le méga chat de la mort en live tonight !!!





