334 – Top 3 Saturdays # 16

Bon. Puisque personne me file de nouvelles idées de Top 3, je tente un suicide de la rubrique. A virgin j’ai acheté trois petits bouquins mercredi, je les ai bouclés deux jours plus tard et maintenant je vais les classer. Idées lectures pour le weekend à pas trop cher. Yay !

Number Three : Notre besoin de consolation est impossible à rassasier

En voilà un titre qui en impose ! Il s’agit d’un tout petit livre avec un tout petit texte d’à peine dix pages. L’auteur suédois, Stig Dagerman, a écrit cette réflexion sur le sens de la vie avant de se tuer. Il tente, dans une dernière tentative dictée par son instinct de survie, de trouver un peu d’espoir, une raison de continuer à avancer.
Bien sûr c’est beau, fichtrement bien écrit, mais pour une raison que j’ignore ça n’a pas résonné en moi. Peut-être qu’en tant qu’être foncièrement morbide j’ai l’impression de ne rien découvrir de nouveau. Aucune idée. Il paraît cependant que c’est une tuerie ultime. Si ça vous touche je suis pas contre que vous me dites pourquoi.

Number Two : Fake

Giulio Minghini est Italien, traducteur de littérature et Fake est son premier roman. Il s’agit d’une autofiction borderline autobiographie. On y découvre un personnage plaqué après trois ans de vie commune, qui décide alors sur les conseils d’une amie de s’inscrire sur des sites de rencontre. Très vite le trentenaire perd pied à enchaîner les femmes dans son lit et finis par se créer des doubles virtuels, des fakes.
Un petit bouquin bien buzzé par les magazines hypeurs de service, GQ et Technikart en tête. Ca enfonce quelques portes ouverts mais c’est nettement lisible et plutôt sympa. Chapeau à l’auteur de dépendre des dizaines d’histoires de rencontre et de cul différentes sans lasser. Un bémol sur la vulgarité parfois, le poète en moi souffre à chaque fois.

Number one : Le joueur d’échecs

Va faisait un moment qu’on me tannait avec Zweig. Genre ah pas bien Le Reilly tu connais rien aux classiques contemporains ! J’ai profité de la réédition de la dernière, et la plus célèbre, nouvelle de l’auteur pour découvrir. A bord d’un paquebot un prodige des échecs et un mystérieux inconnu vont s’affronter dans une partie d’échecs aux conséquences aussi effrayantes qu’inattendues.
Force est de constater que ces quelques 70 pages sont très bien écrites, on se laisse prendre par le récit qui avance sans temps mort ni contemplation descriptivo-métaphysique. Je l’aurai lu d’une traite, avec la ferme intention de m’attaquer à d’autres textes de Zweig.

Promis, maintenant je vais me remettre à lire des bouquins de plus de cent et quelques pages. Faut quand même avouer que dévorer rapidement des mini livres ça a quelque chose de grisant. Hop, sur l’étagère !
Demain on parlera cinéma Français, c’est la semaine qui veut ça.

333 Bis – All Night Long

Hey les new kids from the block ! Ce soir c’est trop de la bombe pour les amis de la culture, c’est les Césars 2009 ! En bon futur bobo je vais regarder ça devant la TV après manger. Plutôt que de commenter avec ma mère je me suis dit que ce sera carrément plus sympa d’exposer mon incroyable avis à la face du monde. Donc j’annonce le liveblogging de l’évènement.

19h35 : Shit le duplex avec Laurent Weil est de retour ! Je kiffais ce mec à l’époque où il avait des cheveux, sur M6, avant qu’on invente internet et tous les bons sites de ciné. Là il me donne surtout envie d’attendre la vraie cérémonie pour rallumer la TV.

20h18 : Si Bourgouin gagne un César je tue un chaton.

20h21 : Weil snobbé par Sean Penn. Pwnd.

20h55 : Albanel dans la pénombre ça fait super flipper. Les gens s’installent, dernier moment pour faire pipi ! Enfin, pour eux, pas pour nous. On est pas des stars mais il nous reste au moins ça.

21h01 : It’s ON !

21h05 : Une bonne coiffure, un peu de maquillage qui va bien et même Charlotte Gainsbourg a la classe. Nice speech, surtout le bruit de la salive qui claque, perso j’adore.

21h08 : DeCaunes tente la comédie musicale. Hugh Jackman lui met sa race à travers le continuum espace temps. Fallait oser l’ouverture musicale après les Oscars quand même. Un numéro de chant avec une voie bidouillée c’est un peu contre productif aussi. L’exception culturelle française sûrement. Un bonus pour la flotte sur la scène.

21h16 : Cesar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Elza Sylberstein dans Il y a longtemps que je t’aime. Bonnes vannes de Tomer Sisley, magnifique robe décolettée d’Elza, remerciement entrecoupés de soupirs, glam baby !

21h22 : Bordel arrêtez de faire des plans sur Albanel !!! Y’a des gosses qui regardent !

21h24 : Cesar du meilleur espoir masculin pour Marc-André Grondin dans Le premier jour du reste de ta vie. Il est pas là donc un pote vient faire les remerciements. Du coup j’en profite pour vous dire que c’est nettement mérité. Voilà. Stoo. Respect.

21h28 : Cesar du meilleur montage attribué à Sophie Reine pour Le premier jour du reste de ta vie. Dans les fesses pour Mesrine. Bien fait. Pardon.

21h31 : DeCaunes milite pour la création d’un César du meilleur film d’animation français. Heu… okay. Pendant ce temps là Akira sort en Blu-Ray et rappelle à tout le monde pourquoi y’a pas de césar du meilleur film d’animation.

21h35 : Cesar du meilleur acteur dans un second rôle attribué à Jean-Paul Roussillon pour Un conte de Noël. Et merde, j’ai pas d’avis…

[...]

22h05 : Interlude téléphonique ! Désolé je suis un homme dans la vraie vie et parfois y’a des appels qu’il faut prendre. Or donc où on en est ?

22h08 : Wooo putain ils se mettent à chanter now !

22h10 : César du meilleur son attribué à six mecs dont j’ai la flemme d’écrire leurs noms pour Mesrine. Toujours pas d’avis. Fuck, j’aurais dû aller le voir celui là non ?

22h15 : Bon alors j’ai raté le césar de la meilleure adaptation pour Entre Les Murs (boarf), du meilleur film étranger pour Valse Avec Bachir (aucune suprise, même pas drôle) et du meilleur premier film pour Il y a longtemps que je t’aime (aucun avis non plus, diantre mais j’ai foutu quoi cette année ?!).

22h17 : César du meilleur costume attribué à Madeline Fontaine pour Seraphine. Okay. Je me reprends un BN en attendant que ça passe. Vous en voulez ?

22h21 : Foresti ne me fait pas loler… Mais c’est bien essayé ceci dit.

22h25 : César du meilleur scénario original attribué aux deux scénariste de Séraphine. Et merde. Je croisais les doigts pour Le premier jour du reste de ta vie. Je pensais aussi qu’ils le fileraient à Bienvenue chez les chtis vu que c’est la seule catégorie dans laquelle le film est représenté. Mais non. Bon.

22h26 : Emma Thompson file un gros BN en or d’honneur à Dustin Hoffman. DeCaunes fait une bonne vanne. Emma est belle. Que demande le peuple ?

22h32 : Tout le monde se lève et applaudit Hoffman après un montage de ses plus grands films. Discours !

22h37 : Emma Thompson part en live complet à discourir tout en s’agitant. Je suis subjugué. Fanboy.

22h45 : 7min de blabla made in Hoffman. J’ai un peu lâché l’affaire. DeCaunes lance un sketch sur des fausses pubs. Why not ? Tentative de revival des Nuls.

22h49 : César de la meilleur photo attribué à Laurent Brunet pour Séraphine. Ouais bon okay. Pour moi qui suis un accor aux filtres et à la post prod de brute, ça me déprime toujours un peu. Pas grave, j’ai toujours Transformers.

22h51 : DeCaunes vanne la coupe de cheveux d’Albanel. MAXIMUM RESPECT !

22h53 : César de la meilleure musique attribué à Sinclair pourLe premier jour du… NO WAIT ! Attribué au mec de Séraphine ! What the fuck putain ?! Mais what the fucking fuck !

22h58 : Elie Sémoun déguisé en femme (tout va bien) annonce le césar du meilleur film documentaire pour Les plages d’Agnès. Pas de grosse surprise non plus.

23h05 : Le défilé des morts débute sur Guillaume Depardieu. Classe. Minute de silence et extraits. C’est assez hard à dire mais moi j’aime bien les montages souvenirs des disparus de l’année.

23h14 : La bande des teens d’Entre les murs viennent remettre le césar des meilleurs décors à Thierry François pour Séraphine, ou comment faire une putain de razzia avec pas grand chose. Dommage pour Faubourg 36, Mesrine et Timpelbach… Un peu dépité je suis.

23h16 : Yeah un sein à l’air !

23h22 : César du meilleur court métrage attribué à Les Miettes. Un court métrage de 30min ? Ué ué ué… c’est ce qu’on dit. Tout ça parce que y’a pas de césar du moyen métrage. Dommage pour le film d’animation qui avait l’air bien funky !

23h24 : César du meilleur espoir féminin. Ayé ça va commencer à chauffer un minimum là. Want to believe pour Léa. Gaspard Ulliel va le remettre. Uééé… toutes mes copines pétasses vont kiffer la vibe…

23h27 : Déborah François pour Le Premier jour du reste de ta vie. Moyen emballé vu que j’avais trouvé son rôle un peu moyen. Perso j’espérais Léa mais tant pis. Une victoire de plus pour mon film chouchou dont on reparle dimanche.

23h31 : César du meilleur réalisateur attribué à Jean-François Richet pour Mesrine. Etant donné que le nombre de réal qui savent tenir une caméra en France peut se compter sur les doigts d’une main, ça fait plaisir de voir l’un d’entre eux récompensé. Yay !

23h34 : César du meilleur acteur attribué à Vincent Cassel pour Mesrine. Mérité à priori, même si dans le fond de mon petit coeur j’étais pour Jacques Gamblin.

23h40 : Lambert Wilson vient filer le césar de la meilleure actrice. Va t-il utiliser ses pouvoirs de mérovingien ?!

23h45 : Et c’est pour Yolande Moreau, un de plus pour sa collec’ bling bling donc. Même si c’est le genre de nana qui me fait toujours super flipper !

23h48 : Ca va chier, César du meilleur film. Sept nommés, histoire de faire encore plus de déçus.

23h53 : Meilleur film Séraphine. Okay. Bon… C’est donc le hold up total et absolu. Dommage pour mon chouchou et les autres films qui me faisaient plus envie que celui là.

—–

Ayé, c’est fini. Mes pronostics sont officiellement aux chiottes vu que j’avais pas prévu grand chose. Au moins y’avait un minimum de suspense, c’était plus haletant que les oscars. Par contre à squatter quatre heures devant l’ordi vous vous imaginez bien que la note de demain n’est pas prête. Elle arrivera dans la journée, je sais pas trop quand. Ca donnera le temps à ce petit exercice de liveblogging de vivoter un peu. :)

Merci aux courageux qui seront passés par là. C’était bien fun !

333 – Partial Recall

On avait déjà parlé de cette nana avec qui j’étais sorti quelques mois au lycée (oui, c’est super précis, je vous le concède). Je vous avais raconté que quelques années plus tard, je ne l’avais absolument pas reconnue dans le métro Lyonnais. On pourrait croire que c’est mon épisode le plus lamentable vis-à-vis de la pauvre qui n’avait pas mérité ça. Mais non. Attention auto-dénonce mode confessions intimes ON. Quand on était ensemble j’étais uber pressant niveau sexe, le genre super puceau qui à force de mater American Pie en peut juste plus. Malgré tous mes efforts je ne serai arrivé à rien. Je me souviens de son regard triste qui montrait qu’elle sentait clairement que si elle y passait pas j’allais la latter, enfin la quitter, par lui mettre des coups de latte. Ca n’aura pas loupé, prenant conscience que j’étais vraiment dégueulasse avec elle, qu’il fallait que je me calme un peu, j’ai fini par rompre.

Flashforward a il y a quelques mois, quand elle me retrouve, non pas sur facebook mais par l’annuaire des étudiants de Lyon II (représente !). Après quelques mails on se virtual chat un peu et elle finit par reparler de la période où on était ensemble. Empli de culpabilité et de honte, je sais pas trop par où commencer. C’est là qu’elle se met à s’excuser. Elle m’avoue qu’elle est désolée si elle a pu passer pour une obsédée à l’époque, à multiplier les tentatives pour finir au lit. Complètement désemparé, je me dépêche de la rassurer à ce propos. Elle termine en me disant qu’elle est contente que je ne lui en veuille pas, que ça lui fait un poids en moins. Le pire, c’est qu’elle est ne plaisante pas, elle est sincère. Aucun doute possible. Moi, j’ai fermé ma gueule. Je suis sûr d’avoir abusé d’une fille très déprimée à l’époque, à passer pas loin du viol par intimidation. C’est sûr, elle à du rationnaliser mon attitude dégueulasse avec les années, y’a pas d’autre explication.

Voilà l’exemple type de pourquoi j’aime pas trop parler du passé avec mes exs, ou avec les filles avec qui j’ai voulu tenter quelque chose. A chaque fois elles rationnalisent des trucs, finissent en déni sur certains détails. Peut être qu’on fait tout ça pour expliquer des actes stupides ou vivre avec des choix qu’on regrette, sans parler des fameux sauvetages d’honneur. Je ne pense pas être l’exception qui confirme la règle. J’ai surement nié un tas de trucs pourtant vrais. Cependant, avec les années, j’ai appris à fermer ma gueule et éviter de confronter ma vision d’une histoire avec la personne concernée. Le peu de fois où j’ai essayé, elles ont tenté de me convaincre que je vivais dans un monde parallèle où jamais elles n’avaient agis de la sorte ou bien encore eu telle ou telle logique. Et y’a rien qui m’embête plus que de voir un beau souvenir gâcher par les corrections d’un égo froissés.

M’enfin, tout ça c’est encore un coup à un écrire un premier roman sur l’image cristallisée d’un amour passé ou bien à demander l’autre version lors de la crise de la quarantaine, High Fidelity style ! (Si cette phrase à la grammaire douteuse a du sens pour vous,bravo !)
Heureusement que là, tout de suite, la seule chose dont j’aie à me soucier c’est le Top 3 de demain. Bon okay c’est pas vrai, faut que je pense à mon retour, mes factures, mon mémoire, mon stage, mon roman…