La grande question quand on veut être un boulimique littéraire et qu’on y connait rien au niveau des sorties contemporaines, c’est qu’on sait pas toujours quoi lire. Heureusement il reste les magazines pour hypeurs et leurs tops annuels. Comme Technikart ne peut pas dire QUE de la merde, des fois je tente de m’y fier. Comme l’autre jour où ils déclaraient que le dernier Ian McEwan (le mec qui a fait Atonement) c’était grave le meilleur bouquin de 2008 (enfin 2007, merci le temps de traduction) ! En plus il est court, moins de 200 pages. Du coup, je risque pas grand-chose. Magie de l’import, et j’en attrapais un trois fois moins cher que l’édition française (lol again). Trop impressionné par le sticker « Best Book Of The Year », je réalise que j’ai complètement oublié de regarder de quoi ça parlait. Parce que des fois, j’aime bien être un ouf comme ça.

Juillet 1962, Edward (pas le vampire, un autre) et Florence dînent en préparation de leur nuit de noce. Venant de deux milieux très différents, ils se sont tout de même aimés, tout de suite après leur rencontre à Oxford. Pour Edward, c’est le grand soir, le moment enfin pour lui de perdre sa virginité et de consommer ce qu’il attend depuis si longtemps. Car Florence est timide et prude. Ce que son jeune mari ignore, c’est qu’elle est surtout traumatisée par les choses du sexe. Ne ressentant pas de pulsions physiques et répugnées par les descriptions cliniques des livres, elle redoute la fin du repas. Mais elle s’est jurée d’être une bonne épouse et de se taire, car elle aime Edward et ne voudrait pour rien au monde lui déplaire. La seule question est de savoir si elle en sera réellement capable.

Là je vous sens un peu plombés. Faut dire que c’est le genre de bouquin typiquement bien plombant. A savoir que toute l’histoire tient dans grosso modo 1h de temporalité. Du coup ça meuble avec pas mal de flashbacks qui nous éclairent sur les époux. Mais dans l’idée il s’agit d’un style très lent, beaucoup d’adjectif, qui avance presque en temps réel niveau lecture. Pourtant loin de m’être emmerdé, j’ai fini par me prendre au jeu. On aura reproché à ce livre d’être un peu bateau niveau histoire. Effectivement c’est le cas, mais le style m’aura transporté et happé. Hypnotisé par ce drame intime qui se joue sous mes yeux, j’ai presque lu On Chesil Beach d’un seul coup. La fin, forcément tragique, achève de magnifier cette histoire d’amour vrai qui aura commencé quelques années trop tôt, avant la révolution sexuelle et la décomplexification des mœurs. Les vingt dernières pages racontent les soixante années qui suivront cette heure fatidique, avec une fois de plus une justesse rare.

Plombant pour certain, bateau pour d’autres, ce court livre m’aura complètement charmé. Au point de remettre en question ma décision de ne pas voir ni lire Atonement. Nul doute qu’on finira donc par en reparler. Demain, on causera théâtre parce que décidément, nous sommes entre grands intellectuels ici !






J’ai vu Atonement. Ca ne m’a pas marqué je crois.
Oui y a eu pas mal de tapage sur ce bouquin et la critique de tecknikart est plutot bonne.
Après les livres c’est aussi au feeling
Bon d’ailleurs faut que je me trouve un nouveau roman à lire, lequel vais je choisir dans ma bibliothèque.
x0x0
C’est bien de s’ouvrir à d’autres horizons !
T’es allé au théâtre c’est ça. Tu as vu valérie lemercier au palace et tu veux nous en parler. à moins que tu sois allé voir la piece de Balasko jouée par sa fille ! ça a l’air tellement drôle…
Tu as raison le Reilly fait de nous des intellectuels. Et le théatre c’est le bien aussi (apres la bd et les livres quand meme]
La grande question. Qui meurt le premier si le livre va jusque là ? ><’
[HS?]
Un réflexe étrange précipite les gens dans les librairies dès que meurt un écrivain, on est pris soudain du désir de le lire, on veut… mais… pardon… oh ma tête… mon cœur…aaaaaaah… couic
http://l-autofictif.over-blog.com/article-27524463.html
[/HS?]
Bientôt, Le Reilly à l’opéra.
Je suis tentée… Mais comme j’ai toujours pas fini de lire l’unique bouquin support à mon mémoire…
Titanic pour moi… dans le sens du terme. C’est long, lent, lourd.
Un pensum.
Faut vraiment que je lise plus de « livres a lire », en meme temps, entre mes auteurs preferes et les classiques que je dois imperativement lire, ca devient dur.
Ouaip, on est entre intellectuels.
D’ailleurs, je viens de me regarder le clip des musclés « merguez party ».
Oh le pitch de merde ! Oh mon dieu ! Ca se voit, 9 commentaires. Un mot, un seul : il faut la masse de talent pour accrocher quelqu’un à ce scénario ! Alors si ce quelqu’un c’est le monde occidental dans toute sa splendeur, je dis Chapeau l’artiste. Et je le pense.
[...] dans le genre « bouquin potentiellement méga chiant mais qui envoie du bois » il se pose bien. J’en parlais y’a pas longtemps (un an… fou). Papy McEwan il gère un peu, entre ses prix littéraires et sa capacité à [...]