On avait déjà parlé de cette nana avec qui j’étais sorti quelques mois au lycée (oui, c’est super précis, je vous le concède). Je vous avais raconté que quelques années plus tard, je ne l’avais absolument pas reconnue dans le métro Lyonnais. On pourrait croire que c’est mon épisode le plus lamentable vis-à-vis de la pauvre qui n’avait pas mérité ça. Mais non. Attention auto-dénonce mode confessions intimes ON. Quand on était ensemble j’étais uber pressant niveau sexe, le genre super puceau qui à force de mater American Pie en peut juste plus. Malgré tous mes efforts je ne serai arrivé à rien. Je me souviens de son regard triste qui montrait qu’elle sentait clairement que si elle y passait pas j’allais la latter, enfin la quitter, par lui mettre des coups de latte. Ca n’aura pas loupé, prenant conscience que j’étais vraiment dégueulasse avec elle, qu’il fallait que je me calme un peu, j’ai fini par rompre.

Flashforward a il y a quelques mois, quand elle me retrouve, non pas sur facebook mais par l’annuaire des étudiants de Lyon II (représente !). Après quelques mails on se virtual chat un peu et elle finit par reparler de la période où on était ensemble. Empli de culpabilité et de honte, je sais pas trop par où commencer. C’est là qu’elle se met à s’excuser. Elle m’avoue qu’elle est désolée si elle a pu passer pour une obsédée à l’époque, à multiplier les tentatives pour finir au lit. Complètement désemparé, je me dépêche de la rassurer à ce propos. Elle termine en me disant qu’elle est contente que je ne lui en veuille pas, que ça lui fait un poids en moins. Le pire, c’est qu’elle est ne plaisante pas, elle est sincère. Aucun doute possible. Moi, j’ai fermé ma gueule. Je suis sûr d’avoir abusé d’une fille très déprimée à l’époque, à passer pas loin du viol par intimidation. C’est sûr, elle à du rationnaliser mon attitude dégueulasse avec les années, y’a pas d’autre explication.

Voilà l’exemple type de pourquoi j’aime pas trop parler du passé avec mes exs, ou avec les filles avec qui j’ai voulu tenter quelque chose. A chaque fois elles rationnalisent des trucs, finissent en déni sur certains détails. Peut être qu’on fait tout ça pour expliquer des actes stupides ou vivre avec des choix qu’on regrette, sans parler des fameux sauvetages d’honneur. Je ne pense pas être l’exception qui confirme la règle. J’ai surement nié un tas de trucs pourtant vrais. Cependant, avec les années, j’ai appris à fermer ma gueule et éviter de confronter ma vision d’une histoire avec la personne concernée. Le peu de fois où j’ai essayé, elles ont tenté de me convaincre que je vivais dans un monde parallèle où jamais elles n’avaient agis de la sorte ou bien encore eu telle ou telle logique. Et y’a rien qui m’embête plus que de voir un beau souvenir gâcher par les corrections d’un égo froissés.

M’enfin, tout ça c’est encore un coup à un écrire un premier roman sur l’image cristallisée d’un amour passé ou bien à demander l’autre version lors de la crise de la quarantaine, High Fidelity style ! (Si cette phrase à la grammaire douteuse a du sens pour vous,bravo !)
Heureusement que là, tout de suite, la seule chose dont j’aie à me soucier c’est le Top 3 de demain. Bon okay c’est pas vrai, faut que je pense à mon retour, mes factures, mon mémoire, mon stage, mon roman…
Et à faire une BD pour moi.
FAIL.
Ha ouais, sinon l’explication c’est que t’es malade dans ta tête et que tu t’imagines plein de choses qui n’ont jamais existé…
sinon…
Je n’ai jamais reparlé du passé avec les ex qui sont restés des amis.
Y juste une fois un ex qui s’est excusé d’avoir été un vrai con, et de m’avoir largué par peur parce que j’étais la première avoir compte. Ca m’a fait plaisir à mon égo.
BluuG –> Mais t’as pas bientôt fini ? ^^
Nerval –> Ah que j’aie des hallus c’est pas impossible non plus attention !
déesse –> Perso je tente de faire survivre le contact dans la mesure du possible.
Une preuve excellente qu’on ne fait que constamment construire et reconstruire son histoire personnelle pour justifier ses choix présents.
Mais bon, c’est pas si grave ^^
>bettie
ce que tu dis me rappel un film : the butterfly effect
Sliders !
Moi j’ai compris la fac…
Je crois qu’a posteriori, tout le monde rationnalise les raisons des échecs d’une relation. Il y a des choses que l’esprit refuse d’accepter et donc on déforme pour faire rentrer l’explication dans le cadre biscornu de notre raison ou pire, de notre névrose…
Grâce a BenReilly, j’ai dit non au coca vanille ! Ça rend tout déglingué pas bien dans la tête…
(Ou alors t’as une aura de ouf ou Dieu te donne une seconde chance, ou alors c’est elle qu’a bu trop de coca vanille…)
Je pense que ta culpabilité de “garçon charmant” t’as amené à voir l’histoire en anamorphose. Je suis passé par exactement pareil, mais quand je regarde avec le recul j’étais tout sauf pressant : c’est simplement que je considérais des gestes minimes comme des infamies aux relents pornos… seulement, la personne en face avait pas cette vision.
Et tu sais pourquoi on a vécu ça ? Parce qu’on croyait que les femmes n’aimaient pas leur vision dans les pornos
Et puis on a recontré sexactu ^^
Mine de rien, vous avez tous les deux déformé le truc, je pense qu’elle était pareil (genre elle considérait que tel geste anodin était supeeeer hot, à cause de la pression sociale qu’il y a pour ne pas être une “salope” à cet âge)
Très bon post sinon
Wé enfin, si vous avez tous les 2 raisons et que vous vouliez tous les 2 et qu’en fait, vous vous êtes juste mal compris, les boules, quoi…
Sinon, je dois avouer que glisser dans un monde parallèle à mon insu fait partie de mes préoccupations depuis des années… J’ai même réfléchis à des balbutiements de protocoles et tout…
Peut être que c’est toi qui rationalise tout ça avec beaucoup de déni, non ?
Mais dans quel sens as- tu l’impression d’avoir abusé d’elle? Pourquoi étais- t- elle déprimée?
Personne n’a remarqué ces indices que je trouve dérangeants…
Lili je t’ai répondu par mail.
oui partiellement!
Bah chui a ta disposition si tu veux en savoir plus. lol
“Cependant, avec les années, j’ai appris à fermer ma gueule et éviter de confronter ma vision d’une histoire avec la personne concernée. Le peu de fois où j’ai essayé, elles ont tenté de me convaincre que je vivais dans un monde parallèle où jamais elles n’avaient agis de la sorte ou bien encore eu telle ou telle logique. Et y’a rien qui m’embête plus que de voir un beau souvenir gâcher par les corrections d’un égo froissés.”
Voilà, tu viens de me faire gagner 2 ans de ma vie. Qui a dit que l’expérience des uns ne servait pas les autres ?