324 – Double Shot Review (Book 41 / Cine 39)

Quand Sarko est devenu notre bien aimé président, j’ai voulu me prendre une carte du Parti Socialiste. Puis après avoir jeté un œil à l’état du dit parti, j’ai préféré jeter mes vingt euros dans la première bouche d’égout qui passait par là. Sur le coup ça m’avait semblé plus utile. Un an plus tard, j’ai tout le même envie de contester. Sachant que le petit Nicolas a été traumatisé par un bouquin au point de le fustiger deux fois en public, décrétant qu’il était inutile voire sot de le lire. Là je me suis dit que y’avait moyen de faire quelque chose à ce niveau. Mine de rien, c’est la preuve que Sarkozy aura fait pour la culture, puisque j’aurai lu La Princesse de Clèves ! Et histoire d’être un minimum complet j’ai regardé La Belle Personne, adaptation libre et moderne du roman sortie au ciné à l’automne de l’année dernière.

Résumé rapidos du truc. Mademoiselle de Chartres est belle et pure, attire l’œil du Prince de Clèves qui finit par lui demander sa main. Comme le Prince est un type cool et réglo, la demoiselle accepte et devient princesse. Surgit le libertin incroyable Duc de Nemours, qui fait chavirer le cœur de la Princesse de Clèves qui n’avait encore jamais ressenti l’amour. S’ensuit un tas d’embrouilles dans ce triangle à trois. Le Prince veut que sa femme l’aime, la Princesse veut conserver sa dignité et Nemours bah… il veut pécho.
Pour savoir la fin il faudra lire le bouquin, qui est pas bien épais, moins de deux cent pages. Mais c’était sans compter sur le bon gros tiers de torture que nous inflige l’auteur, Madame de Lafayette ! Une bonne partie du livre est en fait une maouss récap’ des intrigues amoureuses du seizième siècle.

Non pas que les histoires de cul des nobliaux soient dénués d’intérêt. C’est qu’à l’époque de l’écriture du roman, les lecteurs savaient déjà qui étaient qui et n’étaient du coup pas traumatisés par la succession de personnages parallèles, voire parasites, qui défilent dans le récit. C’est en moulinant des bras pour ne pas me noyer que je luttais jusqu’au morceau de texte suivant, celui qui allait faire avancer la putain d’histoire principale et pas se prendre pour Voici avant l’heure ! Certes moult professeurs et autres historiens saluent le travail de recherche historique de Lafayette. Moi j’ai juste fait mon Sarkozy et suis parti me prostrer dans un coin de ma chambre à chaque interlude potin. J’ai aussi fait mon moi, à tenir bon jusqu’aux passages plus accessibles, dénouant une intrigue de passion avec beaucoup de justesse et un style littéraire emprunt d’une délicieuse préciosité. Ayant survécu, je ne peux pas dire que ce fut une lecture facile. Cependant j’ai apprécié je pense à sa juste valeur l’histoire principale qui aura conservé à travers les siècles tout son intérêt.

Nous revoilà en deux mille huit. Arte commande un téléfilm à Christophe Honoré (Dans Paris, Les chansons d’amour) qui va alors se lancer dans une relecture actuelle de l’œuvre classique. L’action est transposée dans un lycée bobo parisien (de la cour à la cour, bien joué). L’essentiel est là puisqu’on retrouve tous les passages clefs du romans, le portrait, la lettre, l’espionnage. Le thème de l’honneur aurait pu merder dans notre société plus libérée, mais l’actrice qui joue Junie, la princesse, nous vend ça sans aucun problème. Ado renfermée, au yeux troublant et au visage pur , elle pourrait nous vendre n’importe quoi. Je défie quiconque de regarder le film de bout en bout sans en tomber amoureux. Confère la scène où elle ouvre ses vêtements dans un parc public en plein mois de janvier, offrant sa poitrine frissonnante à son copain, pour se convaincre qu’elle aime. J’ai envie de dire que rien que pour cette scène, ça vaut le coup de le voir. En même temps l’action est molle, c’est pas facile de remplir 90min avec si peu. Je me demande si j’aurais apprécié ce film sans sortir du livre.

De toute façon vous pouvez crever pour la voir, vu que le DVD ne sort qu’en Avril et que le Rip TV est une galère pas possible à trouver sur le net. Ma propre expérience me pousserait à vous envoyer vers MegaVideo, mais Luc Besson va m’en vouloir après.
L’un dans l’autre je ne regrette pas cette lecture intéressante, bien qu’ardue. Dans tes dents le Nico !
Sinon demain on achève le compte rendu de ma recherche de stage !

TRAILER STAGE !!!

323 – Paycheck Part One

Bon, alors j’ai un stage en fait. Enfin, je crois. J’attends toujours que la boîte signe ma convention. Chui quasi sûr que ça porte malheur de parler de son futur taf sans que le contrat soit signé. Mais bon, j’avais promis. Or donc remember que je voulais faire créatif pub, ensuite re-remember qu’on m’avait autorisé au niveau de l’école. Puis enfin re-re-remember la fois où je vous avais parlé de mes profs professionnels qui bossent dans le milieu de la pub. A y est, on est tous à la même page ? Okay c’est cool, on va pouvoir passer aux news. Or donc en sortant d’un des cours de création pub de cette année, je suis allé voir le prof, un peu penaud, pour lui poser un tas de questions. On a parlé du taf’ de créatif, du fait que j’y connaissais rien, que les grosses agences broient les petits nouveaux.

Son conseil c’était d’aller dans une agence plus modeste, que là j’aurai des choses intéressantes à faire. Même qu’il était carrément prêt à me filer un chti coup de main qui va bien. Les yeux luisants de reconnaissance, je me suis juré de lui passer un petit mail le moment venu. Quelques mois plus tard, quand j’en étais à une semaine sans réponse à mon message, j’ai commencé à me dire que j’avais peut être merdé ma race. Ce qui aurait été super pénible vu que j’avais pas de plan B. Juste quand j’allais me jeter dans la seine, la Xbox Premium attachée autour du coup, mon N95 sonnait au mail. Non seulement c’était le prof qui me répondait, mais il me disait d’appeler sa secrétaire. Putain de coup fourré ! Moi, l’uber phobique du téléphone, phoner sa secrétaire ? Pourquoi faire d’abord, je croyais qu’il allait me caser dans une petite boîte. Sa race. Voilà comment je me retrouver à téléphoner en bégayant à la secrétaire du directeur de création de BDDP Unlimited.

Le remake des douze travaux d’Asterix ne s’arrête pas là puisque la dite secrétaire me dit de causer avec un autre mec, concepteur rédacteur. Je note son numéro et je m’effondre à l’idée de devoir re-décrocher mon smartphone pour devoir de nouveau lutter face à un inconnu. Mais vu l’époque de l’année et la motive, pas le choix, here I go ! Le mec est plutôt cool, n’a pas l’air de trop savoir ce que je veux. Il me dit qu’il faudrait qu’on se voie pour parler stage tout ça, que je ramène mes affaires. Quelles affaires ? Bah mon book, celui où y’a mes anciennes créas. Oui mais enfin j’ai pas de book moi, j’ai jamais été stagiaire créa ! Parce que forcément, on est pas sensé rentrer comme grand débutant dans une agence importante. Gros blanc au téléphone. Je me dis que ce type n’avait décidément aucune idée d’où il mettait les pieds. A peu près dans la foulée je prends conscience du merdier pas possible dans lequel je suis en train de me fourrer.

Au bout de la conversation on convient d’un rendez-vous, le lendemain. Comment ça s’est passé, la suite des aventures du futur stagiaire qui n’en veut, c’est jeudi sur le blog. Non parce que demain vous allez prendre cher avec une critique ciné/livre d’un grand classique !

322 – Insomnia

Nous sommes lundi soir dernier. Je viens de boucler Prince Of Persia, restant devant la console jusqu’à quatre heure du matin pour ça. Déception, vu que la fin puait grave du cul. S’ensuit la mission éteignage de TV (à demain mon précieux) et d’ordinateur portable. Nous sommes en plein milieu de la nuit, j’ai sommeil et je cogite au fond de mon lit. Je réfléchis à tous les textes que j’écris pas. Je fais ma petite écriture mentale. Forcément, ça me maintiens éveillé, ce qui est à la fois contre-productif et productif. Parce que je ne suis pas à un paradoxe près. Au fil de mon insomnie je dérive sur mon premier roman. Celui dont tout le monde se branle et que ça sera pas mal que je réécrive. C’est à peu près à ce moment là que se produit un des pires trucs qui pouvait arriver : j’ai plein d’idées.

Si je changeais le métier du personnage principal. Je pourrais le passer de à de. Putain mais ça collerait sa race avec la thématique tout en rendant le personnage plus unique et plus éloigné de sa proie en même temps ! Bon attends, je catalogue tout ce que ça débloque potentiellement plus tard dans l’intrigue. Checklist mentale on. Je commence à me choper un début de mal de crâne. Là je réalise que, sa race, je peux trop coller une subplot logique sur genre deux chapitres. Ca augmenterait le volume global tout en enrichissant la backstory de mon personnage et ses motivations. Moi qui trouvais que tout s’enchaînait vite, avec un peu plus de viande autour, ça ralentirait le flow. Holy shit j’ai déjà des idées de textes. Genre cette ex qui aurait trompé le héros une semaine avant son retour de voyage d’études. Je dirais que ça rappellerait l’histoire des fous qui renoncent au dernier mur lors de leur fuite de l’asile.

Bon. A ce stade de la nuit, il faut que je fasse quelque chose. Mon téléphone est trop loin, j’ai pas de calepin et encore moins de lampe de chevet. Je suis dans le doute. J’ai envie de me lever, d’allumer l’ordinateur, de tout noter et d’écrire ce que je peux qui est déjà près. J’aurais qu’à aller me recoucher après. Genre, quand il fera jour. C’est pas grave, je suis en vacances. En plus, ça ferait une super note de blog avec un max de street cred comme quoi plus artisque que moi tu meurs. Pfff, c’est trop loin bordel ! C’est déjà cinq heure du maaat’ ! Plan B. Faut que je me répète à voix haute mes idées de phrase pour m’en rappeler un max demain, en priant pour que mon cerveau soit pas déjà en demi-sommeil. Pi demain, j’écrirai une note de blog pour me forcer à me souvenir. Faut absolument que je case le truc sur les fous, sur le moment je trouve ça super bon.

Là, vous êtes censés vous dire que j’ai pas une vie facile. Moi, pendant ce temps je me dis que j’arriverai pas à avancer sur autre chose tant que j’aurai pas une nouvelle version propre de mon premier roman à montrer si on me le demande. To Be Continued.
Sinon demain on parlera de mon futur stage !

APRES COUP STAGE !!!

Bon après coup je suis plus du tout sûr de mon idée. Mais entre temps j’en ai eu une autre qui n’a rien à voir dans la salle d’attente de mon docteur. Comme j’avais rien sous la main j’ai du la prendre en note sur le roman que j’étais en train de lire. C’est sale ! Le lendemain j’ai écrit 600 mots de plus sur le cadavre de ma V2. Je crois bien que je pourrai pas avancer sur autre chose tant que j’aurais pas réparé ce premier texte. Tout doucement les choses se mettent en place.