339 – Book Review 46

De retour à la case Palahniuk. J’ai la nette impression que je vais devoir me farcir l’intégralité de sa bibliographie avant de pouvoir passer à autre chose. Tiens par exemple la semaine pro on parlera de son premier et de son dernier bouquin. Today on cause de Lullaby (Berceuse), qui se trouve être à l’heure actuellement un de mes préférés de l’auteur. J’ai appris après la lecture que Chuck a rédigé le roman durant le procès de l’assassin de son père. L’ex de la nouvelle amie de Papa Palahniuk a en effet mis à mort le couple au fusil avant de tenter de faire disparaître les corps par les flammes. Tiraillé lorsqu’il devait donner son opinion quand à la peine de mort, il a construit Lullaby autour de cette idée de toute puissance assassine. En bonus le bouquin a un pur pitch.

Carl Streator est reporter. Il travaille sur une série de reportages à propos du syndrome de mort subite du nourrisson, ces centaines de bébés qui meurent inexplicablement chaque année. Ayant lui-même été frappé par cette tragédie, il s’investit suffisamment pour trouver un point commun à chaque décès : la lecture d’une ancienne berceuse. Il s’agit en réalité d’un puissant sortilège utilisé jadis en cas d’euthanasie. Armé d’un pouvoir qui le dépasse, Carl va devoir faire équipe avec une bande d’allumés versés dans les arts mystique. Leur mission est simple, détruire chaque exemplaire du fameux livre, et si possible trouver l’origine de la berceuse, juste au cas où d’autres sortilèges ne demandent qu’à être découverts.
Bon après on reste dans du Palahniuk hein, au-delà du super bon pitch fantastique, y’a tout de même plein de sodomie et, groovy, de la nécrophilie !

Ce qu’il y a de cool dans Lullaby, c’est que la trame narrative ne dévie quasiment jamais. La structure est certes un peu éclatée mais on finit par s’en sortir. On se retrouve face à une histoire de chasse au trésor, le dit trésor servant du coup de fil rouge suffisamment épais pour ne pas se perdre. Of course y’a un ou deux twists sur la fin du bouquin, quelques passages glauques mais finalement pas tant que ça. Des cinq Palahniuk que j’ai pu lire, il me semble clairement que celui-ci est le plus accessible. Y compris au niveau style, toujours propre et composé de phrases courtes. Les thématiques brassées ici sont celles de la famille, du meurtre, de la toute puissance et aussi mais surtout du pourrissement par l’humain. Pour peu que vous ayez la fibre écolo-misanthrope il y a de quoi faire avec toutes les croustillantes anecdotes disséminées au fil du road trip initiatique de nos héros.

Bref, encore un bouquin qui me désespère de la nullité affligeante d’un bon paquet d’auteurs qui croient faire des vrais livres de ouf. Palahniuk, c’est ma came et le côté cool c’est que je suis loin d’en avoir fini avec l’affreux !

Demain ce sera un post bien chelou sur le mérite des médailles dans la vraie vie du quotidien.

STAGE STAGE !!!

Mais what the fuck chez BDDP ! A l’instar de chez Ubisoft y’a une corbeille à fruit, avec genre plein de sources en vitamines et tout. Sauf que chez BDDP c’est payant… Du coup tu dois genre mettre 40cents dans une petite boitounette si tu veux prendre un fruit. Super pression capitlistique ! Je refuse, je m’insurge ! Wait a minute… Je viens de réaliser que mon bagde Ubisoft fonctionne toujours. Et si je faisais un crochet pour pécho des pommes, bananes et raisins avant d’aller au taf’ ?

15 réflexions sur “339 – Book Review 46

  1. Tiens nous au courant pour les fruits ô/

    Ubisoft, ils claquent leur pognon dans le fruit, et non dans leurs jeux pourris

  2. J’aime bien le mot Lullaby. Oui le commentaire bien inutile quoi. MDR

    Je commence à comprendre ton pseudo FB avec cette histoire de fruits!

    Au fait tu es plus pomme, banane ou raisin?

  3. Lullaby a une sonorité interessante. Mais serendipity reste mon mot préféré.

    Sinon, j’ai lu quelque part un article sur le trouille des éditeurs de la sf et du fantastique. En effet, tout les bons romans de sf ou de fantastiques sont édités en …. policier, romantique ou autre littérature blanche. Ce qui finit par expliquer pourquoi on trouve énormément de daube au rayon SF Fantastique Anticipation … sauf pour quelques auteurs très bons, mais qui deviennent débiles (Dan Simmons). Mais je m’égare. Je relevais simplement le classement “Folio Policier” de ce Lullaby

  4. Oauis bah je dois dire que Palahniuk c’est ma came aussi… C’est barré, c’est drôle, c’est parfois profond… le monsieur est un as du cocktail.

  5. Merde, il a écrit genre plus qu’un livre ? On finira par le savoir… je crois que t’es le meilleur des 13 fans français du gars. Je ne crois pas, j’en suis sûr même ! Avec un peu de chance il viendra te violer ! Dans une corbeille à fruit, qui sait ?

  6. J’ai parcouru un bon petit paquet de pages en cette fin de soirée & c’est avec regret que je quitte ton blog (demain, avant-dernier jour de stage & faudrait vraiment que je pense à arriver à l’heure afin que mes efforts gigantesques en ponctualité marquent mon maître de stage au plus haut point lorsqu’il remplira mon évaluation). Bref. Je voulais juste dire que tout cela est fort agréable à lire & que je reviendrai, ne t’inquiète pas !

    A la prochaine.

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