346 – Book Review 47 & 48

Ah tiens, encore du Palahniuk ! A croire que The Best Place est devenu la bitch du grand Chuck. Peut être le Reilly se fait-il blower par l’auteur depuis des semaines pour la faire la pute. Que nenni ! La preuve de ma bonne fois critique, c’est qu’aujourd’hui j’ai décidé de faire une expérience. J’ai lu d’affilée le premier et le dernier roman de Palahniuk. Le but, c’est de voir ce qui a changé. Un petit mot sur la couverture de Snuff, sa parution la plus récente (pas sortie dans nos contrées). J’ai préféré la version UK cartonnée rien que pour la couv’. Aucun titre, aucun nom, rien à part une photo un peu vieillotte d’une paire de seins à l’air. En bonus, des traces blancheatres parcourent le pavé. Miam ! Ce qui est drôle c’est que tant que le livre a le bandeau vertical avec lequel il est vendu, on ne voit rien ne super choquant. Une fois le truc découvert, je n’ai eu qu’une envie, le lire dans le métro qui va Neuilly pour traumatiser des mamies !

Une jeune femme dont on ne saura que tard le prénom s’est retrouvée défigurée par une balle perdue. Sa carrière de mannequin compromise, sa vie foutue, elle prend la route avec une drag queen en instance de changement de sexe et un type un peu barge. Direction : son passé, avec qui elle aimerait bien avoir deux mots. Enfin, si elle avait encore une mâchoire pour parvenir à articuler quoi que ce soit.

Six cent hommes dans une salle d’attente, patientent pour participer au plus grand gang bang filmé de l’histoire. Derrière la porte, une star du porno qui sait très bien qu’elle a toutes les chances de ne pas survivre à cette journée. Trois hommes, trois numéros parmi des centaines d’autres, ont chacun une bonne raison d’être là. Ce qu’ils ignorent encore, c’est qu’ils ont le pouvoir de tout changer.

Bon, on a affaire à deux pitchs de malade mental. Pourtant ces deux romans sont très différents. Snuff est le premier récit presque court de Palahniuk, comptant presque deux fois moins de pages que ses précédentes histoires. Les flashbacks mis à part, il se déroule le temps d’une journée dans une seule pièce. L’unité de temps et de lieu en ferait presque une pièce de théâtre.

A l’inverse, Invisible Monsters se déroule sur plusieurs mois et à travers tout le pays. Quand à la structure elle est complètement à la rue niveau linéarité. A mi-chemin du livre, j’ai failli laisser tomber tellement j’avais du mal à piger où et quand chaque morceau de chapitre se passait. Contrairement à ce que la comparaison des deux pitchs laisse supposer, Monstres Invisibles est beaucoup plus galère à suivre que Snuff.

Snuff est un petit morceau de bravoure niveau histoire, presque touchant sur la fin mais use et abuse des tics de Palahniuk (répétitions, anecdotes). Invisible Monsters est dense, galère à suivre et foutrement barré (dans le bon sens une fois qu’on est arrivé au bout). Chacun des deux développe des thèmes et des idées qui font un poil cogiter, le tout baignant dans des tonnes de twists de ouf. Dans les deux cas c’est de la littérature bien solide, qui montre aussi le cheminement d’un auteur sur une douzaine d’années.

Bon, allez j’arrête avec Palahniuk, même si j’aurais pu passer plus d’une note sur chacun de ces deux romans tellement il y a de choses à dire. Je jure que la semaine prochaine on parlera de quelqu’un d’autre ! Tout a l’heure (14h) on parlera de monstre géant et de postérieur tandis que demain il sera question de série quotidienne.

11 réflexions sur “346 – Book Review 47 & 48

  1. Faudrait que je te squatte tes Chuck à l’occaz si ca ne te dérange pas.

    Au pire j’amène ma copine pour faire diversion.

  2. Au début je ne voulais pas réagir à ton article, vu que la seule chose que je puisse dire c’est “encore un truc à rajouter sur ma liste des machins qu’il faut que je lise”.
    Mais c’est ton statut facebook qui a attiré mon regard. C’est pire que msn ce truc !
    Tu en changes tous les jours afin de nous relater des évènements carrément existentiel.
    “a reyttourné tout l’éta

  3. /suite du message à cause fausse manip’/
    ” a retourné tout l’étage pour trouver une feuille”.
    A quand le “a fait caca un peu mou, va manger du riz ce soir” ?

  4. déesse –> Bah ouais, pas le choix bwah ah ah !!!

    BluuG –> J’aime bien ta copine mais je veux pas qu’elle s’ennuie. :(

    Jul346 –> Ouais enfin calmos ta joie quand même on est pas chez mémé là ! Il manque la fin du status, que je cherchais une feuille pour noter une idée de roman.

  5. Aw. Une mannequin défigurée (bon, là elle peut pas parler donc ça fait beaucoup, mais imaginons une bonne balafre) qui psychologiquement peut défiler/poser, je suis directeur de casting je la prends direct (le contraste!). Mais bon, je dois être bizarre (et je suis pas directeur de casting en plus).

  6. Ping : 402 – Book Review 58 « -The Best Place-

  7. Tombée sur ton site par hasard dans la recherche d’une critique de Monstres Invisibles…
    Pas encore lu Snuff, ni même d’ailleurs Fight Club, il parrait que la fin du livre est moisie, mais j’ai déjà eu le temps d’apprécier Choke (dont j’ai trouvé le film moyennement bien mise à part la BO), et surtout Monstres Invisibles, tandis que je me suis bien emmerdée dans Survivant x).
    La non-linéarité de l’histoire ne me gène nullement, ça me rappelle 21grammes, et je prends un plaisir intense à reconstituer l’intrigue petit à petit.
    D’autres livres dans le style de Palahniuk à me conseiller ? x)

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