Troisième fois que j’allais au salon du livre, trois années de suite donc. Y’a deux ans, j’avais fait les trois jours (putain que la fac me manque…). A l’époque, mon dossier BD sous le bras, je partais me confronter aux éditeurs pour défendre mon projet. Fun fact, sur 150 candidats au speed booking, environ 3 arriveront à faire signer leur projet. Au pire, on me filerait des conseils, que je me disais. J’avais pas pris en considération qu’ils seraient tous contradictoires (« super l’encrage appuyé, ça donne de la force », « c’est quoi cette épaisseur de trais, ça encombre »). Le must restant le type de Delcourt, dont je choisi de protéger l’identité en l’appelant M. Connard : « Votre projet est pile dans la tendance, la bonne synthèse de ce qui fonctionne actuellement. Par contre moi ça me parle pas, donc ce sera non. » Merci M. Connard.

L’année dernière j’y étais sans projet à vendre, juste pour flâner, voir les coupains. J’avais chopé un ou deux titres que j’avais fait dédicacer. Bon trip quoi. Sauf que j’y étais un vendredi et que cette fois, j’y suis allé le samedi. Et… comment dire, c’est pas du tout le même kif. Après quarante minutes de trajet, je me retrouve coincé pendant une heure entière dans le froid, à attendre comme un con pour mon entrée gratuite. Magie du salon, quatre caisses pour les vrais gens qui payent, une seule pour les étudiants. Joie de voir quatre micro files alors qu’on est réduit à serpenter sur le parking tellement on manque de place. En bonus, le duo de connasses qui dissertent sur la littérature du haut de leur abonnement à Jeune & Jolie. Ca fait deux heures que je suis parti de chez moi quand je mets les pieds à l’intérieur. Ca n’a même pas commencé que je suis déjà uber gavé. Au bout de cinq mètres un vieux m’éclate la hanche en marchant comme une brute sans m’éviter. J’ai qu’une envie, c’est de lui briser chaque articulation, une a une.

Là vous sentez que j’étais déjà hyper gavé. Je pensais qu’à mon exemplaire de Resident Evil 5 qui m’attendait, sous blister, sur mon bureau. M’étais dit que je pourrais aller voir Maïa, faire le fanboy, mais non, trop de gens, trop loin. J’ai fait un tour dans les allées des grands éditeurs, puis des plus petits. J’ai reconnu deux trois éditeurs que je connais de visage, ces gens qui n’ont pas pris mon roman, en chair et en os en train de suer à courir de partout. Pas même l’envie de leur mettre un croche pied, juste le besoin de me tirer de là. Je serais sorti, en nage, du salon du livre 2009, en y étant resté en tout et pour tout une demi-heure, soit 20% du temps total de mon expédition. Putain d’aprem’ foutue en l’air. En fait, le salon du livre c’est jamais autant marrant que quand on arrive à s’incruster dans le carré VIP pour y taxer des cocas. Je crois que j’attendrais de retrouver un plan squat comme ça avant d’oser y remettre les pieds.

Un samedi aprem’ bien lose, au point qu’au lieu de faire une série de notes sur l’économie du salon, ses enjeux et ses coulisses, je me contente des cinq cents mots précédents. heureusement que je me suis rattrapé dans la nuit. Par contre la malédiction du salon du livre plane toujours, vu que demain c’est le retour de l’article littéraire.
Rendez-vous à 15h pour une notre bis en mode vénère.
OVER 9000 STAGE !!!
Big up à je sais pas qui hier qui s’est mangé toutes mes archives d’un coup. (oui, je vois plein dans de trucs dans mon panneau magique des stats)
A Nancy il est gratuit pour tous le salon du livre. Mais c’est clair pas mal de monde le week-end…et le record d’influence c’est quand Nothomb a pointé sur nez.
Je sais pas si t’as vu mais dans Tecknikart, chaque année il faut un prix pour publier un roman…y avait la pub dans le numéro de février, mais bon pour cette année c’est mort.
Allez bisous mon lapin
Ben wé, en mm tps, t’aurais pu prévoir le coup, Matthou…
(Pour le gavage d’archive, je penche pour Yacine_)
Déesse > C’est plus “mon lapin” mais “jeune gay” (aux dernières nouvelles).
Ah ! J’en profite pour dire que j’ai acheté et lu Haute Fidélité (oui, en vf). Ben… comme prévu, c’est bien sympa, j’ai rigolé, j’ai loupé plein de références, j’ai été presqu’ému parfois et ça aurait même pu me rappeler des trucs si ma vie affective n’avait pas été un désert d’une aridité dévorante durant l’essentiel de ma vie. Par contre, pas acheté sur Amazon, dsl. (T’as vu, ça fait presque un encouragement pour continuer tes chronique littéraires. Par contre, demain à 15h je serai pas sur le net… Ralala.)
Non mais sérieusement, y a que dans la pub où les gens peuvent être devant leur PC à quinze heures de toute façon.
déesse –> Ouais mais le concours Technikart, les rois de la hype et des copinous, bof quoi je préfère économiser les sous de l’impression.
Last –> Yacine ?
Jul346 –> Ou les étudiants, ou les chomeurs, ou les gens qui bossent dans un bureau.
j’y suis allé une seule fois (un comble pour un mec qui va bosser dans le métier), que de bons souvenirs évoqués dans ton post…
petite touche personnelle : j’ai pu croiser les frères menton awesome Bogdanoff, et ça, c’est une expérience qui marque… (sois pas jaloux)
ça donne envie tout ça ! ^^
Non sinon, tu fais quoi pour l’anniv du blog, une session Xbox Live ou une Coca Party sur Paname ??
En même temps, c’est un peu partout le piston qui prônent. Le plus important c’est le carnet d’adresses de nos jours…
J’y suis allé ya un an.
J’avais un projet mais je l’ai pas filé.
J’étais en plein dessin de Sketchbook ( HA HA HA ).
L’Inde était à l’honneur.
J’ai découvert les romans Indiens Lebiens.
ô/
J’ai vu Boulet et j’ai été déçu…
De base, les endroits avec trop plein de gens (moches et qui puent), c’est rédhibitoire…
Allez , encore 8 min et il sera 15h. Faut compter parmi les présents de 15h ceux qui se sont pris un “congé repos avant craquage”…
Muahahah easter egg: http://thebestplace.fr/2009/03/17/352-litteraty-agoraphobia/
Oui je cherchais le post sur Kuzko!
Pourquoi en venir à penser, même réthoriquement, à voter Le Pen ? J’ai pas saisi le raisonnement. (j’veux pas avoir l’air de juger la boutade, c’est juste le lien de cause à effet qui est nébuleux).
Keep up the good blog.
J’y ai été plein de fois quand j’étais petite, pour les classes ils font des petites activités sympa (la dictée où il faut faire le plus de fautes possible m’a marquée), sinon je me suis fait dédicacer mon album de Nathalie et aussi un Chair de Poule par le Grand R.L. STINE EN PERSONNE WOUW !!
Un souvenir à tout jamais gravé dans ma mémoire.