Depuis deux semaines je me casse les dents sur un grand classique je regrette d’avoir pris en VO. Pris de panique à l’idée de devoir faire une vraie note aujourd’hui au lieu d’une critique, j’ai rushé à la librairie la plus proche du boulot. Comme j’avais aucune idée de prendre, j’ai pris n’importe quoi. Logique. La Solitude Des Nombres Premiers, ça sonnait pas trop mal, plutôt bien même. Bon la couverture made in Getty Image pour un livre à 21, ça fait sévèrement mal au cul. Surtout quand on voit la version originale, infiniment supérieure (et à mon sens plus vendeuse). Car ce roman fraichement sorti chez nous nous vient d’Italie. C’est l’œuvre de Paolo Giordano, un moins de trentenaire thésard en mathématiques. Un truc littéraire écrit par un matheux, et vendu à des centaines de milliers d’exemplaires dans son pays ? J’espérais secrètement que ça le fasse alors que je drainais ce qui me restait de compte en banque dans la caisse du libraire.

Alice est une jeune fille handicapée suite à un accident stupide de ski dans sa jeunesse. Mattia est un prodige scolaire mais totalement inapte socialement depuis un drame familial qu’il a provoqué dans son enfance. Tous les deux se croisent sans se parler dans le même lycée, jusqu’à ce qu’on les jette dans les bras l’un de l’autre. Trop blessés par la vie, trop inaptes à vivre l’existence, ils finiront par passer l’un a côté de l’autre après s’être frôlés de très près, plus près qu’avec n’importe qui d’autre. Leur vie ne fait pourtant que commencer et le destin n’en a décidément pas fini avec eux.
Le titre fait écho aux nombres premiers, ces crasses qui ne sont divisibles que par eux-mêmes, avec un très beau passage sur les nombres premiers jumeaux, que je préfère vous laisser découvrir de vous-même.

Pas la peine de tourner autour du pot, j’ai vraiment beaucoup aimé La solitude des nombres premiers. L’histoire racontée sur vingt ans est simple et touchante à la fois. On croit sans peine en ces personnages handicapés à bien des niveaux et même si on voudrait leur huler de se bouger le cul, on sait qu’ils n’en sont pas capables. Le style est simple et fluide, avec une narration à base d’éllipses bien placées. On peut cependant regretter quelques métaphores carrément pas heureuses qui vont chercher des images poétiques un peu trop loin (des cicatrices de scarifications qui rappellent la silhouette des branches nues d’un arbre à contre jour, heu… okay…). Captivant de bout en bout sans céder aux artifices habituels (cul, twist de fou, trash), Paolo Giordano aura vraiment réussi le difficile tour de force de proposer un livre accessible et qui respire la jeunesse de l’auteur. Une franche réussite, malheureusement à un prix prohibitif.

Maintenant j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous. La bonne c’est que j’annonce une note Bis un peu surréaliste pour 14h. Il y sera question de truc à boire, ce qui ne vous avance pas trop j’en conviens. La mauvaise c’est que demain y’aura une autre critique littéraire (mais si vous êtes sage je ferai une autre note Bis).
J’ai mal au crane, tu me sors les maths.
J’suis parti lire l’article wikipédia.
Putain, pourquoi je kiffe les maths moi ?
J’attendrai la version poche, t’façons j’ai déjà plein de trucs à lire.
Merde alors.
Quand tu nous annonçais qu’il s’agissait d’un livre venu d’Italie, pas encore très connu et plutôt bon, je me suis dit : “Banco. On l’adapte au cinéma et à nous les putes et le Champomy”.
Mais quelques lignes plus tard, tu révèles qu’il n’y a ni cul ni twist de la mort. Du coup, on peut juste en faire un film d’art et essai. pas de quoi devenir les maitres du monde.
Va falloir nous trouver autre chose, sinon on va être obligés d’adapter les mémoires de Loana.
On aurait l’air malins tient.
(Merdouille. Je m’emmêle avec toutes ces adresses mails moi. Tu peux supprimer le commentaire précédent, merci.)
BluuG –> Parce que les maths c’est très utile !
Last Equinoxx –> Ouaip, je préviendrai quand ça sortira en poche.
Jul346 –> Faut attendre qu’elle fasse un OD la Loana, elle sera encore plus bankable du coup !
Et c’est ainsi que la coutume se fit loi: Le Reilly versa dès lors chaque une critique et une note dite bis dans son blog afin d’abreuver ses lecteurs en anecdotes et réflexions de son cru !!
Sinon, déjà que je lis deux romans et que j’en ai un sur le feu (Neil Gaiman/Anansi Boys, Machine(?)/Johnatan Strange and Dr Norrel, Machin(?)/Azteca) …. Note pour plus tard: tenter de retenir les noms des auteurs !
Je note le bouquin…
Merci pour la review.
PS : j’ai découvert ton blog via celui de Lâm. Quand j’ai vu ton article sur Amazon, tu as rejoints mes flux rss direct. J’ai ensuite découvert ton talent pour la BD et ta passion pour la littérature. Bref, ton blog est super intéressant. Bon courage pour la suite !
C’est un peu E=mc² mon amour, mais sans le côté Bisounours quoi…
C’est pas une mauvaise nouvelle.
Tes critiques littéraires sincères et un peu déjantées, c’est ce que je préfère.
J’ai adoré le commentaire de la dernière illustration.
(mouais, mais avec une tête pareille, je suis sur qu’il a pas grand mal à se réchauffer la nuit…)
(je dis ça, mais je suis pas jaloux, hein…)
(ouais, même pas jaloux!)
Putaaaaaiiiinnnn il est BoGoss le thésard matheux !! Waaa je regrette pas ma Term S là d’un coup
Non sérieux il a l’air bien ce bouquin, ya moyen de faire un échange en bonne et dûe forme (un prêt j’entends, je tiens à mon Lolita Pille) ?
En lisant tes critiques littéraires, et les SMS de Lâm, on se rend compte que les gens ne tournent finalement qu’autour d’une seule et même dynamique : établir une relation sentimentale avec qqun d’autre…
T’as plus de Palahniuk à lire ? ^^
Toan –> Je file des notes bis parce qu’à chaque critique de livre mes stats s’effondrent. Donc faut que je compense.
L’artificiel –> Bienvenue dans le coin mec. Merci !
Lily –> Je me rends pas compte…
Boite en carton –> Moi non plus pas jaloux… pas jaloux du tout… Fuck !
LaNe –> Réponds à tes mails Babytch !
RNB –> Si si j’ai survivor sur mon bureau depuis deux semaines mais bon, je vous en ai un peu trop fait bouffer ces derniers temps…
Je pense qu’au final, tu devrais faire une note et la mettre en relation avec un livre dont tu ferais alors la critique.
oui, tout les jours
Oyay pour une critique de littérature italienne !! Il faut que je lise en VO mais je sais pas trop ce qui est bien, alors… je m’en vais trouver ça.
Quand j’ai bossé au salon du livre de Nancy, un des auteur dont je m’occupais et qui était écrivain était également prof de math à la fac…Comme quoi!
T’as pas prévenu qu’il était sorti en poche y’a + de 15 jours. Je ne te ferai plus jamais confiance
…