365 – The Blackest Night

[Non, ce n'est pas l'anniv' du blog, checkez bien la date du tout premier post. Oui, les notes tombent maintenant à 2h, heure d'été oblige pour rester sur minuit GMT, parce que je suis international]

Ce soir là je m’étais encore couché hyper tard. Ça a beau être il y a deux semaines mais je suis incapable de me souvenir ce que je foutais encore debout à deux heures du matin une veille de taf’. Sûrement une partie de Resident Evil 5 que j’aurais pas réussi à arrêter. Anyway. Donc j’étais dans mon maouss lit MANDAL à m’enfouir sous la couette, poussant des grognements de gros chat qui kiffe sa race. Sauf que, là, problème. Incapable de dormir. Pourtant j’ai genre des années de dodo en retard ! Mais j’étais en train de faire des liens illogiques dans mon cerveau. Vous savez ces trucs qui se passent dans l’arrière garde du ciboulot. Oh fuck ! Ca me reprend ! J’ai des idées alors que j’ai foutrement rien demandé ! La putain de sa race, que je me dis en clignant fort des yeux dans une vaine tentative de m’auto-assomer.

Peine perdue. Les pièces d’un puzzle que je connais pas se mettent en place. J’ai des personnages (oh my god c’est quoi ce vieux ?), un lieu (oh my god c’est quoi cette ambiance 2046 ?) et des rebondissements (oh my god il savait depuis le début ?) qui viennent s’agencer. Je suis en train de structurer un bouquin que je connais, pas alors que je veux dormir bordel ! Faut se rendre à l’évidence, je suis en train de vivre un syndrome de la page noire, quand t’as de quoi remplir 150 pages qui te vient d’un seul coup. Je me souviens de la dernière fois où j’ai eu des idées au milieu de la nuit. Avec le recul je les avais trouvées bien à chier. Du coup ça vaut pas le coup de se relever. En plus je bosse demain. Et puis voilà le doute qui s’installe. Après tout j’ai la trame complète d’un roman que je connais pas qui vient squatter mon crâne. De toute façon, j’arriverais pas à sombrer tant que ça sera pas sorti.

Me voilà à rouvrir mon ordinateur à pas loin de trois heures du matin. En boxer, le dos voûté et les yeux qui piquent, j’attends que Word daigne se lancer. Personne sur MSN, personne sur Facebook, personne pour me distraire pendant que le zombie que je suis rédige deux pages de synopsis, avec annotations et indications scénaristiques. Une heure plus tard je m’étale comme une merde dans mon 120, maudissant mon cerveau de me filer des idées quand j’en ai pas besoin et surtout dans les pires moments. Le lendemain je fais tourner un peu la bête aux coupaings, pour voir si avec le recul c’est pas à chier. Surprise, il s’avère que non. Ca presse un peu les thèmes de mon premier texte, ça tourne autour d’un bouquin qui existe déjà, mais ça a une identité et un petit potentiel de quelque chose. Dommage que je doive déjà réécrire mon premier roman et rédiger les 75% manquants du second.

Fun fact : je me retrouve avec un plan détaillé d’un bouquin que j’ai pas le temps d’écrire. Du coup, le doc file dans les cartons, en sachant que si un jour un éditeur me réclame un quickie pour maintenir des ventes, assurer une présence en librairie ou quoi que ce soit, bah j’en ai un dans les cartons qui demande qu’à être écrit. Chouette.
Bon, et si demain on parlait névrose médicale ? Ptête une note Bis à 15h, faut voir si je dors pas la tronche sur le clavier demain au bureau.

11 réflexions sur “365 – The Blackest Night

  1. “Le lendemain je fais tourner un peu la bête aux coupaings, pour voir si avec le recul c’est pas à chier.”

    Je n’ai rien eu.

    Je ne te parle plus.

  2. Mais c’est mon chat !

    (Non, rien d’autre à dire sur ce coup-là, mea culpa, mea maxima culpa)
    (Je reviendrai sûrement sur la note bis pour pas être taxée de spam pro-lol-cats-ftw)

  3. Les idées en pleine nuit quand tu es bien blotti sous la couette, ça m’arrive souvent. Je ne me relève pas toujours mais ça obsède à mort dans ce cas.

  4. Ouais, c’est chiant au lit. C’est chiant aussi quand ça t’arrive lors d’un repas, ou d’un truc ou tu peux pas te lever pour prendre de notes. T’es obligé de répondre et de parler aux gens en automatiques pour pas laisser le truc s’évaporer de ton cerveau…

  5. P*tain, où est passée la semaine fantôme, alors ? Je savais que 2008 était bissextile mais y’a un schisme, là… Je me rappelait pas que tu avais fait des pauses…

    Sinon, ben le “syndrome de la page noire”, comme tu l’appelle si justement, est un classique de tout créateur. Je suppose que c’est parce qu’on n’essaye pas qu’on y arrive. C’est un peu comme la drague (d’où peut-être la théorie antique des muses), si t’es trop à fond/pas assez distant, la fille se désintéressera de ton intérêt. (Par contre, on peut pas étendre la théorie jusqu’à dormir dans le même lit qu’une fille qui nous intéresse en espérant qu’elle se jette sur vous…)

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