Il y a celle que j’ai ajouté uniquement pour faire chier mon ex, vu que non seulement je la vois jamais en vrai, mais qu’en plus je me fiche pas mal de sa vie et de ce qui pourrait lui arriver. Le pire c’est que j’ai pas balancé l’info à mon ex, vu qu’elle n’est pas en état de se manger les crasses que j’accumule en vengeance.
Il y a celle qui me chauffe dès qu’elle est un peu bourrée, la présence de son mec ne change rien à l’affaire. Le zombie est toujours impassible. Il est peut être habitué j’en sais rien. J’épluche leurs photos de vacances à la recherche d’un cliché chaud d’elle en maillot de bain. Tout ça pour me donner une raison d’être flatté de ses avances éthyliques. Mais rien à faire, rien de potable à se mettre sous l’œil, sous l’égo.

Il y a celle a qui je n’ai plus parlé depuis le lycée, au moins. Elle est devenue mannequin et a gardé le contact avec un tas d’anciens amis communs, unis dans la résolution que j’étais trop insignifiant. Elle poste des statuts bipolaires parfois dépressifs, parfois hyper joyeux. J’arrive même pas à la reconnaître sous le photoshopage de affiches de pub qu’elle ajoute à sa galerie. J’y peux rien et pourtant c’est un de mes contacts qui me déprime le plus.
Il y a celle à propos de qui j’ai écrit un roman dans son dos. Fliquer son feed de news est devenu un compromis au harcèlement. La dernière fois où j’ai du attendre son célibat, le seul état dans lequel l’envie de me voir est trop forte, j’avais patienté trois ans. Maintenant, pour m’occuper, je ricane tout seul devant les photos un peu honteuses que ses amis postent à chaque de soirée. et à chaque fois que je croise la tête d’abruti autiste de son mec. Un bon compromis ouais.

Il y celle pour qui je fais office de psy par le chat du site, parfois jusqu’à super tard au milieu de la nuit. Je lui dois bien ça, même si j’ai l’impression qu’un jour elle va se laisser aller à tenter sa chance. Je me connais par cœur, son physique me plait suffisamment pour que j’aie envie de l’essayer, mais pas assez pour m’y attacher ne serais ce qu’un peu. Alors je devie son peu d’avance, tout en les encourageant de temps en temps, parce que j’ai un tout petit égo affamé.
Il y a celles qui ne me parlent pas et à qui je ne parle pas. Simplement parce qu’on a rien à se dire. Ajoutée dans l’espoir une chope après une soirée, ajoutée sans savoir qui c’était, ajoutée par politesse, les raisons sont multiples. Je comprends rien à leurs histoires, leurs états d’âme. Mais ici comme dans la vraie vie, on a besoin d’anonymes pour faire les passants, pour justifier l’attachement porté à tous les autres.

En fait Facebook c’est carrément étrange, avec toutes ces filles piégées à l’intérieur de leur cage 2.0. A moins que ce ne soit moi qui soit enfermé dehors.
Demain, trêve de considérations métaphysiques, top 3. A 22h, micro note Bis.