Au lycée on aimait bien m’arranger des coups. Pour être plus précis, on aimait me refiler à des filles qui n’avaient jamais eu de copains. J’étais un peu le garçon safe, celui qui est sympa et qui va pas scarifier leur cœur de jolie timide. Mwouais, j’ai toujours trouvé ça paradoxal. Confère toutes celles qui m’auront traité de gros connard de merde, confère y’a pas longtemps. Anyway. J’étais avec celle là, et c’était super weird. Parce qu’en plus d’être physiquement super timide, elle était vocabulairement super timide, du genre écomiseur de mots professionnelle. A un moment, n’y tenant plus je tente de meubler le vide de ses lèvres en y plaquant les miennes. Si seulement j’avais pu avoir la moindre idée de ce qui m’attendait. Multipliant par neuf mille sa pression sanguine, la belle se saisissait de mon visage et m’embrassait comme si sa vie en dépendait.

Je crois que j’ai dû me débattre, faire des moulinets dans le vide avec mes bras. Mais avec le manque d’oxygène dû à l’exposition prolongée à une fougue incontrôlable, mon cerveau a eu du mal à fixer les souvenirs de cette scène du très long métrage de ma vie. Quand j’en reparle, je mentionne toujours le fait que si j’avais été enrhumé ce jour là, le nez bouché, je ne serais sûrement plus de ce monde. En une demi-douzaine d’année, personne ne m’a embrassé aussi violement, longtemps, que ce petit bout de fille de 16 ans. Si je repense à ça maintenant, c’est que y’a peu, je me suis retrouvé serré dans les bras d’une autre fière représentante du genre féminin. Bordel ! La pression exercée par ses minces doigts contre mon dos, la force de ses jambes enroulées autour des miennes. J’ai eu un instant peur d’être broyé, de suffoquer, et pourtant pour rien au monde je n’aurais voulu m’extirper de cette étreinte.

Il y a de ces moments qui font surgir une faim qui dépasse la simple attirance physico-émotionnelle. Où l’âme à un besoin à satisfaire et où le corps prends possession de ce qui manque de manière brutale. Ces fois où je vais planter mes ongles dans le jean de la fille en face de moi, parce que si je ne me maîtrisais pas je lui déchirerais la peau, où bien lorsqu’une main contractée du cou à la tempe paralyse un visage que je veux faire mien. Tout ces trucs, c’est mieux que l’amour, c’est mieux que le sexe, c’est encore un cran au dessus. Quand on rentre dans l’âge adulte, tous les verrous qui paralysaient face à la baise ont sauté. Le cul est banalisé, rangé entre le Mc Flurry et les six heures de sommeil. On en finit par chercher autre chose, des tics au milieu des gestes, des indices entre deux baisers, autre chose pour se prouver que ouais, sur ce coup là, y’a quand même un truc qui se passe. Peu importe ce que l’autre en pensera ou rationalisera après coup, on sait.

Hum, en fait je suis content de moi. Je me suis bien démerdé malgré le fait que j’ai du réécrire complètement cet article. La première idée était trop perso, hop dans la cave aux notes secrètes. Private eyes only.
Demain on repart dans du topage d’un tas de trucs.
Je ne suis pas le seul “mec spé pucelle” ouf!
Cet article m’a presque fais revivre un moment vécu dans un pub avec une représentante du beau sexe.
Il ne s’est strictement rien passé, mais le jeu était si intense que c’était au delà d’une simple recherche sexuelle.
Ou alors je suis passé à côté d’un mémorable souvenir en devenir.
Yeah !
Je confirme tout ça.
Dis donc, le Reilly, tu sais pourquoi tu es vraiment doué ? Ecrire des trucs persos. Tu sais retransmettre les ambiances, les pensées, qui sont souvent presque insaisissables. That’s what u do !
En fait t’essaie de cacher que t’as pas couché avec en nous mettant sous le net tout un émoi pré-coïtal voilà tout !
Un jour peut-être je posterai un commentaire sympa
Mais c’est parce que je suis jaloux tu sais bien
Moi on me filait aucune fille.
J’attirais par contre les filles sympas moches : (
Enfin j’suis sorti avec de ces filles aussi…
Enfin sinon ta scène où tu te débats j’ai bien rigololé.
Effix –> T’es pas passé a côé de tout niveau souvenir vu que t’en reparle.
Toan –> This is my job.
RNB –> Etre aigri, c’est mal.
BluuG –> T’aurais dû voir ça. ^^
La brutalité et la sauvagerie, voilà des preuves indéniables d’une perte totale de contrôle, de la souveraineté absolue des sens, des pulsions, des désirs.
Biensûr que c’est mieux que l’amour ou le sexe de savoir qu’on fait perdre la tête à l’autre.
On se sent addictif !
ce genre de petit moment ça vaut le coup
Mademoiselle Manue & Déesse > Je mords un peu pendant le coït, ça compte ?
PS qu’à rien à voir : Ne laissez pas des gens creuser des tranchées près des câbles téléphoniques un dimanche matin. Jamais.
Ué, tu sais quoi, il est bien cet article. Ca me donne envie d’arrêter d’écrire de la merde sur mon blog et de revenir 16 fois sur le traumatisme de ton tripotage de pieds pour faire autre chose. Genre sauter sur ton lit. Mais sans arrière pensée (Syndrome du Meilleur Ami oblige). Et trouver un Gens pour faire des câlins.
hm.
Tu veux que je vienne creuser des tranchées près de ta ligne téléphonique un dimanche matin pour que tu puisses me mordre pendant le coït ?
LaNe > Vu que ça m’a privé de net pendant 5 jours, je crois qu’on aurait + de temps pour ça, oui
(Ralala, juste 2 étages de réponses…)