393 – Punching The Bag

Fun fact : ma mère n’aime pas mon bouquin. J’avais laissé trainer une V1.5 à Lyon sur mon bureau. Voilà où ça mène le désordre. Mais tel la plume au vent qui vient chatouiller tes narines, le karma est un être chafouin. J’en veux pour preuve que la mère d’un pote l’aime beaucoup (mon bouquin, enfin son fils aussi). Contrairement à la croyance populaire, colportée par un certain Benjamin Le Reilly, tout le monde n’est pas fan de mon bouquin. Genre mon ex, mon ex d’avant je veux dire, qui a bien senti que je m’étais inspiré d’une ex, oui, d’encore avant. Quoi ? Je suis pas clair ? Bon, on va tourner autrement le problème. A l’origine était mon prof d’écriture au celsa, meilleure note, encouragements, tape virile dans le dos. Mais dernièrement, plus je recueille des avis de gens lettrés et plus j’en prends plein la gueule.

Là vous vous dites que je suis quand même un peu un bâtard, ou alors que je m’exprime super mal. Peut être même que vous êtes une de ces âmes errantes qui auront bien aimé les quelques pages dispo dans le coin, ou la version complète (encore merci pour le BJ, much appreciated). Et là, ce que j’ai écris plus haut, ça veut dire que si vous aimez mon texte, vous êtes des analphabètes. Tu parles d’un syllogisme à la con. Reprenons. Jusqu’à y’a pas très longtemps, j’avais pas eu de critiques super négatives, parmi la centaine de personnes à qui je l’avais filé (oui, j’ai compté, oui, j’ai que ça a foutre). Des avis moyens chauds, certes de temps en temps, mais pas de grosses tôles. Après j’en soupçonne quelques uns d’avoir fermé leur gueule pour ne pas me froisser, ils se reconnaîtront, ou pas. Je mets la pression un coup, mon côté Pimp My Novel.

Là où je veux en venir, c’est à la certitude du doute. Quand un mec te balance a la gueule que t’es pas prêt, que tu te remets pas en question en bon prétentieux que tu es, bah tu perds tes dents. Parce que le fond du truc c’est, à combien d’avis négatifs tu dois vraiment t’arrêter, tout remettre en cause ? Jusque là j’en ai aucune idée. La seule chose dont je sois certain, c’est que si je stoppe maintenant, en milieu de relecture, je la reprendrais jamais. Comment se reconvaincre que ça vaut le coup ? Comment trouver la force de jeter un demi-chantier et tout reprendre a zéro ? Si je dois reconsidérer mes ambitions artistiques, le niveau actuel de mon skill, ce que j’espère atteindre comme but, tous ces trucs, j’ai besoin d’une vision d’ensemble, de quelque chose de fini, de propre, dont je serais un minimum fier qui soit là, physique et tangible, preuve du taf’ accompli. Et puis, faut pas se voiler la face, je suis jamais a l’abri d’accoucher de quelque chose de bon, des fois que…

Hum, avec le recul j’ai fait qu’effleurer le potentiel du sujet, du rapport à la critique négative. On a qu’à dire qu’aujourd’hui c’était “de l’art de savoir quand lâcher l’affaire, ou pas”. J’ai envie de continuer a explorer le sujet, on verra quand j’aurais un peu le temps.

Demain on causera fidelité (marketing, on est pas vendredi faut pas rêver).

CODENAME STAGE !!!

Bon cassage de couilles inside ! Tel un général marketeux de l’armée ricaine, je décrète que la V3 du roman portera le nom de code de Folie A Deux. Si vous voulez vous couchez moins cons, vous cliquez là pour savoir ce que ça veut dire. Ou alors vous pouvez écouter l’extraordinaire album de Fall Out Bay ou le non moins très culte épisode d’X-Files du même nom.

23 réflexions sur “393 – Punching The Bag

  1. Je fais partie des mecs qui ont un exemplaire de ta V1.

    B)

    Ma mère a bien aimé, sauf les dialogues en fait, mais elle est méga fan des romans policiers.
    Moi j’dois toujours le lire.

    J’fais pas un bon buddy : (

  2. Faut savoir encaisser les critiques (Ton ex, ça compte pas, elle était pas objective.). Tu feras comment devant Zemmour et Nolleau, sinon ? Accessoirement, d’ailleurs, ce sont les analphabètes qui achètent le plus de bouquin (cf 87.6% des best-sellers) alors prendre en compte l’avis des lettrés, oui, se tailler les veines avec les feuilles de son œuvre, non.
    Traduction : kipideupe, dioude.
    Et pour savoir si les critiques sont honnêtes, ben c’est comme pour savoir si on te ment, faut chercher d’éventuelles incohérences dans le récit, le regard fuyant, le nez qui s’allonge etc. (qu’on prononce “ett cétéra” et non pas “excétéra” comme le pensent beaucoup – oui, ça n’a rien à voir).

    PS : Désolé mais le titre, j’accroche peu (cela dit, je n’ai lu que le premier chapitre alors mon avis…).

  3. BluuG –> T’as la V2. Mes amitiés a ta mère.

    Last –> Le titre c’est un nom de code, un titre de travail, pour renommer le fichier dont l’ancien titre me pourrit le cerveau. C’est psychologique plus que définitif).

    Et ouais, les critiques négatives que j’ai reçues sont honnêtes, j’en doute pas.

  4. Matthou > Ça veut dire que t’organiseras un concours de titre quand t’auras fini de bosser dessus ? :-P

    Oui mais je me disais que tu te posais plus la question pour les critiques positives (plus faciles).

  5. Je pense que tu es capable de faire le tri dans les critiques négatives que tu peux recevoir.
    Si les critiques sont constructives, argumentées sérieuses, alors c’est précieux. Rien de tel que mettre en valeur les points faibles d’un texte et les voies d’amélioration.
    Les autres critiques, malheureusement, ne servent à rien. Garde à l’esprit que tu es le moins objectif de tous les lecteurs de ton tapuscrit.

    A toi de voir ensuite, à tête reposée si tu veux tenir compte de la critique constructive qui t’a été faite. C’est toi l’auteur, c’est toi qui décide si les commentaires qu’on te donnent sont à prendre ou a laisser. L’important est de garder ta spécificité, ton style, ta verve même si tu décides de faire des corrections.
    Le principe fondamental est tout de même que le lecteur a toujours raison. Si il y a quelque chose qu’il n’aime pas, ce n’est pas parce qu’il n’a pas de gout, mais la plupart du temps c’est qu’il y a des choses qui clochent.

    En tant qu’auteur, si il y a dix personnes qui aiment ton texte, et 5 qui ont des choses à lui reprocher, est-ce qu’il vaut mieux corriger les faiblesses relevées par certains ou ne rien changer parce que la majorité a bien aimé tel quel ?

    Sinon, il existe divers forums d’écriture avec des lecteurs avisés qui font de vrais commentaires, construits, argumentés, avec pour seul objectif de faire progresser l’écriture et pas de casser pour le plaisir. Je ne sais pas si tu as déjà tenté de coup.

  6. Merci pour ton mail.

    ” Aimez qu’on vous conseille, et non pas qu’on vous loue. ”

    ” La plus grande disgrâce qui puisse arriver à un écrit qu’on met au jour, ce n’est pas que beaucoup de gens en disent du mal, c’est que personne n’en dise rien. ”

    “Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
    Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
    Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
    Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.”

    Nicolas Boileau parle mieux que moi ^^

  7. Moi j’n'ai lu que les quelques pages dispos sur ce site y_y
    Et j’Aime. J’aime le style, naturel… et l’ambiance dans laquelle je me trouve durant la lecture.
    J’espère vraiment que ces critiques négatives te feront avancer plutôt que reculer. Si y’a des gens qui sont pas fan, alors c’est un défi, que dis-je, un devoir, de les conquérir.

    Encore une fois, tous mes encouragements =D

  8. Il faut pas lâcher. Peu importe le nombre de critiques négatives que tu as reçues, reçois ou recevras, lâcher, c’est donner raison aux gens qui pensent que t’en es pas capable. Je ne te connais pas, mais je te lis depuis pas mal de temps maintenant, j’ai lu tout ce que tu avais pu déposer dans la partie CV/Travaux, et tous les articles que tu as écrit depuis que tu bloggues (soit plus de 400 en comptant les notes bis-ter etc.) et il est clair que tu as du potentiel, non ? Sinon, t’aurais pas plus de lecteurs que de potes. Bref, keep on fighting !

  9. J’ai pas eu l’occasion ( et je me suis pas penché sur les extraits ) de lire ton bouquin encore [Mais je renonce pas, un jour j'y penserai, et un jour même tu me le laisseras peut-être lire] alors je n’interviendrai pas sur le sujet de l’article en soi, mais juste sur les images \o/

    Ce que j’aime bien, avec tesV1/2/3/etc… C’est que tu Pimp your Novel, comme tu le dis si bien :) Et quand j’ai vu combien de modifications et de relectures tu pouvais faire, j’ai pile pensé que t’étais dans les tons de cette émission, seulement pour un bouquin :)

    Et sinon, j’adore Boston Legal B)

  10. Je n’ai lu que ce que tu as mis en ligne. Heureux soient les Elus !
    Je t’avais déjà donné mon avis sur pourquoi je le trouvais incomplet … et peu mature. Il recèle de vrais potentiels mais encore mal exprimés, ou quelque part, peu accessibles pour les non-initiés à la culture pop-geek. Je trouve, et ce n’est qu’un avis.

    Quand on voit les éclairs de génie que tu peu avoir sur certains article de blog, la façon dont tu peux rendre des ambiances, des idées … On sent que “il y a quelque chose”. Mais je ne l’ai pas retrouvé dans ton roman, ou alors caché, occulté.

    Mais ce n’est que mon humble avis. Qui ne vaut pas grands choses.

  11. Salut O’Reilly,
    je n’ai pas lu ton livre, je ne peux donc pas émettre d’avis à ce stade. Ce sont certains éléments de ta réaction qui m’interpellent un peu, sachant que si je comprend bien, ce qui te dérange, c’est de déplaire aux “lettrés”. Certes une première réaction, assez censée, serait de te dire: “les intellos, rien à foutre”. Maintenant reste à savoir si tu veux toi-même être assimilé à ce “cénacle” pas toujours étincelant, ou si tu veux compter parmi ceux qui pondent de la ligne à bourrins comme on irait nourrir les cochons au fond de leur auge – autrement dit, comme tu l’envisages ou le redoutes toi-même, écrire pour les analphabètes.

    Je sais plus qui l’a dit plus haut, mais de fait, la clientèle potentielle est plus importante dans le second cas que dans le premier. Or on ne peut pas tout avoir: Saint-Germain et le café de Flore d’un côté, les chiffres de vente de Guillaumme Musso de l’autre. Enfin bon – comme d’habitude, il y a Houellebecq, mais ne rêvons pas hein, c’est la seule exception. Et d’ailleurs pour ça qu’il est atypique.

    Donc tu peux, dans l’absolu, “choisir” la seconde voie. Où est le désonheur ? Tu te consoleras peut-etre très bien au volant d’une grosse audi, en compagnie d’une atachée de presse vicelarde et ennamourée.
    Un tuyau malgré tout,à mon humble avis, si tu optes pour la première orientation (mes tuyaux ne valent pas grand-chose, vu que je suis pas publié, hi hi). Méfies-toi des anglicismes, bordel. J’ai l’impression que quand tu te lâches tu es comme cette bonne Wrath, infichue de faire une phrase sans coller trois mots en anglais. Gaffe, ça “marque” énormément la lecture en termes de génération: je veux dire qu’ on a d’emblée la conviction d’avoir affaire à un d’jeun. Alors OK ca fait moderne, mais bon, imédiatement on sent qu’est pas non plus chez Ronsard et Montherlant. On a le droit d’être classique ou de ne pas l’être, mais on a une langue maternelle, nom d’un chien, on en est pas encore à bavouiller de l’hispano-franglais à la sauce moldave. Tiens d’ailleurs, ultime conseil à la con: devant un “lettré”, évite d’évoquer ton prof d’écriture au CELSA. C’est pas le même monde, tu vas les faire ricaner et ça va t’énerver. C’est peut-etre injuste mais c’est comme ça. Tu sais la com’, ben … c’est la com. Et la littérature, la littérature. Ca ne doit pas venir de ta formation, ça doit venir de tes tripes. Moi je suis juriste: eh ben, re-biordel !! … j’espère que je n’écris pas comme le greffier du tribunal de commerce de Périgueux.
    Encore une fois, c’est rapport à tes posts, pas à ta (vraie) prose.
    A plus mon lascar et persévère.

  12. Le koala –> T’inquiètes mon prof du celsa est loin d’être une référence, c’est pas marqué sur mon CV. ^^

    Et les anglicismes fuck putain c’est la mondialisation ! En plus dans mon bouquin le perso a vécu 8 ans en amérique.
    Plus je vois pas où est le soucis a être catalogué jeune, parce que, twist attention, je le suis.

    Puis entre levy et le flore, je pense que y’a un juste milieu, enfin j’espère…

  13. J’ai pas eu d’exemplaires, mais j’ai envie de dire:

    1) Coup de Folie, c’est pas mal aussi, pour l’hommage à Thierry Pastor.

    2) Tolkien a écrit son bouquin en 12 ans. Werber a repris les Fourmis 1 une bonne centaine de fois.
    Les “classiques” sont généralement écrits par des gens qui ont dépassé la quarantaine et qui y consacre un ou deux ans entiers de leur vie.

    La littérature, c’est long et douloureux.
    (A noter que le terme “littérature” n’inclut pas Levy ou Le Flore)

    3) SWEET !!!
    Tu peux reviewer Dumb & Dumber aussi ?!

  14. Écoute ton cœur ptit scarabée !
    Le conseil inutile du soir \o/
    Si t’as commencé ce roman, c’est pour toi, pas pour plaire aux gens (la preuve, ton ex :D La 2eme bien sûr, oui oui j’avais suivi ).

  15. Je pense pas que le but des critiques negatives soient de te faire arreter et de tout remettre en cause. Au contraire, c’est de perserverer et d’ecrire encore plus, peut etre en prenant un peu de recul et en experimentant. En se rafraichissant la tete et en s’essayant a des textes courts. Sans cette pression de l’edition. Avant de retourner a son bouquin l’esprit un peu plus clair, la plume un peu plus aiguisee.

  16. La question qui est primordiale de mon point de vue de pauvre trouduc c’est tout simplement: est-ce que tu y crois?
    Est-ce que tu pense que ta version revue et corrigée adresse avec bonheur les problemes que tu trouvais a ton roman? Tu pense que c’est une histoire, nan pardon une BONNE histoire qui mérite d’etre racontée?

    Si oui, alors… rien a foutre des avis négatifs, non? T’en aura de toute facon.

  17. Oui, bah, de toute façon ils ont raison, envoie-les tous ch…, fais-nous du grand Reilly. Mais en français steup (tout le monde va pas faire ses courses sur la cinquième avenue, bordel à queue, et n’oublions pas que les ricains eux-mêmes parleront espagnol dans trente ans – j’espère que tu t’y es mis, moricon de playa).

    Pour le côté “écriture d’jeun’s” fais gaffe quand même, le risque c’est de n’être lu que par ceux à qui tu t’adresse.

    Et comme ils lisent plus … (vous autres les d’jeun’s, tas de dégénérés culturels décadents ;-) )

  18. Ah…des commentaires construits… le rêve.

    Je suis ton site, journal, blog (comment le nommer?) depuis peu mais à chaque fois je dois résister pour ne rien te laisser! Et là je crois que c’est le moment…

    Voui’p, tu m’as tout l’air d’avoir besoin d’avis extérieurs, de gens qui ne te connaissent absolument pas j’entends et… c’est moi! La chance, hein?!

    Bon en fait, tout ça pour te dire que si tu écris ton roman comme tu fais ton blog ça doit bien déménager ;) A ce propos, j’ai lu dans ton commentaire qu’il y avait des extraits dans le coin… là je dois filer mais j’irai les lire, promis (comment ça on ne fait pas de promesses à des gens qu’on ne connait pas?).

    Bonne journée and “keep the faith” comme on dit… et puis dis toi bien que sil il n’y avait pas eu d’avis négatifs d’émis c’est là où tu aurais dû te poser des questions…

    Ps: oui mon adresse mail c’est la lose et tu me dirais que c’est doublement la lose si tu savais que j’avais un blog sur la plateforme “skyblog”… (zut! Fallait pas le dire)…plateforme où je desespère de trouver des gens intéressants et très intéressés par ce que j’y raconte (dès que ça dépasse cinq lignes… il n’y a plus personne).

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