394 – Collect Them All !

Y’a presque un an, j’achetais GTA IV, édition multi collector de sa race. Bwah ah ah ! Pardon. Bref, pour ça je bougeais mon cul jusqu’à un Virgin Megastore. Arrivé en caisse, avec pour 100 keuss d’achat, la caissière me toise, avant de me proposer la carte de fidélité du magasin. Même qu’avec tu peux avoir plein de promos, des offres spéciales, des réductions et des spams email toutes les semaines ! Tout ce que t’as a faire c’est signer avec ton sang, autrement c’est gratos, et si tu claques 200 euros sur un an t’auras encore plus des avantages de fou. Au point où j’en étais dans mon retard de stagiaire Ubisoft, j’ai dit oui, rempli les papiers. A deux jours des un an de ma carte, me manque encore 25 balles d’achat pour atteindre le palier. Sinon, retour à zéro.

Putain que je déteste les cartes de fidélité ! Quelle crasse de merde à la con ! A un moment de ma longue vie de jeune, j’ai purement et simplement arrêté de les prendre, au grand désespoir de ma mère. Car les femmes de la famille Reilly sont du genre à prendre une sombre marque de yaourt pour la seule raison qu’elles possèdent un bon de réduction de 2 centimes, révéré tel le saint graal. J’ai surtout l’impression que plus ça va, et plus les cartes à la con sont des attrapes crétins (sur TBP on est poli). Fut une époque, la FNAC filait 5% de réduc sur les bouquins à tout le monde. Maintenant faut payer une carte. Chez Virgin faut claquer 200 euros par an pour accéder à ce privilège. Si l’on fait la moyenne, on se rend compte que 5% c’est aussi ce que l’on peut économiser en général si l’on rempli une carte quelconque. La vraie question, c’est de savoir si ça suffit.

Je sais que c’est la crise, que les gens comptent leur thune comme jamais, que tout est bon à prendre. Perso, ce qui compte plus que le fric que je peux économiser, c’est l’absence de migraine. Gérer sa douzaine de cartes, penser à les prendre, les présenter, réclamer son dû. Putain, ça vous file pas mal au crâne vous ? J’en suis arrivé à la conclusion que la perte monétaire vaut bien ma tranquillité d’esprit. Je pourrais me bouger jusqu’au Mégastore de Barbès, pécho pour trente euros de bouquin, un jeu vidéo ou quelque chose. Tout ça pour faire quelques économies, et me renévroser sur un an. Mais je vais passer ma pause midi à déjeuner avec mes coupains et mes coupines, parce que c’est ce qui compte vraiment. Et en rentrant à maison, un bon coup de ciseau sur ma carte Virgin règlera le problème une bonne fois pour toute.

J’avais envie de boucler cette note avec une morale genre « la seule carte de fidélité que je conserve, c’est celle de mon cœur » ou un truc comme ça. Ca aurait bien été la lose ! Heureusement que j’ai un poil plus de dignité que ça.
Demain, Lolitaaaaa !!! <3

(J’annonce, ce sera la note/critique la plus longue jamais rédigée pour ce blog, ça va chier !)

393 – Punching The Bag

Fun fact : ma mère n’aime pas mon bouquin. J’avais laissé trainer une V1.5 à Lyon sur mon bureau. Voilà où ça mène le désordre. Mais tel la plume au vent qui vient chatouiller tes narines, le karma est un être chafouin. J’en veux pour preuve que la mère d’un pote l’aime beaucoup (mon bouquin, enfin son fils aussi). Contrairement à la croyance populaire, colportée par un certain Benjamin Le Reilly, tout le monde n’est pas fan de mon bouquin. Genre mon ex, mon ex d’avant je veux dire, qui a bien senti que je m’étais inspiré d’une ex, oui, d’encore avant. Quoi ? Je suis pas clair ? Bon, on va tourner autrement le problème. A l’origine était mon prof d’écriture au celsa, meilleure note, encouragements, tape virile dans le dos. Mais dernièrement, plus je recueille des avis de gens lettrés et plus j’en prends plein la gueule.

Là vous vous dites que je suis quand même un peu un bâtard, ou alors que je m’exprime super mal. Peut être même que vous êtes une de ces âmes errantes qui auront bien aimé les quelques pages dispo dans le coin, ou la version complète (encore merci pour le BJ, much appreciated). Et là, ce que j’ai écris plus haut, ça veut dire que si vous aimez mon texte, vous êtes des analphabètes. Tu parles d’un syllogisme à la con. Reprenons. Jusqu’à y’a pas très longtemps, j’avais pas eu de critiques super négatives, parmi la centaine de personnes à qui je l’avais filé (oui, j’ai compté, oui, j’ai que ça a foutre). Des avis moyens chauds, certes de temps en temps, mais pas de grosses tôles. Après j’en soupçonne quelques uns d’avoir fermé leur gueule pour ne pas me froisser, ils se reconnaîtront, ou pas. Je mets la pression un coup, mon côté Pimp My Novel.

Là où je veux en venir, c’est à la certitude du doute. Quand un mec te balance a la gueule que t’es pas prêt, que tu te remets pas en question en bon prétentieux que tu es, bah tu perds tes dents. Parce que le fond du truc c’est, à combien d’avis négatifs tu dois vraiment t’arrêter, tout remettre en cause ? Jusque là j’en ai aucune idée. La seule chose dont je sois certain, c’est que si je stoppe maintenant, en milieu de relecture, je la reprendrais jamais. Comment se reconvaincre que ça vaut le coup ? Comment trouver la force de jeter un demi-chantier et tout reprendre a zéro ? Si je dois reconsidérer mes ambitions artistiques, le niveau actuel de mon skill, ce que j’espère atteindre comme but, tous ces trucs, j’ai besoin d’une vision d’ensemble, de quelque chose de fini, de propre, dont je serais un minimum fier qui soit là, physique et tangible, preuve du taf’ accompli. Et puis, faut pas se voiler la face, je suis jamais a l’abri d’accoucher de quelque chose de bon, des fois que…

Hum, avec le recul j’ai fait qu’effleurer le potentiel du sujet, du rapport à la critique négative. On a qu’à dire qu’aujourd’hui c’était “de l’art de savoir quand lâcher l’affaire, ou pas”. J’ai envie de continuer a explorer le sujet, on verra quand j’aurais un peu le temps.

Demain on causera fidelité (marketing, on est pas vendredi faut pas rêver).

CODENAME STAGE !!!

Bon cassage de couilles inside ! Tel un général marketeux de l’armée ricaine, je décrète que la V3 du roman portera le nom de code de Folie A Deux. Si vous voulez vous couchez moins cons, vous cliquez là pour savoir ce que ça veut dire. Ou alors vous pouvez écouter l’extraordinaire album de Fall Out Bay ou le non moins très culte épisode d’X-Files du même nom.

392 – Cine Club 50

Ah tiens chouette un ciné club anniversaire. Encore 50 et on parlera de Bad Boys II. Mais pour l’heure il convient d’aborder un autre de mes pêchés mignons : Dude, Where’s My Car ? Je dois tellement à ce film que j’ai fini par abîmer le DivX a force de le regarder. Au point que j’achète le DVD, pour pouvoir le mettre sous mon oreiller la nuit. Miam ! Encore un de ces monuments qui ont changé ma vie, et pour lesquels je dois me battre face aux hordes de barbares qui refusent d’admettre la portée intellectuelle du chef d’œuvre du cinéma contemporain (bordel il a même été cité dans Veronica mars quoi) ! Confère Blueberry qui m’a balancé que c’était un des films qu’elle haïssait le plus au monde. Ou comment se tirer une balle dans le pied. Mais je crois que le plus simple à ce stade, c’est encore de pitcher la bête.

Jesse et Chester sont deux dudes qui ont passé la meilleure nuit de leur vie. Dommage qu’ils ne s’en souviennent pas et que dans l’opération ils aient paumé leur caisse, contenant les cadeaux d’anniv’ de leur copines jumelles (cadeaux qui devraient leur permettre d’enfin pouvoir avoir du sexe !). Pour retracer leurs pas, ils doivent faire face à des aliens nymphomanes, une secte d’illuminés, un transsexuel strip-teaseur mafieux ou bien encore un troupeau de lamas déguisés en autruches. Tout ça n’est rien comparé au fait que le destin de l’univers connu est entre leurs mains et que la survie de la galaxie dépend d’une montagne de pudding et d’un documentaire animalier.
Holy fucking shit mais c’est le meilleur pitch que j’aie jamais lu ! Quand je pense que j’ai pas pu tout mettre dedans ! Du génie scénaristique à l’état brut !

Le plus tordu, c’est que ce road trip à pied est un des films les plus rentables de toute l’histoire d’Hollywood, rentrant pour l’occasion dans le livre des records. Tourné avec quasiment que dalle il a eu une carrière solide au box office avant de devenir un bijoux de culte une fois sorti en DVD. Chose rare et presque aberrante pour une mini sortie française, la traduction est extraordinaire de qualité. Pas toujours fidèle, mais sublimée par des doubleurs inspirés, qui n’ont pas eu d’autre choix que de conserver une bonne partie des « dude » des dialogues originaux. Un des rares films dont je conseille la VF, encore plus hystérique que la VO. Et Mec, Elle est où ma caisse ? contient du coup un tas de répliques carrément cultes qui épicent mon quotidien. La base de ma culture.

En gros, si vous êtes très con ou très intelligent, foncez. Si vous êtes quelqu’un de normal, ne lancez pas Dude, Where’s My Car sans avoir ingéré un tas de substances douteuses, vous n’y survivriez pas. Ce film, c’est comme Ebola, y’a de grandes chances que ça vous flingue, mais les survivants, les élus génétiques, en ressortiront grandi à jamais ! Tous en cœur : SWEET !

TRAILER STAGE !!!