
Archives mensuelles : avril 2009
389 – The Perfect Family
On arrive aux deux mois de stage et je peux valider un truc : les créas sont tarés. Il n’est pas question de stupidité, mais d’un vrillage cérébral. Entre les réunions au sommet pour trouver un surnom à la nana au décolleté géant du deuxième (Queen Sodomia), les horaires absurdes (Bonjour à 11h, salut à 17h, what the fuck ?), les blagues potaches à base de post-it et les surnoms à la con (« Ca roule les 2be3 ? »), c’est un foutu bordel au quatrième étage de l’agence. Si l’on observe bien la faune, on remarque que plus le créa a du métier, moins il est professionnel. Au bas de l’échelle, t’as les stagiaires qui pointent (presque dans mon cas) à l’heure, bossent et font pas de vagues. Mais plus on monte dans la hiérarchie et plus c’est du grand n’importe quoi. Ceci dit j’ai bien une théorie sur pourquoi les créas sont tarés.

Retour sur l’organigramme. J’ai déjà statué qu’un créa ça se foutait pas mal de l’avis des commerciaux. En fait ça ne répond qu’à deux personnes : le directeur de création et la trafic. Le directeur de création, ou DC, est le big baowss. C’est lui qui va te valider tes idées, et s’il est pas d’accord, tu fermes ta gueule, y compris quand t’as raison. Quand le DC propose une idée de merde, tu souris et tu le remercies, parce que c’est le baowss. Même chose quand il t’envoie te faire foutre parce que t’as pas assez travaillé. La trafic est la nana qui fait l’interface entre toi et le reste du monde. Tu veux parler au DC, tu veux te plaindre d’un commercial, tu veux poser un RTT, tu veux aller aux WC, tu demandes à la trafic. Là vous voyez peut-être où je veux en venir… Au papa et à la maman !

Attention, théorie psycho-freudienne ! T’as la figure du père, le type qui a toujours raison, que tu crains et respecte à la fois. T’as la figure de la mère, qui fait écran avec le monde extérieur qui te veux du mal, te console quand le papa a dit du mal et qui prend toujours ton parti face aux autres. Ainsi, avec les années, les créas se retrouvent de retour en enfance, fliqué et cajolé à la fois par le papa et la maman. Forcément, ça régresse, cocooné dans cette bulle surréaliste. Retour à l’infantilisme, aux gros mots, au grand n’importe quoi. Ca explique peut être que les seuls créas de l’agence qui ne soient pas complètement fucked up dans leur tronche soient ceux qui ont eux-mêmes des enfants, les forçant a rester dans une dynamique d’adultes. Quand aux autres, c’est carrément foutu à ce stade. De mon côté, je me demande si mon fragile psyché de jeune qui n’en veut ne se fera pas niquer à grand coup de retour d’eodipe (oh oui ! buter son DC et violer sa Trafic !).

Ca sent le besoin de vacances ce post. Reusement que y’a des jours féries qui approchent. Allez, kipiteup. Demain on parlera de fougue et aux câlins qui brisent les côtes. Sinon à 18h je me fendrais bien d’une micro note 100% conne.
2BE3 STAGE !!!
Si vous en doutiez, je suis Filip, faut pas déconner.
388 Bis – Interview With A Geek Pt. 1
Il y a un bon moment, je me suis fait interviewer sur mes habitudes geeks par un thésard, David Peyron. Pendant plus de deux heures trente il me fera monologuer sur un tas de sujets autour de ma culture pop et de mes passions tirant vers la geek attitude. Comme c’est un fou, il a entièrement retranscrit l’échange, pas dans un style enjolivé de journalisme mais pur et dur de scientifique. Après réflexion, je me suis dit que je pouvais vous faire tourner le document.

Vu que y’a presque vingt pages, je fragmente. Je tiens à préciser quelques points : c’est du langage parlé et non édité, brut, donc potentiellement chiant à lire, (plein de “moi je”) c’est super geek, ça spoile un max sur pas mal de séries/comics et y’a des fautes d’ortho. J’en ai corrigé quelques unes pour la mise en page, mais il reste sûrement un tas. Au final je ne sais pas si ça représente un grand intérêt. Vous n’aurez qu’à me dire si vous voulez la suite ou pas.
Interview Geek – Première Partie (écriture, piratage, séries, comics)