Malgré les putains de dizaines d’heures de taf’ qui me défoncent au point de galérer ma race, je continue mes explorations littéraires en avançant mon intégrale de Brettounet. Nous voilà donc face à The Informers, ou Zombies en VF (parce que heu… j’en sais rien en fait), recueil de nouvelles à priori interconnectées. Toutes ces petites histoires ont été écrites autour de la période Less Than Zero de l’auteur, parfois même avant, à l’époque de la fac. Si The Informers est sorti, c’est à cause du retard prit par Ellis sur Glamorama. L’éditeur voulait maintenir la hype, la présence de l’auteur sur les étals. La grande question était donc de savoir si ça valait vraiment le coup (surtout vu que le film sort cette année en salles). La légende voudrait en effet qu’une des plus grandes peurs de Bret soit qu’on publie ses romans de jeunesse une fois passé de vie à trépas.

On retient surtout de The Informers la nouvelle concernant une bande de vampires qui plantent des pétasses hollywoodiennes. Il faut dire que c’est la seule des treize trames qui présente une réelle originalité. Le reste est plus « classique » vis à vis du reste de l’œuvre de l’auteur. On a une nouvelle épistolaire sur une fille qui se détruit petit à petit à LA, l’histoire d’un père qui n’arrive pas à toucher son fils au cœur, un trio de malfrats qui kidnappe un gosse dans l’espoir de gagner le gros lot, une mère qui se tape le petit copain de son fils. Ah oui, parce que les trois quarts des persos masculins sont gays aussi (mais jamais le contraire, tiens tiens tiens…). Tout ça pour dire que c’est un peu le bordel. Et que si les nouvelles sont bel et bien liées, je remercie Wikipédia pour m’avoir aidé à m’y retrouver.

Le gros problème avec un recueil de nouvelles, c’est que les histoires sont fatalement inégales. Double problème chez Ellis, vu que son crédo c’est le nihilisme sans réelle trame. Ce qui l’intéresse c’est de créer un état, une ambiance, plus que de raconter réellement quelque chose. C’est son style, c’est comme ça on est prévenu et des fois ça cartonne. Malheureusement ça ne fonctionne pas toujours et dans ce cas le lecteur rame jusqu’à la nouvelle suivante, en priant pour qu’il parvienne à rentrer dedans. Par exemple Bret est incapable de donner une vraie “voix” a ses narratrices (tiens tiens tiens…). Tout n’est pas noir et on s’amuse des quelques références aux autres bouquins d’Ellis (« Disparaître Ici », le Sean de Rules Of Attraction) entre deux histoires qui possèdent un minimum de souffle. Cela aura resté une lecture parfois laborieuse pour votre serviteur, qui galère pour s’accrocher au vide.

Maintenant je serais curieux de voir l’adaptation ciné, forcément plus homogène, à sortir pour dans pas longtemps avec un casting made in la classe.
Demain on causera de… who cares ? L’important c’est la gigantesque note Bis de 15h !
TRAILER STAGE !!!



