Je me l’étais gardé sous le coude depuis quasi un mois, Survivant, mon sixième Palahniuk. On m’avait dit qu’il est était tra bien, du coup je l’avais sur mon bureau tel un joker post purge. La fin de semaine dernière, y’avait urgence de bonne littérature. D’où chope de Survivor et lecture des trois cent pages en trois jours chrono. Voilà un bel indice quant à la qualité du bouquin en tant que tel. Fun fact, le titre du site « Suicide Girl » en provient. Peut être le plus accessible de tous, Survivant m’a fait l’effet de grosses pantoufles fourrées au fond d’un chalet à la montagne, face à la cheminée. A force de lire des bouquins du bonhomme j’en finis par me sentir un peu comme à la maison. Manque plus qu’une pipe, avec du tabac, et une pipe avec du gloss. Confort de lecture !

No comment sur les différences de direction artistique…
Tender Branson est l’un des derniers survivants du suicide collectif d’une secte centenaire. Dans un avion qu’il vient de détourner et envisage de crasher dans la campagne australienne, Tender raconte sa vie à la boîte noire. Il narre le conditionnement qui l’a poussé à devenir le majordome de bourgeois afin de ramener de l’argent à sa secte, la disparition progressive de tous les membres du culte, jusqu’à ce qu’il soit le seul survivant. Il se souvient aussi de son frère Adam, de la fille qu’il kiffait, Fertility, de son psychologue dans le programme de protection des survivants ou bien encore de son agent qui s’occupera de lui une fois qu’il sera le dernier en vie. Alors que les réacteurs de l’avion lâchent un à un, précipitant l’instant où l’appareil sera pulvérisé au sol, Tender se hâte de dénouer le fil de sa vie, dans l’espoir d’y trouver le moindre sens.

Qu’on soit clair, Survivor, c’est bien, on m’avait pas menti. Mais le principal intérêt de ce roman à mon goût c’est le genre de trucs qui permet de rentrer dans l’œuvre de Palahniuk sans se prendre une grosse mandale dans la gueule. Tous les thèmes et tics sont là : l’histoire racontée sous forme de flashback, les anecdotes sur tout et n’importe quoi, le rapport au corps qui change, à la religion, au sexe, à la médiatisation, au libre arbitre et surtout à la famille recomposée avec des membres tarés. A l’inverse de Monstres Invisibles ou Haunted, Survivant n’a pas de gros twist de bâtard ni de scènes insoutenables. Il est construit proprement pas comme le bancal Choke (et dans une moindre mesure Lullaby) et a une intrigue plus large que le confiné Snuff. Tout ça pour dire que Survivant est une parfaite introduction à Chuck, qui gagne en accessibilité ce qu’il perd en punch. Notons tout de même le petit délire formel qui consiste à avoir numéroté les pages à l’envers, décomptant jusqu’à zéro.

Bon, j’ai dépassé le mi chemin quand à l’ami Chuck. C’est cool, j’avance bien. Puis là je peux me permettre un livre de merde pour compenser. On va se marrer.
Demain on causera éthique et marketing en mode violent, si c’est pas bandant comme programme je sais pas ce qu’il vous faut. Tout à l’heure, à 18h, une petite note bis pleine de win pour fêter mon départ en weekend prolongé !
“Manque plus qu’une pipe, avec du tabac, et une pipe avec du gloss”
J’ai envie de dire Bogoss pour avoir osé la sortir.
Faut vraiment que je te squatte un Palaniuk.
Ou que j’en achète un, c’est selon…
Fumer avec du gloss, c’est pas vraiment le pied…
Ok je sors.
PS : tu sais que tu donnes envie de lire du Palahniuk à force d’insister ? ^^
Je cherche, je cherche, mais je ne trouve toujours pas le rapport entre un avion et une gazinière. Gazinière qui me fait beaucoup penser à n’importe quel livre pour ado sortant en France, le fond vert un peu recoin de bordel. Vivement que ton mémoire éclaire le monde
Oh, cool, je me demandais justement par quel Palahniuk commencer. Bah oui, faut dire que tu fais super bien ton boulot de marketeux, à force d’en parler tellement bien (grâce au super combo force-de-l’écrivain), forcément, ça donne envie.
Faut vite que je finisse ce que je suis en train de lire…
Après Crocs, j’sens que je vais m’acheter Survivant !! Tu fais chier LeReilly, j’ai une facture énorme de bagnolle qui m’attend et t’arrive encore à me faire acheter des bouquins !!
Aaah les pages numérotés à l’envers !
Comme quoi Damasio aurait mieux fait de s’abstenir d’utiliser ce truc avec “La Hordu du Contrevent”, en fait, puisqu’en plus il l’a pas inventé.
Bon du coup je vais ptêt tenter de commencer par ce Palahniuk-là, plutôt qu’un des deux qu’on a à la maison.
(gnnn, “HordE dU”.)
BluuG –> Tu veux me les squatter en anglais ?
topokamp –> Ouais j’ai des parts chez son éditeur en fait… Ou alors je m’inflige 6 bouquins du même mec pour déconner.
Queen –> J’ai déjà expliqué lundi que les éditeurs sont très très cons vis à vis des couvertures.
Ruxhart –> Chui un gros bâtard en fait.
Ioxys –> Ca va ça coute rien des bouquins…
Daelf –> Tain tu cumules !
Je te les squatte même en Morse ou en chinois.
Mais non!
à coté de l’avion maquillé à la va-vite en croix christique telle qu’on en voit dans les églises mexicaines et californienne, la petite flamme de la gazinière, qu’on peut souffler en un rien de temps, Roxx!
C’est une métaphore de la vie dans ses derniers instants; Faible et seule. Il n’est pas grand chose, puisqu’on ne fait vraiment gaffe à lui, et dans cet avion qui va bientot se crasher, il cherche l’étincelle qui pourrait réchauffer son coeur en cassolette depuis la mort de ceux qu’il aime…
Bon en même temps j’dis ça j’dis rien. Je préfère la couv’ originale, mais j’aime bien tenter d’analyser quel cheminement tordus l’a mené à se dire “Mais oui! une flamme de gazinière à feu fort!!(Comme ça en plus on montre qu’il brule sa vie à 100 à l’heure!)
Y’a aussi les trucs pour poser la casserole qui font une croix ; pis la gazinière, ça rappelle l’incendie au début de Fight Club. C’est bourré de métaphore, cette couv française.
Quand je vois cette gazinière à côté de “Survivor”, je pense surtout à la métaphore du riz cuit dont rêvent les tribus de naufragés luxueux
@Reilly (Le) : je sais bien, et j’attends de pied ferme un pavé dans la mare qui fera l’effet d’une bombe dans le milieu… ou pas, puisque les 6 personnes qui le liront peuvent choisir de l’enterrer pour éviter la révolution..
Si tu veux je peux te prêter (sur Paris) Rant (crocs ? enfin y en a sur la couverture) en anglais le temps que tu le lises. Mon niveau d’anglais fait que je comprends mais que j’avance vraiment lentement. Et lire un Palahniuk lentement, c’est nazos.
Intéressé ?
Bon jvais le mettre dans mon panier amazon
J’l'ai lu plus ou moins à Noël, (juste avant de l’offrir en fait ^^) et je viens de m’apercevoir en effet que c’était une gazinière… et pas un nénuphar …
Ptain, jsuis vraiment un bisounours …
Et sinon, t’as déjà fait un film review sur “Zach and miri make a porno” avec Seth Rogen ?
Ah, j’aime le coup du nénuphar.
Arg, et je suis blessée de constater que malgré toute ma bonne volonté de demoiselle bien pensante, “Manque plus qu’une pipe, avec du tabac, et une pipe avec du gloss.” n’arrive pas à me choquer suffisamment pour que j’oublie que je trouve ça drôle. C’est mal, très mal.
Et comme d’autres, je finirais par dire que j’ai bien envie de lire ce livre maintenant…
Le Reilly, un danger pour votre budget littérature.
un de mes préférés, je l’aime beaucoup celui-là…
me redonne envie de le lire tiens
Daelf > Rhaaaaa >_< Jvoulais justement en parler, faire genre j’ai de la culture toussa toussa…
Tant pis, pour la peine je vais spoiler la fin de star trek :
Tout le monde est sauvé, l’univers aussi, et spock a les oreilles pointues