412 – Pimp My Faculty

Y’a quelques jours j’errais dans la RNAC à la recherche d’un truc à lire le temps que je récupère une CB et puisse vider ma wishlist Mamazon. C’est là que je suis tombé sur un poche relatant l’histoire qu’elle est vraie et poignante d’une étudiante contrainte de se prostituer pour subvenir à ses besoins le temps de ses études. Le tout avec une couverture à la subtilité d’un lance-roquette dans une maison de retraite (j’ignore aussi ce que cela signifie je vous rassure) puisqu’on y voit un habile montage d’habit d’écolière et de tenue légère sur une jeune fille cadrée sans la tête. Encore un qui aime ni la poésie, ni le symbolisme subtil, mais passons. En fait si j’ai bloqué, hésitant à l’achat l’espace d’un instant, ce n’est pas seulement parce que j’étais attiré par le thème ultra putassier et racoleur, mais parce que des putes étudiantes, j’en ai jamais vu.

La prostitution étudiante est un marronnier des médias, qui aime bien ressortir leur témoignage annuel sur le sujet. Paraîtrait que c’est un phénomène qui touche des milliers de filles en fleur, et que c’est sale et que la civilisation va s’effondrer dans la décadence et la misère. Mais bordel elles sont où ces nanas à la morale élastique de désespoir et de perdition ?! Bon, pas à Neuilly Sur Seine, quoi que, nous ne sommes à l’abri de rien en ces terres désolées. Avant de céder aux sirènes de la capitale jai passé deux ans à Lyon II, alias le campus des hippies et autres futures minorités sociales de ce pays (Viendez manger le boulgour bio/équitable gratuit dans le préo tous les midis !). Typiquement le genre de terrain propice au grand n’importe quoi, un fait confirmé par deux trois personnes avec qui j’ai pu évoquer le sujet : “Mais lol LeReilly, y’a grave de la catin à Lyon II !” Deux ans et que dalle, chou blanc pour le curieux que je suis. C’est pas faute d’avoir épluché les annonces de covoiturage placardées dans la file d’attente du restau U.

Pour ma défense je suis un kikoo lol qui baisait gratis et qui n’avait pas une thune, donc pas forcément le client idéal. Cependant je me demande, qu’est-ce que tu fais si tu baises avec une étudiante, quelqu’un de ton âge, à qui t’as pu donner des directions en début d’année dans les couloirs. Tu files de la thune à la meuf dans son micro dortoir étudiant et tu sais que tu risques de la recroiser le lendemain. Je me pose un tas de question sur à quoi ça pense un client de services sexuels, mais alors dans une ambiance fac complètement foutraque, je n’ose même pas imaginer. Peut être que c’est le genre de trucs qui te vrille le cerveau en tant que mâle qui crache sa thune. Fuck, j’ai envie d’acheter le bouquin pour voir si j’y trouve quelques réponses ! Mais ce serait céder à la putasserie et au racolage, et c’est mal karmiquement. Avec un peu de gymnastique intellectuelle on peut considérer ça comme de la prostitution écrite, à satisfaire ses bas instincts par la lecture en échange d’un billet.

Tout ceci tend à prouver que zoner dans la RNAC, ça pousse au grand n’importe quoi. De toute façon, le monde réel c’est bien trop flippant, la preuve y’a de la prostitution étudiante. M’enfin vu que je suis équipé de bisounoulunettes…
Demain, on topera 3 des trucs.

STEAL THAT PITCH STAGE !!!

Bon les daleux en manque d’inspi, vous pouvez toujours écrire une nouvelle sur un mec amoureux de la nana canon de son amphi et qui découvre que c’est une prostipute, et du coup est tiraillé entre assouvir son fantasme et conquérir son cœur. Y’a moyen que ça ait déjà été fait mais quand même, y’a aussi moyen que ça le fasse.

18 réflexions sur “412 – Pimp My Faculty

  1. Je crois qu’elles visent pas une clientèle estudiantine. Cf la raison évoquée dans ton article ; on a pas vraiment envie de croiser tous les jours son client/receleur d’acte sexuel (+ éventueles commérages).
    Mais rassure-toi, tu les verras quand tu seras une star de la littérature.

    (Et j’ai déjà 4 ou 5 bouquins qui attendent que je me décide à devenir écrivaillon, alors ton pitch ira dans l’escarcelle d’un autre wannabe writer.)

  2. J’ai vu un reportage sur une hardeuse qui avait décidé de reprendre ses études.

    Tu la voyais discuter avec des gens normalement, et elle disait que personne ne savait.

    Bon depuis le reportage elle a dû être bien grillée, mais ça c’est une autre histoire.

  3. Oui comme Last le dit, la clientèle est hors des couloirs de la fac….Déjà je ne pense pas que les étudiants soient particulièrement consommateurs, et ils n’ont pas forcément les moyens aussi.
    Je pense que la clientèle c’est plutôt le père de famille qui se fait chier dans son train train de vie et a besoin d’aller voir autre chose.

  4. Last –> Ah wé c’est pas con, j’avais pas réfléchi à ce truc, je partais du principe qu’une étudiante a pas forcément non plus envie de se farcir les vieux porcs.
    Et magne toi d’écrire un bouquin et de publier avant moi pour me coller la haine ! :D

    BluuG –> Forcément, ce genre de trucs ça te flingue. Ha, le hard, un autre vaste débat.

    déesse –> T’inquiètes quand on est jeune on peut cracher la thune quand même. :D

  5. Je pense qu’à, en moyenne, 350 euros de l’heure, peu d’étudiants peuvent se payer les services d’une “call girl” comme on dit quand on est pas hasbeen !

    Sinon tu dois effectivement porter des bisounoulunettes parce qu’étant moi-même à Lyon II je te confirme que ce genre d’étudiantes existe et elles sont nombreuses. En revanche pour la plupart c’est occasionnel, histoire de tenir certains mois vraiment trop serrés.

    Bref, elles font une passe quand elles n’ont vraiment plus le choix et sont trop dans la merde.

    Sinon, tu crois sincèrement que le genre de types qui s’offrent ce genre de services ne sont pas de vieux porcs dans la grande majorité ? Eh oh, Pretty Woman c’est juste un film !

  6. dans ma vie de futur vieux, j’en ai déjà entendu parler de la prostitution estudiantine genre en vrai.

    je devais bosser un été [le dernier de toute ma vie] et un gars qui bossait la, me racontais qu’à la gare de Metz, il y en avais des tonnes de l’étudiante demandeuse d’argent pour des services purement sexuels. et c’était genre dans les années 80 [ratios age du gars - age de son service militaire]…

    Donc comme dit plus haut ca doit éviter l’estudiantin pour pas se faire reperer à la fac.

    Mais personnellement, j’en ai jamais vu ni connu

  7. C’est pas étonnant en soi tant tout tourne autour du cul ici bas … Pis bon, on peut dire ce qu’on veut, que c’est sale toussa, mais tout le monde y trouve son compte…

  8. En épluchant les petites annonces, j’ai même trouver un appart pour étudiantE dont le loyer est offert contre certains services (WTF?)… Hmm ça donne franchement envie de rester chez papa et maman tout ça…

  9. “alias le campus des hippies et autres futures minorités sociales de ce pays (Viendez manger le boulgour bio/équitable gratuit dans le préo tous les midis !). ”

    http://theatreux.over-blog.com/

    Pardon j’ai pas pu résister j’adore ce blog ^^ Nous aussi à Toulouse, nous devons régulièrement lutter férocement contre ces putains de hippies (avec la voix de Cartman :D )…

  10. Manue –> Je suis pas certain des tarifs, m’est avis que ça oscille…

    Gui –> Tes anecdotes sont toujours priceless cher ami !

    Toan –> Normal. :D

    Shida –> Tout le monde y trouve son compte, heu ouais nan enfin y’a des nanas qui ont pas forcément envie de passer par là non plus.

    Lexi –> Ouais c’est connu, ça se développe depuis quelques années et c’est gerbant. En plus, si je dis pas de conneries, t’es Lyonnaise alors le prix des appart’ c’est pas le pire.

    Dahlia –> Ué mais bon ils sont pas méchants, font juste un peu peur. J’y ai jamais touché à leur boulgour, ça sent trop les psychotropes !

  11. Superbe, ce post ! Ton idée de bouquin, c’est pas un peu Chasing Amy ou je ne sais plus quel film dont t’avais parlé, où Kevin Smith a fort à faire avec sa femme ?

    Au-delà du côté “clients ne sont pas dans la fac” que les commentaires d’au-dessus ont bien dit, il faut voir le côté “séparation vie privée vie professionnelle”. J’ai trainé avec pas mal de putes gays, elles croisaient souvent leurs clients (le Marais fait p

  12. Superbe, ce post ! Ton idée de bouquin, c’est pas un peu Chasing Amy ou je ne sais plus quel film dont t’avais parlé, où Kevin Smith a fort à faire avec sa femme ?

    Au-delà du côté “clients ne sont pas dans la fac” que les commentaires d’au-dessus ont bien dit, il faut voir le côté “séparation vie privée vie professionnelle”. J’ai trainé avec pas mal de putes gays (de l’assoc “Les putes” pour ceux ou celles qui voudraient de bonnes infos sur le sujet), elles croisaient souvent leurs clients (c’est pas grand le Marais) mais il n’y avait pas d’interaction, c’est une autre sphère. Un peu comme quand tu croises ta caissière du Monop dans le métro, tu ne tapes pas la discute sous prétexte qu’elle t’emballe tes bananes tous les jours. Les prostituées, c’est pareil.

    PS : il y a beaucoup d’étudiants mecs qui se prostituent par contre :)

  13. Je crois l’avoir lu ce livre (si ce n’est celui-là, c’est donc son frère), et le bouquin en soit est franchement pas terrible.

    La nana est tellement cruche que t’arrive pas vraiment à avoir de la peine pour elle.
    Je caricature mais c’est un peu du genre:
    “Oula non! J’suis trop fière pour aller quémander au CROUS, trop fière pour jarreter mon ptit copain qui me pique toute ma thune, et pis j’veux surtout pas emprûnter des sous à qui que ce soit, et pis quand même, c’est bien pratique pour acheter des chaussures Gucchi kân-mêmah! Mais euh aïeuh!! En fait les gros porc pervers, ils font rien qu’à être des gros porcs pervers d’abord!!”

    Bon, j’suis un peu méchant, mais c’est juste que c’est pas super bien écris, on arrive franchement pas à s’investir émotionnellement dans son truc, et puis surtout j’ai pas l’impression que la nana soit très représentative de ses milliers d’étudiantes (souvent étrangères, on l’oublie un peu trop) qui en viennent à faire ça pour survivre.

    Sinon, pour les futurs pervers, rassurez-vous! D’après le bouquin, c’est plutôt entre 70 et 150€ de l’heure, on est loin des tarifs des call-girls de luxe!
    C’est la crise pour tout le monde ma bonne dame!

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