C’est toujours bizarre d’acheter le bouquin de quelqu’un qu’on connaît, d’aller faire la démarche de débarquer à la RNAC au lieu de recevoir un PDF par mail. Sur ce coup, heureusement que j’apprécie Dahlia, vu que la couv’ de son premier roman est une insulte lancée au visage de mon mémoire sur le marketing des couvertures de livres. Vendu en dessous du prix du marché, dans une collection labélisée « internet » et sans aucun travail graphique (ce qui est paradoxal vis-à-vis de l’orientation moderne et 2.0), Adore n’est pas ce qui aurait attiré mon regard en temps normal. Ceci étant dit, si Dahlia espère un retirage et plein de pognon, il faut écouler le premier tirage de 800 exemplaires, et les vrais potes, ça file des coups de main et ça vote avec son porte monnaie.

Verlaine est romancier parisien, homme à femmes. Sauf que sur ce coup il a rompu avec la mauvaise personne. Attaché à son propre fauteuil et bâillonné, il ne peut qu’assister impuissant au réquisitoire d’Anabel, trop amoureuse pour être honnête.
Voici donc pour le pitch, simple et clair, peut être un peu trop. Car on touche directement ce qui m’a le moins accroché dans Adore. L’histoire est très simple, sans mystère ni grande révélation. Il n’y a pas réellement d’intrigue au sens premier du terme, pas de surprise tout au long des cent cinquante pages du roman. L’atmosphère est présente, c’est le principal, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir l’impression de lire une nouvelle un peu trop longue. Petit bémol pour le background germano-centré de l’histoire, avec un héros écrivain romantique, qui déjeune au café de flore et drague dans les librairies.

Au niveau du style on trouve quelques petites maladresses de l’ordre de celles que je peux produire de mon côté. Les dialogues manquent de réalisme, parfois trop lettrés, et l’usage des comparaisons/métaphores aurait gagné à être moins récurrent. Avant de me faire éclater la gueule avec une pelle je me dois de pointer du doigt les qualités d’Adore, à commencer par une écriture tout simplement élégante, c’est le mot qui convient le mieux a des phrases joliment enlevées. Les rapports amoureux, les sentiments et tout particulièrement les scènes de sexe déviant. La demoiselle a bien compris les jeux du corps et nous le fait transpirer tout au long du texte. Pas désagréable à lire, mais pas haletant non plus, Adore correspond à l’idée qu’on peut se faire d’un premier roman chez un éditeur de taille moyenne. Reste plus qu’à continuer, et sortir le suivant !

Fuck maintenant je peux plus rien lui faire lire, sa vengeance sera terrible ! Bon, comme c’est la fête je vous annonce une note bis avec une autre critique pour 18h. Demain je partagerai une jolie anecdote mi gay, ni fail.
Si elle se venge, j’espère que tu nous en feras pas xD
Ca faisait un bail que j’étais pas prems pour un com….
xOxO
Bouhouh t’as fait quoi de ton blog miss Déesse ? t’en a plus besoin maintenant ?
Ça donne très envie de le lire, en fait. M’en vais faire un tour à la Fnac cet aprèm moi. (Après etre repassé ici via un ordi parce que là j’ai pas vu les images, je n’ai que 3 rectangles blancs, autant de promesses de moments rigolol)
Non mais sérieux Dude, t’es partout. Je fais une recherche google du bouquin, je chope un lien totalement au pif, sans bien regarder. Premier commentaire de l’article, c’est toi.
Stupéfiant.
Zita > En même temps il a que ça à foutre !! :p
Bonne critique sinon…
en même temps, la couv’ correspond à la charte graphique de Léo Scheer… Pour le reste, c’est plutôt honnête comme critique.
déesse –> Preuuuuums.
BlueBen –> Le double effet note quoi.
Zita –> Le Reilly est partout.
etioun –> Bastard.
regis –> C’est pas parce qu’elle correspond a la charte graphique qu’elle est sexy pour autant. ^^
leReilly fait de la veille littéraire pour imposer petit à petit son roman, avant même de l’avoir vendu. Balèze o.O
J’avais raison: bonne tranche de rigolade les images.
Sinon, chose dite chose faite: I has it (c’était opération Fnac pour chopper le dernier Phoenix -excellent, by the way- et j’en ai profité)
http://img30.picoodle.com/img/img30/2/5/27/djib/f_IMG00036200m_0e13e3c.jpg
Plus que 798 à vendre \o/
Boah, elle est globalement sympa cette critique, je doute que Dahlia veuille te faire la peau – à moins qu’elle ne soit mal lunée. Peut-être la formule “premier roman chez un éditeur de taille moyenne…” Enfin, c’est pas péjoratif non plus hein: après tout Proust, Gide, Goethe, Camus, Mauriac et Barres eont ausi dû sortir des premiers romans chez des éditeurs moyens. Alors haut les coeurs.
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