J’avais déjà entendu parler de JG Ballard, l’auteur de L’Empire du Soleil et Crash, décédé le 19 avril dernier. Romancier culte et éclectique, son œuvre intéresse bien du monde, à commencer par Christian Bale, qui aimerait réaliser une adaptation de L’Île de Béton pour le cinéma. Le pitch est simple. Un architecte perd le contrôle de sa Jaguar sur le périf’ Londonien et s’écrase en contrebas, entre les piliers de la voie rapide. Blessé à la jambe, il est incapable d’escalader les murs de son îlot abandonné. Alors qu’il cherche à survivre et s’extirper de ce mauvais pas, il perd peu à peu la raison.

Sur le papier c’est cool de refaire Robinson dans un contexte urbain. Simple et court, le bouquin tient ses promesses malgré le changement de situation qui s’opère à mi parcours. Le plus classe est de nous faire croire que le héros a encore toute sa tête alors qu’il est déjà foutu, lorsqu’on s’en rend compte, il est déjà trop tard pour le personnage. Tablant sur nos insécurités modernes, l’angoisse de la non communication, du mépris de l’autre, Concrete Island insuffle un nouveau souffle à la fiction de naufrage. Dommage qu’il n’existe pas une édition française correcte (à moins d’acheter toute la trilogie du béton d’un coup). Une erreur peut-être rectifiée à la sortie d’un éventuel film.
Avant de tirer ma révérence pour ce mercredi, je me dois de signaler l’extraordinaire qualité tant plastique (avec une unité de charte graphique entre les différents livres de l’auteur) que physique (le papier est velouté, le pied absolu). Très classe à tous les niveaux comme bouquin.
ça fait grâve envie… mamazon here I come !
Je note ce bouquin dans un coin, merci. Le scénario a l’air dément.
Une chose est sûre, tu sais comment donner envie aux gens de lire un livre ^^