421 – Cine Club 53

Cette semaine j’ai rejoué une des scènes d’Equilibirum dans un texte que j’écris depuis quelques temps. Le passage où Christian Bale, détoxé, réorganise ses fournitures de bureau, restées depuis des années au même endroit. Un agent de contrôle de cette société dystopique débarque et lui demande pourquoi il a bougé ses affaires. Est-ce que la disposition précédente ne lui « plaisait » pas ? Attention Christian Bale, c’est un piège, tu n’es pas censé avoir d’émotions avec tout le Prozium que tu t’envoies ! Pas con, Bale lui répond qu’il ne faisait qu’optimiser son espace de travail. Un exemple de pure scène sortie d’Equilibrium, film complètement fauché sorti en 2002, boudé par la critique et récupérée par un public grandissant une fois sa sortie en DVD. D’où ma tentative de réhabilitation d’aujourd’hui, pour dire qu’en fait, Equilibrium c’est maouss bien !

La troisième guerre mondiale a dévasté une grande partie de l’humanité. Lors de la reconstruction, le nouveau gouvernement décide de prendre des mesures drastiques pour éviter une nouvelle catastrophe. Le prozium, une molécule inhibitrice d’émotions est imposée à toute la population. Libérés de leurs instincts les plus bas, les citoyens ne font plus de vagues et vivent leur vie dans le confort du totalitarisme chimique. Le Clerc John Preston est un agent ultra-entraîné à chasser les rebelles qui se terrent hors des remparts de la ville. Ces groupes d’insurgés tentent de sauver œuvres d’arts et animaux de la destruction systématique du gouvernement. Preston accompli sa tâche avec d’autant plus d’efficacité qu’il tiend la résistance pour responsable de l’exécution de sa femme, elle aussi rebelle. Mais lorsqu’il se retrouve en manque de Prozium, l’agent implacable va découvrir que le monde est composé de nuances de gris.

Okay, Equilibrium est loin d’être un film original. Il mixe allégrement esthétique post-matrix, le meilleur des mondes, fahrenheit 451 et tout un tas d’autres influences. Le seul gros point original reste la chorégraphie des combats à l’arme à feu, le gun-kata, qui donne un résultat visuellement novateur. Le film est fauché, réalisé avec peu de thune. A part quelques plans d’ensemble de la ville en image de synthèse, la réalisation se trouve forcée d’être en retenue. A l’époque Christian Bale n’était pas la superstar made in The Dark Knight qu’il est devenu aujourd’hui. Avec le renoi cool Taye Diggs et le presque héros du Seigneur des anneaux, Sean Bean, ils composent un casting seconde zone qui se donne à fond pour rattraper le manque de moyen de l’ensemble. Le résultat parvient ainsi a échapper au cheap la plupart du temps pour proposer un divertissement plus qu’honnête, plein de bons moments et de scènes très classes.

Il arrive que des films a priori bas de gamme possèdent plus de cœur que leur équivalent gros budget. Ainsi se remater Equilibrium reste un bon petit kif de série B.
Demain on causera de satisfaction personnelle.

TRAILER STAGE !!!

420 – Top 3 Saturdays 27

Le week-end dernier, j’ai cru mourir d’ennui. Alors, de dépit, je suis allé voir Ponyo. Sauf qu’à mi-chemin, j’ai tourné les talons et suis rentré à ma maison. En vrai j’ai pas envie de voir Ponyo, j’ai pas envie de me refarcir un putain de Miyasaki ! Il y a suffisamment de dessin-animés kikoo lol en provenance des US, avec poésie et animaux qui parlent. L’imaginaire et l’esthétique nippone ne suffisent plus à pousser mon rythme cardiaque. La japanime, pour moi, c’est celle qui te met une putain de claque dans ta gueule, qui flirte avec des thèmes adultes et une violence stylisée, c’est le dessin-animé pour les grands. D’où le Top 3 des longs-métrages d’animation japonaise qui envoient grave du bois !

Number Three – Mononoke Hime

Il était une époque où Miyasaki avait encore des testicules, au lieu de perdre trois ans d’âge mental à chaque film (théorie de mon bon ami Julien). Dans Princesse Mononoke les flèches ça décapite et démembre, les humains sont gros bâtard et la nature c’est pas forcément mieux. Un film mature, dur et doux à la fois, où des thématiques typiquement japonaises sont explorées, comme par exemple la dégénérescence du corps, l’industrialisation à outrance, l’arrogance. Un grand film.

Number Two – Ghost In The Shell

Adapté du manga culte de Masamune Shirow, Ghost In The Shell est un putain de classique. Quand l’animation est au service d’une réflexion quasiment trop ambitieuse et sert un univers cyberpunk qu’aucun film live n’aurait pu complètement retranscrire, particulièrement en 1995. Le genre de film que j’avais en VHS, puis racheté en DVD, pour essayer d’enfin tout comprendre. L’image de Kusanagi nue, en train de se disloquer l’épaule à essayer d’ouvrir un tank, me hante encore. Culte.

Number One – Akira

Pas de surprise, le meilleur manga de toute une génération accouche forcément du meilleur film d’animation japonaise ever. Certes, l’anime est à des milliards de kilomètres de la puissance du manga, principalement vu qu’il a été conçu alors que la série papier n’était pas encore finie. La fin reste bancale et un peu abrupte. Mais cette lutte d’une jeunesse abandonnée par un monde postmoderne, qui a tant inspiré moult d’adolescents japonais, reste on ne peut plus actuelle. La première fois que j’ai visionné Akira, en plus de n’avoir rien pigé, j’en suis resté traumatisé une bonne semaine, tendance cauchemars au milieu de la nuit. Quatorze ans, c’était trop jeune. Quand l’animation est au service d’une histoire musclée, importante. Indispensable, tout simplement.

Forcément pas de gros scoops dans ce classement, désolé pour ceux qui espéraient une surprise. Peut être que je devrais faire un top 3 des films d’animation jap’ qui déchirent et que personne ne connaît. Il fallait quand même commencer par la base.
Demain, ciné !

RUNNER-UP STAGE !!!

Ouais, si ça avait été un top 4 j’aurais placé Le Tombeau Des Lucioles, rien que pour la claque que ça avait été quand j’étais seulement collégien. Une des fins les plus hardcore de l’histoire du cinéma, crise de larme garantie. Un classique.

419 – The Past Is Made Of Boobs

Bon, mes amis, c’est la merde. Nous sommes jeudi soir et j’ai strictement rien à raconter. Pourtant le vendredi, jour des filles, devrait y avoir des choses à dire ! Paraît que la psyché féminine est un truc hyper complexe. Mais en fait non, enfin si, les filles c’est compliqué, mais non, j’ai pas de grande parabole intellectuelle à vous présenter aujourd’hui. Tout ça c’est la faute d’une copine que je dois voir depuis un mois et qui doit m’avoir collé à peu près une demi-douzaine de lapins. Le pire, c’est qu’elle m’évite pas, vu que c’est elle qui me relance ! Ou alors il s’agit d’un jeu stupide pour voir combien de temps je peux tenir avant de perdre la raison. Dans l’incertitude du doute, j’ai réfléchi très fort pour vérifier si je ne lui avais pas foutu une grosse crasse ces dernières années.

A titre personnel de fan de statistiques, je dois concéder que pouvoir comptabiliser sur les doigts d’une main le nombre de fois où j’ai croisé cette fille sur plus de cinq ans, c’est assez unique. Une fois dans son bled paumé, pour une nuit, une autre fois un an plus tard dans le même bled paumé, pour un verre et une dernière fois encore deux ans plus tard dans mon appart’ parisien, pour un coca. Les amitiés MSN ça reste un bon gros bordel des familles. A un moment faut se poser la question : pourquoi insister à alimenter une amitié complètement foireuse sur plusieurs années ? Okay, vous avez gagné. La vérité c’est que j’ai beaucoup de mal a envoyer se faire foutre la jeune fille en fleur qui m’aura offert une magnifique poitrine sertie d’un soutien-gorge en dentelle rouge vif rien que pour moi. Si vous n’êtes pas un homme, sachez que ça fait partie des choses que l’on n’oubliera jamais.

Il s’agit donc d’une dette d’honneur masculine plus qu’autre chose. Parce que dans la vie, y’a rien de plus triste que d’écouter une ex disserter sur ses copains actuels et à quel point sa vie sentimentale est bordélique. Presque une demi-douzaine d’années et toujours à la ramasse, y’a des gens qu’on récupérera juste jamais. On pourrait croire que j’entretiens péniblement cette amitié dans l’espoir de retourner explorer les terres inconnues de son corps de nymphe, mais même pas. Le recul permet au moins de pas continuer à faire n’importe quoi avec son petit cœur qui bat, le notre, pas le sien. Nous sommes toujours jeudi soir et demain je suis censé la voir, pour la sept ou huitième tentative de se recroiser dans l’immense capitale. Je table sur un lapin de plus (babysitting surprise, maladie, alerte nucléaire, kidnapping alien) mais je vais quand même mettre mon réveil. Je suis juste irrécupérable.

Sachez donc, mesdemoiselles lectrices, qu’il est possible de scarifier un homme à coup de 95C et de s’assurer une fidélité indéfectible en amitié sur plus d’une demi-décennie. Bien sûr dans le sens contraire on peut toujours crever.
Au moins j’ai toujours mon top 3 de demain pour me consoler.

EDIT STAGE !!!

A 10h30 j’envoie un texto pour savoir si c’est toujours bon. Réponse : “Tu vas me houspiller mais j’ai baby-sitting de 13h à 15h, du coup un café a 17h ça te va ?”. Mais lolilol chère catin. Sur ce, vrais amis, je vous dit à toute à l’heure je retourne dormir.