Cette semaine j’ai rejoué une des scènes d’Equilibirum dans un texte que j’écris depuis quelques temps. Le passage où Christian Bale, détoxé, réorganise ses fournitures de bureau, restées depuis des années au même endroit. Un agent de contrôle de cette société dystopique débarque et lui demande pourquoi il a bougé ses affaires. Est-ce que la disposition précédente ne lui « plaisait » pas ? Attention Christian Bale, c’est un piège, tu n’es pas censé avoir d’émotions avec tout le Prozium que tu t’envoies ! Pas con, Bale lui répond qu’il ne faisait qu’optimiser son espace de travail. Un exemple de pure scène sortie d’Equilibrium, film complètement fauché sorti en 2002, boudé par la critique et récupérée par un public grandissant une fois sa sortie en DVD. D’où ma tentative de réhabilitation d’aujourd’hui, pour dire qu’en fait, Equilibrium c’est maouss bien !

La troisième guerre mondiale a dévasté une grande partie de l’humanité. Lors de la reconstruction, le nouveau gouvernement décide de prendre des mesures drastiques pour éviter une nouvelle catastrophe. Le prozium, une molécule inhibitrice d’émotions est imposée à toute la population. Libérés de leurs instincts les plus bas, les citoyens ne font plus de vagues et vivent leur vie dans le confort du totalitarisme chimique. Le Clerc John Preston est un agent ultra-entraîné à chasser les rebelles qui se terrent hors des remparts de la ville. Ces groupes d’insurgés tentent de sauver œuvres d’arts et animaux de la destruction systématique du gouvernement. Preston accompli sa tâche avec d’autant plus d’efficacité qu’il tiend la résistance pour responsable de l’exécution de sa femme, elle aussi rebelle. Mais lorsqu’il se retrouve en manque de Prozium, l’agent implacable va découvrir que le monde est composé de nuances de gris.

Okay, Equilibrium est loin d’être un film original. Il mixe allégrement esthétique post-matrix, le meilleur des mondes, fahrenheit 451 et tout un tas d’autres influences. Le seul gros point original reste la chorégraphie des combats à l’arme à feu, le gun-kata, qui donne un résultat visuellement novateur. Le film est fauché, réalisé avec peu de thune. A part quelques plans d’ensemble de la ville en image de synthèse, la réalisation se trouve forcée d’être en retenue. A l’époque Christian Bale n’était pas la superstar made in The Dark Knight qu’il est devenu aujourd’hui. Avec le renoi cool Taye Diggs et le presque héros du Seigneur des anneaux, Sean Bean, ils composent un casting seconde zone qui se donne à fond pour rattraper le manque de moyen de l’ensemble. Le résultat parvient ainsi a échapper au cheap la plupart du temps pour proposer un divertissement plus qu’honnête, plein de bons moments et de scènes très classes.

Il arrive que des films a priori bas de gamme possèdent plus de cœur que leur équivalent gros budget. Ainsi se remater Equilibrium reste un bon petit kif de série B.
Demain on causera de satisfaction personnelle.
TRAILER STAGE !!!





