Aujourd’hui, c’est la fête du cinéma. Autant quand j’étais môme je me ruinais la santé a enchaîner 12 films en trois jours avec les copains, autant maintenant que j’ai la carte, j’évite les salles obscures le temps que les pauvres finissent de s’aglutiner. Mais comme je pense à vous autres les non-encartés, je vous fais le Top 5 des films a voir à la fête du ciné cette année.
Number Five – Lascars

Là où la série se démerdait bien en vignettes de quelques minutes, le film lutte pour assurer la longueur. Reste la réalisation rythmée et osée qui arrache la rétine, les doublages parfois savoureux et quelques très bonnes vannes qui font de Lascars un film d’anime plus qu’honnête. Puis j’ai toujours de la place dans mon cœur pour un dessin-animé 2D fait avec amour.
Number Four – Les Beaux Gosses
Wesh un teen movie en France. Dieu que c’est crade, visuellement et dans certains passages. Télérama kiffe le ton incorrect, j’ai trouvé ça parfois too much. Mais je me suis marré plus que prévu, de bonnes vannes, de bonnes répliques. Puis le film commet l’irréparable pour un teen movie axé sur le dépucelage : le héros ne baise pas à la fin. Uber Massive Epic Fail. Bel effort mais c’est pas encore ça. Au prix de la fête du ciné c’est un deal honnête.
Number Three – Transformers II

Ma tête putain. Scénario de pochette surprise, acteurs en mousse, filles filmées comme dans un porno, pas de surprise pour la suite de Transformers. Mais là où le premier film jouait la carte du mystère dans sa première heure, la suite tape tout de suite et cogne jusqu’au bout d’un final interminable entrecoupé de blagues minables. J’en suis sorti avec une migraine. On pourrait crier au Bad Boys II du film de robots, mais ça manque trop d’équilibre dans la recette. A voir (en IMAX) pour le fun et la prouesse technique, mais penser à l’aspirine.
Number Two – Coraline
Henry Sellick sort enfin de l’ombre de Tim Burton pour prouver au monde qui était le véritable génie derrière L’étrange Noël de Mr Jack. Roman de Neil « Dieu » Gaiman adapté en animation de marionnettes image par image, Coraline est peut être le plus beau film de cet été. Parfois un peu mou, il sait se rattraper sur les images et l’inventivité constante de l’univers. Si vous avez moyen de le voir en numérique 3D (réseau Gaumont/MK2/Pathé), ça vaut clairement le coup, l’intégration du relief étant particulièrement bien choisie et apporte un véritable plus au film (I’m looking at you Volt !).
Number One – The Hangover

J’ai déjà tout dit l’autre fois. Entre temps le film a éclaté toutes les prédictions aux US, se classant sans broncher numéro 1 du box office 2009 des films interdits aux moins de 17 là bas, éclatant pépère Watchmen et Terminator. Castant des non-stars dans les rôles principaux, faisant confiance à un réal que l’on donnait has-been, produisant une comédie hard 100% originale, la Warner à tenté quelque chose dans un climat de suites et remakes. Pari plus que payant. Aller voir The Hangover, c’est faire un bras d’honneur à tous les films de merde calibrés jusqu’à la gueule de cette année. En plus, c’est très bien. D’ailleurs j’y retourne.
Bon, si avez ça vous êtes pas motivés à bouger vos fesses de gros branleurs pour apprécier des vrais putains de films, je peux rien pour vous. Manque juste une bonne comédie romantique cette année. Heureusement, je vous couvre en vous en sortant une de ma cave perso demain.





