Depuis le temps que je ne vous avais pas causé d’un film qui s’est vautré à sa sortie, il est temps de remettre le couvert. Voici venir une tentative de réhabilitation d’Osmosis Jones, film des frères Farrelly sorti en 2001. Avant dernière production du département animation de la Warner, après Le Géant de Fer et avant Looney Tunes Back In Action (on en reparlera), l’échec d’Osmosis n’aura pas aidé la cause du dessin animé au sein du studio. Ceci expliquant peut être pourquoi malgré la présence de bons nombres de succès au compteur des Farrelly Bros, tout le monde semble avoir oublié ce petit plaisir coupable du cinéma qu’il est cool pour se détendre un dimanche aprem’ avec un milkshake maison glacé à la main et une jolie jeune fille sous le bras. Puis y’a Bill Murray, Chris Rock et Laurence Fishburne aussi ! Merde quoi ! Respect !

Frank est un gardien de zoo aussi incapable que manquant de sens commun. Se goinfrant d’un œuf dur tombé au sol, il ingurgite sans le savoir Thrax, un terrible virus serial killer bien décidé à faire passer Ebola pour un vulgaire rhume. Alors que Frank tombe rapidement malade, mettant en danger sa fille, Osmosis Jones, un inspecteur en lutte avec sa hiérarchie est le seul de ses globules blancs qui semble mesurer l’ampleur de la catastrophe à venir. Secondé par un partenaire médicamenteux antigrippal ingéré en urgence, Osmosis va mener l’enquête pour tenter de sauver le corps de Frank et ses millions d’habitants cellulaires. Idéalement s’il pouvait récupérer sa copine dans l’opération pour pouvoir lui faire plein de mitoses, ce serait l’idéal.

Si vous pensez que ce film est une version stylée et hardcore d’il était une fois la vie, vous êtes sur le bon chemin. L’animation est aussi stylisée que propre, offrant des situations parfois comiques (le virus faisant exploser le barrage qui retient la morve de Frank au C4) mais surtout complètement stylés (le combat final a lieu dans un endroit dément). On regrettera l’humour trash des frères Farrelly qui nous offre un Bill Murray o combien peu ragoûtant et le très faible nombre de scènes où les prises de vues réelles croisent les personnages d’animation. Au final peu importe, et c’est peut être l’effet cool de Chris Rock en globule blanc, mais le rythme est bel et bien là et propose un divertissement plus qu’honnête loin des chiens qui parlent. Injustement boudé au ciné, Osmosis Jones fait partie de ces films qu’il est bon découvrir.

Une fois j’ai réussi à me redonner envie, j’adore cette rubrique, c’est de l’auto motivation en barres !
Demain on causera de pourquoi j’arrête pas de faire des aller-retour entre Paris et Lyon.
TRAILER STAGE !!!





