Petite exception à mon régime musical, je m’étais mangé le dernier album de Dionysos, et en fait c’était très pas mal (j’emmerde la grammaire, je fais ce que je veux). Au-delà des guests et des mélodies à la cool, ce qui m’aura attiré c’est que l’album raconte une histoire de chanson en chanson, donnant une épaisseur supplémentaire aux morceaux. Le Mathias Malzieu étant plutôt content de sa trame narrative (pléonasme), il a décidé de la décliné sur tous les supports, à commencer par en faire son second roman, en attendant l’adaptation animée prévue chez Europa. Comme j’avais eu du mal à piger la conclusion en musique, ça m’a semblé une bonne idée que de m’offrir le bouquin, une fois celui-ci disponible en poche, prix à la page prohibitif lors de la première édition oblige. En plus les gens sur mamazon avaient l’air de trouver ça kro bieng.

Jack est abandonné à sa naissance, le jour le plus froid du monde. Recueilli par Madeleine, qui accouche les putains d’Edimbourg en cette fin de dix-neuvième siècle, il ne doit se salut qu’à la pose d’une horloge mécanique sur son cœur, pour l’aider à battre. Devenu jeune adolescent, Jack rencontre brièvement Miss Acacia, chanteuse de rue, qui disparaît aussitôt, partie vivre en Andalousie. Le garçon va donc retourner toutes les montagnes pour la retrouver, aidé en cela par l’excentrique Méliès, vieux monsieur qui l’aide a remonter l’horloge de son cœur tout en dispensant des conseils sur l’art amoureux. Mais Jack n’est pas le seul à poursuivre Miss Acacia. Joe, un camarade d’école commun, brute de la pire espèce, est aussi en chemin, prêt à se battre pour l’affection de la belle.

L’histoire est en ligne droite, ne comportant qu’un bout de twist vers la fin qui, de toute façon, ne change pas réellement la donne. Jack subit plus l’action qu’il n’y participe, l’univers et les personnages s’animant autour de lui et le ballotant de scène en scène. Une fois au bout du livre, à part la beauté et le charme de Miss Acacia, on se demande bien ce qu’elle a de si extraordinaire, vu qu’elle est d’un casse-couille et d’une étroitesse d’esprit sans borne de bout en bout. De plus, il est parfois difficile de passer au-delà de l’impression que Malzieu se borne à écrire une longue lettre d’amour à Olivia Ruiz. Reste l’univers, chipé à Tim Burton et remixée à la sauce hispanique. Le style est élégant et quelques belles idées de décors naissent entre les paroles des chansons de l’album, disséminées dans leur quasi intégralité entre les pages. Problème, les mots ne respirent pas. Peu de phrases peuvent se vanter d’être cousues de simplicité. A force d’enchaîner les effets de manche, l’auteur épuise son lecteur, et j’avais peine à lire plus de 10 pages d’affilée sans reposer le livre.

J’avais vraiment envie d’aimer La Mécanique Du Cœur le livre, au moins au tant que l’album. Mais l’histoire trop assistée, la fin en demi teinte et le style sans retenue font que j’ai été loin de prendre le plaisir que j’escomptais. En espérant que le film propose quelque chose de plus, même si mon principal grief est adressé à la structure narrative. Reste le magnifique premier clip de l’album.
Sinon j’ignore totalement de quoi je vais bien pouvoir vous parler demain.
BONUS STAGE !!!






Il est 07h et aucun commentaire ?
wowo !
Un bouquin, un CD, un film ( et je parie que ça sera tous les clips en fait ? ), ça va il s’embête pas.
Un peu comme M et le soldat rose quoi.
Donc il manque la comédie musicale : p
Ah ben la vidéo n’est pas disponible dans mon pays… Ca m’apprendra à être belge, tiens.
Pour le film, je suis quasiment sure que l’esthétique parviendra facilement à faire oublier les lacunes dont tu parles. Du moins, c’est l’impression que le clip me donne.
[troll] Dionysos, c’est quand même vachement surévalué…[/troll]
Ah wé, c’est vrai que je voulais l’acheter, ce bouquin… Mais t’es pas très motivant. On verra, pour l’univers, ptetre. J’en ai déjà un sacré paquet qui attendent alors…
Pour le CD, wé, j’ai assez aimé mais certaines chansons ont une composante euh… « hip-hop » (?) un peu trop marquée et ça, j’ai moins bien aimé. Mmmh, ça fait un petit moment que je l’ai pas réécouté.
Putain mais t’aimes rien ma parole !
Hey, y’a de nouvelles émoticônes :
Et sinon il y a « Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi » (que j’ai préféré à la Mécanique du coeur) … ce livre est pour moi un petit bijou de poésie !
C’est marrant, parce que moi le livre, j’ai eu du mal à le reposer au contraire, et c’est lui qui m’a donné envie d’écouter l’album. Et aussi de lire « Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi », dont parle Pauline…
Bah tiens tu m’as donné envie d’écouter l’album en faisant un article sur le livre.. Normal.
De toute façon, la seule chose qu’il faut faire avec Dyonisos, c’est les voire en concert. Nan mais un mec qui, tel Jésus, marche sur les mains des gens, j’avais jamais vu ça. C’est un ouf.
Et la chose qu’il faut aussi faire avec Dionysos, c’est mettre le Y au bon endroit ! :p (Je dis ça parce que j’ai même des places de concert avec le nom écorché..)
Cela dit je confirme aussi ce que tu dis, j’en suis à 8 ou 9 fois et c’est toujours aussi bieng.