Y’a des jours où ça veut vraiment pas. A commencer par mardi, mon retour sur Paris. Ou comment se retrouver face à une porte fermée. Car un digicode, typique des appartements parisiens, bah ça fonctionne pas quand il pleut… Etre enfermé dehors avec sa valise sous la pluie, c’est quelque chose qu’il faut vivre. Enfin, une fois rentré, le courant ne m’était pas d’une utilité renversante, vu que mon modem Numéricable refuse encore de se synchroniser. Va falloir que j’appelle le SAV, que je leur explique que non, je ne paierai pas leur pénalité à la con de la dernière fois, pour la simple et bonne raison que ça ne fonctionne toujours pas. Joie et félicité. Moi je dis, faudra pas s’étonner si un jour on retrouve un vendeur Numéricable égorgé dans un ravin, le sphincter élargi par un modem. Comme je suis poète, je préfère vous épargner un montage douteux et introduire le prochain paragraphe par une photo.

Non, je ne vais pas vous parler de JC Decaux et d’à quel point ce sont des chacaux d’avoir augmenté les tarifs des Velo’v à Lyon. Je vais plutôt être soulagé de ne pas faire un mémoire sur la publicité du livre. Si tel était le cas, je ne serai pas en train de vous expliquer par A+B à quel point cette pub est un échec, vu que je me serais ouvert les veines. Par exemple je suis hyper content de savoir que je peux acheter un livre dans une librairie, information cruciale qui aide le passage à l’achat. J’aimerais bien voir ce niveau de création étendu au reste des publicités. Genre t’aurais un BN, en gros plan, géant, avec juste marqué « En supermarché ». Niveau argumentaire, c’est profond. Sachant que la couverture ne donne que peu (euphémisme de aucun) d’indications quant au contenu du dit bouquin. Nous voilà revenus à la publicité d’il y a 200 ans, à base de « mon produit existe ». Si vous connaissez déjà L’élégance du hérisson, la seule information contenue sur 2m² est « Il est sorti moins cher ». Si vous ne le connaissez pas, cette affiche ne vous donne aucune raison de vous y intéresser, aucune piste ni accroche. Quitte à sortir un poche, autant réutiliser en guise de couv’ l’affiche du film, qui elle au moins fait son boulot. On y apprend que ça va parler d’une vieille moche et d’une gamine, sur fond d’intellectualisme littéraire.

Mais vous comprenez les livres c’est sacré, surtout ceux qui ont des prétentions artistiques. Plutôt crever que de capitaliser sur l’affiche du film, pondre une accroche, extraire une citation ou de se prostituer sur un abribus. Faire de la pub tout en refusant de faire de la pub, l’impuissance communicationnelle et le ridicule public dans toute leur splendeur.
Allez, j’arrête de tirer sur l’ambulance. De toute façon j’ai autre chose à foutre de mes cartouches de chevrotine. Par exemple je pourrais plomber mon frangin, qui croit que c’est la fête du slip en débarquant une ou deux fois par jour à l’appart’. Parce que l hôtel, c’est cher. A l’heure où je mets cette note en ligne, il dort comme un bâtard dans mon lit derrière moi, pendant que j’hésite a me payer une nuit blanche et faire la sieste quand il se sera tiré. Finalement, Paris, c’est encore plus l’épreuve que d’habitude. Sûrement que m’être fait chouchouter pendant deux semaines, avec une vraie machine a laver, une maman qui prépare des légumes et une connexion qui heu… bah connecte, ça a du m’habituer auconfort. Heureusement je peux dire au revoir aux gens, même si ça me fend un peu le cœur, d’attendre plein de semaines pour les revoir.

Retour bitterweet à la capitale donc. Peut être qu’elle ne me manquera pas tant que ça une fois sur Lyon pour le reste de l’été.
Demain, il sera question des monstres féminins qui se terrent dans les entrailles de nos vieux disques durs.






Mais rentre à Lyon !!! ^^
entre un conservatisme qui fonce dans le mur et un progressisme qui fait de même, je vais choisir le mur…
Ps : cette émission sur direct 8 « voyage au bout… » aurai du exister sur la 5 de jean claude bourret, j’aurai rendu mes fiches de lecture dans ces conditions.
J’avoue c’est..fail comme pub.D’la thune gachée qui aurait pu être investie dans la location de babes pour le salon du livre !
(Oui je suis visionnaire mais c’est bien ça qui a ressuscité l’E3 après tout.Comment ça non ?)
Question : Ton frangin lis ton blog ? sinon il va kiffay la note.
Et pourquoi tu passerai pas chez un vrai FAI sinon ?
(:Trollinside:)
Moi j’essaie de lire ton Tshirt.
Ya un truc avec Star Wars mais obligé ya une connerie de marquée à la place.
« Mais vous comprenez les livres c’est sacré, (…) l’impuissance communicationnelle et le ridicule public dans toute leur splendeur. »
Ce paragraphe, j’le ressors en société lors de discussions houleuses, y’a pas moyen ! ^^
Merci BluuG j’avais pas vu ^^
merci
Sinon hâte de te voir sur Lyon vu que je t’ai raté… (mémoire, toussa…)
Et pis j’ai vu The Hangover / Very Bad Trip
Ben tu sais LR, dans la mesure où les deux tiers de la production littéraire actuelle sont parfaitement susceptibles d’être commercialisés au rayon frais d’un carrouf, en charcuterie ou encore dans les stations services de Basse-Normandie, je trouve que rappeler qu’un livre se vend ordinairement en librairie, c’est peut-être pas si idiot que ça. Et puis c’est un gage de qualité subtilement suggéré.
« Mon livre à moi est en vente en librairie, c’est-à-dire là où il doit être, et pas sous le cul d’une jument ou dans les coursives sordides d’une grande surface ».
Maintenant, c’est bien évident que ce ne sont surtout pas les livres figurants sur les affiches qu’il faut lire. Pensez donc, des suggestions de lecture produites par de vils marketeux à moitié incultes. Et pourquoi pas faire confiance au management de Monsanto pour choisir mes fruits et légumes, tant qu’on y est.
PS- arrête de penser à Megan Fox, gros cochon.
@le koala: des fois t’es content de trouver un livres chez Carrefour, quand t’habites dans un trou perdu de la Basse Normandie.
@Mathias: T’as pas vu l’énorme affiche pour Firmin dans le métro? Je crois que c’est bien la premiere fois que je vois une affiche pour un bouquin d’Actes Sud, et non pour Maxime Chattam, Levy et consort aussi BIG!
Lexi –> J’y pense.
souklaye –> On est d’accord.
Lupus –> Ouais il lit mon blog, il va grave kiffer.
BluuG –> Raté, c’est pas ça. :p
Spha –> Mes citations sont open source.
Nel –> Wesh on se débrouillera.
le koala –> Chez moi, un livre ça se vend chez Amazon. Et quand bien même, ça reste débile de mettre en librairie.
Juliann –> Ah non, pas vu. Faut dire que j’évite le métro en été, trop chaud. Beurk.
Et c’est qui qui parlais de mettre un modem de numéricable dans le sphincter d’un vendeur ? c’est bibi ^^
Apres lecteure de cette article, on en conclut que quand tu ne sais pas de quoi parler, tu bashes ton frangin, la pub sur les livres, ton FAI, Paris, tu pleures sur Lyon, tout en casant un peu de Transformers.
Plutot inspire malgre tout.
@Juliann: y’a encore des trous perdus, en basse Normandie ??
Moi qui croyais que c’était intégralement peuplé de parisiens qui faisaient leur shopping culturel sur Amazon …