Il parait que la littérature jeunesse et ado produit de jolies petites perles. J’avais déjà beaucoup aimé Nick & Norah’s Infinite Playlist, du coup, cela me semblait fortement logique de prendre le nouveau bouquin des mêmes auteurs. Adepte des titres à rallonge, j’ai donc jeté mon dévolu sur Naomi and Ely’s No Kiss List. Des fois qu’il finisse adapté au ciné, je vais encore pouvoir frimer un peu.
Nick McDonnel est un petit con. Et je ne dis pas ça seulement parce que ses parents sont des rédac’chefs puissants à New-York et lui ont pistonné la gueule dès ces 17 ans (népotisme, quand tu nous tiens). Non, c’est un petit con parce que Twelve, son premier roman, s’est vendu à plein d’exemplaires. Sûrement un effet marketing du a son jeune âge, vu que ses deux autres livres sont gentiment allés se morfondre en bas des classements des ventes.

Naomi est hétéro, meilleure amie d’Ely, gay, depuis leur plus tendre enfance. Afin de ne pas se créer d’emmerdes question garçons, ils ont mis au point la No-Kiss List, qui bannit les mecs à problème. Seulement quand Ely embrasse Bruce, petit ami de Naomi, la guerre est déclarée. Pour Naomi, amoureuse folle de son meilleur ami gay, la déception est d’autant plus grande qu’elle ne sait plus que faire de ses sentiments.
White Mike est dealer et son meilleur ami vient d’entrer en garde-à-vue pour un meurtre qu’il n’a pas commit. Sauf que dans quelques jours, le soir de Noël, tous les gosses de riches de New-York vont s’envoyer gramme sur gramme de Twelve, la nouvelle coke à la mode. Chacun des lycéens qui s’incruste à LA grosse fête cherche quelque chose de différent, espère trouver de quoi survivre à l’existence. White Mike risque d’être occupé un moment.

Et merde, j’ai nettement moins accroché que prévu à Naomi & Ely. Peut-être mon célibat, la maturité ou la connerie qui me travaillent, mais je n’ai pas pu m’empêcher de trouver l’héroïne trop conne, égoïste et injuste. Le style est sympa, jeune mais avec des « fuck » et on se laisse flotter dans une histoire qui n’est, je pense, pas faite pour moi. Un peu étrange cette sensation de trouver un texte bon, tout en passant à côté.
Mon avis sur Twelve est en revanche beaucoup plus tranché. Si les gosses de 17 ans ont besoin de leurs parents pour se faire pistonner, c’est pas pour rien. Encore un môme qui a trop lu de Bret Easton Ellis et qui veut faire pareil. Sauf qu’il n’a ni l’expérience de vie ni le style nécessaires à un bon bouquin sur la jeunesse dorée qui se drogue. Ca ne baise pas assez, seul le personnage de White Mike sort du lot et on finit par s’emmerder assez sec malgré un rythme rapide.

On me reproche en ce moment de lire que des bouquins qui ne me plaisent pas. Sachez que je ne fais pas exprès. Promis, la semaine prochaine j’essaierai de trouver bon ce que je vous décortiquerai.
Demain, téléphonie mobile (laule).
Bon en même temps, les deux étaient pas forcément super bandants à la base.
T’es sûr de toi pour le sujet de demain ? je veux dire t’as pris rendez vous avec des avocats et tout et tout ?!
Il faut aussi parfois lire de mauvaises choses, pour savoir que ça existe et ne pas faire pareil.
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