Il y a cette fille, qui a toujours des photos plutôt jolies d’elle en guise d’avatar MSN. Du coup je garde souvent sa fenêtre de conversation ouverte, bien que je n’aie pas grand-chose à lui raconter. C’est juste, plaisant à avoir sous son nez de temps en temps. Sporadiquement, pour rentabiliser l’espace qu’elle monopolise, je lui tape la discute. La dernière fois, on en était venu à la question de base, avec une frimousse comme la tienne, pourquoi tu es célibataire. Oh, tu sais, les relations, c’est pas trop mon truc. Quand je me sens seule j’appelle un copain et puis voilà, mais bon, pas deux fois le même. Paye ton grand écart entre sa mine candide et ses habitudes de carnassières. Du coup, j’ai creusé la question. Il s’avère que la moindre pression de la part d’un mâle pour la revoir ou construire un truc la traumatise. Je me demande à quand ça remonte comme attitude.

Au-delà de l’aspect psycho du truc, je n’ai pas pu m’empêcher d’être fasciné. Je veux dire, les règles sont posées depuis le départ. C’est une fois et c’est tout ce que tu auras. A prendre ou à laisser. D’un côté ça fout la pression, puisque t’as juste pas droit à l’erreur. De l’autre au moins c’est clair, dans le sens où c’est même pas la peine d’espérer le moindre truc, à l’opposition de pas mal de coups dits « d’un soir » où il s’avère que l’un des deux prie très fort pour pouvoir remettre le couvercle la fois d’après. Pour un tas de raisons, je ne suis pas le genre de type à attirer les one-night stand. Au moins ça m’aura évité pas mal d’emmerdes, à attendre comme un bâtard devant mon téléphone portable qu’elle appelle (les leçons du lycée ont été bien retenues). Encore, là on parle de cas où l’on se souvient ce qui s’est passé.

Par contre je me suis parfois retrouvé dans des situations où je savais pertinemment que ce que je pourrais saisir entre mes doigts fébriles n’appartenait qu’à l’instant présent. Il existe des relations avec une date de péremption, ce qui fondamentalement craint. J’ignore si cela vous arrive d’embrasser quelqu’un(e) pour la première fois et d’avoir la certitude absolue de la durée de vie de cette future relation. Toujours d’une tristesse absolue, surtout quand on s’y jette malgré tout. Et il existe ces moments, des anomalies qui disparaîtront avec l’aube, avec un départ. Ces moments où l’éphémérité ne laisse aucun doute, où l’on n’espère rien d’autre que ce qui nous est offert. On se contrefout des performances, de faire de l’épate et l’on profite. Ou comment je me suis retrouvé une fois à rattraper une fille dans mes escaliers après son départ pour l’embrasser une dernière fois avant qu’elle rentre, se couche, dorme, et décide le lendemain que non, définitement non.

Je ne me taperai sûrement pas la fille d’MSN, mais d’après ma petite expérience de jeune, je crois comprendre l’intérêt de sa méthode. Et même si je ne pense pas être capable d’intégrer un fonctionnement comme ça sur le long terme, après tout je reste un syphon à calins (pensée à qui se reconnaîtra), je peux me perdre dans de très bons souvenirs de ce genre.
Demain, Top 3 made of Fail.
C’est complètement crétin ce concept. C’est rare que la première fois soit totalement réussie (ce sont plutôt des moments rares et dont on se souvient), c’est plutôt sur la durée que ça devient vraiment bon, même entre fuck friends justement parce qu’on découvre de plus en plus ce qui fait décoller l’autre…
Tu passes à côté de ce que je raconte. Je parle pas de “c’est bien le cul ?” mais de “trop cool rien que d’être là”, deux concepts différents. J’ai passé d’hyper bonnes soirées où la baise n’était pas là et/ou mal foutue.
De toute façon t’es Straight Edge.
Le sexouille d’un soir c’est pas bien.
Bon c’est en théorie.
Si une fille se fout nue et qu’elle est méga attirante…
Oui, je vois bien de ce que tu parles le Reilly, la fille qui fit réveiller avec qui tu passes de bon moment mais qu’il n’y aura rien derrière ou du supra éphémère.
c’est toujours bon mais très frustrant en général. Passer sa soirée a sentier la poitrine volumineuse d’une belle jeune fille et te dire que ce n’est que ça la que tu vas en profiter, c’est dur….
PS: Le Street Chauffe sur Ma Xbox, mais je mettrais la connexion qu’a la rentrée étant a droite et a gauche, tu as deux mois pour parfaire ton Shoryuken
date de péremption ou pas, tu profites non ?
C’est sur que c’est quand même assez con de refuser de bouffer du yaourt sous prétexte qu’il sera perimé dans 1mois.
Je pense qu’entre la grosse relation de 10ans et le coup d’un soir, y’a quand même pas mal d’alternatives^^
Wé enfin, tu bouffes pas le même yaourt pendant 1 mois -_-
Se foutre des performances, soit, mais songer que cette pauvrette de émesseneuse ne connaîtra sans doute jamais l’extase suprême entre les mains du “phallus d’or” Reilly, connu jusu’en asie centrale, voilà qui est poignant.
J’ai passé des années dans la même classe, au collège, et je ne me rappelle pas les noms et les visages de certains camarades.
Par contre je me souviendrai toujours de certaines personnes, croisées dans un bar, délires d’un soir. D’une serveuse qui dansait debout sur le bar au Citron, complètement déchaînée, d’un papy de 73 balais qui se disait descendant de pirate wallon au James’ Joyce, du gars avec un tee shirt orange le soir de mes 18 ans… Bon évidemment, je parle pas de baise là, (avec le papy dans l’histoire, on s’en serait douté) mais juste des rencontres qui vous crament un peu la rétine et qu’on oublie pas.
A part ça, si on en croit Florence Foresti, on peut pas être doué en tout (“moi j’suis douée en orthographe, pas en relation de couple”).
Ne dit-on pas “remettre le couvert” plutôt que “remettre le couvercle” ?
Last equinoxx> D’où l’utilisation de “DU yaourt”
On les achète rarement un par un.
Et non, je ne cherche pas à avoir raison. Hum.
J’comprends la fille, totalement même.
Mais en fait c’est con elle connaîtra jamais l’amour alors?
Non j’suis pas naïve euh !