Lire Shakespeare, c’est bien. Enfin, c’est ce qu’on m’a raconté à l’école. Y’a bien eu quelques études de texte de ci de là, un peu plus approfondi en fac d’anglais (si si, I was there). Mais bon, si on peut trouver la même chose en film, c’est mieux. Confère Roméo + Juliette, de Baz Luhrmann. Vous savez, le type qui a suicidé sa carrière en écoutant le public test de Australia et en faisant survivre Wolverine à la fin pour faire plaisir aux petites bites. Tout le monde a vu son Roméo et Juliette façon djeunes, où les mecs se tire dessus à l’automatique tout en parlant au passif de je ne sais quel temps composé. Tout ça c’est bien cool, mais y’a d’autres choses dans la filmo, enfin dans la biblio du petit Bill (diminutif de William). Souffle sur le vieux DVD d’O, enfin d’Othello.

Bon, on va faire style que vous savez pas trop de quoi ça parle, Othello. Donc là comme ça se passe dans un lycée ricain de nos jours, Hugo (Iago) est un petit connard bien vénère que la fille qu’il aime se tape son pote renoi star de l’équipe de basket du lycée, Odin (Othello). Du coup, et parce qu’il sniffe de la cocaïne, il décide de monter un plan machiavélique pour les détruire. Son but est de vriller le cerveau d’Odin. Pour ça il déploie une quantité insensée d’énergie à convaincre son ami que Michael (Cassio) se tape sa copine dans son dos. Forcément tout ceci va prodigieusement mal tourner, avec pas mal de morts à l’arrivée.

O s’est méga viandé sa race au box office US lors de sa sortie il y a 8 ans. Le réalisateur/acteur Tim Blake Nelson pensait pouvoir répliquer le succès de Roméo + Juliette, mais ce fut la cata. Le film était déjà interdit aux moins de 18 (semi-viol/drogue/meurtres) mais sa sortie s’est vue repoussée car se télescopant avec le massacre de Collumbine. D’où vautrage. Mais c’est bien dommage, ne serait-ce que pour le cast trois étoiles, Mekhi Phifer, Josh Hartnett et Julia Stiles en tête. Puis merde le principal du lycée c’est quand même Martin Sheen quoi ! Tout aussi fidèle que le film de Luhrmann, O manque du petit plus procuré par le décalage entre les dialogues et la réalisation, ce qui le cantonne au statut d’adaptation honnête. Pourtant on passe un bon moment en révisant ses classiques dans un enrobage made in high school. Au point que tout ce temps après, j’en garde encore un bon souvenir.

Une fois de plus vous avez échappé à ma critique/recommandation de la version longue ultra rare de Dardevil. Mais vous ne perdez rien pour attendre !
Demain, on causera PDF !
TRAILER STAGE !!!
Je mégakiffe les adaptations de Shakespeare (Sûrement mon côté jeune fille au coeur tendre “ha-ha”), et ça fait longtemps que j’ai envie de voir celui ci. Faudra que j’y pense la prochaine fois que je me retrouverai devant mon pc ^^
Un lecteur de comics qui fait LA faute à “Dardevil” ? Ouuuh….
J’essaierai de pécho ton ptit film là. Ca m’a convaincu; Même si Faculty ca pogne plus comme film High school ^^
Et qu’est ce qu’il a de plus ta version ultra rare là ?
Je vénère Shakespeare.
J’essaie d’éviter ce genre d’adaptation.
Pourtant tu as éveillé ma curiosité, comme toujours. Tu m’énerves, tu réussis à chaque fois.
Si je me mange les cheveux devant ce film ce sera de ta faute !
Oui. Hum, enfin bon.
…
Dois-je dire au Reilly qu’il existe aussi une version d’Othello de Shakespeare adaptée par Orson Welles en 1952 ? Ca pète tout de suite plus “cinématèque”, et un peu moins video-club, là.
Bon, c’est vrai, le brave Orson n’avait pas pour habitude de faire tourner des ados tirés d’un collège nouyorkais. Il était pas tendance, Orson. Mais enfin, bon, ça vaut peut-être le coup d’y jeter un oeil et de comparer. Il se peut que les versions teenage-hype-groovy en prennent quand même un coup.
Matthias, il faut absolument que tu vois l’adaptation de Richard III avec Ian McKellen et Kristin Scoot-Thomas qui transpose l’action dans une Angleterre dystopique et fasciste… C’est l’une des meilleures réappropriations et transposition d’une pièce de Shakespeare! (bien plus que les conneries de Baz Lurrhman)