Larry Doyle est un peu un connard. Pistonné par deux de ses potes il fut scénariste de l’âge d’or des Simpsons avant de filer scripter Beavis & Butthead sur MTV. Puis le voila parti pépère journaliste, rédacteur en chef et autres joyeusetés avant de boucler son premier roman : I Love You Beth Cooper. Le livre n’était pas encore imprimé que la Fox avait déjà acheté les droits. Un an plus tard, Hayden « The Cheerleader » Panettière incarnait la fameuse Beth au cinéma. Le film est parait-il loupé. Malgré Chris « Home Alone/Harry potter » derrière la caméra, le nivellement du bouquin par le bas, notamment en termes de fucks et autres, rend l’adaptation insipide. Enfin, je colporte, vu que je n’ai pas encore mis la main sur le film. Par contre j’ai lu le bouquin, donc je vous en parle.

Denis est un loser, pas seulement parce qu’il est le capitaine de l’équipe de débats du lycée, mais surtout parce qu’il a déclaré son amour à Beth Cooper durant la remise des diplômes de l’école. Fille la plus convoitée du bahut, Beth a cependant une réaction étrange. Au lieu de gifler Denis ou de l’ignorer royalement, elle lui concède que c’était plutôt mignon et lui propose de squatter avec elle et ses amies le long de la soirée. Rich, le meilleur ami de Denis s’incruste par défaut et va passer la majeure partie de la nuit à essayer d’expliquer qu’il n’est pas gay. Malheureusement pour la joyeuse troupe, Kevin, le copain militaire camé de Beth, est à leurs trousses. Comme si les carences en réflexes sociaux de Denis ne suffisaient pas.

Ouais, bon, ça reste cliché classique, mais que vous voulez vous, je suis un gros fanboy de teen movies, même quand ce sont des teen romans. Puis y’a de la masturbation, des fucks et un tas de trucs cools, à commencer par de jolies trouvailles de style et de métaphores. Sans parler du personnage de Rich, qui ne parle qu’en citations de vieux films cultes. Souvent le roman se traîne, voire patauge dans la semoule. Mais de temps en temps survient une scène bien fichue qui nous démontrer que les personnages possèdent une certaine épaisseur, et arrivent à dépasser les conventions du genre. Et puis on a tous une Beth Cooper à nous. Etant le genre de crétin à écrire un roman entier sur une fille de mon passé, je me retrouve pas mal dans le délire. Peut être même que j’apprécierai le film. Qui sait ?

J’avais lu un livre trop intelligent la semaine dernière, je compense à ma façon. L’été c’est aussi pour se faire plaisir.
Demain, on parlera de job d’été, mais à 15h je donnerai surtout le nom du vainqueur de mon petit concours, tout en balançant un second livre à gagner sur un autre thème.
TRAILER STAGE !!!






Je cherchais justement le film il y a quelques temps. Comme souvent, tu donnes envie de lire le livre. En plus c’est le genre de trucs qui est bien sympa. Et hop, sur ma liste.
haha cette BA. Ca c’est clair que c’est du pur teen movie.
M’enfin elle m’a fait rire, tu m’as donné envie de le voir
Mais qu’est-ce qu’elle est belle cette fille ! Miam
Par esprit de contradiction certainement, je ne fantasme pas sur la cheerleader. Trop de teens déjà dessus.
Bon ben ça a l’air sympa vu ce que la BA annonce … aller hop … En DL
C’est moi ou j’ai entendu Too much, too young, too fast de Airbourne en musique de fond ? JE VALIDE !
Aller hop, je le prends !
« Et puis on a tous une Beth Cooper à nous. »
Oiui, c’est vrai, mais en mieux. La mienne, Hayden Pannetiere, à côté, c’est la poubelle d’un kebab au mois d’août – mouches comprises.
…
Pas étonnant, rétrospectivement, que je me sois pris un rateau. Ce qui relativise la chose, c’est qu’on doit bien être trois douzaines dans le même cas et à l’égard de la même fille. Il y a des plantes vénéneuses qui ont d’étonnantes trajectoires.
Du coup, ben, vu que je connais l’histoire et que je n’ai aucune tendresse pour les adolescents d’aujourd’hui (sale d’jeun’s), je vais m’abstenir.