La semaine dernière, j’organisais un concours, un peu flippé que la mayo ne prenne pas. Je proposais un deal honnête, une bonne histoire contre une bonne histoire. Je vous avais demandé des anecdotes sur la maladie/l’hôpital, et putain ce que j’ai pas été déçu ! Vous m’avez fait rire, touché, passionné par vos bouts de textes, tous autant que vous êtes. Ma timide expérience de concours est devenue un enfer pour vous départager (et ce jusqu’à hier soir). Après avoir beaucoup hésité, c’est finalement Iris (check tes mails) qui remporte Un Homme, de Philip Roth. Mais je dois remercier tous ceux qui ont donné un petit bout d’eux-même et encourage vraiment tout le monde à vous plonger dans les commentaires de la note. C’est délicieux. Encore merci.
Aujourd’hui, nouveau concours, nouveau prix !

J’ai parlé de ce sublime bouquin ici même. Comme I Love You Beth Cooper n’est pas traduit chez nous, j’ai bifurqué sur une valeur sûre. Mais le contest cette semaine est inspiré par ma critique du jour. Pour gagner il va falloir me raconter la déclaration la plus ultime/laule/flippante que vous ayez proféré ou que l’on vous ait infligée. Là encore devrait y avoir de quoi faire. Je représente puisque certains feintes, qu’idéalement il faut que l’histoire soit vraie… J’hésite à participer pour le fun, peut-être dans une future note.
Mêmes règles que la dernière fois, ça se passe pendant une semaine dans les commentaires de cette note et ensuite je tranche. Maintenant, c’est à vous.
Et les gens victimes de désert affectif, ils font quoi ?
Heu… ils balancent des ragots sur leurs potes !
(Ah, je m’ai loupé sur mon adresse e-mail.)
Mes potes, c’est un peu pareil, en fait…
Sinon, je cherche une demoiselle à qui je ferais une déclaration… Sachant que je suis le degré zéro du romantisme en public, faudra faire ça en privé. Ça va être chaud de régler ça dans la semaine…
Yaay ! =D Merci ^^
Attente impatiente du mail du coup ^^
En tout cas, super idée ces concours.
Félicitations Iris !
Ton histoire m’avait beaucoup touchée.
En avant pour le nouveau concours alors…
Le jeune écrivain qui rêve d’être publié mais qui ne l’est pas encore et qui se retrouve à organiser un concours d’écriture où il choisit le vainqueur, se retrouvant en quelques sortes dans le rôle de l’éditeur qui choisit ce qu’il va publier… => FAIL ?
Je choisi pas ce que je vais publier. Vous pouvez écrire comme des merdes si l’anecdote est bonne je prends.
Mélange pas tout, c’est un concours d’histoire, pas d’écriture.
Normal que Iris gagne, son histoire tabassait honnêtement.
Concours Histoire du Reilly 2ème du nom.
Niveau déclaration d’amour j’ai jamais excellé. Enfin, si, mais après. Je dis “après” en référence à la fois où, pour prouver mon amour à chère et tendre, je lui ai offert un cadeau par jour pendant une semaine, avant son anniversaire.
Mais sinon du côté de ma vie sentimentale, a part un feuilleton à la “feu de l’amour” (Hein Ophé ?) durant une certaine période, tout ça n’a pas été très lyrique il faut l’avouer, ni très fournis.
En vrai, des copines que j’ai embrassées avec la bouche, si je compte bien j’en ai eu 3, dont une deux fois (l’actuelle.)
Et des potentielles que ça aurait pu le faire… 3 aussi. Bref ma vie sentimentale s’articule autours de six filles toutes bien différentes et remarquables. (Je dis ça, parce que je sais qu’il y en a au moins une qui lira ça!)
A y regarder de plus près, les premiers pas, c’est presque (et c’est important) toujours moi qui les ai fait.) Avant de rentrer dans la vif du sujet, voyons comment ça s’est passé.
Ma première, F. j’étais en première et je l’ai draguée par AIM…flirt fail.
Ensuite, il y a eu D. pendant mes travaux saisonniers… j’ai été trop timide, j’ai rien assuré… confidence fail.
Puis il y a O. à vrai dire, sur le starter c’est un peu le flou, je me souviens d’un fameux ciné et des textos endiablés, jusqu’à une conversation nocturne interminable… c’était bien. Même si la fin était… ce qu’elle était.
A partir de là j’ai tenté avec P. mais ça n’a rien donné.
Et puis bon… j’ai rencontré D. je l’ai draguée avec insistance, elle s’est accroché et je l’ai hameçonnée à coup de Garden State OST… c’était tendre… mais pas lyrique. Depuis on vit ensemble et on à un chat… si c’est pas sérieux je me coupe une couille!
Il en manque une… le vrai starter de ma vie sentimentale. Celle qui m’a fait tomber dans les affres incertains
de l’amour adolescent. A l’époque j’étais tellement inadapté socialement que la simple perspective d’être ami avec une fille me convenait.
Quand en plus il pouvait s’agir de la plus jolie fille de la classe… c’était top.
C’est vrai quoi. Quand t’es puceau, mais que la cutie de la bande te fait des câlins à toi, alors que tous les autres pervers sont jaloux, ça gonfle l’égo.
C’est donc comme ça que ça à commencé avec B. une simple amitié, franche et sincère. On s’était trouvé grâce à Harry Potter, et elle adhérait à mes blagues sur-pourries.
Parfaite. En plus elle s’intéressait à ma vie. Je crois pouvoir dire sans problème qu’elle était ma meilleure amie, à l’époque. Puis il y a ces règles absurdes sur l’amitié garçons/fille tout ça… qui se sont avérées véridique dans ce cas.
J’ai commencé à la voir autrement. Mais tout puceau que j’étais, je n’ai jamais rien tenté. Trop peur.
Pendant les vacances de pâques (j’étais en première, l’action se situe avec F.) je suis allé en Grèce avec mes parents. Internet aidant, je racontais à B. mes pérégrinations en terre helléniques. Jusqu’à ce qu’elle m’explique qu’elle, la plus jolie fille de mon monde, que malgré son copain de 5 ans, je lui manquait. Mais pas comme on manque à une amie. Non, “c’est plus” comme dirait Philippe Risoli.
Inapte et surpris, j’ai commencé à répondre à côté. Sans vraiment comprendre de quoi il s’agissait. Est-ce que ça pouvait être vrai ? Je veux dire, c’est ridicule par mail ! Mais bordel, est-ce que cette fille me demande de…
OH MY GOD comme dirait Chandler! J’avais touché le pot-aux-roses. B. Un fantasme séculaire devenait accessible à un noob des rapports amoureux comme moi.
Je sais c’est pas vraiment lyrique et ça vaut pas la déclaration pendant un discours, ou même le fait d’écrire une chanson d’amour et la chanter devant 500 personnes (je l’ai fait alors bon ça va oui ?!).
Mais ça n’est pas fini.
S’en est alors suivit une longue conversation par courriels (ah ah : courriels! ah ah) interposés jusqu’à m’en foutre malade tellement ça m’a mit le bide en vrac.
Est alors arrivée la rentrée.
C’est un peu comme rentrer sur scène dans un théâtre bondé le jour de la première… tu ne sais pas trop ce qui va se passer. Elle était là, avec les autres. Et là comme dans les films, ralenti, elle se tourne cheveux aux vent et te décroche un sourire à te faire tomber par terre… sauf que si vous avez suivi ma liste du début vous vous doutez de comment ça à pu se terminer.
Nous nous sommes vus… isolés à plusieurs reprises afin d’essayer de… consommer buccalement cet amour naissant.. le problème était le suivant. Elle avait
toujours son copain, et voulait vivre notre “amour” dans le secret. (Je sais plan pourri, mais quand tu débutes t’es pas regardant.). Malheureusement une connasse, ne nous à jamais laissé l’occasion d’être vraiment seul, et à permis à la loi de Scrubs de se réaliser.
Si deux amis ne s’embrassent pas avant la fin des 48h suivant le premier baiser (ici des retrouvailles sous formes de déclaration d’amour), l’un des deux se met à cogiter.
C’est comme ça qu’une semaine après, elle me glissait ce mot, premier d’une longue série (au niveau du contenu), en cours d’Anglais sur lequel était inscrit en lettre ronde et bleues.
“Amis c’est mieux!”. AH AH AH.
Si j’ai un regret dans la vie… c’est celui-ci.
Je sais c’est ni ultime, ni laule, ni flippant niveau déclaration… mais je crois pas avoir mieux ! je chercherais au pire ! ^^
C’était super lyrique nous alors tu te calmes !
J’ai découvert ton “histoire” avec B. sous un nouvel angle, c’est marrant, après toutes ces années.
Ouais moi aussi pour le nouvel angle.
Et je sais que c’était lyrique, mais je garde ça au cas où y ai un prochain contest sur le thème ! :p
Essayons de participer à ce “mini-concours” tout ce qu’il y a de plus sympa (surtout au vu du joli cadeau promis), peut être que mon passé me rapportera quelque chose de plus …
Ma petite anecdote commence dans un contexte des plus charmants mais des moins originales : celle qui était ma concubine à ce moment et moi même, tous deux au restaurant, restaurant choisi après des heures de recherche et de prévisions budgétaires catastrophiques …
Après l’entrée et de longues discussions cousues sur peu de choses et moi qui avait ma sueur qui dégoulinait au rythme que le temps avancé, les plats de résistances sont arrivés avec deux mignonnes serviettes pliés de tel façon que l’une d’elle pouvait renfermée quelque chose de petit et cylindrique. Pour dire à quel point on peut demander nombre de services aux serveuses …
Le temps passe, nous mangeons et ma copine ne s’essuie toujours pas la bouche alors que pour moi ce doit être la quinzième fois et qu’en vain j’essaye de lui dire qu’elle devrait essuyer sa bouche. Mais vient le moment ou elle prend la serviette, l’amène à sa bouche, mon cœur palpite, et, la fameuse bague tombe sur la table.
A peine ai-je le temps de sourire et de me lever pour prêter à ce rituel bien connu de tous les maris que mon amie se lève aussi et dit “Mince, la serveuse à dut faire tomber sa bague en pliant les serviettes !!”.
Je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit, elle est déjà partie.
Je me retrouve quasiment à genoux devant une chaise vide pendant que ma femme actuelle est partie chercher la serveuse pour “lui rendre sa bague”.
C’est dans ces moments là que oui, on se dit que cet instant de solitude existe réellement.
Mais rassurez vous, ça ne nous a pas empêcher de nous marier comme je l’avais prévu et on peut dire qu’on en sera marqué encore bon nombre d’années.
Vu ton pseudo, je pensais que tu avais déjà divorcé^^
Mouhahahaaaaaaaaaaaaa …
(et pourquoi ça ?? =p)
On peut mettre plusieurs histoire?
Avant d’être l’un des gars les plus populaires du lycée, j’ai fait mon expérience amoureuse en jouant le confident/chandelier de la classe (Fail).
En fait, quand j’ai commencé à avoir du succès auprès des fille, j’ai eu la réputation qui ne peut convenir à une fille (du moins dans notre société. Personnellement je n’y vois rien de choquant), un “fan club” (géré par un pote qui voulait établir une liste par curiosité), et une malédiction :chacune de mes ex m’ a accusé de l’ avoir trompé.
D’entre toutes, une seule failli avoir raison…
Dans le but d’avoir un pouvoir d’achat indépendant de papa/maman, je passe le Bafa.
Afin de le faire vite et bien, je demande une pension complète, et je me retrouve à Fréjus.
Avril 2002.
Je débarque au milieu de gens de (plus ou moins) mon âge. Comme dans une bonne histoire de vacance, je sympathise avec un gars cool mais discret, une lesbienne qui m’ouvre les yeux sur la sexualité (les trésors de conseils que j’ai put avoir!), et Aurore.
Son nom était comme son sourire; il rayonnait. Toute personne l’approchant devenait calme et placide. Même le gros teigneux (qui en fait cachait une grande timidité) se calmait en sa compagnie.
Nous étions bien et cela aurait put durer éternellement si un stage n’avait pas de but défini.
Ayant une copine, et lui ayant dit (je m’en mords encore les doigt pour ce que cette p*! personne m’a fait subir), notre relation se borna au platonisme le plus total, sous couvert d’amitié.
Le fil rouge de ces 7 jours restera l’Histoire. Chaque soir, les stagiaires avions coutume de veiller auprès du feu en se racontant des histoires.La règle; les inventer et passer le flambeau si l’inspiration manquait.
Cela nous permit de vivre notre relation sans culpabilité aucune.
Quand tout le monde partait, nous restions sur le sable, en regardant/nommant les étoiles/inventant des constellations.
Mais ce que nous préférions, c’était vivre notre relation à travers l’”Histoire”.
Elle commença simplement au cours d’une conversation banale sur les histoires racontées, mêlée à une autre sur nos désirs. Ces derniers, aidés par la fatigue, me fit pondre une déclaration détournée par une histoire, sûrement plus “Hartley coeurs à vif” que “le cercle des poètes disparus”.
Toujours est-il , qu’après un silence, elle continua l’histoire comme j’espérais que cela soit.
Elle était anodine, du moins pour toute personne extérieure au binôme. Mais nous avions une véritable relation à travers cette histoire.
Chaque moment inventé était comme un souvenir vécu.
Ce fut une sorte de non-relation.
D’un point de vue extérieur, cela ressemble à un mélange entre “il était une fois” et le simulateur de sexe dans “Démolition Man”.
Techniquement il n’y a rien eut, mais moralement nous aurions put tout aussi bien sortir ensemble.
L’histoire se fini avec la frustrante réalité de la distance. Comme une banale histoire de vacance…
Ross > Ton histoire déchire!
Pas sur le même registre mais la tienne est tout aussi sympa !!
Moi ça remonte à avril.
Mes impôts sur le revenu.
J’ai laulé moyen.
Ha ha ha ha!
(oui, je suis assez bon public )
(portant un smoking au noeud pap’ dénoué et un verre de scotch à la main, se penche vers le micro)
Merci!
TA-KA-POUM-TCHI!
- à sec sur le sujet, je vais aller couper les citrons sur le banc, bonne chance aux autres
Je suis pas spécialement bon public (enfin si quand même), mais celle la mérite une (petite mais jolie) palme
La victoire était amplement méritée, bravo Iris!!! Ton histoire était très touchante et superbement racontée (En plus avec une chanson de Radiohead… <3)
Bon, moi comme j'ai pas de déclarations d'amûr super foireuses/larmoyantes à colporter, mais que j'ai quand même envie de participer (parce que c'est une super idée ces concours) jvais faire mine d'avoir pas compris le "d'amour" sous-entendu après déclaration, et comme ça jvous écrit une tite déclaration d'une amie qui m'a bien fait rire. C'est un extrait de conversation mecenienne, donc copié-collé, que du 100% pur jus, sans sucre ajouté. Et c'est Just for le fun!
Vis'Ninine
ouceur faut que je t'avoue un truc
Moi :Oh? Balance, je t'écoute
Vis'Ninine :Quand je regarde les simpsons et qu'y a Lisa, elle me fait trop penser à toi XD
Moi :Ah ouai?
Vis'Ninine :Ouai. L'intello littéraire, un peu seule dans ses idées à son âge (souvent déçue par son père mais jusque là j'y avais pas pensé -_-)
Moi :J'espère que je suis quand même moins… enfin tu sais, je-sais-tout/défendons la nature! Mais sinon c'est un compliment… je crois… non? xD
Vis'Ninine :Ui. Tout son coté lourd et pénible c'est pas toi ^^
—
Et voilà! C'est un peu HS mais c'est un tit truc qui m'avait fait rire et que j'avais gardé précieusement, j'adore la déclaration totalement inattendue, qui sort de nul part et avec les putains de bonnes références. J'aime mes amis (dit-elle pour cacher le gouffre sentimental fiché en pleine poitrine)!
J'aime beaucoup ton récit Effix, c'est très poétique comme situation, c'est très beau.
[Apparemment le blog me coybotte (!), veut pas me laisser poster mon commentaire. Espérons que mon commentaire va pas sortir en multiples exemplaires sous peu]
Rien que pour toi le Reilly j’aurai aimé avoir une uber anecdote de la mort qui tue sur mon ex cher et tendre que tu puisse te gausser …. meuh non :/
Promis je garde le filon pour un autre contest ^^ lol
Et sinon? … *Vie affective affligeante fail *
Je suis un jeune professeur de 30 ans, j’enseigne depuis 9 ans et j’ai croisé beaucoups d’élèves et j’ai eu quelques déclarations sympas mais cette année j’ai eu le droit à la déclaration la plsu effarante de ma carrière.
Ma classe était composé d’une trentaine d’élèves, des élèves exubérants, démonstratif, renfermé, bosseur. La classe classique avec toutes ses tranches qui font la richesse d’une classe. A la mi decembre, une élève, pas la plus bete mais pas de celle qui se faisait remarquer vient me voir à la fin du cours pour me demander si elle peux m’envoyer ses vœux. Sur le coup surpris que des élèves fassent encore cette démarche à l’ére des textos et autres mails, je lui dis simplement que je suis dans l’annuaire il suffit de chercher, mon prénom n’étant pas un secret.
La semaine suivante, la meme élève toujours avec autant de retenue et presque de la timidité, reviens renouveler sa demande car elle n’a pas trouver. Je lui précise la ville afin de lui faciliter ses recherches.
Puis les vacances passent, la rentrée arrive, et à la fin d’un de mes cours, cette jeune élève vient me voir et me demande si j’ai recu ses vœux. N’ayant rien recu, je lui répond par la négative. Puis les semaines s’écoulent et l’élève revient me faire sa demande régulierement.
Puis un soir, en rentrant chez moi, mon ex me dit que j’ai reçu une lettre des plus étranges en me la tendant. Interloqué par ses dires, je me saisis de la fameuse messive, un lettre à battant.
J’ouvre et la je découvre ma jeune et timide élève seins nue m’envoyant plein de bisous à son prof adoré.
Depuis je la vois très différement cette élève mais j’aurais vu les seins d’une élève
Bon l’histoire n’est pas une exclue pour reilly mais elle est tellement exceptionnelle cette histoire qu’on sait jamais!!! [jai corrigé mon lien au passage]
Elle est sympa cette anecdote ^^
Bill Atkin & Asthêl > Jolie moitié de sujet (pour pas voir le verre à moitié vide.)
Ne sachant si on peut en balancer d’autres, celle-ci sera Just For Fun.
L’histoire se déroule à Aix en Provence en Juin dernier.
J’étais à une fête où des amies, chez qui je squatte (très) souvent, Organisent une fête pour une tierce amie en Erasmus.
Ma copines, bossant sur des dossiers à rendre en catastrophe (bla bla crise/grève), je profite pas à 100% de la soirée.
D’autant plus qu’une fois ses travaux rendus, nous devons chercher un appart pour se mettre “en coloc”.
Problème: Je bosse. Cela signifie, qu’elle cherchera des appartements seule, et que l’on ne se verra pas vraiment pour se reposer.
T_T{Chouette!
Vers minuit on sonne. C’est elle. Wouhou! Elle salut les gens, mange un peu, boit, et me propose de s’aérer un petit peu.
S’éclipsant en douce, on sort en se lançant de petits regards en coin. Je remarque qu’elle à une idée derrière la tête…
On marche longtemps. Quand la route commence à manquer de réverbère et à faire franchement campagne, je lui propose de s’arrêter.
Naturellement, elle choisi un Petit champ touffu, dont l’accès est gardé par des orties d’environ 1,50m (donc chiantes à traverser).
Après un certain temps éprouvant, au demeurant, pour les genoux, nous nous retrouvons allongés face au ciel.
Les étoiles sont merveilleusement bien visibles, je lui raconte les constellations les plus belles, je m’enflamme, et lui dit combien je l’aime et ce qu’elle m’a manqué!
Ce à quoi la belle me répond:”Non mais tu m’a baisé, c’est plus la peine d’être romantique.”
VDM…
Epic fail fact: J’ai eu la bonne idée d’attendre d’être sur la route pour m’habiller (et enlever les spigaoux plantés dans mes fringues). Ne franchissez JAMAIS des buissons d’orties à poil…
bon moi je vais te raconter, plutot pr le fun que pr autre chose parce que ca m’a marqué (même si avec du recul je sais pas trop si c’est si original..)^^
donc cela remonte à.. 3-4 ans.. j’ai aujourd’hui 21 ans, pr que tu situes.
Je suis (au moment des faits..) pote, voire très pote..non MEILLEURE AMIE avec un garçon. Jamais, oh grand jamais il n’y a eu d’attirance physique, pas même une allusion, ni de sa part, ni de la mienne. Pourtant il est très charmant et bon nombre de jeunes filles paieraient cher pr passer un moment en sa compagnie. Elles envient ma complicité avec lui, m’insultent (biensure derrière mon dos, essayant par tous les moyens de méloigner de lui, pr avoir le champs libre. Mais moi, j’suis pas contre qu’il ait une histoire, j’suis même prete à lui donner mon avis ou des conseils, comme tous les meilleurs potes font, il me semble. Mais rien à l’horizon.. pas d’histoire en vue, et une complicité qui grandit de plus en plus entre nous. Des heures et des heures au téléphone, des fous-rire, des pleurs, j’ai cette impression d’avoir trouvé mon alter-ego masculin. Ce qui est très rare. Même plus besoin de parler qu’il sait déjà ce que je vais dire, et inversement. Tout le monde le voit, et tout le monde pense qu’on est ensemble.
Quelques mois passent, et je tombe amoureuse..noooon pas de lui! lol…et forcément , je prends mon téléphone.. et lui raconte que j’ai rencontré qqun, que je me sens bien avec et que j’espère que cette histoire durera longtps..et là..il me raccroche au nez.. et tappe dans le mur pr ne pas aller tapper sur mon tout nouveau copain..moi je suis surprise, mais je me dis qu’il a voulu juste me montrer qu’il tenait a moi et exprimer peut etre la peur que je le laisse de coter, et qu’il ne voulait pas voir notre complicité s’estomper ou même disparaître. Je le laisse se calmer, tente de le rassurer.. mais pas de nouvelles.
3 jours plus tard, je reçois un appel dans la nuit, a 4h du matin une veille de cours.. c’était lui..il me dit déscend juste 5 minutes, il faut que je te parle, et je peux pas le faire au téléphone. Je descend, en pyjama, les cheveux tous ébourrifés..super mignon ^^ il me regarde, et me dis “je veux que tu sois ma femme, je veux me marier avec toi, je t’ai jamais considérer comme une amie..et de savoir que tu es en couple ca m’a fait trop mal, laisse-le et marie-toi avec moi.”
moi un peu comme ça : O_o, je l’ai regardé avec mes yeux ronds pensant être encore dans mon rêve, et je lui ai dis “a 4h du mat’? c’est une blague? franchement c’était pas marrant , on s’parle demain” et j’suis remonter enevée parce qu’il m’avait réveillé “pr ca” dans mon sommeil.
Il ne blaguait pas, il a réitéré, le lendemain, le sur-lendemain, 4 fois en tout.
Et moi.. j’ai toujours refusé la proposition.
Pour la petite histoire, il a pas supporté ma relation avec l’autre mec (avec qui ca a duré deux ans) et donc a préféré coupé contact. Mais récemment, il est revenu vers moi, me disant qu’il était tjs amoureux.. et qu’il pensait vraiment que j’étais la femme de sa vie.
to be continued..
Ça peut paraitre con comme anecdote mais je suis certain que certains lecteurs ne le savant eux aussi pas encore…
J’aime avoir raison, c’est un fait et de famille,
Un jour en voiture avec ma femme, on discute de tout et de rien…
une digression s’impose :
Elle est fille de prof de latin-francais-grèque et fille d’instit’ je ne mène pas long fils de couturière et footballeur professionnel (des années 70… je précise) mais tout de même assez érudit (genre latin-grèque et bac mention aussi)…
Bref étant petit en fait non j’ai toujours été une brèle en français, rien n’y fait je capte jamais quand y’a 2l 1t ou des accords à la cons genre avoir et un cod…
Bref, mon père, quand je revenais avec une dictée me molestait verbalement en me disant que ctel mot était du latin trucmuchum et l’autre du grecs gyros… bref qu’ici y’a deux tt là un l… bref j’y ai jamais rien capté…
(fin de la digression)
Gardant toujours une rancœur ou une admiration, allez savoir, depuis ma plus jeune enfance, je me lance sur un discours ou je dis que j’admire son père, le miens ou même elle, le gens qui écrivent bien, que dés fois j’ai honte de renvoyer des mails a des clients qui doivent être bourrés de fautes, et que l’origine du problème selon moi c’est qu’on n’apprends pas l’étymologie des mots, que ca doit aider de faire du grec ou du latin…
elle répond d’un mouai…
Je lui dis :
“mais tu sais genre “hypocondriaque” moi je sais jamais genre ca vient du latin ou du grec?”
elle me répond le plus naturelement du monde : “Ben du grec!” (un peu snobant)
“Ah ouai… ca vient du grec et pourquoi”
“Ben y a un ”y” dedans!” (ultra snobant)
Et moi de répondre
“Ah ouai y a peut-être pas de “y” en latin peut-être”
Est elle de m’achever : “Ben non c’est p’têt pour ça que ca s’apelle un “i grèc”…”
Et là je vous jure c’est à 22ans que j’ai réalisé qu’un “y” c’était un “i… grec”…
Ca peut paraitre con mais je pense que c’est la honte de ma vie, devant me femme…
celà dit je lui ai rendu la pareil un jour…
Quand on s’est rencontré à 18 ans, genre on échange ce qu’on veut devenir, combien d’enfants… bref, et le mariage, pour tous les deux c’est non…
9 ans plus tards, avec déjà un enfant, on est invité chez un couple d’ami et la fille taquine Mel (ma femme) en lui disant, “alors le mariage c’est pour quand?”
elle répond : “Oh jamais JP veux pas!”
A entendre ces mots “Jp veux pas”, je dois endosser seul une responsabilité dictée 9 ans plus tôt à deux…
Alors je m’emporte en lui disant (je vous l’ai dis j’aime gagner) : “Quoi quoi je veuxpas, tu veux te marier? vas-y on se marie…”
“Non je veux une vraie demande…”
(Dans ma tête : “Ok, ok… tu vas voir”)
Quelques mois plus tard, je joue une grosse compète d’impro sur Strasbourg (genre demie-finale, salle comble)
A la fin d’une impro, après le vote, je viens au milieu de la scène et je prends la parole à l’arbitre, je déclame un bla bla, pas plus mémorable que celà, mais pour en venir au but de demander la main de ma femme devant 200 personnes estomaquées.
A la fin de la phrase ma femme en pleure, le public debout, les filles de mon équipe d’impro en larme, l’arbitre (une fille) aussi… et ma femme tellement surprise qu’elle en a même oublié de répondre à ma question…
Grand silence quand le speaker demande la réponse, elle dit oui tout le monde éclate de joie, sous les hourra, j’avais ma revanche…
Ca m’a donné des frissons … j’suis vraiment trop romantique
Ca me fait 201 personne alors
Fan!
Il y a de ça quelques années j’ai eu a affronter un des pires moments de ma vie.
Je vivais en couple à l’époque, depuis environ un an, tout se passait pour le mieux dans le meilleure des mondes de ma copine. Nous devions déménager, envisagions des enfants etc etc… mais à l’intérieur de moi soufflait un truc froid. Plusieurs même en y repensant. La peur, le doute toutes ces choses qui font que – moi en particulier- on se pose des milliards de questions sans forcement trouver la réponse adéquate.
Afin de ne pas laisser transparaitre quoi que se soit de ce qui se tramait en mon fort intérieur (elle aimait mon côté rassurant) j’ai donc pris sur moi de la rendre la plus heureuse possible, en espérant que tout ceci ne soit qu’une passade, un petit flip normal pour un homme qui sait que sa vie va prendre un autre virage.
Je l’ai donc couverte de cadeaux ainsi que de ces petites attentions du quotidien qui font qu’une femme vous regarde avec des yeux plein d’amour.
C’était bon, mais c’était aussi et surtout douloureux à vivre.
Douloureux parce que je savais que mes pensés les plus secrètes prenaient une place de plus en plus considérable dans ma petite tête et, qu’en même temps je la regardais me sourire et me balancer des “je t’aime” auquelles je répondais.
Puis il y eu cette nuit, cette nuit ou, après m’être réveillé en sursaut, en sueur et transis de froid, j’ai pris conscience qu’elle ne serait pas la femme de vie.
J’ai décidé au petit matin de ne faire comme si de rien n’était, j’ai continué mon “manège”. Je ne voulais pas lui briser le coeur, et pourtant le temps passait, certaines échéances arrivaient à grand pas, on était début février.
Février et sa pu**** de saint Valentin. Comme si j’avais eu besoin de ça. il me fallait patienter encore avant de faire tomber le couperet sur notre couple.
Les pires 15 jours de mon existence. Parce que je la voyais heureuse et me savait triste, triste de la quitter, triste de lui briser le coeur, ses rêves, ses projets, ses amitiés….
C’est donc deux jours après cette fameuse Saint Valentin ou l’on s’échange des “je t’aime” “moi aussi” que je me suis décidé. Après avoir passé la journée avec sa famille, puis des amies ou j’ai feint ne pas être dans mon assiette (mes pensées étaient plus que préoccupées) nous sommes rentré.
Une fois chez nous je l’ai fait s’assoir à côté de moi, elle qui ne se doutait de rien, et lui ai balancé tout de go :
“Je ne vais pas déménager avec toi, c’est fini, je te quitte”
….
OMG O_o
Il m’est arrivé la même chose… Les doutes, le semblant de rien, la saint-valentin.
Au détail près que nous on était déjà en appart ensemble. Et bon, il a eu encore moins de couilles que toi pour me l’annoncer.
Désolé de faire remonter un mauvais souvenir.
Et je te corrige juste sur le fait que nous étions aussi en appart ensemble.
Pas de soucis, ne t’inquiète pas. La ressemblance est juste hallucinante.
Effix, c’est juste trop mignon ton histoire, je fonds ><
Bon, juste pour le fun, parceque c'est même pas vraiment une déclaration.
——————————–
J'ai d'abord pensé que ce concours n'était pas pour moi, étant habituellement le genre de fille qui ne voit pas l'utilité de connaître le prénom des personnes qu'elle embrasse, et encore moins celle de les revoir, et qui dégage une telle fragrance de "Nooon, rien de sérieux n'est possible avec moi, arrête d'être aussi gentil, c'est SALE !" qu'elle fait fuir tous les mecs, ou en tout cas décourage leurs élans romantiques.
Mais il y a eu une exception.
Quelqu'un qui a su vaincre sa peur du rateau.
Avril 2009.
Une de ces charmantes soirées avec ma meilleure amie où, avec pour seule alliée une bouteille de vodka, on allait à la rencontre de gens.
Bon d'accord. Pas à la rencontre, puisque c'était généralement des rendez-vous.
Bon d'accord. Pas de gens, puisque c'était généralement un Gens, un pote, Bouclette.
Mais ne soyons pas tatillons. Ce soir-là, jeunes, rebelles, et ennivrées que nous sommes, nous le retrouvons au skatepark. Oui oui, je sais.
Bouclette est avec des amis à lui, et nous présente.
Iris étant une curieuse personne, elle tend à oublier les prénoms, et pour s'en préserver, donne des surnoms aux gens. C'est ainsi qu'elle fit la connaissance de Dawson, très jeune garçon blondinet faisant plus jeune encore, et de L'Outsider, personnage inquiétant portant la capuche bien basse sur son visage et émettant de temps à autres un rire qui n'avait rien à envier à celui de Kefka.
La soirée se déroule assez normalement. Quelques rituels visant à me ridiculiser (à base de "oooh, vas y Iris, fais ta chorégraphie sur Wow I Can Get Sexual Too !" et de "tiens, et si je mettais Flight of The Conchords et la Bande Originale de Once More With Feeling et de Dr Horrible ! J'ai envie de chanter"), et autres joyeusetés plus tard, je rentre chez moi en tentant vainement de lire Watchmen (tiens, les taches sur le masque de Rorschach bougent vraiment, ou c'est juste moi ?).
Bref, quelques jours s'écoulent, et un bel après midi, une fille de ma classe vient me parler avant un cours, en me disant qu'elle a quelque chose de très important à me dire, à propos d'un garçon qui me connait.
Mais la cloche sonne, l'interrompant dans son discours, et je me retrouve pendant 45 minutes à cogiter. Chose accueillie plutôt chaudement, étant donné que l'alternative serait de suivre un cours d'éthique, activité humainement impossible à supporter sans avoir dans l'organisme un bon paquet de substances n'ayant rien à y foutre.
La période écoulée, la fille se jette sur moi en un éclair.
-Il y a un garçon qui m'a demandé ton numéro l'autre jour ! On était à une table dans un pub, et il est venu vers une fille de notre table et a demandé si on connaissait une Aïcha. Les filles avec qui j'étais te connaissaient pas, mais j'ai répondu que moi oui. Et j'ai dis que j'avais pas ton numéro, parce que je savais pas si tu voulais le lui donner. Alors il m'a donné le sien pour que je te le passe. Il se fait appeler Night. Tu le veux ?
Ô, Lord, comment pourrais je ne pas vouloir donner mon numéro à un taré le demandant à n'importe qui et se re baptisant d'un nom qui, pour qu'il ne soit pas ridicule, devrait être porté par un personnage d'un manga ? Un homme au charme sûr, regroupant à la fois le côté ténébreux d'un Aragorn ou d'un Eminem, et le rire d'un clown sociopathe ?
- Euh, rien à branler, tu peux l'effacer de ton répertoire.
Et je quitte la salle et le bâtiment de l'école. Le lendemain, cette même fille revient me voir.
- Dis, tu te rappelles du type là, Night ?
- Yep ?
- Hier il était devant l'école à la sortie des cours, et il te cherchait. Il m'a demandé si je t'avais fait passé le message…
Hochement de tête, je m'éloigne, pensive. Là, j'envisage l'acquisition d'un taser. Mais, toujours très philosophe, je me dis que hey, au moins, il a pas mon numéro. Deux périodes de cours passent. Hein ? Mon portable vibre. What the… « Hello ». Euh. Weird. Numéro inconnu. Nouvelles vibrations. « Hello, c'est Night. Tu vas bien ? ».
- Hum. Bouclette ? Tu as pas donné mon numéro à L'Outsider hein ?
- Si, pourquoi ?
- Oh non rien.
- Tu devrais lui donner une chance, c'est un gars bien, juste un peu bizarre. Faut pas t'étonner que tu sois célibataire sinon.
Flashback dans le flashback, durant la soirée. L'Outsider vient de donner une légère giffle à ma meilleure amie, puis de se barrer en courant et en criant. Bouclette nous dit d'être gentilles avec lui, parcequ'il vient de sortir de l'hôpital où il était à cause de son alcoolisme, pour arriver à se sevrer.
Non, vraiment, le mec qui faisait un calin à une bouteille de vodka ?
- Hum. Sure.
Je réponds gentiment à son sms, et lorsqu'il m'en envoie un nouveau pour savoir si je veux aller boire un verre, je lui réponds par la négative.
Le soir même, il m'appelle. 5 fois. Je finis par lui envoyer un sms pour lui dire que je préfèrerais qu'il n'essaie plus de me contacter et qu'il efface mon numéro.
Le samedi suivant, soirée au bord d'un petit lac, perdu dans une forêt, autour d'un feu de camp. Damn, L'Outsider est là. Salut / Salut / Ca va / Ouais et toi / Ouais.
Politesses passées, bouteilles sorties, la soirée se déroule agréablement. Si on fait abstraction de L'Outsider, qui, true story, reste éloigné du feu, dans l'ombre, et s'amuse à caresser un couteau de chasse en chantonnant et en laissant de temps à autres échapper un ricanement.
Deux heures plus tard, il avait disparu, sans que personne ne s'en aperçoive.
Une quinzaine de jours s'écoulent, je me ballade dans la rue avec une amie, quand tout à coup…
- HEY ! Aïcha !
Je me retourne. Damn, encore lui. Tout guilleret et sautillant, un sourire particulièrement perturbant et malsain sur le visage.
- Hey, Aïcha, pourquoi tu veux pas me voir ? Pourquoi tu veux pas aller boire un verre ?
- Je… Euh…
- On s'entendait bien non ?
Mais… On s'est jamais vraiment parlé ! Regards désespérés à mon amie. Aide. Moi !
- Pourquoi tu veux plus que je t'appelle ?
- Je… J'ai peur de…
Revirement radical de ma phrase quand l'éclat brillant de sa lame se rappelle à moi.
- … du téléphone. J'aime pas parler au téléphone. Je déteste ça. Ca me fout les boules.
- Ah euh… D'accord… Mais pour un verre alors ?
- Non. Bon on doit y aller, bye.
- Ah d'accord, mais on se redit pour un verre, okay ?
Parfois, quand je suis seule chez moi le soir, je crois encore l'entendre, qui gratte à ma porte.
J’ADORE!
flippant le mec!
Alors la je dis Wow c’est fun, flippant, tu cite flight of the conchords, dr horrible et most of all le rire de Kefka…Du lourd pour sur!
Il y avait le décalage horaire. Il était parti en vacances à l’autre bout du monde, on s’était vu deux fois. Un ami, d’un ami… et ce matin là, j’ai été reveillée par ses sms disant qu’il était perdu au milieux d’une ville inconnue, qu’il ne savait pas où dormir, mais qu’il pensait à moi, qu’il voulait être avec moi… qu’être perdu c’était pas grave, qu’il s’en foutait de pas savoir où il allait dormir.
Il m’en a fait de belles déclarations, pas sms ou msn, j’ai même eu le droit à une “demande en mariage”….
maisune fois devant moi, rien, juste un “ça servirait à rien…”
les mots, les déclarations ne sont rien… ça ne vaut rien…ça ne sert à rien ?!
la chose que je trouve la plus belle dans les histoires, c’est le regard,
son regard.
Le premier soir, la première fois où on s’est rencontré, il voulait pas chanter devant moi, il a regardé dans le miroir droit devant lui pour dire qu’il me voyait… ce regard est mieux que toutes les déclarations, ce regard ne ment pas.
putain, il faut du temps pour lire tout ces commentaires…
Moi je joker sur ce coup, mais j’avoue la déclaration d’impôts, j’en ai chialé de rire comme une conne
(pour l’identification sans doute^^)
J’ai une histoire un peu plus légère. Moi étudiant en échange dans un pays anglophone, les dialogues seront laissés dans leur langue originale.
Dans cette ville, il y avait un pont piéton, au milieu du quartier branché. Pont où je retrouvais souvent des copains pour une prébeuverie avant d’aller échouer en boîte de nuit.
C’était la veille d’un examen que j’avais à peine révisé, et j’avais décidé – sagement – de me contenter de la prébeuverie, de rentrer par la dernier métro et de taffer la seconde partie de la nuit. J’y croyais dur comme fer bien sûr.
Je m’enquille rapidement une dose plus que raisonnable de rhum/thé au citron (recette personnelle) et finis enthousiaste comme tout, près à profiter de ma trop courte soirée. J’étais donc en train de me raconter des conneries avec quelques amis quand un petit bout de nana toute mignonne arrive avec deux français que je connaissais rapidement. Je m’introduis par un baise-main (ne me jugez pas), et commence par raconter des trucs dont je n’ai pas le souvenir. Réaction positive en face – “you don’t meet sexy French guys everyday” – mais mon radar à drague reste définitivement noyé dans l’alcool et je capte même pas.
Minuit approche, je préviens la copine avec qui j’avais prévu de rentrer, et je commence à faire la tournée des au revoir.
“Not going clubbing with us?”
“Except if you pay for me, won’t be able to, sadly” (ah oui, j’étais pas mal fauché à l’époque)
“I will” me répond-elle sans hésitation – le radar finit par se mettre à bipper.
OK.
Je m’excuse auprès de mon amie. “Sorry, you’ll have to leave alone, seems the night’s going to be interesting”.
Me voilà donc parti pour la boîte, ayant saisi la belle par la taille. Fait la queue. Présente ma carte d’identité. Me fait jeter – n’ai pas 25 ans (mais WTF? J’étais rentré la veille!). Finalement, elle n’a même pas à payer mon entrée.
Elle décide de rester avec moi, un autre compère que je connais mal se fait aussi jeter. Les autres sont tous dedans. J’annonce à mes deux compagnons que j’ai une bonne bouteille de Rhum dans ma chambre à la Fac. Proposition acceptée, on se dirige vers un point taxi, quand le troisième déclare vouloir s’acheter du coca.
“You want us to come with you? Or maybe we can just stay here and make out” blague-t-elle.
Je l’embrasse – j’ai parfois du mal avec l’humour quand je suis fait.
Je décolle ma bouche, réfléchis cinq secondes.
“You know, it takes quite a long time to buy coke”. Et je l’embrasse une seconde fois – une troisième en réalité, si on compte le fait que j’ai raté sa bouche avant de réussi à l’embrasser au début.
Le type sort, on monte dans le taxi, on s’arrête à la résidence, on monte dans ma chambre pour prendre la bouteille. Toujours accompagnés du troisième gars.
“Aw shit I forgot my purse in your room” s’exclame-t-elle dans l’ascenseur.
“Don’t worry you’ll be able to take it back later.”
On va se poser dehors, on boit un peu (trop), l’autre type va finalement se coucher.
“Would you sleep with me tonight?”
“I won’t, but I can sleep in your bed.”
“That’d be really cool, but I think I need to have a walk first, I drank a bit too much.”
On va se promener, on se perd, on retrouve la résidence, on finit à deux dans la douche, puis nus dans mon lit, tout en se limitant aux stimulations bucco-génitales. On s’endort dans les bras l’un de l’autre.
Jusqu’à 7 heures du matin. Elle me file trois claques, me secoue, m’installe à mon bureau et me force à bosser mon examen. Puis file se remettre dans mon lit.
Puis j’ai eu une bonne note grâce à elle.
Trop chou.
Arthur, tu viens de me mettre de bonne humeur ce matin! ^^
Mon histoire est un peu hors sujet puisque ça ne parle pas vraiment d’une déclaration la plus ultime/laule/flippante que j’ai pu proférer ou que l’on m’a infligée.
C’était en 1999, Internet arrivait à la maison. C’était l’époque où il était nécessaire de calculer son temps passé sur la toile sous peine de dépasser le forfait horaire et d’avoir une facture Télécom bien salée.
En 1999, j’ai découvert les « chat » et je me suis vite prise au jeu. C’était l’ère où les chats étaient THE endroit pour draguer.
Moi la grande timide, j’ai vite adhéré au concept, pouvoir draguer et se faire draguer sans risque derrière son écran, c’était bien sympathique. Et ça n’engageait à rien.
C’était l’époque où les appareils photos numériques et les Webcam étaient quasiment inexistant, pour avoir une photo il fallait avoir un scanner…et bien entendu tout le monde n’en avait pas car il y a 10 ans tout ce qui concernait les ordinateurs coûtaient la peau des fesses.
J’ai donc rencontré un garçon adorable. On discutait des heures. Il m’avait séduit par sa plume. Si moi je lui avais envoyé une photo, je n’en avais pas eu de lui. J’avais seulement eu une brève description : blond, yeux bleus ; sportif.
A 16 ans, j’étais une néophyte sur Internet et une grande romantique. Je me suis fantasmée ce jeune homme selon mes goûts et mes envies. Bref j’avais dans ma petite tête la vision d’un prince charmant.
A force de discuter, de voir que le courant passe, on décide de franchir le pas et de ce soir voir dans la réalité.
Je me souviens encore de cet après-midi où je l’attendais devant la fnac, ne sachant que vaguement à quoi il pouvait ressembler.
L’image idéale que j’avais imaginé flottée dans ma tête…
Tout à coup un mec m’aborde. C’est lui. En effet il est blond et grand mais il avait omis pas mal de détails genre les lunettes pour commencer, les boutons d’acnés et tout le reste.
Le retour à la réalité fût dur et brutal.
Certes le jeune homme était sympathique et adorable, il était « beau » intérieurement mais franchement extérieurement non ça ne passait pas. Il n’était pas du tout mon style…
Lui par contre était bien amoureux.
Moi je n’avais qu’une envie : arriver à me défaire de ce rdv et de ce gars collant.
J’ai fini par trouver une histoire bidon histoire de rentrer rapidement chez moi, et de fuir.
Depuis cette époque je n’ai plus jamais fait de rencontrer si l’autre en face de me présentait pas une photo.
Héhé ! ça me rappel la grande époque de Caramail !
Hello Le Reilly, bravo Iris.
Voilà pour les politesses, alors ma petite histoire
, parce que j’étais trop déçu de ne rien pouvoir raconter sur l’Hôpital.
Alors voilà, j’ai passé quelque temps en Erasmus récemment, en Allemagne. Une allemande m’avait un peu tapé dans l’œil (rien qui ne justifie pourtant un passage à l’hosto… snif). Je fais mon frenchy, bref, je l’invite à boire un verre assez rapidement après l’avoir vu la première fois. Tout se passe bien, ça se finit en petit kissou en revenant.
La semaine d’après, il y a une soirée en boîte avec tous les erasmus, elle y va, ich auch. On se retrouve là bas, elle est un peu timide, disons qu’elle fait son allemande typique, on ne s’affiche pas trop là bas (tu le sens mon bon gros cliché?). Moi je m’en fous un peu de respecter les standards du pays à vrai dire. On passe donc quelques moments ensemble pendant la soirée puis on va se poser pour discuter.
Elle me sort:
(Parenthèse) : J’aimerai tout de même dire (mon ego qui insiste), que j’étais quand même un peu éméché mais rien qui n’empêche de marcher, par exemple.
Elle me déclare donc :
“Du weisst, Ich mag dich gern” (=Tu sais, je t’aimes bien)
Ok rien de très folichon, on est d’accord?
Sauf que moi, handicapé des langues étrangères devant l’Eternel, je comprends: “Tu sais, je crois que je t’aime” (qui se dirait plutôt “Ich liebe dich” COMME TOUT LE MONDE SAIT BWORDEL
). Je le savais aussi mais comment vous expliquer… Je suis bête!
Bref je commence à lancer mon discours “panic”
“Euh … Oula c’est un peu rapide non? Blabla raté en allemand”
Et là je vois qu’elle ne comprends pas et du coup moi non plus, blanc bien dérangeant (enfin c’était un blanc en allemand, c’est donc moins génant… huhu). Du coup on se perd un peu de vue pendant la fin de la soirée.
En revenant de la boîte, Révélation suprême, je me repasse le moment façon flashback et je m’en rends compte de mon idiotie congénitale. Du coup on en discute, on se marre, puis elle me fera visiter sa chambre le soir même :ninja:. J’ai surement du attendrir par ma connerie ou alors elle a voulu faire une bonne action, j’hésite encore
.
“enfin c’était un blanc en allemand donc c’est moins gênant”
J’adore !
été 2008, château perdu au fin fond de l’allemagne (doublé !), nord de la bavière plus exactement. séjour de trois semaines obtenu par la seule force du ministère des affaires étrangères allemandes, qui aime les jeunes qui aiment l’allemand.
60 jeunes de lituanie, de pologne, de turquie et j’en passe, dont 5 de france – on l’aura compris, je suis dedans. ensuite, des allemands nous encadrent : des trentenaires mais aussi quelques jeunes qui “animent” avec plus ou moins de conviction.
parmi ceux là, Demus (y a pas à dire ils ont de drôles de noms ces allemands), qui je ne sais comment ni pourquoi, m’a remarquée.
des jeunes, il faut leur trouver des occasions. paf, organisation de soirées les samedis.
vers 23h, me voilà seule dans des escaliers avec… oui, Demus (cépavré !). Bavardage inconséquent, dans un allemand forcément parfait – hmhm. Mon allemand ne doit pas être assez parfait, ou alors je connais juste pas le vocabulaire de la drague, on passe donc à l’anglais. quand soudain… “that’s amazing, never seen someone like you, when you smile it shines” ou un truc de la même veine (il y avait smile et shine et amazing et never seen, quoi).
ah. ahah. je rosis, charmée (ai je précisé qu’il était le plus séduisant sur place, devançant même le tchèque basketteur ?…), mais parviens à lui faire comprendre que ce ne sont que viles flatteries.
“no really when i see you” baratin séducteur charmant. assez original je dois le dire. pas banal ni rien.
je rigole – oui, c’est une réaction assez habituelle quand je suis flattée. puis je me tais parce que là, il a un regard super intense, et que je suis censée être presque en couple.
mais voilà qu’au moment où je m’apprête à être raisonnable…
“you’re just to good to be truuuue
can’t take my eyes off you
…”
oui oui, demus, doué d’une voix grave et douce ainsi que d’un discret accent allemand, m’a chanté du gloria gaynor. et a enchaîné sur…
non ! pas frank sinatra !
si, frank sinatra.
là j’avoue que j’aurais bien cédé. gloria gaynor quoi ! mais voilà qu’on s’approche. parfaite diversion. obligés de s’éclipser séparément.
cela aurait pu s’arrêter là, une flatteuse sérénade.
c’est sans compter sur ma curiosité. les voyages forment la jeunesse, comme on dit.
je vais donc, un peu plus tard, frapper à sa porte. à l’étage des garçons (ouuuh la rebelle !… et dire qu’avec 17 ans de moyenne d’âge ils font étages séparés, surtout).
je n’aurais pas du.
bien loin de la musique melliflue, mais toujours aussi intéressé, voilà que demus se met à parler de…
mon nez.
pendant 35 minutes, avec compliments et désir de le toucher, pour la peine mon sourire il était jaloux, en allemand et en anglais, mais le fétichisme ne connaît pas de frontières, n’est ce pas.
surtout que j’étais un peu coincée contre un mur et que ce fut difficile de sauver la peau de mon nez.
voilà, deux déclarations pour une, un twist de taré
bonne nuit.
Ha ha ha, la fin est géniale!
Voilà ma déclaration à moi toute timide :
Fraichement étudiante, je tombe sous le charme d’un camarade de promo… timide mais machiavélique ^^ je réussis sans souci à intégrer son groupe de travail mais comme le reste du groupe n’est pas du genre bosseur acharné, nous nous résignons à bosser comme des malades ensemble… dernier soir de notre dossier, je l’invite à manger parce qu’il est tard tout ça… on rit une bonne partie de la nuit (au regret du veilleur et des voisins de ma chambre) et on se propose de voir des DVD ensemble après les partiels de janvier…
Ce que nous faisons effectivement, parfois chez moi, parfois chez lui, des fois travaillant nos statistiques.. notre amitié se renforce au fil du temps (très mauvaise idée mais j’étais incapable de faire la moindre déclaration) et il intégra très facilement le groupe d’étudiante avec qui je trainais à l’epoque…
Arrive un soir où ils boivent et on décide d’aller en boite… Là, l’une des filles, une de celles que j’apprécie énormément, dit à lui et à son ami que si quelqu’un la chauffe de trop, qu’ils doivent l’un ou l’autre se faire passer pour son petit ami… je mets sur ce compte toutes les danses très serrés qu’ils effectuent ensemble…. Mais la naiveté à ses limites et je découvre avec effroi qu’ils sont attirés l’un vers l’autre…Ni une ni deux, je cache mon desespoir dans les toilettes mais je ne parviens ni à pleurer ni à hurler… j’ai l’impression de mourir… il finit par apprendre que je suis dans les toilettes … je lui ouvre et me jetant dans ses bras je lui dis à l’oreille que je l’aime… humiliant et inutile mais quand on est au bord du desespoir…. lui dit qu’il ne me considere que comme une amie et qu’il voudrait quand même tenter avec cette fille… Je sors complétement ravagée après avoir essayée de trouver du reconfort dans ses bras…Cette amie me dit que si je le souhaite, elle ne sortira pas avec lui… Je la remercie et accepte!
Mais quelle surprise de decouvrir le lundi qu’elle n’a pas fait ce qu’elle disait… Je suis au bord du gouffre tout les jours mais dans mon masochisme et dans mon besoin de le voir je continue nos soirées une fois par semaine… Lui gentlemen charitable me dit que ça me fait trop de mal, qu’on doit arrêter de se voir! Imaginer mon desespoir… Mais il avait raison…. J’ai fini par ne plus l’aimer, la douleur s’est atténué… J’ai pris de l’assurance avec les garçons! Mais voilà que l”expérience d’il y a trois ans va me resservir dans un mois… j’envisage de dire à mon meilleur ami que je suis amoureuse de lui depuis un an et que je vais devoir couper tout contact avec lui pendant un certain laps de temps… Pourquoi? Tout simplement parce qu’il est casé depuis 5ans… et que j’en ai assez de souffrir et que je sais que c’est une méthode qui fonctionne! Voilà la déclaration flippante que je devrais bientôt faire… déclarer mon amour et ma séparation à celui que je considère comme mon alter ego….
Donc désolée, c’est pas réjouissant, c’est pas super bien écrit mais ça fait du bien de se confier à des inconnus!
Moi je vais pas jouer paske déjà la dernière déclaration qu’on m’a faite m’a rendu tellement furax que je ne suis pas sure d’avoir envie de m’en souvenir et ensuite, t’as déjà eu droit aux détails…
J’ai eu du mal à choisir de laquelle j’allais parler…
Bref.
Quand j’étais pitite je vivais à la campagne, dans un village où tout le monde se connaît etc. J’suis restée là-bas jusqu’à ce que j’entre au lycée et j’y ai donc une bonne ribambelle d’amis d’enfance, ceux que j’appelle mes “potes d’aventure”. Plus les années passent et moins je les vois, me faisant d’autres amis, rentrant de moins en moins chez mon père. Sauf un. Un pote qui, au fil des années à toujours chercher à me faire revenir, à me faire participer aux rituels campagnards, bals et autres beuveries dans les champs. On grandit et l’amitié chamailleuse de transforme en petit béguin.
Je commence à voir son regard qui change, je l’aime bien. Pis un jour je m’ennuie chez moi, un coup de fil et 4, 5 mecs débarquent, dont J. Un peu trop de verres plus tard je me retrouve dans ses bras à me faire embrasser à pleine bouche.
Résultat le lendemain j’ai un mal de tête et des excuses à faire. Tout se passe bien, on se sépare avec le sourire.
Plus de nouvelles, un an plus tard on se croise, son regard s’allume.
Et c’est le cas à chaque fois.
Cela fait presque 6 ans qu’on se croise, qu’il est célibataire et pas moi, puis c’est l’inverse. Et chaque fois qu’on tombe l’un sur l’autre pas hasard, tout revient. Trop bizarre.
Il est en couple depuis 3 ans, je suis célibataire depuis peu.
Y’a deux semaines on se voit, il me regarde, sa copine est là. J’ai l’impression que ce jeu du chat et de la souris est fini, il ne semble même pas se rendre compte de ma présence. Je rentre un peu déçue tout de même.
3h du mat’, un message sur mon répondeur : “j’étais paralysé, ça fait 2 ans qu’on s’est pas vus et je t’aime toujours autant. Appelle-moi”
Rapidos, j’ai de la peinture qui sèche ^^
Va savoir si ça passe comme une “déclaration” mais bon.
J’avais rencontré une jolie photographe lors d’une belle journée d’automne. On a passé la journée ensemble à discuter de tout et de n’importe quoi. Surtout de n’importe quoi certainement, me connaissant.
Le soir, je me retrouve chez elle, à manger des pâtes avec elle et son coloc, devant “Kingdom Of Heaven”. Déjà là, je me demandais comment je me retrouvrais là, comme si j’étais avec des potes de toujours, l’air de rien.
Peu de temps après, son coloc’ pars bosser (service de nuit).
Elle commence à me montrer d’autres photos, sur son mac. Arrive une photo plus “lourde” que les autres (1 Go et quelque me semble. Le .psd de la mort quoi.)
La barre de progression file lentement. Très lentement.
Et là, attention ca va aller très vite, essayez de capter le ridicule de la situation !
Je me penche vers elle en lui disant “un peu long… Bon bah on va s’occuper en attendant” et je tente de l’embrasser.
En y repensant, c’était vraiment le comble du grotesque comme phrase.
Le fait est que quelques minutes plus tard, j’étais dans son lit…
Aujourd’hui, je me demande toujours “quel est le fuck ?!”
Attention, combo X2 ! (Trop facile sinon…)
J’ai rencontré une filel super mignonne dans un centre commercial. Une geekette. Le courant n’est pas trop mal passé.
Quelques jours plus tard, on se revoit chez moi. Une geekette ? Alors commence une partie de x360, sur le jeu le plus pourri qui soit en plus : Vampire’s Rain. La 1ere mission est des plus chiante, une sorte de didacticiel ou il faut suivre son chef, un gros black. On rigole en parlant sans cesse des fesses du chef, comme quoi elles sont supers jolies, etc… Attention, copain gay spoted \o/
Arrive le moment où le jeu était vraiment trop mauvais pour continuer.
Que fais-je ? Je pose la manette, dis à la belle à mes côtés qu’il est temps d’arrêter le massacre vidéo-ludique, et de trouver quelque chose de mieux à faire. Et je me penche vers elle pour l’embrasser. Une fois de plus, relevez le ridicule de cette phrase…
Le fait est quelques minutes plus tard, j’ai pu apprécier sa silhouette dénudée au dessus de moi…
T’es un vrai chaud lapin toi
Rougenoirblanc -> T’es ce qui se rapproche le plus d’un héros…
J’adhère ! Pas forcément la meilleure histoire, mais une véritable leçon de vie
J’imagine qu’il est trop tard, mais finalement, mon histoire un peu atypique trouvera peut-être sa place ici.J’ai lu de belles preuves d’amour ici, et à mon tour, je vais donc vous en dire une que j’ai donné et reçue.
Mon père génétique n’est pas un homme bien. Je pourrais tourner autour de tous les pots que cela ne changerait rien à l’affaire. Tout le monde peut être père, et malheureusement, je l’ai appris très tôt. Tout le monde mais surtout, n’importe qui.
Une enfance chaotique donc, du point de vue paternel, au moins.
En parallèle, alors que j’avais quatre ans, ma mère fréquenta un monsieur pendant deux ans. Ils se quittèrent de son fait à elle et lui, à grand peine, du partir. Mais cet homme n’avait pas d’enfant, et moi,en réalité, je n’avais pas de papa.
Il demanda donc à ma mère s’il pouvait, au moins, continuer à me voir, malgré leur séparation et ma mère, fort intelligemment, accepta.
Les années passèrent et je l’imposais, dans la douceur, comme mon papa auprès de ma famille, un peu de facto, car je demandais après lui, et lui n’avait pas refait sa vie, aussi il continua à être invité aux fêtes de famille, et prit une place…à lui. Un ami de la famille, très spécial.
Qu’il s’agisse de peine de cœur ou de problème de santé, de souci avec ma plomberie ou de se porter caution pour mon appartement, il demeura.
Presque 25 années étaient passées. C’était “comme mon père”, depuis toujours.
Un soir, nous rentrions de l’enterrement de mon arrière grand-mère, donc je vous ai parlé dans ma première histoire, et comme à notre habitude, nous allions diner dans un restaurant japonais, modeste, à côté de chez moi.
Dans l’émotion de la journée, les idées sombres tournaient dans ma tête, mais pas que sombres.
Je lui lâchais enfin le fond de ma pensée: quand il partirait à son tour, dans longtemps, mais un jour, moi je serai au fond de l’église, mais je ne serai rien et personne. D’ailleurs, sa famille penserait-elle seulement à m’inviter?Serais-je prévenue? Il serait enterré, loin, dans sa campagne natale qu’il déteste, au sein d’une famille qui ne l’a guère aimé et moi, les gens me regarderaient néanmoins d’un œil bizarre, cette fille, cette étrangère, là, sans statut et sans “droit” à souffrir. On me prendrait pour quoi? Sa maitresse?! Abjecte.
“Si seulement tu avais pu être mon père, si seulement tu l’étais aux yeux de tous, comme tu l’es pour moi”, réussissais-je enfin à lui dire.
J’avais fait des études de droit, trop tard pour effacer mon père génétique, mais il restait une chose à faire. Une chose qui donnerait un sens, mais cette chose je n’avais jamais trouvé le courage de la lui demander.
Il me répondit, le nez dans son assiette et la larme à l’œil.
“Je sais. Cela me fait tant de peine, j’ai laissé des lettres, et si seulement, mais nous n’avons aucune solution, tu es comme ma fille, mais voila, nous ne pouvons rien faire de mieux”.
Alors, sans y croire, en m’entendant prononcer les mots, je lui ai dit, ce à quoi je pensais depuis un petit moment, déjà.
Cette fois, poussée par la journée, la peine, la peur, et parce que parfois, il ne faut pas passer à côté de certaines choses, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai osé lui dire:
“En réalité, si, il y a une solution. Tu pourrais m’adopter en adoption simple. Tu deviendras mon père légalement. Mon père génétique le restera aussi, mais j’aurais deux pères et toi tu seras en plus mon papa, ce que tu as toujours été pour moi”.
C’était dit.
Il est resté un moment silencieux et j’ai eu la peur atroce que, tout simplement, il refuse, que la perspective soit trop lourde, que finalement, il ne s’y voit pas, que je ne sois pas assez bien, dans ces moments là, on pense à tout et on pense surtout mal.
Mais il a répondu:
“C’est vrai? C’est possible?! Tu es bien sérieuse, tu es bien sûre? Si tel est le cas, ce serait la plus belle chose au monde pour moi tu sais et j’accepterais sans hésiter”.
Alors je lui ai débité toute la procédure, tout ce que cela représentait.
A la fin de mon explication, il a simplement dit.
“Rien ne pourrait me rendre plus heureux, je suis sous le choc, mais j’irai demain acheter les codes et les manuels pour bien tout comprendre et je vais prendre rendez-vous avec un avocat. C’est plus que d’accord.”.
Et ainsi fut fait. Il acheta les codes, les manuels, et prit une avocate.
Nous avons lancé la procédure en Janvier de cette année et en principe, avant la fin, je devrais être légalement, officiellement, sa fille.
J’ai décidé de changer de nom et de ne pas accoler celui de mon père génétique.
Le nom, le sien et le mien qui seront les mêmes, gravé dans le marbre et sur tous les papiers.
La déclaration d’amour pour nous deux, scellée par déclaration d’un tribunal.
Il est tard et mon style littéraire n’est pas bien bon, mais sur le fond, je crois que c’est la chose la plus belle et la plus chargée que j’ai dit à quelqu’un, entre dit et non dit.
C’était aussi la plus belle réponse qu’on m’ait jamais faite.
C’est la seule chose à laquelle je me sois jamais engagée pour toujours.
Je vous remercie d’avoir lu tout ça, si vous en êtes arrivés là et vous souhaite en conséquences, une bonne nuit (et aux autres aussi^^).
Bises
Si il n’y avait personne à côté de moi, là, je serais en train de pleurer.
C’est vraiment très émouvant.
Je pense que c’est la plus jolie de toutes celles que j’ai lu… Bravo d’avoir trouvé le courage !
Merci, ça me touche de voir que des gens l’ont lu…D’autant plus que ce projet laissent certains perplexes autour de moi, comme si adulte, à presque trente ans, c’était plié, comme ça, qu’on ne pouvait plus changer le passé, que de ce fait c’était un peu une tocade de ma part… Alors oui, c’est vrai on ne change pas le passé. Mais l’avenir, alors?Il est écrit, lui aussi?
De la même manière, la décision de changer complètement de nom est une requête spécifique et le cas échéant,si le tribunal accepte-au regard de mon cas particulier avec mon père génétique- il faudra tout changer, le “déclarer”, même sans trop de détails mais un peu partout.
Le raconter ici, c’est bête, mais c’est un peu une jetée à l’eau, car je sais d’avance que j’aurais sans doute plein de réactions différentes…Les gens me disent parfois “changer maintenant ton nom?Une adoption? Mais ça n’a pas de sens!”
Et pourtant si, ça a du sens. La déclaration d’état civil, ça a du sens. Le nombre de fois qu’on déclare et qu’on déclame son nom: boulot, salle de sport, dans les magasins, tout-le-temps.
Et donner une réponse dont on est fière, si, ça a du sens.
L’identité c’est aussi une petite carte dite d’identité,justement.
Merci de vos mots à toutes les deux. Je suis très touchée…
Bonne chance à tout le monde sinon !
Trèèèèèèèès touchant comme une histoire qui me rappelle beaucoup mon histoire sauf que moi, j’ai trois pères et que par conséquent je ne me vois pas demander ce que tu as demandé sans offusquer le deuxième, celui qui m’a élevée même si je suis pas rattaché à lui!!Bravo!!!
Ah oui, voila un souci qui m’a été épargné, au moins.
Pour la petite histoire, j’ai aussi revu mon père génétique en début de cette année, après presque 20 ans sans l’avoir vu.
Et je lui ai dit qu’un autre allait devenir mon papa,un autre qu’il connait, puisqu’à l’époque, ils s’étaient croisés.
C’était une autre déclaration, mais bien moins belle, sa réponse fut d’ailleurs à la mesure.
C’est vrai que l’avantage à n’avoir reçu que du mauvais de son parent génétique, c’est qu’on a aucune dette, on ne lui doit rien et c’est là qu’on réalise que le lien de “sang” c’est à la fois tout et rien du tout. Toutes les relations humaines se créent, aucune n’est acquise, pas même celle qui nous lie à nos parents et quelque part, au regard du caractère tellement aléatoire de l’affaire, j’en envie de dire: tant mieux…
C’est vraiment une belle histoire Anso.
Merci de l’avoir partagée avec nous!
Merci à vous tous, que je ne connais pas, pour votre temps et vos réactions de sympathie.
On ne partage rien tout seul, il faut un œil pour le recevoir en face, merci pour vos yeux, then…l’air de rien, en parler n’est pas anodin
Anso… wow !